lundi 10 janvier 2011

Faut-il vivre ses fantasmes

Est-il bon de vivre ses fantasmes ?



    Une fantaisie de l’imagination et un laboratoire du désir.

    Fantasmes : « le terme vient d’un mot qui signifie fantaisie, explique le psychiatre et anthropologue Philippe Brenot. Il s’agit d’une représentation mentale, d’un arrêt sur image. Il naît dans notre esprit, il est donc dicté par ce que l’on a dans la tête. Si l’on ne se connaît pas trop, on peut être légèrement surpris ». C’est ainsi qu’il arrive parfois à une femme de s’imaginer en train de faire l’amour dans un stade, alors qu’elle ne traverserait même pas le salon en culotte et soutien-gorge !

    Mais le fantasme a surtout un effet sur nos comportements amoureux. C’est une sorte de moteur pour lancer l’action... « Il joue le rôle de préparation. En fantasmant, on teste son désir. On évoque de façon totalement consciente une scène, histoire d’évaluer sa capacité d’excitation. Pour moi, c’est le laboratoire du désir », commente le sexologue. Pour Philippe Brenot, c’est un ingrédient indispensable de la sexualité, « un réservoir d’énergie érotique qui nous stimule. » Est-ce qu’il est autant nécessaire aux femmes qu’aux hommes ? Pour les sexologues, les premières en auraient davantage besoin. Explication : ayant un désir plus long à mobiliser, les femmes fonctionnent plus volontiers sur des mises en scène érotiques. Les hommes, eux, démarrent sur une seule image : un bout de sein, une bouche.

    Les fantasmes en questions :

    Qu’est-ce qu’un fantasme érotique ?
    C’est un produit de l’imagination dont l’évocation suscite une émotion sexuelle. On résume souvent le fantasme à des scènes érotiques vues ou imaginées que l’on se plaît à se repasser sur son écran personnel. Mais le fantasme peut également être une idée, une impression, un sentiment. Les fantasmes ne sont pas que sexuels, ils peuvent exister dans tous les domaines qui éveillent les désirs et les plaisirs des hommes.

    D’où viennent les fantasmes ?

    C’est bien parce qu’ils sont en prise directe avec notre psychisme que les fantasmes sexuels ont un tel pouvoir d’excitation. Ils figurent l’accomplissement de désirs inconscients plus ou moins déformés par des processus psychiques défensifs. Le désir inconscient qui s’exprime ainsi est le plus souvent méconnaissable. Pour comprendre la signification d’un fantasme un travail d’introspection psychanalytique est nécessaire.
    Certaines personnes pensent que les fantasmes érotiques se créent à partir de scènes vues ou vécues à l’adolescence ou plus tard. C’est sans doute vrai en partie. En fait, si telle image ou telle expérience devient le contenu d’un fantasme pour une personne, c’est bien parce que cette représentation exprime de manière déformée mais malgré tout satisfaisante un de ses désirs inconscients.

    Tout le monde a-t-il des fantasmes érotiques ?

    C’est un peu comme les rêves. Tout le monde rêve, mais les rêves ne se présentent pas toujours au réveil à la conscience du dormeur. L’imaginaire de tout un chacun fonctionne et donc, tout être humain à des fantasmes. Pour certains, les scènes imaginées n’ont pas de contenus mettant en scène la sexualité génitale humaine, ce qui les laisse penser qu’elles n’ont pas de fantasmes sexuels. Leur désir s’exprime à travers des scènes où les sentiments et les relations humaines sont prédominants.

    Faut-il raconter ses fantasmes à son partenaire ?

    Poser la question indique déjà que cela ne va pas de soi... Avec son conjoint, il est évident de parler de son passé, de sa famille, mais de ces fantasmes... Là, c’est autre chose. Nos fantasmes émanent de parties intimes de notre être, les dévoiler c’est mettre à nu des représentations que nous ne comprenons pas toujours. Alors on peut vouloir en parler pour être plus proche de l’autre. Vouloir entendre son conjoint pour mieux le connaître. Mais comme la signification des fantasmes est difficilement accessible, incompréhension et gêne peuvent en résulter. Sauf peut être si vous partagez les mêmes fantasmes. Mais rien n’est moins sûr ! Dans ce domaine pas de réponse unique ; chacun sentira ses limites et celles de son partenaire.

    Faut-il réaliser ses fantasmes sexuels ?

