vendredi 15 avril 2011

Temps du rêve


Le temps du rêve (Tjukurpa en langue anangu) aussi appelé le rêve, est le thème central de la culture des aborigènes d'Australie. Le « temps du rêve » explique les origines de leur monde, de l’Australie et de ses habitants.
Le temps du rêve désigne l’ère qui précède le temps, avant que la Terre ne soit créée, une période où tout n'était que spirituel et immatériel. Selon les aborigènes le temps du rêve existe toujours et peut être atteint pour des besoins spirituels. Au travers du temps du rêve, il est possible de communiquer avec les esprits et de déchiffrer le sens des mauvais présages, maladies et autres infortunes.
À l'origine du monde, Baiame, le Premier Être, lui donna sa forme en la rêvant.
Dans la conception aborigène du monde, chaque événement laisse une trace sur terre et tout dans la nature découle des actions d’êtres métaphysiques qui créèrent le monde. La signification de certains lieux et formations naturelles est liée à leur origine dans le temps du rêve. Certains lieux ont un « pouvoir de rêve », rêve dans lequel réside le sacré. Ainsi, les Noongar de la région de l’actuelle ville de Perth sur la rive ouest de l’Australie, croient que l’escarpement rocheux « Darling Scarp » est le corps d’un Wagyl (encore transcrit Waugal ou Waagal) un être ophidien gigantesque du temps du rêve, qui en serpentant dans le paysage a créé lacs et rivières (en particulier la Swan).
Le Wagyl représenté à la manière des aborigènes sur un panneau de Perth (Australie de l'Ouest).
La plupart des tribus aborigènes croient que toutes les formes de vies, plantes, animaux et humains, font partie d'un vaste et complexe ensemble d’interactions dont l’origine remonte aux grands esprits des ancêtres de l’époque du temps du rêve.
Selon certaines versions (il y a de nombreuses cultures aborigènes en Australie) les esprits des ancêtres qui créèrent la Terre se retirèrent au fur et à mesure que le temps du rêve s’évanouissait. Dans une autre version, Altjira était le dieu du Temps du rêve qui créa la terre et se retira comme le temps du rêve disparaissait.
Les épisodes du temps du rêve ont été transmis par la tradition orale et par des peintures rupestres
Selon leur croyance, la vie consciente serait la création par le rêve d'entités désignées sous le nom de « fourmis vertes » ou « hommes éclairs » jaillis tels la foudre du titanesque « serpent arc-en-ciel » pour ensemencer la terre en y créant les plantes et les animaux, dépendant étroitement les uns des autres, avant de se réfugier, profondément enfouis sous les blocs de grès présents sur les sites sacrés, tel celui d’Uluru (Ayers Rock) (au centre du continent australien) ainsi que sous l’épais manteau du continent des brumes glacées, à la suite du grand cataclysme engendré par l’affrontement de deux de leurs frères, à cause du don de la mémoire aux humains. Elles sont en sommeil depuis, et cela jusqu'à ce que le monde de la surface soit de nouveau propice à leur règne, utilisant la télépathie afin de diriger les pensées et les actes de leurs créatures (terraformation).

jeudi 14 avril 2011

Cauchemar, rêve lucide ou prémonitoire: les clés de nos songes


Au total, sur une vie, chacun passe environ cinq ans dans son univers onirique constitué d’images, de symboles, de scènes issues des profondeurs de son inconscient. Quelques clés pour mieux comprendre ce qui se passe au-delà du miroir.
Ne pas se souvenir de ses rêves, ça veut dire quoi ?
Que l’on y a jamais prêté attention ! Pourquoi ? Parce que notre société occidentale accorde peu d’importance aux songes, et parce que notre vie moderne nous oblige à nous lever trop vite. Comme les rêves les plus importants se déroulent à la fin du cycle du sommeil, ils sont immédiatement submergés par notre activité mentale. De plus, certaines personnes bloquent inconsciemment le processus de mémorisation pour ne pas être confrontées au matériau psychique refoulé. Se souvenir de ses rêves est possible pour tous, mais en s’entraînant : programmer son réveil plus tôt et rester dix minutes au lit, les noter, les raconter. Plus on leur consacre de temps, plus on s’en souvient avec précision.

Même symbolique pour tous ?

Pourquoi la symbolique des rêves est-elle semblable pour des individus différents ? Selon les psychophysiologues, seuls 40 % du contenu de nos rêves sont des « résidus diurnes », éléments de la vie quotidienne. Les 60 % restant seraient des « archétypes ». Ces symboles universels, expliquait Carl Gustav Jung, appartiennent à l’inconscient collectif, véritable réservoir d’informations communes né de toutes les expériences humaines depuis l’aube des temps, sur lequel on se « branche » pendant notre sommeil.

Que signifient les rêves répétitifs ?

Le psychisme nous signifie ainsi qu’une angoisse intense ou un problème important encombre notre esprit. Et notre inconscient nous invite à le libérer. Comment ? Le scénario du rêve, qui reflète forcément un événement du réel, nous mettra sur la piste de l’origine de cette angoisse. Après cette prise de conscience, nous devrons faire un travail sur nous-même. Chez les personnes victimes d’attentats, traumatismes, viols… un rêve répétitif signifie que leur psychisme tente de dompter les émotions insupportables générées par l’épisode violent, et qu’il tente de se guérir.

mercredi 13 avril 2011

Ecran du rêve


Concept introduit par B. D. Lewin : Sleep, the mouth and the dream screen : tout rêve se projetterait sur un écran blanc, généralement inaperçu du rêveur, qui symboliserait le sein maternel tel que l'enfant l'hallucine dans le sommeil qui son nourrissage. L'écran satisferait le désir de dormir. Dans certains rêves (rêve blanc), il apparaîtrait seul, réalisant une régression au narcissisme primaire.