<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086</id><updated>2012-02-16T11:22:27.278+01:00</updated><category term='12 Avenue des Chutes Lavie 13004 Marseille'/><title type='text'>Interprétation des rêves</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>1215</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-7134438656225566077</id><published>2011-09-30T22:31:00.001+02:00</published><updated>2011-09-30T22:31:18.796+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://3.gvt0.com/vi/_1Eb3fTIibc/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/_1Eb3fTIibc&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/_1Eb3fTIibc&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;LA NEVROSE D’ABANDON&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Germaine Guex&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="texte"&gt;Ouvrage, écrit en 1943, publié en 1949&amp;nbsp;, réédité en 1973 sous le titre LE SYNDROME&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; D’ ABANDON, qui se réfère notamment à Fénichel (THE PSYCHANALYTIC THEORY OF NEUROSIS&amp;nbsp;, 1945), Piaget ( LE JUGEMENT ET LE RAISONNEMENT CHEZ L’ENFANT,1924&amp;nbsp;; LA CAUSALITE PHYSIQUE CHEZ L’ENFANT, 1927) et Dr Odier (L’ANGOISSE ET LA PENSEE MAGIQUE), et qui fait toujours autorité en la matière (cité par M. Lemay à plusieurs reprises dans J’AI MAL A MA MERE&amp;nbsp;, 1979 et 1993), même si la réédition donne lieu à quelques mises au point et actualisation (voir NB) de l’auteur dans une note préliminaire.&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Germaine Guex, analyste, justifie sa recherche par deux observations cliniques&amp;nbsp;: celle de patients «&amp;nbsp;dont la structure psychique ne rentre pas dans le cadre des descriptions freudiennes des névroses&amp;nbsp;» ( introduction ) et celle, qui confirme la première, et qui constate qu’il n’y a pas eu de modification du comportement et de l’adaptation au réel chez les malades ayant suivi une thérapie freudienne classique.&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Elle constate pour ses malades&amp;nbsp;«&amp;nbsp;dont la vie psychique est dominée par le problème de la sécurité affective et la crainte de l’abandon&amp;nbsp;» (p2) une nécessité première&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp; s’assurer l’amour et par là maintenir la sécurité&amp;nbsp;» (p3). Elle soutient que le problème de l’oedipe ne se pose pas pour eux, que «&amp;nbsp;l’abandonné aspire au sentiment de fusion avec un autre être (mère) et non au sentiment de relation qu’il ne conçoit même pas.[…] C’est sur le plan du moi, par une analyse serrée du vécu, actuel et passé, que de tels malades trouvent leur libération.[…] et c’est la preuve d’une évolution considérable[…] quand&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; vers la fin de leur analyse, on les voit faire une franche poussée oedipienne.&amp;nbsp;»(p17).&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Son étude s’ouvre par une définition de l’abandonnique, névrosé qui «&amp;nbsp;envisage tout et tous du point de vue de l’abandon vécu et redouté[…] En fait, l’expérience nous montre que les répercussions psychiques sont identiques, que l’individu ait été en fait frustré des soins attentifs et de l’amour de ses parents ou qu’il ait &lt;span style="font-family: &amp;quot;Script MT Bold&amp;quot;;"&gt;cru&lt;/span&gt; l’être.&amp;nbsp;»(p7). Celui-ci, non identifiable de prime abord par le thérapeute, requiert&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; de ce dernier une prise de contact délicate puisque l’analyste va représenter «&amp;nbsp;l’objet nouveau et essentiel sur lequel se cristallisent l’attente et l’activité abandonnique, avec tout ce qu’elles comportent d’espoir, mais aussi avec les tendances interprétatives à sens unique, alimentant l’agressivité, et le masochisme affectif qui les accompagnent nécessairement.&amp;nbsp;» Autant d’hommes que de femmes et des âges divers pour entreprendre une cure, face à la réactivation de l’angoisse initiale par une circonstance extérieure. Cette névrose repose sur «&amp;nbsp;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Script MT Bold&amp;quot;;"&gt;l’angoisse&lt;/span&gt; qu’éveille tout abandon, &lt;span style="font-family: &amp;quot;Script MT Bold&amp;quot;;"&gt;l’agressivité&lt;/span&gt; qu’il fait naître et &lt;span style="font-family: &amp;quot;Script MT Bold&amp;quot;;"&gt;la non valorisation&lt;/span&gt; qui en découle.&amp;nbsp;»(p13)&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Germaine Guex distingue deux types d’abandonniques&amp;nbsp;: &lt;span style="font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;;"&gt;le négatif-agressif&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; dominé par la rancune de n’avoir pas été aimé et &lt;span style="font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;;"&gt;le positif aimant,&lt;/span&gt; avant tout en quête d’amour, avec tout l’arbitraire inhérent à un classement et l’existence de types intermédiaires entre ces deux extrêmes. Le premier connaît absence de valorisation et de sécurité affective, très fort sentiment d’impuissance en face de la vie et des autres, et rejet total de toute responsabilité; le second est oblatif, poussé par un besoin personnel réparateur et l’espoir de conquérir reconnaissance et amour (avec risque d’asservissement de l’autre).&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Elle attire l’attention sur le fait que la non-valorisation (sentiment de valeur non acquis) est moins facilement discernable chez l’abandonnique que les manifestations d’angoisse et d’agressivité : dans certains domaines, il peut parvenir à un niveau certain de réussite et, sur le plan affectif, se trouver très insécure. Il connaît &lt;span style="font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;;"&gt;des doutes multiples&lt;/span&gt; envers lui-même&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;je ne vaux pas qu’on m’aime&amp;nbsp;»(p32) et un sentiment aigu de n’avoir sa place nulle part, d’être partout de trop, d’être «&amp;nbsp;l’autre&amp;nbsp;», la personne dont on peut se passer, dont on n’a pas besoin[…], de se sentir toujours prêt à être répudié, abandonné et…faisant inconsciemment tout ce qu’il faut pour que la catastrophe prévue se produise.&amp;nbsp;»(p36). De plus, non valorisé, l’enfant sera en proie à des peurs diverses dont, adulte, il sera encore l’objet, qu’elles soient du registre physique, cosmique ou psychique, cette dernière se concrétisant dans&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; la peur de se montrer tel qu’on est, la peur du risque affectif, la peur de la responsabilité. En outre,&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;l’abandonnique a une fausse image de lui- même&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Comme tout être infériorisé, il oscille entre le doute de lui- même et les ambitions excessives.&amp;nbsp;»(p42). Pour&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; le positif-aimant, le manque d’amour de son enfance est réparable, il peut s’évaluer positivement, mais son jugement sur lui-même fluctue jusqu’à aller dans&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; une profonde dépréciation. Le négatif-agressif, lui, garde le sentiment qu’il a été victime de l’injustice des autres et du sort et, à l’exception parfois de sa vie intellectuelle ou d’autres secteurs privilégiés, s’auto-déprécie profondément.&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Devant l’idée de la mort, les abandonniques se sentent menacés ou, au contraire dans l’espoir de la délivrance, ce qui, d’après l’auteur, est le cas le plus fréquent&amp;nbsp;: la mort est envisagée comme un accomplissement&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;la béatitude de la mort rejoint pour eux la béatitude de la petite enfance, faisant table rase des malheurs, des déceptions, des échecs que la vie leur a apportés (p52); ( cf aussi les rêves ou fantasmes de mort à deux,&amp;nbsp;«&amp;nbsp;compensant l’impossible vie à deux&amp;nbsp;»analysés par le Dr Odier)&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Après avoir décrit les symptômes, l’auteur&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; aborde les structures psychiques de l’abandonnique et en identifie trois&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;;"&gt;Le type abandonnique élémentaire ou simple&lt;/span&gt;, chez qui «&amp;nbsp;l’analyste ne distingue pas de fixation oedipienne caractérisée ni d’instance surmoïque précise et stable au sens freudien du terme&amp;nbsp;»(p55). Ils fonctionnent sur un système de régulation&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;;"&gt;bio-affective&lt;/span&gt;, qui n’obéit à aucun principe &lt;span style="font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;;"&gt;a priori&lt;/span&gt;&amp;nbsp;; leur vie psychique n’est pas élaborée, elle est tout entière «&amp;nbsp;sentie&amp;nbsp;», indépendamment de leur degré d’intelligence, pas de sens de l’abstraction; on peut les comparer à de petits enfants. Extrême faiblesse ou quasi inexistence de leur moi. Erotisme sexuel peu développé, primauté de l’affectif, stade génital non atteint.&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;;"&gt;Le type abandonnique complexe&lt;/span&gt; qui est le plus fréquent, chez qui se développe, par des identifications successives, le moi idéal, stade qu’il ne dépasse pas et source d’interdits dont il sera difficile de libérer le malade, ces systèmes d’interdictions&amp;nbsp;«&amp;nbsp;ayant pour caractère d’être conscients alors que le surmoi ne l’est pas&amp;nbsp;»(p66)&amp;nbsp;. G. Guex explique que les identifications premières&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; se transforment en code rigide et limitatif lorsqu’elles comportent des éléments douloureux; lorsqu’elles créent chez l’enfant «&amp;nbsp;sentiment d’infériorité, de faiblesse, d’incapacité à égaler, en même temps que de danger à se soustraire à cette tentative&amp;nbsp;(p67), lorsqu’elle est accompagnée d’angoisse.&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;;"&gt;-Le type mixte,&lt;/span&gt; les plus déroutants et les plus difficiles à diagnostiquer.&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Est examinée ensuite&amp;nbsp;«&amp;nbsp;la construction de la névrose elle-même sur cette base d’abandon, c'est-à-dire l’intervention aux différents stades de l’enfance des facteurs libidinaux et psychologiques et la façon dont ils se combinent au facteur abandonnique pour donner naissance à un syndrome spécifique (p), […] cette action étant modifiée par le facteur initial de la névrose&amp;nbsp;: l’abandon et le stade d’angoisse primaire auquel il a fixé le sujet&amp;nbsp;.&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Dans le chapitre suivant, l’analyste envisage trois causes initiales du syndrome d’abandon&amp;nbsp;: la constitution des enfants, l’attitude affective des parents, les abandons traumatiques, ces derniers n’étant pas nécessaires à la formation de la névrose, mais s’inscrivant dans un milieu familial défectueux et chez un enfant fragile par nature. Elle insiste sur des prédispositions organiques et psychiques chez l’enfant abandonnique, fondant ses observations sur des tout petits difficiles à élever, témoignant d’une «&amp;nbsp;gloutonnerie&amp;nbsp;» affective et liant à leur angoisse une somatisation (troubles digestifs…). A propos des parents, elle met en évidence deux points&amp;nbsp;:&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; d’abord la distinction à faire entre différentes sortes d’abandon, l’enfant réagissant sans angoisse si les frustrations sont objectivement motivées; ensuite la question de la relation entre le fait d’être aimé et le sentiment de valeur personnelle (Cf Fénichel&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Le petit enfant perd l’estime de soi quand il perd l’amour, il la retrouve quand il retrouve l’amour&amp;nbsp;»p101), d’où l’importance capitale du facteur familial dans l’étiologie du syndrome d’abandon. Il ne faut pas perdre de vue pour autant que des parents normalement attentifs peuvent se heurter à la mentalité abandonnique de leurs enfants et il revient donc à l’analyste de leur expliquer cette part importante mais non irrémédiable de ce facteur.