dimanche 23 janvier 2011

Polysomnographie



 

Alors que la polygraphie ne renseigne que sur la respiration au cours du sommeil, la polysomnographie renseigne de manière plus fine grâce à la pose de capteurs dont certains appelés neurophysiologiques permettant de surveiller et de reconnaître les différentes phases du sommeil d’un patient.
C’est un examen qui permet de mettre en évidence des anomalies du sommeil de type respiratoire (apnées du sommeil essentiellement). Il est nécessaire de passer une nuit à l’hôpital ou en clinique car cet examen dure en tout huit heures et se déroule la nuit, pendant le sommeil. Tout traitement hypnotique devra être précédemment arrêté.
Durant cet examen, les médecins et le personnel soignant mesurent plusieurs paramètres tels que :
  • la respiration : afin de détecter les apnées.
  • l’activité électrique du cerveau (EEG) : pour analyser et mettre en corrélation les phases de sommeil.
  • les mouvements des yeux et le tonus du menton.

Cet examen est indolore et non invasif (ne nécessite pas de lésion de l’organisme). Cependant, le matériel peut être un peu encombrant.
Concrètement, afin de préparer son intervention, il faut que la peau et le cuir chevelu soient propres et dépourvus de tout produit esthétiques (gel, maquillage, vernis à ongle, fond de teint.
L’examen a lieu en fonction du degré d’urgence, selon l’estimation du médecin. Ce type d’examen utilise tous les appareillages décrits ci-dessus pour enregistrer les signaux respiratoires du patient.
Plus fouillée, la polysomnographie permet de recueillir d’autres signaux afin de reconnaître la succession des différents stades de sommeil.
L’activité cérébrale est alors captée au moyen d’électrodes placées sur le cuir chevelu. Les variations respiratoires sont enregistrées grâce à des capteurs installés au nez, à la bouche, au thorax et à l’abdomen.
En cas de détection d’apnées obstructives du sommeil, le patient doit reprendre l’examen selon des paramètres respiratoires précis installés sur un appareil. Celui-ci est créé pour assurer une pression positive dans les voies aériennes supérieures grâce à un débit d’air continu, généré par un compresseur et délivré par un masque nasal dans les voies aériennes.

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