    Là encore, il n’y a pas de réponse universelle. Chacun en fonction de sa problématique et de ce qu’il est, aura un rapport qui lui est propre avec cette partie de lui-même. Vous n’y avez jamais pensé et cela vous paraît irréalisable. Au regard de votre pudeur, de vos fantasmes eux-mêmes, vous n’en voyez pas l’intérêt. Votre sexualité vous satisfait et s’il y a des problèmes vous pensez que la solution est ailleurs. Vous avez raison. Pour vous les fantasmes ont leur place dans votre imaginaire uniquement, et il n’y a aucune raison de modifier cela.

    La réalisation d’un fantasme lui fait quitter le domaine du rêve auquel il appartient et risque de le rendre moins excitant, voire décevant. Dès que l’on tente de réaliser un fantasme, on est confronté à la réalité. Il faut donc bien faire la part des choses entre ce qui est possible et ce qui ne l’est pas. Le patient, à l’hôpital, qui imagine que la belle infirmière, toute nue sous sa blouse blanche, lui fait des caresses plutôt qu’une piqûre est un cliché qui montre bien la vertu essentiellement compensatrice d’un tel fantasme, pur fruit de la libido.

    En réalité, ce type de désir a peu de chance de franchir la porte de l’imaginaire... sauf si le rêve rencontre la réalité. C’est ce qui se produit quand il y a « coup de foudre » entre deux personnes au moment de la rencontre, ou lorsqu’il y a symbiose entre deux partenaires durant l’acte sexuel. Imaginaire et réalité se rencontrent.

    Les fantasmes sont-ils culturels ?

    Les enquêtes sur les fantasmes indiquent que nos fantasmes prennent les images de notre époque et de notre civilisation pour se former. Mais par delà cet habillage aucune étude n’a aujourd’hui porté sur ce qui motive les fantasmes. Les problématiques en jeu sont-elles communes à l’humanité ?

    Doit-on s’inquiéter de fantasmer pendant la relation sexuelle sur un autre partenaire que le sien ?

    Il n’y a jamais lieu de s’inquiéter d’un fantasme. Mais l’incompréhension est souvent source de crainte. Le fantasme est la réalisation déformée d’un désir inconscient. Du fait de cette déformation il est souvent impossible au premier abord de saisir ce que veut dire le fantasme. De plus pour un même fantasme la signification peut être différente d’une personne à l’autre. Alors si vous rêvez d’être dans les bras d’un(e) autre au moment des ébats amoureux c’est sans doute que cela correspond à quelque chose pour vous, mais pas obligatoirement que votre désir est de vivre votre sexualité avec cette personne ! L’homme ou la femme avec qui vous êtes dans le réel est tout de même celui ou celle que vous avez choisi ! Si votre fantasme vous perturbe plus qu’il ne vous excite, rencontrez un thérapeute pour en parler.

    Certains fantasmes s’éloignent très fortement de ce que nous pensons être nos aspirations : les fantasmes de viol, de soumission, de violence... Pourquoi un tel décalage ?

    Nous ne nous connaissons pas aussi bien que nous voudrions le croire. Freud, avec la découverte de la psychanalyse nous a permis d’entrevoir un monde que nous méconnaissons : notre inconscient, lieu psychique inconnu de la conscience. A travers nos fantasmes, nos désirs refoulés plus ou moins déformés s’expriment. Ils prennent leurs racines dans la complexité de notre vécu infantile et des processus qui ont conduit à la formation de notre personnalité.

    L’écart monumental qui peut exister entre nos désirs conscients et ceux qui se cachent derrière nos fantasmes n’a rien d’étonnant, car si ces désirs ont été refoulés c’est parce qu’ils sont incompatibles avec notre façon de nous concevoir. Si ces fantasmes apparaissent c’est que la barrière érigée pour qu’ils ne perturbent pas la vie consciente, n’est pas complètement hermétique mais malgré tout suffisante pour que nos désirs inconscients se cantonnent au monde de l’imaginaire. Quand ses fantasmes s’éloignent fortement des normes en vigueur, l’individu y voit le signe d’une anomalie.
    Suis-je normal ? Ne vais-je pas passer à l’acte ? Il ne se comprend pas et se garde bien d’en parler de peur d’être rejeté. En fait, ces fantasmes hors normes ne différent pas dans leur constitution de fantasmes plus anodins. Ils expriment des désirs inconscients plus ou moins déformés par des processus défensifs. Il n’y a sans doute pas plus de risques de passer à l’acte que pour d’autres fantasmes. Mais la situation est plus dangereuse. La consultation d’un professionnel est donc nécessaire. Avec son aide, l’individu pourra accéder à la signification profonde de ses fantasmes. C’est-à-dire les relier à son histoire, à ses conflits psychiques.