&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Le dernier chapitre est consacré à la thérapeutique&amp;nbsp;: dans le cas des abandonniques, l’indication du traitement dépend de trois facteurs&amp;nbsp;: l’intensité et le caractère du masochisme, ceux de l’agressivité,&amp;nbsp;«&amp;nbsp;le mode d’aimance&amp;nbsp;» (minimum de capacité oblative). Le masochisme (pulsions anti-biologiques) peut être réactionnel ou fondamental et l’analyste appréciera, dans ce dernier cas, l’espoir d’amélioration possible. L’agressivité, qu’elle soit réactionnelle ou non, constitue une contre-indication moindre à la cure qu’un masochisme profond. Enfin, concernant l’aptitude à aimer, «&amp;nbsp;sans un minimum de capacité oblative, (le malade) ne sortira pas de son narcissisme blessé.&amp;nbsp;» Durée de traitement plus long pour le type négatif-agressif que pour le positif-aimant.&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Sur le plan technique, l’analyste «&amp;nbsp;devra diriger ses interventions dans le domaine du vécu actuel, du détail quotidien auquel il convient de ramener sans cesse l’abandonnique, afin de l’analyser inlassablement par rapport aux deux centres d’erreurs névrotiques&amp;nbsp;: l’insatiable besoin d’amour et les peurs qui s’y opposent&amp;nbsp;»(p111)&amp;nbsp;. Il peut être nécessaire de commencer la cure par une revalorisation du moi. Par ailleurs, lorsqu’il s’agit d’abandonniques, la relation analytique sera plus active, moins impersonnelle que dans l’analyse classique, même si l’analyste veille avec rigueur à ne rien mêler de lui-même ni de sa vie privée à l’analyse. Il faudra être particulièrement attentif aux interruptions de celle-ci, souple face aux éventuels cadeaux, ne pas redouter&amp;nbsp;«&amp;nbsp;l’accrochage&amp;nbsp;» du malade à l’analyste, G. Guex témoignant que, en 5 ou 6 ans de pratique, elle n’en avait jamais vu se produire avec la technique exposée. Enfin, ne pas méconnaître la crise de la guérison, au cours de laquelle, l’analysé vit «&amp;nbsp;une sorte de deuil du lui-même qu’il a connu et aimé jusqu’alors et de ses illusions perdues&amp;nbsp;»(p124), sous peine de faire échouer l’analyse. De même, être très attentif à la fin de la cure&amp;nbsp;: prévenir l’analysé qu’il restera vulnérable et prédisposé à l’angoisse; espacer progressivement les séances, avoir montré la nécessité pour chaque être humain&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;;"&gt;d’intérioriser ses relations affectives&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Il sera impératif aussi d’éclairer l’analysé sur le rôle dans sa névrose&amp;nbsp;: de la pensée&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; magique (cf. Frazer, Lévy-Brulh, Piaget, etc.), du réalisme intellectuel au sens où Piaget, après Luquet, emploie ce terme. Savoir à quel stade libidinal est parvenu le malade est également d’une importance extrême&amp;nbsp;: est-il ou non parvenu au stade de différenciation de l’oedipe&amp;nbsp;? (voir l’article de Jeanne Lampl de Groot qui cite en exemple un cas communiqué par Paul Federn), ne pas surestimer l’importance de la phase oedipienne au détriment de la phase préoedipienne. Enfin ne pas négliger que des symptômes se prêtent à une double interprétation, par exemple&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;;"&gt;-Complexe de castration ou angoisse d’abandon&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;;"&gt;-Œdipe ou angoisse d’abandon&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;;"&gt;-Triangle oedipien&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ou mesure de sécurité&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;G. Guex conclut que l’analyse seule permet de&amp;nbsp;«&amp;nbsp; délivrer l’abandonnique de son angoisse profonde et d’assurer son adaptation&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; affective au réel&amp;nbsp;»(p137) sous réserve que soient prises en compte les modifications qu’elle a apportées au long de son ouvrage,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; notamment&amp;nbsp;«&amp;nbsp;le caractère inadéquat de l’application de la théorie des névroses oedipiennes au traitement de l’angoisse d’abandon.&amp;nbsp;»(p141)&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;NB&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Trente ans après, Germaine Guex fait précéder la seconde édition après avoir renommé son ouvrage&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Le Syndrome d’Abandon&amp;nbsp;», d’une note préliminaire. Elle y explique que du fait de la guerre, elle ignorait «&amp;nbsp;La Dépression Anaclitique&amp;nbsp;» (Spitz) et «&amp;nbsp;La Phase Préoedipienne du Développement de la Libido&amp;nbsp;» (Ruth Mack Brunswick).&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Elle reste, par ailleurs et malgré le désaccord de la plupart des auteurs, convaincue «&amp;nbsp; de l’existence d’un facteur constitutionnel, d’une prédisposition initiale qui rend certains enfants particulièrement vulnérables aux inévitables frustrations de la réalité, et de l’éducation…&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Elle revient aussi sur le caractère absolu de certaines de ses affirmations relatives à l’agressivité et au masochisme des abandonniques.&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;Enfin, elle déclare se trouver le plus en désaccord avec elle-même au sujet des structures psychiques de l’abandonnique&amp;nbsp;: elle ne valide plus l’idée que le «&amp;nbsp;ça&amp;nbsp;» ne joue qu’un rôle secondaire dans cette structure et que le surmoi n’existe pas, nuançant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;le rôle du surmoi demeure moins prégnant que chez d’autres névrosés.&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="texte"&gt;En ce qui me concerne, cet ouvrage me tenait à cœur, vu la problématique abordée. Il a comblé mon attente, éclairant par des exemples cliniques nombreux, les théories de l’auteur sur la névrose d’abandon. Il me paraît important, dans une société où la famille est souvent éclatée, et où l’abandon peut être durement ressenti&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; par tel ou tel de ses membres que chaque thérapeute s’aide de cette lecture, dans laquelle Germaine Guex a mis tant de passion,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; pour mieux accompagner ses patients.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-7134438656225566077?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/7134438656225566077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/7134438656225566077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/09/la-nevrose-dabandon-de-germaine-guex.html' title=''/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-5651306377524476779</id><published>2011-09-24T04:49:00.001+02:00</published><updated>2011-09-24T04:50:41.419+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://0.gvt0.com/vi/9l59IPomH7Q/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/9l59IPomH7Q&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/9l59IPomH7Q&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="titre5" style="font-size: small;"&gt;Troisième rêve de Descartes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="titre6" style="font-size: small;"&gt;Un livre sur la table&lt;/span&gt;								&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Un moment après il eut un troisième songe, qui n’eut rien de terrible comme les deux premiers. Dans ce dernier il trouva un livre sur sa table, sans savoir qui l’y avait mis. Il l’ouvrit, et voyant que c’était un &lt;i&gt;Dictionnaire&lt;/i&gt;, il en fut ravi dans l’espérance qu’il pourrait lui être fort utile. Dans le même instant, il se rencontra un autre livre sous sa main, qui ne lui était pas moins nouveau, ne sachant d’où il lui était venu. Il trouva que c’était un recueil des poésies de différents auteurs, intitulé &lt;i&gt;Corpus Poetarum&lt;/i&gt;, etc. Il eut la curiosité d’y vouloir lire quelque chose : et à l’ouverture du livre il tomba sur le vers «&lt;i&gt;Quod vitae sectabor iter ? &lt;/i&gt;» [«Quel chemin suivrai-je dans la vie» ?] Au même moment il aperçut un homme qu’il ne connaissait pas, mais qui lui présenta une pièce de vers, commençant par «&lt;i&gt;Est et Non&lt;/i&gt;» (1), et qui la lui vantoit comme une pièce excellente. M. Descartes lui dit qu’il savait ce que c’était, et que cette pièce était parmi les «Idylles» d’Ausone qui se trouvait dans le gros Recueil des Poètes qui était sur sa table(2). Il voulut la montrer lui-même à cet homme et il se mit à feuilleter le livre dont il se vantait de connaître parfaitement l’ordre et l’économie. Pendant qu’il cherchait l’endroit, l’homme lui demanda où il avait pris ce livre, et M. Descartes lui répondit qu’il ne pouvait lui dire comment il l’avait eu, mais qu’un moment auparavant il en avait manié encore un autre qui venait de disparaître, sans savoir qui le lui avait apporté, ni qui le lui avait repris. Il n’avait pas achevé, qu’il revit paraître le livre à l’autre bout de la table. Mais il trouva que ce &lt;i&gt;Dictionnaire&lt;/i&gt; n’était plus entier comme il l’avait vu la première fois(3). Cependant il en vint aux poésies d’Ausone dans le recueil des poètes qu’il feuilletait et ne pouvant trouver la pièce qui commence par «&lt;i&gt;Est et non&lt;/i&gt;», il dit à cet homme qu’il en connaissait une du même poète encore plus belle que celle-là, et qu’elle commençait par «&lt;i&gt;Quod vitae sectabor iter ? &lt;/i&gt;» La personne le pria de la lui montrer, et M. Descartes se mettait en devoir de la chercher, lorsqu’il tomba sur divers petits portraits gravés en taille douce : ce qui lui fit dire que ce livre était fort beau, mais qu’il n’était pas de la même impression que celui qu’il connaissait. Il en était là, lorsque les livres et l’homme disparurent, et s’effacèrent de son imagination, sans néanmoins le réveiller. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ce qu’il y a de singulier à remarquer, c’est que doutant si ce qu’il venait de voir était songe ou vision, non seulement il décida en dormant que c’était un songe, mais il en fit encore l’interprétation avant que le sommeil le quittât. Il jugea que le dictionnaire ne vouloit dire autre chose que toutes les sciences ramassées ensemble et que le recueil de poésies intitulé &lt;i&gt;Corpus Poetarum&lt;/i&gt;, marquait en particulier et d’une manière plus distincte la philosophie et la sagesse jointes ensemble. Car il ne croyait pas qu’on dût s’étonner si fort de voir que les poètes, même ceux qui ne font que niaiser, fussent pleins de sentences plus graves, plus sensées, et mieux exprimées que celles qui se trouvent dans les écrits des philosophes. Il attribuait cette merveille à la divinité de l’enthousiasme, et à la force de l’imagination, qui fait sortir les semences de la sagesse (qui se trouvent dans l’esprit de tous les hommes comme les étincelles de feu dans les cailloux) avec beaucoup plus de facilité et beaucoup plus de brillant même, que ne peut faire la raison dans les philosophes. M. Descartes continuant d’interpréter son songe dans le sommeil, estimait que la pièce de vers sur l’incertitude du genre de vie qu’on doit choisir, et qui commençe par «&lt;i&gt;Quod vitae sectabor iter ?&lt;/i&gt;», marquait le bon conseil d’une personne sage, ou même la théologie morale. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Là dessus, doutant s’il rêvait ou s’il méditait, il se réveilla sans émotion et continua les yeux ouverts l’interprétation de son songe sur la même idée. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Par les poètes rassemblés dans le recueil il entendait la révélation et l’enthousiasme, dont il ne désespérait pas de se voir favorisé. Par la pièce de vers &lt;i&gt;Est et Non&lt;/i&gt;, qui est le Oui et le Non de Pythagore, il comprenait la Vérité et la Fausseté dans les connaissances humaines, et les sciences profanes. Voyant que l’application de toutes ces choses réussissait si bien à son gré, il fut assez hardi pour se persuader que c’était l’esprit de vérité qui avait voulu lui ouvrir les trésors de toutes les sciences par ce songe. Et comme il ne lui restait plus à expliquer que les petits portraits de taille-douce qu’il avait trouvés dans le second livre, il n’en chercha plus l’explication après la visite qu’un peintre italien lui rendit dès le lendemain. