samedi 12 février 2011

A quoi sert le sommeil ?


 


De toute évidence, le sommeil est indispensable pour notre bonne santé, pour les capacités de mémorisation, la récupération physique... Dormir permet une meilleure réparation des muscles et des os chez l’adulte, et un renforcement du système immunitaire. Chez l’enfant, le sommeil profond favoriserait le développement du cerveau et l’apprentissage. Il participe aussi à la croissance. C’est surtout durant la nuit que l’hormone de croissance est sécrétée.

Les différentes phases du sommeil.


Durant le sommeil, la plupart des fonctions de l’organisme ralentissent leur activité : cardiovasculaire, respiratoire, cérébrale…
Le sommeil est normalement découpé en quatre stades qui sont déterminés par l’amplitude des ondes de l’activité électrique cérébrale enregistrées par un électro-encéphalogramme (EEG).
Le stade 1 correspond à la phase d’endormissement dans un sommeil très léger.
Arrivé au stade 2, le sommeil commence à s’approfondir. Au bout de plusieurs dizaines de minutes, l’activité cérébrale ralentit encore et l’on atteint le sommeil profond (stade 3). Ce sommeil profond occupe une place importante surtout durant les premières heures du sommeil, beaucoup moins sur le matin. Avec l’âge, les phases de sommeil profond sont écourtées et se raréfient.
Autre stade particulier : le sommeil paradoxal pendant lequel les globes oculaires bougent dans tous les sens. La personne dort profondément alors que son cerveau se trouve proche d’un stade d’endormissement. Voila le paradoxe !
En fait, ces stades se succèdent suivant 4 à 6 cycles durant la nuit. Généralement le premier cycle est le plus long. Chacun d’eux se répète mais pas exactement de la même façon pendant tout le temps de sommeil.
Quelqu’un qui dort se réveille plusieurs fois dans la nuit pendant un court instant et sans s’en souvenir.

Les besoins de chacun, à chaque âge.


• Les adultes ont en moyenne besoin de sept heures trente de sommeil par nuit. Néanmoins, il existe des « petits » (six heures) et des « gros » (neuf à dix heures) dormeurs. Une réduction du temps de sommeil d’une heure ou deux sur une période prolongée peut entraîner une productivité amoindrie dans la journée et des assoupissements incontrôlés,
• Les personnes âgées dorment un peu moins et surtout d’un sommeil plus léger, et peu le matin,
• Le nouveau-né a besoin de 16 à 17 heures de sommeil par jour,
• Entre trois et six ans, l’enfant nécessite 12 heures,
• Entre six et douze ans, 10 heures,
• Durant l’adolescence, 9 heures.

Les principaux troubles du sommeil.


> L’insomnie se manifeste par une mauvaise qualité de sommeil coupé de nombreux réveils et par des difficultés d’endormissement. Cette maladie est très courante, et peut être occasionnelle lorsqu’elle est liée à un événement ou à un changement dans la vie. Sa forme chronique relève souvent de causes psychologiques.
> Le syndrome d’apnée du sommeil peut être dangereux sur le long terme, en particulier avec des conséquences cardio-vasculaires. Le sommeil est fragmenté par des pauses respiratoires qui peuvent durer plusieurs secondes. Les muscles de parois du pharynx se relâchent et empêchent l’air de passer. Il peut se produire des dizaines voire des centaines d’apnées suivies de micro-réveils par nuit. Ce sont généralement les spécialistes du sommeil ou les pneumologues qui prennent en charge ces patients
> Le syndrome des jambes sans repos se traduit par des sensations très particulières aux membres inférieurs, souvent le soir, avec l’envie impérieuse de bouger. Durant la nuit, des mouvements périodiques dans les jambes généralement peuvent provoquer des troubles du sommeil.
> Les cas de narcolepsie restent assez peu fréquents. La narcolepsie se manifeste par une somnolence pendant la journée, des crises de cataplexie (relâchement musculaire soudain qui peut entraîner une chute). L’organisation des différents stades du sommeil se trouve perturbée.

Sources : Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), Institut national du sommeil et de la vigilance.