    Quand un fantasme devient obsédant, qu’on y pense nuit et jour, comment s’en débarrasser ? En le mettant en scène ? En essayant de ne plus y penser ?

    Dans ce cas, le problème n’est pas à prendre à la légère. S’il vous fait souffrir et perturbe votre vie, il faut savoir prendre les moyens d’explorer ce fantasme, de comprendre sa signification profonde. Le réaliser permettra parfois de lui enlever de la force, mais la problématique en jeu ne sera pas pour autant résolue et risque de s‘investir dans une autre manifestation perturbatrice. Alors consulter un psychothérateute-psychanalyste. Il devrait vous permettre d’accéder à ce que vous exprimer inconsciemment au travers de votre fantasme et à vous en libérer.

    Décodez vos fantasmes :

    Les rêveries érotiques font partie de notre monde intime depuis l’âge le plus tendre et nous accompagnent tout au long de notre vie. Nécessaires à notre épanouissement et à notre équilibre, nos fantasmes nous emmènent sur les chemins de l’évasion. Découvrez l’envers de votre jardin secret. Pourtant, les fantasmes parfois inquiètent. Nombre d’hommes et de femmes culpabilisent, trouvant anormal de penser à quelqu’un d’autre dans les bras de leur partenaire, effrayés par des fantasmes qu’ils ne voudraient à aucun prix vivre dans la réalité.

    Du rêve adolescent au fantasme de l’adulte

    Au moment de nos premières relations sexuelles, notre imagination travaille depuis des années déjà. Les scénarios que nous avons tournés et retournés mille fois dans notre tête nous conditionnent. Adolescent nous nous sommes construit des histoires qui nous restent à l’esprit devenu adulte. Des scènes "impossibles" nous excitent aujourd’hui parce qu’une photo, une histoire, un roman... nous a troublé, ému, il y a des années. Dans notre esprit la scène et l’émotion sexuelle se sont retrouvées liées ; par la suite, en évoquant la scène, nous revivons l’émotion, ce lien est ancré dans notre mémoire. Le point de départ est donc aléatoire, et indépendant de la volonté d’un jeune adolescent, d’une fillette, encore très ignorants de la sexualité adulte, et ne maîtrisant pas bien ce qu’ils vivent.

    Laisser vous aller à vos fantasmes

    Il y a ainsi des fantasmes de toutes sortes. Des fantasmes de violence donnée ou subie, de viol, ou au contraire de tendresse excluant la sexualité ; des rêves de positions variées ; de multiplicité des partenaires, d’échangisme, d’homosexualité, de voyeurisme ou d’exhibitionnisme ; seul, avec un partenaire, une personne célèbre, un inconnu, quelqu’un d’indéfinissable... Choquant ? Le jeu, enfantin ou sexuel, ne se juge pas comme le réel.

    Un rôle positif

    Toutes ces histoires que l’on se raconte volontairement, ou qui s’imposent, ont un rôle fondamental de facilitation de l’excitation sexuelle, en coupant l’esprit des problèmes quotidiens, et en déclenchant l’émotion sexuelle selon un processus familier. Comme toutes les rêveries, les fantasmes ont aussi un rôle de compensation en comblant les imperfections du réel, en permettant de vivre dans l’imaginaire ce que le réel ne permet pas, en jouant avec ce qui fait peur ou ce qui fascine. Les fantasmes sont donc un élément très important et presque obligé de la vie sexuelle.

    L’origine des fantasmes érotiques :

    S’il est besoin dl’une preuve pour affirmer l’enracinement de la sexualité humaine dans le psychisme, les fantasmes érotiques en sont une. Fantasmer est chose habituelle, nous nous imaginons devant des mets fabuleux, sur une plage paradisiaque au soleil. Cette activité imaginaire pourra selon le cas, exciter notre palais, nous détendre... mais elle est rarement une fin en soi... Dans le domaine des fantasmes sexuels tout est différent. Le fantasme érotique a un pouvoir merveilleux. Accompagné de stimulations physiques ou non, il peut provoquer la jouissance sexuelle.
    On l’oublie parfois, mais le mot fantasme a été mis au goût du jour par la psychanalyse. En allemand le terme phantasie qul’utilise Freud désigne l’imagination, le monde imaginaire et ses contenus.