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ce dernier songe qui n’avait eu rien que de fort doux et de fort agréable, marquait l’avenir selon lui et il n’était que pour ce qui devait lui arriver dans le reste de sa vie. Mais il prit les deux précédents pour des avertissements menaçants touchant sa vie passée, qui pouvait n’avoir pas été aussi innocente devant Dieu que devant les hommes. Et il crut que c’était la raison de la terreur et de l’effroi dont ces deux songes étaient accompagnés. Le melon dont on voulait lui faire présent dans le premier songe, signifiait, disait-il, les charmes de la solitude, mais présentés par des sollicitations purement humaines. Le vent qui le poussoit vers l’église du collège, lorsqu’il avait mal au côté droit, n’était autre chose que le mauvais génie qui tâchait de le jeter par force dans un lieu où son dessein était d’aller volontairement. C’est pourquoi Dieu ne permit pas qu’il avançât plus loin, et qu’il se laissât emporter même en un lieu saint par un esprit qu’il n’avoit pas envoyé quoiqu’il fût très persuadé que ç’eût été l’esprit de Dieu qui lui avait fait faire les prémières démarches vers cette église. L’épouvante dont il fut frappé dans le second songe, marquait, à son sens, sa syndérêse, c’est-à-dire, les remords de sa conscience touchant les péchés qu’il pouvait avoir commis pendant le cours de sa vie jusqu’alors. La foudre dont il entendit l’éclat, était le signal de l’esprit de vérité qui descendait sur lui pour le posséder. Cette dernière imagination tenait assurément quelque chose de l’enthousiasme : et elle nous porterait volontiers à croire que M. Descartes aurait bu le soir avant que de se coucher. En effet c’était la veille de Saint Martin, au soir de laquelle on avait coutume de faire la débauche au lieu où il était, comme en France. Mais il nous assure qu’il avait passé le soir et toute la journée dans une grande sobriété, et qu’il y avait trois mois entiers qu’il n’avait bu de vin. Il ajoute que le génie qui excitait en lui l’enthousiasme dont il se sentait le cerveau échauffé depuis quelques jours, lui avait prédit ces songes avant que de se mettre au lit, et que l’esprit humain n’y avait aucune part. Quoi qu’il en soit, l’impression qui lui resta de ces agitations, lui fit faire le lendemain diverses réflexions sur le parti qu’il devait prendre. L’embarras où il se trouva, le fit recourir à Dieu pour le prier de lui faire connaître sa volonté, de vouloir l’éclairer et le conduire dans la recherche de la vérité. Il s’adressa ensuite à la sainte vierge pour lui recommander cette affaire, qu’il jugeait la plus importante de sa vie. Et pour tâcher d’intéresser cette bien-heureuse mère de Dieu d’une manière plus pressante, il prit occasion du voyage qu’il méditait en Italie dans peu de jours, pour former le voeu d’un pélerinage à Notre-Dame De Lorette. Son zèle allait encore plus loin, et il lui fit promettre que dès qu’il serait à Venise, il se mettrait en chemin par terre, pour faire le pélerinage à pied jusqu’à Lorette : que si ses forces ne pouvaient pas fournir à cette fatigue, il prendrait au moins l’extérieur le plus dévot et le plus humilié qu’il lui serait possible pour s’en acquitter. Il prétendait partir avant la fin de novembre pour ce voyage. Mais il paraît que Dieu disposa de ses moyens d’une autre manière qu’il ne les avait proposés. Il fallut remettre l’accomplissement de son voeu à un autre temps, ayant été obligé de différer son voyage d’Italie pour des raisons que l’on n’a point sues, et ne l’ayant entrepris qu’environ quatre ans depuis cette résolution. Son enthousiasme le quitta peu de jours après : et quoique son esprit eût repris son assiette ordinaire, et fut rentré dans son premier calme, il n’en devint pas plus décisif sur les résolutions qu’il avait à prendre. Le temps de son quartier d’hiyver s’écoulait peu à peu dans la solitude de son poële et pour la rendre moins ennuyeuse, il se mit à composer un traité, qu’il espérait achever avant pâques de l’an 1620. Dès le mois de février il songeait à chercher des libraires pour traiter avec eux de l’impression de cet ouvrage. Mais il y a beaucoup d’apparence que ce traité fut interrompu pour lors, et qu’il est toujours demeuré imparfait depuis ce temps-là. On a ignoré jusqu’ici, ce que pouvait être ce traité qui n’a peut-être jamais eu de titre. Il est certain que les olympiques sont de la fin de 1619, et du commencement de 1620 ; et qu’ils ont cela de commun avec le traité dont il s’agit, qu’ils ne sont pas achevés. Mais il y a si peu d’ordre et de liaison dans ce qui compose ces olympiques parmi ses manuscrits, qu’il est aisé de juger que M. Descartes n’a jamais songé à en faire un traité régulier et suivi, moins encore à le rendre public.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="titre4" style="font-size: small;"&gt;Contexte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="notes" style="font-size: small;"&gt;Le récit de ce troisième songe arrive à la suite des deux premiers. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ce troisième songe marque le retour sur terre et l’élaboration de la voie qu’il va suivre. Dans son œuvre ultérieure, Descartes insistera sur l’importance capitale des événements de cette nuit. Il puisera dans ces songes venus d’en Haut l’impulsion qui guidera toute sa recherche et les «fondements d’une science admirable». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="titre4" style="font-size: small;"&gt;Notes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="notes" style="font-size: small;"&gt;(1)Le vers d'Ausone commençant par &lt;i&gt;Est et non&lt;/i&gt; est une façon typique d'exprimer le doute, qui oscillant entre le &lt;i&gt;Oui&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;Non&lt;/i&gt;. Il est à remarquer que, par la suite, Descartes va d'abord commencer le &lt;i&gt;Discours de la méthode&lt;/i&gt; par les mots &lt;i&gt;Dubito ergo sum&lt;/i&gt;. Le fragment poétique qui apparaît dans ce rêve correspond donc bien à une démarche fondamentale du philosophe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;(2)Ce poème et le suivant se trouvent sur la même page du recueil d’Ausone (Source: Sophie Jama, &lt;i&gt;La nuit de songes de René Descartes&lt;/i&gt;, p. 72).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;(3)Ce demi-dictionnaire ne contient plus que les sciences profanes (Source: Sophie Jama, p. 179).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana; font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Texte original&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana; font-size: small;"&gt;&lt;span class="article"&gt;Un moment aprés il eut un troisiéme songe, qui n’eut rien de terrible comme les deux prémiers. Dans ce dernier il trouva un livre sur sa table, sans sçavoir qui l’y avoit mis. Il l’ouvrit, et voyant que c’étoit un dictionnaire, il en fut ravi dans l’espérance qu’il pourroit lui être fort utile. Dans le même instant il se rencontra un autre livre sous sa main, qui ne lui étoit pas moins nouveau, ne sçachant d’où il lui étoit venu. Il trouva que c’étoit un recueil des poësies de différens auteurs, intitulé corpus poëtarum etc. Il eut la curiosité d’y vouloir lire quelque chose : et à l’ouverture du livre il tomba sur le vers (...) ? Etc. Au même moment il apperçût un homme qu’il ne connoissoit pas, mais qui lui présenta une piéce de vers, commençant par est et non, et qui la lui vantoit comme une piéce excellente. M Descartes lui dit qu’il sçavoit ce que c’étoit, et que cette piéce étoit parmi les idylles d’Ausone qui se trouvoit dans le gros recüeil des poëtes qui étoit sur sa table. Il voulut la montrer lui même à cét homme : et il se mit à feuïlleter le livre dont il se vantoit de connoître parfaitement l’ordre et l’oeconomie. Pendant qu’il cherchoit l’endroit, l’homme lui demanda où il avoit pris ce livre, et M Descartes lui répondit qu’il ne pouvoit lui dire comment il l’avoit eu : mais qu’un moment auparavant il en avoit manié encore un autre qui venoit de disparoître, sans sçavoir qui le lui avoit apporté, ni qui le lui avoit repris. Il n’avoit pas achevé, qu’il revid paroître le livre à l’autre bout de la table. Mais il trouva que ce dictionnaire n’étoit plus entier comme il l’avoit vû la prémiére fois. Cependant il en vint aux poësies d’Ausone dans le recuëil des poëtes qu’il feüilletoit : et ne pouvant trouver la piéce qui commence par est et non, il dit à cét homme qu’il en connoissoit une du même poëte encore plus belle que celle là, et qu’elle commençoit par «&lt;i&gt;Quod vitae sectabor iter&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» ? La personne le pria de la lui montrer, et M Descartes se mettoit en devoir de la chercher, lors qu’il tomba sur divers petits portraits gravez en taille douce : ce qui lui fit dire que ce livre étoit fort beau, mais qu’il n’étoit pas de la même impression que celui qu’il connoissoit. Il en étoit là, lors que les livres et l’homme disparurent, et s’effacérent de son imagination, sans néantmoins le réveiller. Ce qu’il y a de singulier à remarquer, c’est que doutant si ce qu’il venoit de voir étoit songe ou vision, non seulement il décida en dormant que c’étoit un songe, mais il en fit encore l’interprétation avant que le sommeil le quittât. Il jugea que le dictionnaire ne vouloit dire autre chose que toutes les sciences ramassées ensemble : et que le recueil de poësies intitulé corpus poëtarum, marquoit en particulier et d’une maniére plus distincte la philosophie et la sagesse jointes ensemble. Car il ne croioit pas qu’on dût s’étonner si fort de voir que les poëtes, même ceux qui ne font que niaiser, fussent pleins de sentences plus graves, plus sensées, et mieux exprimées que celles qui se trouvent dans les écrits des philosophes. Il attribuoit cette merveille à la divinité de l’enthousiasme, et à la force de l’imagination, qui fait sortir les semences de la sagesse (qui se trouvent dans l’esprit de tous les hommes comme les étincelles de feu dans les cailloux) avec beaucoup plus de facilité et beaucoup plus de brillant même, que ne peut faire la raison dans les philosophes. M Descartes continuant d’interpreter son songe dans le sommeil, estimoit que la piéce de vers sur l’incertitude du genre de vie qu’on doit choisir, et qui commençe par (...), marquoit le bon conseil d’une personne sage, ou même la théologie morale. Là dessus, doutant s’il révoit ou s’il méditoit, il se réveilla sans émotion : et continua les yeux ouverts, l’interprétation de son songe sur la même idée. Par les poëtes rassemblez dans le recueil il entendoit la révélation et l’enthousiasme, dont il ne desespéroit pas de se voir favorisé. Par la piéce de vers est et non, qui est le ouy et le non de Pythagore, il comprenoit la vérité et la fausseté dans les connoissances humaines, et les sciences profanes. Voyant que l’application de toutes ces choses réüssissoit si bien à son gré, il fut assez hardy pour se persuader, que c’étoit l’esprit de vérité qui avoit voulu lui ouvrir les trésors de toutes les sciences par ce songe. Et comme il ne lui restoit plus à expliquer que les petits portraits de taille-douce qu’il avoit trouvez dans le second livre, il n’en chercha plus l’explication aprés la visite qu’un peintre italien lui rendit dés le lendemain. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana; font-size: small;"&gt; Ce dernier songe qui n’avoit eu rien que de fort doux et de fort agréable, marquoit l’avenir selon luy : et il n’étoit que pour ce qui devoit luy arriver dans le reste de sa vie. Mais il prit les deux précédens pour des avertissemens menaçans touchant sa vie passée, qui pouvoit n’avoir pas été aussi innocente devant Dieu que devant les hommes. Et il crut que c’étoit la raison de la terreur et de l’éfroy dont ces deux songes étoient accompagnez. Le melon dont on vouloit luy faire présent dans le prémier songe, signifioit, disoit-il, les charmes de la solitude, mais présentez par des sollicitations purement humaines. Le vent qui le poussoit vers l’eglise du collége, lorsqu’il avoit mal au côté droit, n’étoit autre chose que le mauvais génie qui tâchoit de le jetter par force dans un lieu, où son dessein étoit d’aller volontairement. C’est pourquoy Dieu ne permit pas qu’il avançât plus loin, et qu’il se laissât emporter même en un lieu saint par un esprit qu’il n’avoit pas envoyé : quoy qu’il fût trés-persuadé que ç’eût été l’esprit de Dieu qui luy avoit fait faire les prémiéres démarches vers cette eglise. L’épouvante dont il fut frappé dans le second songe, marquoit, à son sens, sa syndérêse, c’est-à-dire, les remords de sa conscience touchant les péchez qu’il pouvoit avoir commis pendant le cours de sa vie jusqu’alors. La foudre dont il entendit l’éclat, étoit le signal de l’esprit de vérité qui descendoit sur luy pour le posséder. Cette derniére imagination tenoit assurément quelque chose de l’enthousiasme : et elle nous porteroit volontiers à croire que M Descartes auroit bû le soir avant que de se coucher. En effet c’étoit la veille de Saint Martin, au soir de laquelle on avoit coûtume de faire la débauche au lieu où il étoit, comme en France. Mais il nous assure qu’il avoit passé le soir et toute la journée dans une grande sobriété, et qu’il y avoit trois mois entiers qu’il n’avoit bû de vin. Il ajoûte que le génie qui excitoit en luy l’enthousiasme dont il se sentoit le cerveau échauffé depuis quelques jours, luy avoit prédit ces songes avant que de se mettre au lit, et que l’esprit humain n’y avoit aucune part. Quoy qu’il en soit, l’impression qui luy resta de ces agitations, luy fit faire le lendemain diverses réfléxions sur le parti qu’il devoit prendre. L’embarras où il se trouva, le fit recourir à Dieu pour le prier de luy faire connoître sa volonté, de vouloir l’éclairer et le conduire dans la recherche de la vérité. Il s’adressa ensuite à la sainte vierge pour luy recommander cette affaire, qu’il jugeoit la plus importante de sa vie. Et pour tâcher d’intéresser cette bien-heureuse mére de Dieu d’une maniére plus pressante, il prit occasion du voyage qu’il méditoit en Italie dans peu de jours, pour former le voeu d’un pélerinage à Nôtre-Dame De Lorette. Son zéle alloit encore plus loin, et il luy fit promettre que dés qu’il seroit à Venise, il se mettroit en chemin par terre, pour faire le pélerinage à pied jusqu’à Lorette : que si ses forces ne pouvoient pas fournir à cette fatigue, il prendroit au moins l’extérieur le plus dévot et le plus humilié qu’il luy seroit possible pour s’en acquitter. Il prétendoit partir avant la fin de novembre pour ce voyage. Mais il paroît que Dieu disposa de ses moyens d’une autre maniére qu’il ne les avoit proposez. Il fallut remettre l’accomplissement de son voeu à un autre têms, ayant été obligé de différer son voyage d’Italie pour des raisons que l’on n’a point sçeuës, et ne l’ayant entrepris qu’environ quatre ans depuis cette résolution. Son enthousiasme le quitta peu de jours aprés : et quoique son esprit eût repris son assiéte ordinaire, et fût rentré dans son prémier calme, il n’en devint pas plus décisif sur les résolutions qu’il avoit à prendre. Le têms de son quartier d’hyver s’écouloit peu à peu dans la solitude de son poësle : et pour la rendre moins ennuyeuse, il se mit à composer un traité, qu’il espéroit achever avant pâques de l’an 1620. Dés le mois de février il songeoit à chercher des libraires pour traiter avec eux de l’impression de cet ouvrage. Mais il y a beaucoup d’apparence que ce traité fut interrompu pour lors, et qu’il est toûjours demeuré imparfait depuis ce téms-là. On a ignoré jusqu’icy, ce que pouvoit être ce traité qui n’a peut-être jamais eu de titre. Il est certain que les olympiques sont de la fin de 1619, et du commençement de 1620 ; et qu’ils ont cela de commun avec le traité dont il s’agit, qu’ils ne sont pas achevez. Mais il y a si peu d’ordre et de liaison dans ce qui compose ces olympiques parmi ses manuscrits, qu’il est aisé de juger que M Descartes n’a jamais songé à en faire un traité régulier et suivi, moins encore à le rendre public.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-5651306377524476779?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/5651306377524476779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/5651306377524476779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/09/troisieme-reve-de-descartes-un-livre.html' title=''/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-2578516452770532328</id><published>2011-09-23T08:31:00.000+02:00</published><updated>2011-09-23T08:31:10.714+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://1.gvt0.com/vi/sDrDRiGjHck/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/sDrDRiGjHck&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/sDrDRiGjHck&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="titre5"&gt;Deuxième rêve de Descartes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="titre6"&gt;Un coup de tonnerre&lt;/span&gt;								&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Dans cette situation il se rendormit après un intervalle de près de deux heures dans des pensées diverses sur les biens et les maux de ce monde. &lt;br /&gt;Il lui vint aussitôt un nouveau songe dans lequel il crut entendre un bruit aigu et éclatant qu’il prit pour un coup de tonnerre. La frayeur qu’il en eut le réveilla sur l’heure même : et ayant ouvert les yeux, il aperçut beaucoup d’étincelles de feu répandues par la chambre. La chose lui était déjà souvent arrivée en d’autres temps et il ne lui était pas fort extraordinaire en se réveillant au milieu de la nuit d’avoir les yeux assez étincelants, pour lui faire entrevoir les objets les plus proches de lui. Mais en cette dernière occasion il voulut recourir à des raisons prises de la philosophie : et il en tira des conclusions favorables pour son esprit, après avoir observé en ouvrant, puis en fermant les yeux alternativement, la qualité des espèces qui lui étoient représentées. Ainsi sa frayeur se dissipa, et il se rendormit dans un assez grand calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="contexte"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="titre4"&gt;Contexte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class="notes"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="notes"&gt;Ce rêve se situe juste à la suite du premier songe et sert de transition avec le troisième, qui suit immédiatement. Descartes en fera lui-même l’interprétation à la fin du troisième songe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Texte original&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="article"&gt;Dans cette situation il se rendormit aprés un intervalle de prés de deux heures dans des pensées diverses sur les biens et les maux de ce monde. Il lui vint aussitôt un nouveau songe dans lequel il crût entendre un bruit aigu et éclatant qu’il prit pour un coup de tonnére. La frayeur qu’il en eut le réveilla sur l’heure même : et ayant ouvert les yeux, il apperçût beaucoup d’étincelles de feu répanduës par la chambre. La chose lui étoit déja souvent arrivée en d’autres têms : et il ne lui étoit pas fort extraordinaire en se réveillant au milieu de la nuit d’avoir les yeux assez étincellans, pour lui faire entrevoir les objets les plus proches de lui. Mais en cette derniére occasion il voulut recourir à des raisons prises de la philosophie : et il en tira des conclusions favorables pour son esprit, aprés avoir observé en ouvrant, puis en fermant les yeux alternativement, la qualité des espéces qui lui étoient représentées. Ainsi sa frayeur se dissipa, et il se rendormit dans un assez grand calme. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-2578516452770532328?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/2578516452770532328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/2578516452770532328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/09/deuxieme-reve-de-descartes-un-coup-de.html' title=''/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-1381195277511666415</id><published>2011-09-21T10:11:00.001+02:00</published><updated>2011-09-21T10:11:12.257+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/w-QLSPmzMZo/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/w-QLSPmzMZo&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/w-QLSPmzMZo&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="titre5"&gt;Premier rêve de Descartes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="titre6"&gt;Aux prises avec le vent&lt;/span&gt;								&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il nous apprend que le dixième de novembre mil six cent dix-neuf, s’étant couché &lt;i&gt;tout rempli de son enthousiasme&lt;/i&gt;, et tout occupé de la pensée &lt;i&gt;d’avoir trouvé ce jour là les fondements de la science admirable&lt;/i&gt;, il eut trois songes consécutifs en une seule nuit, qu’il s’imagina ne pouvoir être venus que d’en haut. &lt;br /&gt;Après s’être endormi, son imagination se sentit frappée de la représentation de quelques fantômes qui se présentérent à lui, et qui l’épouvantérent de telle sorte, que croyant marcher par les rues, il étoit obligé de se renverser sur le côté gauche pour pouvoir avancer au lieu où il vouloit aller, parce qu’il sentait une grande foiblesse au côté droit dont il ne pouvoit se soutenir. Etant honteux de marcher de la sorte, il fit un effort pour se redresser : mais il sentit un vent impétueux qui l’emportant dans une espèce de tourbillon lui fit faire trois ou quatre tours sur le pied gauche. Ce ne fut pas encore ce qui l’épouvanta. La difficulté qu’il avoit de se traîner faisait qu’il croyait tomber à chaque pas, jusqu’à ce qu’ayant aperçu un collège ouvert sur son chemin, il entra dedans pour y trouver une retraite, et un remède à son mal. Il tâcha de gagner l’église du collège, où sa première pensée était d’aller faire sa prière : mais s’étant apperçu qu’il avait passé un homme de sa connaissance sans le saluer, il voulut retourner sur ses pas pour lui faire civilité, et il fut repoussé avec violence par le vent qui soufflait contre l’église. Dans le même temps il vit au milieu de la cour du collège une autre personne qui l’appela par son nom en des termes civils et obligeants : et lui dit que s’il vouloit aller trouver Monsieur N. il avoit quelque chose à lui donner. M. Descartes s’imagina que c’était un melon qu’on avoit apporté de quelque pays étranger. Mais ce qui le surprit davantage, fut de voir que ceux qui se rassemblaient avec cette personne autour de lui pour s’entretenir, étaient droits et fermes sur leurs pieds : quoiqu’il fût toujours courbé et chancelant sur le même terrain, et que le vent qui avait pensé le renverser plusieurs fois eût beaucoup diminué. Il se réveilla sur cette imagination, et il sentit à l’heure même une douleur effective, qui lui fit craindre que ce ne fût l’opération de quelque mauvais génie qui l’aurait voulu séduire. Aussitôt il se retourna sur le côté droit, car c’étoit sur le gauche qu’il s’étoit endormi, et qu’il avoit eu le songe. Il fit une prière à Dieu pour demander d’être garanti du mauvais effet de son songe, et d’être préservé de tous les malheurs qui pourraient le menacer en punition de ses péchés, qu’il reconnoissait pouvoir être assez graves pour attirer les foudres du ciel sur sa tête, quoiqu’il eût mené jusques-là une vie assez irréprochable aux yeux des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="titre4"&gt;Contexte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class="notes"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="notes"&gt;Descartes eut ces songes en novembre 1619, à l’âge de 23 ans, alors qu’il était engagé comme soldat dans les troupes du duc de Bavière, et stationné à Ulm, sur les bords du Danube. Le récit initial que fit Descartes de ces rêves étant perdu, ils ne nous sont plus connus que par la biographie de Baillet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ce premier songe est suivi d’un deuxième et d’un troisième, ainsi que d’une interprétation par Descartes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="contexte"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="titre4"&gt;Commentaires&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class="notes"&gt;Descartes eut ces songes en novembre 1619, à l’âge de 23 ans, alors qu’il était engagé comme soldat dans les troupes du duc de Bavière, et stationné à Ulm, sur les bords du Danube.