Cauchemars et angoisses nocturnes


 


Le cauchemar est un rêve, mais pas un rêve comme les autres. Les spécialistes s’accordent pour dire que les cauchemars ont pour origines des situations ou des événements angoissants.
Mais attention, de manière générale, les cauchemars n’ont rien de négatif (sauf s'ils perturbent fortement la personne). Ils peuvent nous révéler ce qui nous angoisse et nous permettre une meilleure connaissance de nous-mêmes et de nos peurs enfouies.

Beaucoup d'enfants sont victimes de cauchemars qui peuvent les réveiller. Ces cauchemars surviennent le plus souvent dans la deuxième partie de la nuit.

Dans certains cas, le cauchemar peut avoir pour origine un événement traumatisant de sa vie.
Le cauchemar laisse des souvenirs très précis avec parfois un réveil très brutal, et accompagné des symptômes physiques : sueurs, pleurs, voire cris.

Ces cauchemars doivent être distingués des angoisses nocturnes. Celles-ci ne laissent généralement aucun souvenir. En ce sens, elles se rapprochent davantage du somnambulisme. Contrairement au cauchemar qui se produit lorsque l’individu est plongé en phase de sommeil paradoxal, les terreurs nocturnes ont lieu pendant des phases de sommeil léger ou de sommeil profond.

La terreur nocturne se manifeste le plus souvent chez les enfants de 3 à 6 ans, même si les adultes peuvent être eux aussi y être sujets. La terreur nocturne a lieu généralement durant les premières heures du sommeil. L'enfant se dresse, assis sur son lit, le regard hagard, en pleurs, il prononce des propos incohérents.

Pas de panique ! Il ne s'agit que d'une terreur nocturne, certes impressionnante, mais sans gravité. Elle peut durer plusieurs minutes et n'aura lieu qu'une fois dans la nuit.
Le sujet peut être pâle, en sueurs, des rougeurs peuvent apparaître sur son visage et son corps.
Si un enfant présente des terreurs nocturnes, l'intervention des parents doit être mesurée... il est inutile de réveiller l'enfant, les parents doivent s'assurer que l'enfant ne risque pas de se blesser en faisant, par exemple, un mouvement brusque. Il est inutile d'essayer de le consoler, car en fait, il dort. Et l'enfant n'aura pas de souvenir de sa terreur nocturne.

En cas de problèmes importants de cauchemars ou des terreur nocturnes chez un enfant, on peut consulter son généraliste, un pédiatre ou un spécialiste du sommeil.

Chez des adultes, souffrant de cauchemars ou de terreurs nocturnes répétés, et qui perturbent fortement la personne qui en est victime, l'avis d'un spécialiste peut être utile : psychiatre ou spécialiste du sommeil.

Comment analyser ses rêves ?



Une analyse des rêves ne peut se limiter à quelques grandes figures et symboles... Des conseils pratiques peuvent vous aider à mieux cerner vos rêves !

Commencez par déterminer le genre de votre rêve : ses images, son message...
Les rêves importants nous touchent souvent profondément, d'ailleurs nous avons besoin de le raconter. Même s’il est difficile de se souvenir des détails, certaines impressions arrivant au réveil, nous aident à nous rappeler du rêve.

L'interprétation des rêves est fondée sur l'association d’idées. Vous pouvez associer l’eau à votre mère, par exemple. Mais, même s'il existe quelques "principes" généraux, des associations d’idées sont spécifiques à chaque personne.

Analysez également le rôle que vous jouiez dans votre rêve : acteur passif, ou au contraire actif. En fait, chacun est le mieux placé pour interpréter ses propres rêves. On peut rapprocher les images de son rêve, à son vécu, à sa mémoire...

Il est connu que le rêve peut révéler son inconscient profond, ses angoisses... ses fantasmes. Freud l'a largement développé. Attention pourtant, de ne pas se lancer dans des analyses peu pertinentes, avec des risques d'effectuer des fausses interprétations...

Afin de ne pas oublier son rêve, tous les spécialistes conseillent d'avoir un carnet et un stylo sur sa table de nuit. On pourra ainsi noter les détails de son rêve dès son réveil.