L'hypersomnie psychiatrique ou hypersomnie en sommeil léger est une pathologie d'origine psychologique, la plainte de somnolence ou fatigue est variable d'un jour à l'autre et est souvent associée à une plainte d'insomnie. Elle s'apparente plus à de la clinophilie qu'a de l'hypersomnie: les patients restent allongés dans leur lit sans réellement dormir. Elle ne peut être distinguée des hypersomnies idiopathiques que par la réalisation d'un bilan de sommeil qui objectivera la durée et la qualité réelle du sommeil.
Chacun de nos rêves est le reflet de notre âme. Mohamed Chéguenni
lundi 7 mars 2011
Hypersomnie psychiatrique
L'hypersomnie psychiatrique ou hypersomnie en sommeil léger est une pathologie d'origine psychologique, la plainte de somnolence ou fatigue est variable d'un jour à l'autre et est souvent associée à une plainte d'insomnie. Elle s'apparente plus à de la clinophilie qu'a de l'hypersomnie: les patients restent allongés dans leur lit sans réellement dormir. Elle ne peut être distinguée des hypersomnies idiopathiques que par la réalisation d'un bilan de sommeil qui objectivera la durée et la qualité réelle du sommeil.
Analyse didactique
L’analyse didactique est une cure psychanalytique personnelle que tout élève aspirant à devenir psychanalyste se doit de suivre auprès d’un analyste confirmé. C’est donc l’analyse incontournable pour celui qui se destine à la profession de psychanalyste, afin de maîtriser au mieux ses sentiments de contre-transfert*. Freud, intimement persuadé que l’accession à la pratique de la psychanalyse ne pouvait se réaliser sans parvenir à comprendre son propre inconscient, innova en expérimentant sur lui-même une méthode introspective appelée l’auto-analyse*, qui est à l’origine de la découverte de la psychanalyse par son auteur. Mais, constatant les limites de l’analyse appliquée à soi-même basée sur l’interprétation* de ses propres rêves, Freud préconisa, sous l’impulsion de l’école de Zurich et de l’Institut de Berlin, que tout futur analyste suive une analyse didactique chez un psychanalyste qualifié. En effet, il constate rapidement que l’on ne peut pratiquer l’analyse sur d’autres personnes qu’après avoir accéder à l’investigation de son propre inconscient, et que pour ce faire, l’auto-analyse* si elle est indispensable, n’est pas suffisante et que seule une analyse didactique est réellement formatrice.
Ferenczi est le premier à adhérer fermement à cette règle qui devient pour lui la deuxième règle essentielle de la pratique psychanalytique : il est persuadé qu’une analyse didactique doit être plus approfondie qu’une analyse clinique tant la responsabilité est grande de gérer les souffrances d’autrui.
Cette nouvelle méthode, différente de l’analyse thérapeutique destinée aux patients, avait pour but de mettre l’élève analyste en relation avec ses processus internes inconscients. Ferenczi pensait que l’analyse didactique constituait la seconde règle fondamentale* de la psychanalyse, car pour mieux maîtriser le contre-transfert* relatif à ses futurs patients, l’analyste doit se connaître parfaitement. De plus, Freud insista aussi sur le fait qu’un analyste authentique devait subir une analyse en continu (l’analyse interminable) et accepter de se soumettre tous les cinq ans à une nouvelle tranche d’analyse pour approfondir son travail personnel.
Quant à Lacan, il fut mis au ban de l’Association Psychanalytique Mondiale car l’extrême brièveté de certaines séances et les liens qu’il entretenait avec certains patients étaient incompatibles avec la déontologie de l’analyste didacticien. De nos jours, toute la communauté psychanalytique freudienne s’accorde à reconnaître que l’analyse didactique est un préalable obligatoire à l’exercice de la psychanalyse, même si des critiques provenant de dissidents lacaniens et d’ autres scissionnistes remettent en cause la nécessité de l’analyse didactique.
L’analyse didactique désigne la poursuite d’une analyse personnelle dans le but de pouvoir exercer la psychanalyse.Elle a été introduite par Jung, et elle est devenue, depuis, une condition nécessaire pour occuper la position du psychanalyste. Lacan a refusé de poser une distinction entre une analyse didactique et non didactique. Selon lui, chaque analyse portée à terme est une analyse didactique ; on peut parler d’analyse didactique seulement après-coup, lorsqu’elle se dénoue.
Anagogique
ANAGOGIQUE, adj.
A.− Relatif à l'anagogie.
1. PHILOS., THÉOL. MYSTIQUE. Correspond au sens A 1 du subst. Contemplation anagogique.
− P. plaisant. :
1. La recherche philosophique se poursuit normalement par la rencontre fortuite mais anagogique du même être accompagné de sa réplique inessentielle et couturière, laquelle lui conseille nouménalement de transposer sur le plan de l'entendement le concept de bouton de pardessus situé sociologiquement trop bas.
R. Queneau, Exercices de style, 1947, p. 90.
R. Queneau, Exercices de style, 1947, p. 90.
2. EXÉGÈSE. Correspond au sens A 2 du subst. Interprétation anagogique, sens anagogique.
B.− PSYCHANAL. Sens anagogique :
2. C'est Herbert Silberer (...), un psychanalyste de pure orthodoxie freudienne, qui parla le premier du sens anagogique. Il émit l'hypothèse que l'interprétation psychanalytique (...) n'épuisait pas tout le contenu d'un rêve. À côté d'elle il y a place aussi pour une signification anagogique, qui révèle des tendances d'ordre éthique et un finalisme d'une haute valeur morale ou sociale.
M. Choisy, Qu'est-ce que la psychanalyse? 1950, p. 157.
M. Choisy, Qu'est-ce que la psychanalyse? 1950, p. 157.
Prononc. : [anagɔʒik].
Étymol. ET HIST. − 1. 1375 théol. « qui a rapport à l'anagogie » (Oresme, Livre du Ciel et du Monde, 202c15-202d1 ds Mediœval Studies V, 297 : Et en ceste maniere ou sens que les docteurs appellent anagogique); 1470 (Le Livre de la discipline d'amour divine, f. 141b, éd. 1537 ds R. Et. Rab. IX, 300 : Troys sens de la saincte et divine escripture : comme tropologique ou moral, allegorique ou spirituel, anagogique ou supernaturel et divin); p. ext. 1re moitié xvie s. « subtil » (Scaliger, Lett. 81 ds DG : Discoureurs sophistes et anagogiques); 2. 1950 psychanal., supra.Empr. au lat. chrét. anagogicus, attesté au sens 1 par St Jérôme, Is. 1, 1 ds Blaise 1954 : anagogicus sensus; formé sur l'adv. gr. ἀναγωγικω̃ς « en un sens spirituel », Grég. de Nazianze, 2, 645 ds Bailly.
STAT. − Fréq. abs. litt. : 2.
BBG. − Bél. 1957. − Bénac 1956. − Bible 1912. − Dheilly 1964. − Foi t. 1 1968. − Foulq.-St-Jean 1962. − Lal. 1968. − Lapl.-Pont. 1967. − March. 1970. − Piéron 1963.
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