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ce premier songe est suivi d’un deuxième et d’un troisième, ainsi que d’une interprétation par Descartes.&lt;br /&gt;De nombreuses interprétations ont été tentées. Une chose est certaine : ces songes jouent un rôle capital dans la pensée de Descartes et on parle fort justement à leur propos de «songes initiatiques». &lt;br /&gt;En 1928, Maxime Leroy avait reçu une réponse évasive de Freud à qui il avait demandé d’examiner ce rêve.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;i&gt;Interprétation de Freud&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Freud ne se prononce que sur le premier rêve : &lt;br /&gt;«Notre philosophe les interprète lui-même et, nous conformant à toutes les règles de l'interprétation des rêves, nous devons accepter son explication, mais il faut ajouter que nous ne disposons pas d'une voie qui nous conduit au-delà. Confirmant son explication, nous dirons que les entraves qui empêchent Descartes de se mouvoir avec liberté nous sont absolument connues: c'est la confirmation par le rêve d'un conflit intérieur. Le côté gauche est la représentation du mal et du péché, et le vent, celle du mauvais génie. Pour ce qui est du melon, le rêveur a eu l'idée originale de figurer de la sorte les charmes de la solitude. Ce n'est certainement pas exact mais ce pourrait être une association d'idées qui mènerait sur la voie d'une explication exacte. En corrélation avec son état de péché, cette association pourrait figurer une représentation sexuelle qui a occupé l'imagination du jeune solitaire.» &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jacques Maritain&lt;/b&gt; a consacré à ces rêves une conférence en 1920, reprise dans &lt;i&gt;Le songe de Descartes&lt;/i&gt;, Paris, Buchet-Chastel, 1965.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Sophie Jama&lt;/b&gt; en propose une lecture ethnologique en s’intéressant aux «cadres sociaux de la pensée onirique» et en accordant la plus grande attention au corps de connaissances circulant dans la société de Descartes ainsi qu’au symbolisme du calendrier, «voie royale d’accès au populaire». &lt;i&gt;La nuit de songes de René Descartes&lt;/i&gt;, Paris, Aubier, 1998.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Interprétation de Marie-Louise von Franz&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;«[...] la peur le contraint à se courber fortement vers la gauche (ou même à se jeter sur le sol ?). Ce trait doit également être compris avant tout comme une compensation: l'inconscient veut le pousser vers la gauche, du côté «sinistre», féminin, qu'il ignore et méprise à l'excès. Descartes, effrayé, se penche donc vers la gauche. Il faut en déduire, ce qui est digne de remarque, que les esprits apparaissent non pas sur la gauche (où, mythologiquement parlant, ils seraient davantage à leur place), mais sur la droite. La raison en est manifestement qu'il existait à droite un point faible, une porte ouverte aux contenus de l'inconscient. L'inconscient le chasse vers la gauche, car il a lui-même tendance à trop se tourner vers la droite, ce qui correspond également à une inconscience: la conscience est un phénomène du milieu, qui se situe entre l'instinct et l'esprit. [138] &lt;br /&gt;Les deux pôles sont en fin de compte transcendants par rapport à la conscience. On pourrait dire à cet égard que, dans sa méditation intense, Descartes s'était trop approché du pôle spirituel, ce qui l'avait rendu trop inconscient sur ce plan, car possédé par des contenus archétypiques. C'est pourquoi il éprouvait «une grande faiblesse du côté droit» : l'apparition onirique cherche à le corriger en le ramenant vers la gauche. En outre, elle le force à s'incliner profondément afin d'équilibrer son «enthousiasme» quelque peu inflationniste (en effet, comme le dit Maritain, il croyait être appelé à réformer toute la science de son époque). [139]&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le melon&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;[...] le principe obscur du Yin est symbolisé par le melon. Celui-ci a donc ici quelque chose à voir avec l'image d'une anima obscure, prostituée, représentant un élément de la nature demeuré sauvage et inassimilé qui se révèle par suite dangereux pour les ordres humains conventionnels. [146]&lt;br /&gt;L'odeur agréable, le goût et la jolie couleur du melon sont (d'après saint Augustin) les raisons qui faisaient ranger ce fruit parmi les «trésors en or de Dieu». En tant que fruit porteur de lumière, il évoque le rôle de la pomme du paradis dont l'absorption procure aux hommes la connaissance du Bien et du Mal qui était jusqu'alors réservée à Dieu seul. Cette pomme contient en germe la possibilité du passage à la conscience par la connaissance de l'opposition du bien et du mal. Il est à peu près certain que la signification manichéenne du melon n'était pas ignorée de Descartes, car il connaissait le traité de saint Augustin &lt;i&gt;De Genesi contra Manichaeos&lt;/i&gt; et avait sans doute lu les autres textes du saint composés contre ces adversaires. Le melon aurait donc pu signifier pour lui - comme la pomme du paradis - une tentative de réflexion plus approfondie sur le problème du bien et du mal et, contrairement à la conception chrétienne du mal considéré comme privatio boni ou absence de bien, une tentative de reconnaître avec les Manichéens la réalité divine du mal. [148]&lt;br /&gt;En même temps, le melon est l'élément féminin médiateur entre le côté chrétien de Descartes et son côté non chrétien. [149]&lt;br /&gt;Le réseau de nervures vertes du melon ressemble aux méridiens du globe, et l'on peut donc voir dans le melon une sorte de «microcosme». Il est une image du «firmament» intérieur, c'est-à-dire de la totalité psychique qui se manifeste ici en tant que pôle opposé au rêveur fasciné par les phénomènes du macrocosme. [152]&lt;br /&gt;L'inconscient projette donc d'utiliser Descartes comme intermédiaire et de lui faire remettre le melon à Monsieur N. En d'autres termes, le rêveur doit se soucier consciemment des besoins de son ombre, lui fournir la nourriture, comme un &lt;i&gt;auditor&lt;/i&gt; à son &lt;i&gt;electus&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;»[155]&lt;br /&gt;Marie-Louise von Franz, &lt;i&gt;Rêves d'hier et d'aujourd'hui &lt;/i&gt;Paris, Albin Michel, 1992.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Texte original&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span class="article"&gt;Il nous apprend que le dixiéme de novembre mil six cent dix-neuf, s’étant couché tout rempli de son enthousiasme, et tout occupé de la pensée d’avoir trouvé ce jour là les fondemens de la science admirable, il eut trois songes consécutifs en une seule nuit, qu’il s’imagina ne pouvoir être venus que d’enhaut. Aprés s’être endormi, son imagination se sentit frappée de la représentation de quelques fantômes qui se présentérent à lui, et qui l’épouvantérent de telle sorte, que croyant marcher par les ruës, il étoit obligé de se renverser sur le côté gauche pour pouvoir avancer au lieu où il vouloit aller, parce qu’il sentoit une grande foiblesse au côté droit dont il ne pouvoit se soutenir. Etant honteux de marcher de la sorte, il fit un effort pour se redresser : mais il sentit un vent impétueux qui l’emportant dans une espéce de tourbillon lui fit faire trois ou quatre tours sur le pied gauche. Ce ne fut pas encore ce qui l’épouvanta. La difficulté qu’il avoit de se traîner faisoit qu’il croioit tomber à chaque pas, jusqu’à ce qu’ayant apperçû un collége ouvert sur son chemin, il entra dedans pour y trouver une retraite, et un reméde à son mal. Il tâcha de gagner l’eglise du collége, où sa prémiére pensée étoit d’aller faire sa priére : mais s’étant apperçu qu’il avoit passé un homme de sa connoissance sans le saluër, il voulut retourner sur ses pas pour lui faire civilité, et il fut repoussé avec violence par le vent qui souffloit contre l’eglise. Dans le même tems il vit au milieu de la cour du collége une autre personne qui l’appella par son nom en des termes civils et obligeans : et lui dit que s’il vouloit aller trouver Monsieur N il avoit quelque chose à lui donner. M Descartes s’imagina que c’étoit un melon qu’on avoit apporté de quelque païs étranger. Mais ce qui le surprit d’avantage, fut de voir que ceux qui se rassembloient avec cette personne autour de lui pour s’entretenir, étoient droits et fermes sur leurs pieds : quoi qu’il fût toujours courbé et chancelant sur le même terrain, et que le vent qui avoit pensé le renverser plusieurs fois eût beaucoup diminué. Il se réveilla sur cette imagination, et il sentit à l’heure même une douleur effective, qui lui fit craindre que ce ne fût l’opération de quelque mauvais génie qui l’auroit voulu séduire. Aussi-tôt il se retourna sur le côté droit, car c’étoit sur le gauche qu’il s’étoit endormi, et qu’il avoit eu le songe. Il fit une priére à Dieu pour demander d’être garanti du mauvais effet de son songe, et d’être préservé de tous les malheurs qui pourroient le menacer en punition de ses péchez, qu’il reconnoissoit pouvoir étre assez griefs pour attirer les foudres du ciel sur sa tête : quoiqu’il eût mené jusques-là une vie assez irréprochable aux yeux des hommes.. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-1381195277511666415?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/1381195277511666415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/1381195277511666415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/09/premier-reve-de-descartes-aux-prises.html' title=''/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-8044191960193808031</id><published>2011-09-17T20:20:00.001+02:00</published><updated>2011-09-17T20:20:30.298+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;Oniromancie&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-lf184NBRjzk/TnTkzkTxJRI/AAAAAAAAA5I/4Q0NMBEyk0s/s1600/1c.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="241" src="http://4.bp.blogspot.com/-lf184NBRjzk/TnTkzkTxJRI/AAAAAAAAA5I/4Q0NMBEyk0s/s320/1c.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'&lt;b&gt;oniromancie&lt;/b&gt; ou &lt;b&gt;onéiromancie&lt;/b&gt; (provient d'un mot grec signifiant songe et divination) est un art divinatoire utilisant les rêves.&lt;br /&gt;Cette discipline tenait une place importante dans l'Égypte antique puisque, selon un livre de sagesse, les dieux auraient créé les songes pour délivrer des messages aux hommes. En Chine, les &lt;i&gt;Mémoires du Coffret de Jade&lt;/i&gt; sont une compilation de rêves prémonitoires.&lt;br /&gt;Par son caractère imprévisible et incontrôlable, et par son absence apparente de logique, le rêve est un phénomène qui a toujours plus ou moins fasciné les hommes. Les recherches médicales sur le rêve et le sommeil en général étant loin d'être exhaustives (on sait simplement que le rêve joue un rôle dans l'organisation et «&amp;nbsp;l'absorption&amp;nbsp;» des informations assimilées dans la journée précédente), de nombreux arts divinatoires, religieux ou non, et même quelques pseudo-sciences ont cherché à décrypter les rêves, parfois qualifiés de «&amp;nbsp;prémonitoires&amp;nbsp;», à leur manière. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-8044191960193808031?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/8044191960193808031'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/8044191960193808031'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/09/oniromancie-l-oniromancie-ou.html' title=''/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-lf184NBRjzk/TnTkzkTxJRI/AAAAAAAAA5I/4Q0NMBEyk0s/s72-c/1c.