    Les fantaisies de l’étymologie
    En Français avant les découvertes de la psychanalyse deux mots existaient : phantasme, synonyme dl’hallucinations, et fantaisie qui signifiait entre autre la capacité à imaginer.
    Les premiers traducteurs de Freud on choisit de traduire le mot allemand phantasie par un mélange de ces deux termes : fantasme. Ce terme est donc chargé de résonances psychanalytiques.

    Alors qu’appelle-t-on fantasme ?

    C’est "un scénario imaginaire où le sujet est présent et qui figure, de façon plus ou moins déformée par les processus défensifs, l’accomplissement dl’un désir et, en dernier ressort, dl’un désir inconscient".
    Le fantasme érotique relève bien aussi de cette définition psychanalytique.

    Fantasmes clairs ou obscurs

    Comme les rêves, nos fantasmes sexuels peuvent nous paraître clairs ou obscurs. Quand ils sont directement en lien avec nos envies, ils nous paraissent limpides. C’est le cas, par exemple, lorsqu’on fantasme dl’une relation sexuelle avec son partenaire habituel. Par contre, certains fantasmes nous surprennent, là rien à voir avec nos désirs conscients : les partenaires sont multiples, les positions scabreuses, les relations violentes...

    Le désir ne doit jamais être synonyme d’exigence Ainsi, il existe des fantasmes que l’on peut tenter de vivre avec son partenaire afin de trouver un meilleur épanouissement sexuel. Quand deux personnes réalisent leurs fantasmes librement, d’un commun accord et sans contrainte, fussent-ils d’ordre sadomasochiste, il n’y a aucun inconvénient à les vivre. La question est de savoir faire la nuance entre le jeu et l’exigence. On ne doit en aucun cas imposer ses fantasmes à son partenaire si celui-ci n’est pas consentant. On ne peut que l’amener à les accepter par le biais de la parole, de la tendresse ou de la complicité.


    D’autre part, certains fantasmes peuvent être qualifiés de « malsains », car ils expriment des désirs pouvant avoir une source pathologique. C’est le cas notamment des fantasmes de viol, de meurtre, d’inceste ou de pédophilie. À partir du moment où le passage à l’acte présente un réel danger pour autrui, il ne faut évidemment jamais envisager de vivre ses fantasmes. On devrait plutôt essayer de les contrôler et de les orienter différemment. Et on ne peut accomplir seul un tel travail.

    Que révèlent vos rêves érotiques :

    Parfois, on se réveille un peu étonné, enthousiasmé ou vaguement gêné. Parce qu’on se souvient d’un rêve érotique.
    En fait, tout le monde rêve toutes les nuits (environ quatre fois par nuit). Et la sexualité fait partie de la vie. Alors, il n’y a absolument aucune raison que les rêves censurent cette activité si plaisante ! Il ne manquerait plus que ça !

    A quoi servent les rêves érotiques ?

    Les rêves, on le sait aujourd’hui, servent chez les animaux à s’entraîner aux comportements nécessaires à la survie de l’espèce. Ainsi, beaucoup d’animaux rêvent qu’ils chassent. Quoi de plus indispensable à la survie de l’espèce humaine que faire l’amour ? Comme nous sommes les seuls mammifères dont les parents ne montrent pas eux même la technique, il faut bien trouver un moyen de s’éduquer ! Se passer en boucle des songes voluptueux est une solution plutôt agréable. Et ceux qui ne savent pas s’inventer tous seuls ces petits rêves érotiques vont peut-être apprendre ailleurs. Dans les films X par exemple. C’est moins sympa, moins sur mesure, et moins stimulant pour l’imagination ! Mais il faut bien trouver un terrain d’entraînement virtuel avant de se lancer pour de bon... ou pour ne pas oublier la recette quand on se retrouve célibataire...

    Le corps et le rêve

    Pendant ses rêves, chaque garçon entre en érection. C’est un phénomène réflexe, pas spécialement lié à la teneur érotique du rêve. Chez la fille, idem, pendant chaque rêve, le vagin se lubrifie. Il ne s’agit pas d’une excitation mentale, mais physique. Le corps a besoin d’entraîner ce fonctionnement pour être sûr que le jour J, ça fonctionnera comme il faut.