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-2909004944574809201</id><published>2011-09-14T17:12:00.001+02:00</published><updated>2011-09-14T17:42:17.455+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/mVwAjuEIbxo/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/mVwAjuEIbxo&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/mVwAjuEIbxo&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le rêve chez Thomas Hobbes&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thomas Hobbes (1640), De la nature humaine, chap. III&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Définition de l'imagination. 2. Définition du sommeil et des&lt;br /&gt;rêves. 3. Cause des rêves. 4. La fiction définie. 5. Définition&lt;br /&gt;des fantômes. 6. Définition de la mémoire. 7. En quoi la&lt;br /&gt;mémoire consiste. 8. Pourquoi dans les rêves l'homme ne croit&lt;br /&gt;jamais rêver. 9. Pourquoi il y a peu de choses qui paraissent&lt;br /&gt;étranges dans les rêves. 10. Qu'un rêve peut être pris pour une&lt;br /&gt;réalité ou pour une vision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Comme une eau stagnante, mise en mouvement par une pierre qu'on&lt;br /&gt;y aura jetée ou par un coup de vent, ne cesse pas de se mouvoir aussitôt&lt;br /&gt;que la pierre est tombée au fond ou dès que le vent cesse, de même l'effet&lt;br /&gt;qu'un objet a produit sur le cerveau ne cesse pas aussitôt que cet objet cesse&lt;br /&gt;d'agir sur les organes. C'est-à-dire que, quoique le sentiment ne subsiste&lt;br /&gt;plus, son image ou sa conception reste, mais plus confuse lorsqu'on est&lt;br /&gt;éveillé, parce que alors quelque objet présent remue ou sollicite continuellement&lt;br /&gt;les yeux ou les oreilles, et en tenant l'esprit dans un mouvement&lt;br /&gt;plus fort l'empêche de s'apercevoir d'un mouvement plus faible. C'est cette&lt;br /&gt;conception obscure et confuse que nous nommons fantaisie ou imagination.&lt;br /&gt;Ainsi l'on peut définir l'imagination une conception qui reste et qui&lt;br /&gt;s'affaiblit peu à peu à la suite d'un acte des sens.&lt;br /&gt;2. Mais lorsqu'il n'y a point de sensation actuelle, comme dans le&lt;br /&gt;sommeil, alors les images qui restent à la suite de la sensation quand elles&lt;br /&gt;sont en grand nombre, comme dans les rêves, ne sont point obscures, mais&lt;br /&gt;sont aussi fortes, aussi claires que dans la sensation même. La raison en&lt;br /&gt;est que la cause qui obscurcissait et affaiblissait les conceptions, je veux&lt;br /&gt;dire la sensation ou l'opération actuelle de l'objet, est écartée ; en effet, le&lt;br /&gt;sommeil est la privation de l'acte de la sensation, quoique le pouvoir de&lt;br /&gt;sentir reste toujours ; et les rêves sont les imaginations de ceux qui dorment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Les causes des songes et des rêves, quand ils sont naturels, sont les&lt;br /&gt;actions ou les efforts des parties internes d'un homme sur son cerveau,&lt;br /&gt;efforts par lesquels les passages de la sensation engourdis par le sommeil&lt;br /&gt;sont restitués dans leur mouvement. Les signes qui nous prouvent cette&lt;br /&gt;vérité sont les différences des songes (les vieillards rêvant plus souvent et&lt;br /&gt;plus péniblement que les jeunes gens), différences qui sont dues aux&lt;br /&gt;différents accidents ou états du corps humain. C'est ainsi que des rêves&lt;br /&gt;voluptueux ou des rêves de colère dépendent du plus ou du moins de&lt;br /&gt;chaleur avec lequel le coeur ou les parties internes agissent sur le cerveau.&lt;br /&gt;C'est encore ainsi que la descente ou l'action de différentes sortes de&lt;br /&gt;liqueurs animales sur les organes nous procure des rêves dans lesquels&lt;br /&gt;nous goûtons ou nous buvons des mets ou des breuvages différents. Et je&lt;br /&gt;crois qu'il y a un mouvement réciproque du cerveau et des parties vitales&lt;br /&gt;qui agissent et réagissent les uns sur les autres, ce qui fait que non seulement&lt;br /&gt;l'imagination produit du mouvement dans ces parties, mais encore&lt;br /&gt;que le mouvement de ces parties produit une imagination semblable à&lt;br /&gt;celle qui l'avait excité. Si le fait est vrai, et si des imaginations tristes sont&lt;br /&gt;propres à nourrir la mélancolie, nous reconnaîtrons la raison pour laquelle&lt;br /&gt;la mélancolie, quand elle est forte, produit réciproquement des rêves fâcheux,&lt;br /&gt;et les effets de la volupté peuvent dans un rêve produire l'image de&lt;br /&gt;la personne qui les a causés. Un autre signe qui prouve que les rêves sont&lt;br /&gt;produits par l'action des parties intérieures, c'est le désordre ou la liaison&lt;br /&gt;accidentelle d'une conception ou d'une image à une autre: car, lorsque&lt;br /&gt;nous sommes éveillés, la conception ou la pensée antécédente amène la&lt;br /&gt;subséquente ou en est la cause, de même que sur une table unie et sèche&lt;br /&gt;l'eau fuit le doigt ; au lieu que dans le rêve il n'y a pour l'ordinaire aucune&lt;br /&gt;liaison, et quand il y en a, ce n'est que par hasard ; ce qui doit venir nécessairement&lt;br /&gt;de ce que dans les rêves le cerveau ne jouit pas de son mouvement&lt;br /&gt;dans toutes ses parties également, ce qui fait que nos pensées sont&lt;br /&gt;semblables aux étoiles lorsqu'elles se montrent au travers de nuages qui&lt;br /&gt;passent avec rapidité, non dans l'ordre nécessaire pour être observées, mais&lt;br /&gt;suivant que le vol incertain des nuages le permet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. De même que l'eau, ou tout fluide agité en même temps par des&lt;br /&gt;forces diverses, prend un mouvement composé de toutes ces forces, ainsi&lt;br /&gt;le cerveau ou l'esprit qu'il contient, ayant été remué par des objets divers,&lt;br /&gt;compose une imagination totale dont les conceptions diverses que la sensation&lt;br /&gt;avait fournies séparées sont les éléments ; ainsi, par exemple, les&lt;br /&gt;sens nous ont montré dans un temps la figure d'une montagne, et dans un&lt;br /&gt;autre temps la couleur de l'or, ensuite l'imagination les réunit à la fois et en&lt;br /&gt;fait une montagne d'or. Voilà comment nous voyons des châteaux dans les&lt;br /&gt;airs, des chimères, des monstres qui ne se trouvent point dans la nature,&lt;br /&gt;mais qui ont été aperçus par les sens en différentes occasions : c'est cette&lt;br /&gt;composition que l'on désigne communément sous le nom de fiction de&lt;br /&gt;l'esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. Il y a une autre espèce d'imagination qui, pour la clarté, le dispute&lt;br /&gt;avec la sensation aussi bien que les rêves ; c'est celle que nous avons&lt;br /&gt;lorsque l'action du sens a été longue ou véhémente ; le sens de la vue nous&lt;br /&gt;en fournit des expériences plus fréquentes que les autres. Nous en avons&lt;br /&gt;des exemples dans l'image qui demeure dans l'oeil, après avoir regardé le&lt;br /&gt;soleil ; dans ces bluettes que nous apercevons dans l'obscurité, comme je&lt;br /&gt;crois que tout homme le sait par sa propre expérience et surtout ceux qui&lt;br /&gt;sont craintifs et superstitieux. Ces sortes d'images, pour les distinguer,&lt;br /&gt;peuvent être appelées des fantômes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. C'est, comme on l'a déjà dit, par les sens, qui sont au nombre de&lt;br /&gt;cinq, que nous sommes avertis des objets hors de nous ; cet avertissement&lt;br /&gt;forme la conception que nous en avons ; car quand la conception de la&lt;br /&gt;même chose revient, nous nous apercevons qu'elle vient de nouveau, c'està-&lt;br /&gt;dire que nous avons eu la même conception auparavant, ce qui est la&lt;br /&gt;même chose que d'imaginer une chose passée ; ce qui est impossible à la&lt;br /&gt;sensation, qui ne peut avoir lieu que quand les choses sont présentes. Ainsi&lt;br /&gt;cela peut être regardé comme un sixième sens, mais interne, et non&lt;br /&gt;extérieur comme les autres ; c'est ce que l'on désigne communément sous&lt;br /&gt;le nom de ressouvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7. Quant à la manière dont nous apercevons une conception passée, il&lt;br /&gt;faut se rappeler qu'en donnant la définition de l'imagination nous avons dit&lt;br /&gt;que c'était une conception qui s'affaiblissait ou s'obscurcissait peu à peu.&lt;br /&gt;Une conception obscure est celle qui représente un objet entier à la fois,&lt;br /&gt;sans nous montrer ses plus petites parties ; et l'on dit qu'une conception, ou&lt;br /&gt;représentation, est plus ou moins claire selon qu'un nombre plus ou moins&lt;br /&gt;grand des parties de l'objet, conçu antérieurement, nous est représenté.&lt;br /&gt;Ainsi, en trouvant que la conception, qui au moment où elle a été d'abord&lt;br /&gt;produite par les sens était claire, et représentait distinctement les parties de&lt;br /&gt;l'objet, est obscure et confuse lorsqu'elle revient, nous nous apercevons&lt;br /&gt;qu'il lui manque quelque chose que nous attendions, ce qui nous fait juger&lt;br /&gt;qu'elle est passée et qu'elle a souffert du déchet. Par exemple, un homme&lt;br /&gt;qui se trouve dans une ville étrangère voit non seulement des rues entières,&lt;br /&gt;mais peut encore distinguer des maisons particulières et des parties de&lt;br /&gt;maisons, mais lorsqu'il est une fois sorti de cette ville, il ne peut plus les&lt;br /&gt;distinguer dans son esprit aussi particulièrement qu'il avait fait, parce que&lt;br /&gt;alors il y a des maisons ou des parties qui lui échappent ; cependant alors&lt;br /&gt;il se ressouvient mais moins parfaitement ; par la suite des temps l'image&lt;br /&gt;de la ville qu'il a vue ne se représente à lui que comme un amas confus de&lt;br /&gt;bâtiments, et c'est presque tout comme s'il l'avait oubliée. Ainsi en voyant&lt;br /&gt;que le souvenir est plus ou moins marqué selon que nous lui trouvons plus&lt;br /&gt;ou moins d'obscurité, pourquoi ne dirions-nous pas que le souvenir n'est&lt;br /&gt;que le défaut des parties que chaque homme s'attend à voir succéder, après&lt;br /&gt;avoir eu la conception d'un tout ? Voir un objet à une grande distance de&lt;br /&gt;lieu ou se rappeler un objet à une grande distance de temps, c'est avoir des&lt;br /&gt;conceptions semblables de la chose : car il manque dans l'un et l'autre cas&lt;br /&gt;la distinction des parties ; l'une de ces conceptions étant faible par la grande&lt;br /&gt;distance, d'où la sensation se fait ; l'autre par le déchet qu'elle a&lt;br /&gt;souffert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8. De ce qui vient d'être dit il suit qu'un homme ne peut jamais savoir&lt;br /&gt;qu'il rêve ; il peut rêver qu'il doute s'il rêve ou non ; la clarté de l'imagination&lt;br /&gt;lui représentant la chose avec autant de parties que le sens même, il&lt;br /&gt;ne peut l'apercevoir que comme présente ; tandis que de savoir qu'il rêve,&lt;br /&gt;ce serait penser que ces conceptions (c'est-à-dire ses rêves) sont plus&lt;br /&gt;obscures qu'elles ne l'étaient par le sens : de sorte qu'il faudrait qu'il crût&lt;br /&gt;qu'elles sont tout à la fois aussi claires et non pas aussi claires que le sens,&lt;br /&gt;ce qui est impossible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9. C'est par la même raison que dans les rêves les hommes ne sont&lt;br /&gt;point surpris des lieux et des personnes qu'ils voient, comme ils le seraient&lt;br /&gt;s'ils étaient éveillés ; en effet, un homme éveillé serait étonné de se trouver&lt;br /&gt;dans un lieu où il n'aurait point été précédemment, sans savoir ni comment&lt;br /&gt;ni par où il y serait arrivé ; mais dans un rêve on ne fait que peu ou point&lt;br /&gt;réflexion à ces choses ; la clarté de la conception dans le rêve ôte la défiance,&lt;br /&gt;à moins que la chose ne soit très extraordinaire, comme, par exemple,&lt;br /&gt;si l'on rêvait que l'on est tombé de fort haut sans se faire aucun mal :&lt;br /&gt;en pareil cas communément on se réveille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10. Il n'est pas impossible qu'un homme se trompe au point de croire&lt;br /&gt;que son rêve est une réalité après qu'il est passé : car s'il rêve de choses qui&lt;br /&gt;sont ordinairement dans son esprit et dans le même ordre que lorsqu'il est&lt;br /&gt;éveillé, et si à son réveil il se trouve au même lieu où il s'était couché, ce&lt;br /&gt;qui peut très bien arriver, je ne vois aucun signe propre à lui faire discerner&lt;br /&gt;s'il a rêvé ou non ; et par conséquent je ne suis point surpris de voir un&lt;br /&gt;homme raconter quelquefois son rêve comme si c'était une vérité, ou le&lt;br /&gt;prendre pour une vision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Thomas Hobbes&lt;/b&gt; (5 avril 1588 à Westport, Angleterre – 4 décembre 1679 à Hardwick Hall dans le Derbyshire en Angleterre) est un philosophe anglais. Son œuvre majeure, le &lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt;, eut une influence considérable sur la philosophie politique moderne, par sa conceptualisation de l'état de nature et du contrat social, conceptualisation qui fonde les bases de la souveraineté. Quoique souvent accusé de conservatisme excessif (par Arendt et Foucault notamment), ayant inspiré des auteurs comme Maistre et Schmitt, le &lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt; eut aussi une influence considérable sur l'émergence du libéralisme et de la pensée économique libérale du &lt;span class="romain"&gt;XX&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;siècle, et sur l'étude des relations internationales et de son courant rationaliste dominant&amp;nbsp;: le réalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thomas Hobbes raconte que sa mère accoucha avant terme sous le choc de la nouvelle de l'appareillage de l'Invincible Armada. Son père était vicaire de Charlton et de Westport&amp;nbsp;; il fut forcé de quitter la ville, abandonnant ses trois enfants au soin d'un frère plus âgé, Francis.&lt;br /&gt;Hobbes reçoit l'enseignement de l'église de Westport dès l'âge de quatre ans et entre ensuite à l'école de Malmesbury, puis dans une école privée tenue par un jeune homme, Robert Latimer. Hobbes fait preuve d'une précocité intellectuelle remarquable&amp;nbsp;: à l'âge de six ans, il apprend le latin et le grec, et vers quatorze ans, il traduit en latin &lt;i&gt;Médée&lt;/i&gt; d'Euripide. Il entre à Hertford College (Oxford) en 1603 puis à Magdalen Hall (Oxford) en 1605, où il prend la vie universitaire en aversion. Le principal de Magdalen est alors John Wilkinson, un puritain agressif qui aura une certaine influence sur Hobbes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'université, Hobbes semble avoir suivi son propre programme d'études&amp;nbsp;; il «&amp;nbsp;était peu attiré par l'étude scolastique&amp;nbsp;». Il conclut ses études et obtient le degré de Bachelor of Arts en 1608. Puis, il devient tuteur du fils aîné de William Cavendish, baron de Hardwick et futur comte de Devonshire. Il est chargé de voyager sur le continent avec son élève&amp;nbsp;; il parcourt ainsi la France, l’Italie, l'Allemagne en 1610, année de l'assassinat de Henri IV de France. De retour en Angleterre, il se met à l'étude des belles lettres, lisant et traduisant Thucydide, son historien préféré. Sa traduction parait en 1628, année où meurt son élève et ami.&lt;br /&gt;Il devient peu après de nouveau &lt;i&gt;travelling tutor&lt;/i&gt; (que l'on peut traduire en français par «&amp;nbsp;précepteur itinérant&amp;nbsp;») du fils du comte de Clifton et retourne sur le continent. Il passe dix-huit mois à Paris, et se rend à Venise. De retour en Angleterre en 1631, il se voit confier le jeune comte de Cavendish. C'est vers cette époque (1629 – 1631) qu'il découvre Euclide et se prend de passion pour la géométrie. Trois ans plus tard, Hobbes et son élève visitent la France et l’Italie et restent huit mois à Paris, jusqu'à l'automne 1637.&lt;br /&gt;Il est alors mis en rapport avec le père Mersenne, qui lui ouvre les portes de la société savante de Paris et l’incite à publier ses ouvrages de psychologie et de physique. Il décrit dans une autobiographie son état de méditation incessante, «&amp;nbsp;en bateau, en voiture, à cheval&amp;nbsp;», et c’est en effet à ce moment de sa vie qu’il conçoit le principe de sa physique, le mouvement, seule réalité génératrice des choses naturelles. Ce principe lui paraît bientôt capable de fonder la psychologie, la morale et la politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir de 1640, l’Angleterre connaît une opposition de plus en plus violente entre le roi et le parlement. Hobbes prend parti pour le roi, il quitte Londres en 1640 pour Paris et y reste en exil pendant 11 ans. Vers 1642, il écrit un petit traité, &lt;i&gt;Éléments de la loi naturelle et politique&lt;/i&gt;, en réaction aux événements qui troublent la vie politique, traité écrit en anglais où il s'efforce de démontrer que «&amp;nbsp;la puissance et le droit sont liés à la Souveraineté par une connexion inséparable.&amp;nbsp;» Le livre n'est pas publié, mais des copies circulent et font connaître Hobbes.&lt;br /&gt;Vers cette époque, René Descartes, alors en Hollande, charge Marin Mersenne de communiquer les &lt;i&gt;Méditations sur la philosophie première&lt;/i&gt; pour recueillir des commentaires des meilleurs esprits. Mersenne, ayant fait la connaissance de Hobbes, s'adresse à lui, et Hobbes écrit les &lt;i&gt;Troisièmes Objections&lt;/i&gt;, qui sont un témoignage précieux pour l’étude de sa philosophie première. Ses objections sont transmises anonymement à Descartes en janvier 1641. Après d'autres objections de Hobbes, contre la &lt;i&gt;Dioptrique&lt;/i&gt; cette fois, transmises par lettres signées, Descartes finit par refuser d'avoir encore affaire à «&amp;nbsp;cet Anglois&amp;nbsp;». Il écrit à Marin Mersenne le 4&amp;nbsp;mars&amp;nbsp;1641 une lettre ou il affirme&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div&gt;«&amp;nbsp; &lt;i&gt;je crois que le meilleur est que je n'ai point du tout de commerce avec lui, et pour cette fin, que je m'abstienne de lui répondre&amp;nbsp;; car, s'il est de l'humeur que je le juge, nous ne saurions guère conférer ensemble sans devenir ennemis&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;Pour sa part, Hobbes, selon les dires de John Aubrey disait de Descartes&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div&gt;«&amp;nbsp; &lt;i&gt;S'il s'en était tenu à la géométrie, il aurait été le meilleur géomètre au monde... sa tête n'est pas faite pour la philosophie&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;Après cet épisode, Hobbes reprend ses travaux et publie en 1642 &lt;i&gt;De Cive&lt;/i&gt; («&amp;nbsp;Du citoyen&amp;nbsp;»), où il explique que la solution aux guerres civiles qui secouent l’Angleterre consiste à faire du pouvoir clérical une fonction du gouvernement. Il publiera une édition augmentée de cette œuvre en 1647, au moment où il termine son traité &lt;i&gt;De la nécessité et de la liberté&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;En 1647, alors qu'il prévoit de se retirer dans le midi de la France, il est nommé professeur de mathématiques du jeune prince de Galles (le futur Charles II) qui est réfugié en France. Il exerce ces fonctions jusqu'au départ du prince pour la Hollande, en 1648.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1650, sont édités contre son gré et séparément, les deux parties des &lt;i&gt;Elements of law natural and politic&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: &lt;i&gt;la Nature humaine ou les Éléments fondamentaux de la politique&lt;/i&gt;, et le &lt;i&gt;De corpore politico&lt;/i&gt;. L'année suivante, il regagne enfin l'Angleterre et fait paraître à Londres sa grande œuvre&amp;nbsp;: le &lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt;, qui provoque le scandale. Il est accusé d'athéisme et de déloyauté et rencontre de nombreux adversaires (théologiens et universitaires d'Oxford, tous membres de la Royal Society) qui se liguent contre lui. Il soutient ainsi plusieurs disputes, par exemple avec l'évêque John Bramhall, ou avec les universitaires d'Oxford &lt;span class="need_ref" style="cursor: help;" title="Ce passage nécessite une référence."&gt;(accusés fort injustement d'ignorance par Hobbes)&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;&lt;sup style="padding-left: 2px;"&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessaire" title="Aide:Référence nécessaire"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; d'où sortiront par exemple les &lt;i&gt;Questions relatives à la liberté, à la nécessité et au hasard&lt;/i&gt; (1666). Pendant plus d'un quart de siècle, il y eut ainsi attaques, répliques, en physique avec Robert Boyle sur le vide, dans le domaine des mathématiques avec John Wallis sur l'arithmétique et l'infini, où il apparaît que Hobbes surestimait beaucoup ses découvertes. Ses énormités mathématiques sont ainsi jugées risibles ou pitoyables.&lt;br /&gt;Néanmoins, il ne renonce pas, et publie en 1655 le &lt;i&gt;De Corpore&lt;/i&gt;, première partie des «&amp;nbsp;Éléments de Philosophie&amp;nbsp;» qui contiennent sa philosophie première, sa logique, sa physique et la très controversée démonstration de la quadrature du cercle. En 1658 sort le &lt;i&gt;De homine&lt;/i&gt;, troisième partie de sa trilogie, où l'optique occupe une certaine place, et il persiste dans la publication de ses découvertes mathématiques (&lt;i&gt;Quadrature du cercle, cubature de la sphère, duplication du cube&lt;/i&gt;, 1669) qui sont réfutées par ses adversaires, en particulier par John Wallis. Il doit également se défendre contre les rumeurs selon lesquelles il aurait écrit le &lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt; pour gagner la faveur d'Oliver Cromwell.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le rappel de Charles II, Hobbes est accueilli à la cour et devient le familier du roi. Il reçoit une pension de cent livres. Mais cette fortune favorable n'est pas de longue durée. Dans l'entourage du roi, Hobbes compte de nombreux ennemis, et parmi eux des évêques qui entreprennent de réfuter le corrupteur de la morale.&lt;br /&gt;Le 31&amp;nbsp;janvier&amp;nbsp;1667, quelques mois après le Grand incendie de Londres, une loi est votée à la Chambre des communes, permettant de prendre des mesures contre les athées et les sacrilèges&amp;nbsp;; il y est fait mention du &lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt;. La lenteur des procédures sauve Hobbes, qui prépare un plaidoyer, publié avec la traduction latine du &lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt; en 1668. Mais il a surtout de puissants protecteurs, et le roi le soutient à la condition qu’il ne publie plus de livres de politique ou de religion.&lt;br /&gt;Il compose &lt;i&gt;Béhémoth&lt;/i&gt; en 1670, puis un dialogue et une &lt;i&gt;Histoire ecclésiastique&lt;/i&gt;, et, en 1672, une autobiographie en distiques latins. À partir de 1675, il passe ses derniers jours hors de Londres, chez ses amis de la famille Devonshire. En août 1679, il prépare encore une œuvre pour l'impression&amp;nbsp;; mais, en octobre, la paralysie l'en empêche, et le 4 décembre, il meurt à Hardwick.&lt;br /&gt;Sur une plaque de marbre noir, on peut lire&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;dl&gt;&lt;dd&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;vir probus et fama eruditionis domi forisque bene cognitus.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;Selon une anecdote, Hobbes lui-même aurait proposé de graver sur sa tombe&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;dl&gt;&lt;dd&gt;«&amp;nbsp;Voici la véritable pierre philosophale.&amp;nbsp;»&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;&lt;br /&gt;La controverse avec Descartes se déroule en deux temps&amp;nbsp;; elle porte d'abord sur la &lt;i&gt;dioptrique&lt;/i&gt; de Descartes et les&lt;i&gt;Objections&lt;/i&gt; de Hobbes. C'est alors une controverse scientifique. Une seconde controverse s'ouvre sur la nature de la substance, corporelle ou matérielle, la nature du sujet et les facultés de Dieu lors de la publication des &lt;i&gt;Méditations métaphysiques&lt;/i&gt;. Hobbes prend connaissance de la &lt;i&gt;Méthode&lt;/i&gt; dès 1637. Elle lui a été transmise par Kenelm Digby, alors à Paris. Influencé par Walter Warner, Hobbes possède déjà sa propre théorie de la lumière. La polémique sur la dioptrique débute en 1640 alors que Thomas Hobbes a réfléchi depuis dix ans sur la question. Il envoie ses objections à Mersenne sous la forme de deux lettres, que le père minime expédie à Descartes. La polémique s'étend jusqu'en avril 1641. Depuis la publication du Short Tract, Hobbes est convaincu de la naturelle corporelle de la substance. Il rejette l'idée "cartésienne" de substance spirituelle. En outre, pour lui, la sensation (par laquelle nous percevons la lumière par exemple) n'est pas une pure réception, mais aussi une organisation des données. Sa théorie de la représentation l'amène donc à s'opposer au spiritualisme de Descartes.