    De temps en temps, le cerveau, déconnecté du corps pendant le rêve perçoit quand même un petit quelque chose dans le sexe. Et, à ce moment là, il peut en profiter pour inventer un rêve voluptueux qui s’harmonisera bien avec ces signes d’excitation physiques. Et ça va de temps en temps plus loin : presque tout le monde expérimente un jour où l’autre un rêve érotique qui le mène jusqu’à l’orgasme.
    Pour Freud, le père de la psychanalyse, ces rêves érotiques, comme les autres, sont à l’image de désirs que l’on ne peut réaliser dans la vie réelle. Mais attention, ces songes sont codés. Ce n’est pas parce que vous vous réveillez en ayant fait l’amour en rêve avec votre prof de gym que vous éprouvez le désir de concrétiser. Peut être simplement que vous avez envie d’être plus musclé(e) d’où le prof de gym. Alors, en vous "introspectant", vous pourrez les décoder un peu, mais jamais totalement, car votre inconscient est par définition très secret.

    Est-on pervers si on rêve sexe ? Evidemment non, on est normal ! En plus, les rêves, ça ne se contrôle pas. Personne ne peut en faire ce qu’il veut. Alors pourquoi ne pas simplement en profiter ? Après tout, il y en a beaucoup qui voudraient que leurs nuits soient aussi torrides que les vôtres !

    Vos rêves érotiques en disent long sur vous et votre sexualité. Ils régulent vos désirs, libèrent vos peurs et vous soulagent du stress.
    Selon un rapport de l’Insee, 70 % de femmes avouent faire des rêves érotiques, pour 80 % des hommes. Nous sommes donc nombreux à faire ce type de rêve. Ils se manifestent lors de l’adolescence. C’est en effet au moment de la puberté qu’apparaissent en songe les premières amours. "Les adolescents font beaucoup de rêves de serpents : symboles de l’éveil de la sexualité", souligne Georges Romey, auteur du dictionnaire de la symbolique des rêves.
    Je rêve donc je vais bien !
    Vous rêvez d’un voyage en train avec votre conjoint(e). Seuls dans le compartiment, l’envie vous prend de faire l’amour... Au moment crucial de l’étreinte, le train déraille ! Horreur vous étiez avec le ou la meilleur(e) ami(e) de votre partenaire !

    Quelle que soit la personne avec qui vous faites l’amour, le rêve érotique montre que vous savez allier logique, intuition, action et imagination. Il peut également être une sorte de répétition générale : vous vous préparez, de façon imaginaire, à vivre un épisode réel de votre vie amoureuse.

    Selon les théories de Freud, le rêve joue aussi un rôle compensatoire, il relève de l’accomplissement d’un désir et satisfait nos pulsions inconscientes. A ce titre, en permettant de libérer la nuit des tensions accumulées pendant la journée, il nous soulage du stress.

    Le désir ou la peur

    L’adulte rêve en moyenne de 1 heure 30 à 2 heures par nuit. Mais d’où viennent les rêves érotiques ? Ceux-ci puisent leur contenu dans le réservoir du vécu. Pas de tricheries avec les rêves : ils révèlent tous vos désirs refoulés. Par exemple, vous vous sentez guilleret après un week-end de séminaire. Manifestement, l’un(e) des conférencier(e)s vous fait de l’effet...Vous avez de grandes chances de rêver d’une relation sexuelle avec cette personne ou un symbole qui la représente.
    Si le désir motive certaines rêveries, à l’inverse la peur en suscite d’autres. L’une des fonctions du rêve érotique est parfois de recenser nos blocages... pour mieux s’en libérer. Dans l’imaginaire onirique de Lise, par exemple, les hommes développent des attitudes menaçantes. Ce type de rêve exprime une peur de l’agression, parfois en rapport avec des comportements colériques ou violent du père. Si le rêve se répète, une thérapie peut se révéler efficace.
    Pour vous faire comprendre son message, le rêve emploie souvent un langage imagé. Certains symboles mettent ainsi en évidence la façon dont vous vivez votre couple et vous suggèrent des solutions en cas de problèmes. Vos ébats ont souvent lieu autour d’un feu ? Cela suggère que votre amour est dynamique et bien entretenu. Quant aux rêves érotiques dans des trains, symboles de la vie conjugale, ils vous informent de l’état de santé de votre couple. Le train déraille ? Peut-être traversez-vous une crise. Le voyage est harmonieux ? Bravo, vous semblez vivre une belle idylle...

    Tous nos fantasmes, si étranges et inexplicables soient-ils, trouvent leur explication dans des événements déjà vécus. En les acceptant, en les normalisant et en les voyant comme quelque chose qui fait partie de la nature humaine, on leur donnera la place qu’ils méritent : celle d’un stimulant agréable et d’un refuge secret indispensable à une sexualité épanouie.

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