&lt;br /&gt;La querelle philosophique sur les Méditations s'envenime du fait que les deux philosophes s'accusent mutuellement de vouloir conquérir une gloire imméritée et se soupçonnent de plagiat. Cette concurrence bénéficie à l'œuvre de Thomas Hobbes, qui de ce fait radicalise ses positions et les érige en système à la lecture de Descartes. La querelle se double probablement d'une difficulté sémantique, esprit et mind ne recouvrant pas en français et en anglais tout à fait le même champ lexical. Hobbes, comme Pierre Gassendi range l'imagination parmi les facultés de l'esprit&amp;nbsp;; Descartes l'exclut, mais surtout, pour Hobbes, &lt;i&gt;la pensée n'est que le mouvement du corps&lt;/i&gt;. Mersenne, qui a transmis les Méditations à Hobbes, renvoie ses commentaires à Descartes et par prudence préserve son anonymat&amp;nbsp;; il se contente de le mentionner comme le "philosophe anglais". Dans ses Objections, Hobbes reproche à Descartes un glissement sémantique de “je suis pensant”, à “je suis pensée”. Selon le même raisonnement, “je me promène” (sum ambulans) deviendrait “je suis une promenade” (sum ambulatio) affirme-t-il. Cette objection agace Descartes, qui demande explicitement à Mersenne de ne plus avoir de contact avec son "anglois" :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div&gt;«&amp;nbsp; &lt;i&gt;Au reste, ayant lu à loisir le dernier écrit de l’Anglois, (...) je me trompe fort, si ce n’est un homme qui cherche d’acquérir de la réputation à mes dépens, et par de mauvaises pratiques.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;Après quoi, le philosophe de la Haye n'a pas de mots assez durs pour son contradicteur&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div&gt;«&amp;nbsp; &lt;i&gt;Je ne crois pas devoir jamais plus répondre à ce que vous me pourriez envoyer de cet homme, que je pense devoir mépriser à l’extrême. Et je ne me laisse nullement flatter par les louanges que vous me mandez qu’il me donne&amp;nbsp;; car je connais qu’il n’en use que pour faire mieux croire qu’il a raison, en ce où il me reprend et me calomnie&lt;/i&gt; .&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;La querelle des animaux-machines oppose également les deux philosophes. Pour Hobbes, l'animal même est doué de sensibilité, d'affectivité, d'imagination, de prudence. Il partage encore sur ce point les contestations de Gassendi dont il est très proche; mais au delà des animaux, cette dispute renvoie en fait à la conception même de la philosophie de Hobbes. Elle se retrouve dans le&lt;i&gt;Leviathan&lt;/i&gt;&amp;nbsp;; le monstre étatique, mécanique, est lui aussi doué de souveraineté, donc d'une âme artificielle, ce que Descartes n'admet pas, voulant réserver ce concept aux seuls hommes.&lt;br /&gt;Plus fondamentalement, la représentation du monde est au centre de la conception de Hobbes, les questions du &lt;i&gt;cogito&lt;/i&gt; sont, pour Hobbes, des questions préalablement linguistiques. Alors que pour Descartes, la vérité est son propre signe, la signification universelle présuppose, pour Hobbes, l'existence d'un espace du langage et de locuteurs. Aristote et Descartes constituent à ses yeux les différentes fictions de l'âme spirituelle. Pour lui, on ne peut faire l'économie d'une critique historique du langage quand on prétend libérer le cerveau de ses "&lt;i&gt;fictions&lt;/i&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la seconde section du &lt;i&gt;De corpore&lt;/i&gt;, Hobbes fait l'hypothèse que l'univers est anéanti, mais que l'homme subsiste&amp;nbsp;; sur quoi cet homme pourra philosopher&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;dl&gt;&lt;dd&gt;«&amp;nbsp;Je dis qu'à cet homme il restera du monde et de tous les corps que ses yeux avaient auparavant considérés ou qu'avaient perçus ses autres sens, les idées, c'est-à-dire la mémoire et l'imagination de leurs grandeurs, mouvements, sons, couleurs, etc. toutes choses qui, bien que n'étant que des idées et des fantômes, accidents internes en celui-là qui imagine, n'en apparaîtront pas moins comme extérieures et comme indépendantes du pouvoir de l'esprit.&amp;nbsp;»&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;Ainsi, toutes les qualités des choses qui s'offrent à nos sens sont-elles des états affectifs inhérents au sujet. Il n'y aurait rien d'absurde, selon Hobbes, à ce qu'un homme éprouve ces affections une fois que le monde a disparu, après son anéantissement par Dieu. Dans cette fiction, l'esprit n'agit que sur des images, et c'est à elles qu'il donne des noms. Mais, remarque Hobbes, c'est aussi bien ce qui se produit lorsque le monde existe&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;dl&gt;&lt;dd&gt;«&amp;nbsp;Que nous calculions les grandeurs du ciel ou de la terre, ou leurs mouvements, nous ne montons pas dans le ciel, afin de le diviser en parties et de mesurer ses mouvements&amp;nbsp;; cela, nous le faisons bien tranquilles dans notre cabinet ou dans l'obscurité.&amp;nbsp;»&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;Ces images qui forment l'objet exclusif de nos pensées, peuvent être considérées de deux points de vue&amp;nbsp;: ce sont des accidents internes de l'esprit ou ce sont les espèces des choses extérieures en tant qu'elles paraissent exister. Le premier point de vue concerne la psychologie et les facultés de l'âme&amp;nbsp;; le second est objectif, puisque ces images de notre imagination composent le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auteur des &lt;i&gt;Éléments de la loi naturelle et politique&lt;/i&gt; en 1640, du &lt;i&gt;Citoyen&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;De Cive&lt;/i&gt;) en 1641 et du &lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt; en 1651, Thomas Hobbes est l'un des premiers philosophes contractualistes qui tente de refonder la légitimité du pouvoir des dirigeants sur autre chose que la religion ou la tradition. Son projet est de fonder l'ordre politique sur un pacte entre les individus, afin de faire de l'homme un acteur décisif dans l'édification de son propre monde social et politique. Sa réflexion politique est fondée sur son anthropologie, qui fait de l'homme un être mû principalement par la crainte et le désir. Il doit ainsi sortir de l'état primitif et fonder un état artificiel sur les bases de la raison&amp;nbsp;: c'est le passage de l'état de nature à l'état civil.&lt;br /&gt;Grand penseur de la souveraineté, Hobbes a opéré une révolution copernicienne par rapport à l'aristotélicisme, dominant dans la pensée scolastique, en faisant de l'état civil un état artificiel, issu du contrat social, et non un état naturel. Pour cela, il s’est approprié le langage de la «&amp;nbsp;loi naturelle&amp;nbsp;», au sens scolastique, pour défendre une thèse qui synthétise les deux principales positions qui s’y opposaient (la théorie des droits naturels, issue de Grotius et Pufendorf, et le conventionnalisme humaniste). Ainsi, bien qu'il ait pensé les droits naturels de l'individu, Hobbes s'apparente davantage au positivisme juridique qu'au jusnaturalisme. Jean-Jacques Rousseau héritera de cette position, ainsi que de plusieurs autres concernant la souveraineté, refusant, par contre, la théorie de la représentation (exposée en particulier au chapitre XVI sur la «&amp;nbsp;personne&amp;nbsp;», qui précède immédiatement le chapitre sur l'institution de l'État).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Hobbes, la psychologie est l'étude de la propagation de mouvements matériels qui agissent sur les dispositifs physiologiques nerveux et produisent les réactions et les attitudes. Il défend ainsi une position matérialiste, comparant, dans son introduction au &lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt;, le corps humain à une machine. Concernant l'origine de la connaissance, il défend une position empiriste: toute connaissance provient des sens et de l'expérience (chap. I du &lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt;).&lt;br /&gt;Il s'oppose à la conception traditionnelle du bonheur, qui en fait un état stationnaire, en l'envisageant de façon dynamique (chap. XI). Le bonheur, pour lui, ne s'oppose pas à un «&amp;nbsp;désir inquiet d'acquérir puissances après puissances&amp;nbsp;» (chap. XI), car seule cette course à la puissance permet de s'assurer que l'on conservera bien son être et ses biens. Ainsi, le &lt;i&gt;conatus&lt;/i&gt;, désir de conservation de soi-même, est immédiatement dynamique.&lt;br /&gt;Selon Hobbes, il n'y a pas de bien et de mal à l'état de nature, mais seulement à l'état civil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hobbes est un des premiers à imaginer un état de nature pré-existant à la société humaine, afin d'y déceler comment les hommes y agiraient sans puissance commune qui les maintienne en respect. C'est toutefois un état inventé, non réel. Thomas Hobbes se démarque ainsi nettement de la tradition politique qui reposait sur Aristote et Thomas d'Aquin, pour qui l'homme est un être naturellement politique.&lt;br /&gt;Thomas Hobbes, qui a longuement médité sur la &lt;i&gt;Politique&lt;/i&gt; d'Aristote, s'oppose à la tradition aristotélicienne. Pour Hobbes, l'homme est sociable non par nature, mais par accident. L’état de nature, c’est l’état de la «&amp;nbsp;guerre de tous contre tous&amp;nbsp;» (&lt;i&gt;Bellum omnium contra omnes&lt;/i&gt;). Hobbes dira (reprenant Plaute) que «&amp;nbsp;l’homme est un loup pour l’homme&amp;nbsp;» (&lt;i&gt;homo homini lupus&lt;/i&gt;). L’état de nature ne doit pas être compris comme la description d’une réalité historique, mais comme une fiction théorique. Il n'a peut-être jamais existé, mais il est une hypothèse philosophique féconde, une construction de l'esprit qui vise à comprendre ce que nous apporte l'existence sociale (&lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt;, XIII). Cet état représente ce que serait l'homme, abstraction faite de tout pouvoir politique, et par conséquent de toute loi. Dans cet état, les hommes sont gouvernés par le seul instinct de conservation - que Hobbes appelle «&amp;nbsp;conatus&amp;nbsp;» ou désir. Or, à l’état de nature, les hommes sont égaux, ce qui veut dire qu’ils ont les mêmes passions, les mêmes droits sur toutes choses, et les mêmes moyens - par ruse ou par alliance - d’y parvenir (&lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt;, XIII). Chacun désire légitimement ce qui est bon pour lui. Chacun essaie de se faire du bien et chacun est seul juge des moyens nécessaires pour y parvenir. C'est pourquoi bien souvent les hommes ont tendance à entrer en conflit les uns avec les autres pour obtenir ce qu'ils jugent bon pour eux.&lt;br /&gt;La puissance anarchique de la multitude domine à l'état de nature. Doué de raison, c’est-à-dire de la faculté de calculer et d’anticiper, l'homme prévoit le danger, et attaque avant d’être attaqué. L'homme le plus faible pourrait avec de la ruse l'emporter sur le plus fort (&lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt;, XIII). Chacun est donc persuadé d'être capable de l'emporter sur autrui et n'hésite pas à l'attaquer pour lui prendre ses biens. Des alliances éphémères se nouent pour l'emporter sur un individu. Mais à peine la victoire est-elle acquise que les vainqueurs se liguent les uns contre les autres pour bénéficier seuls du butin.&lt;br /&gt;Cette guerre est si atroce que l'humanité risque même de disparaître. A ceux qui penseraient que cette vision de l'humanité est pessimiste, Hobbes rétorque que même à l'état social où pourtant existent des lois, une police, des juges, néanmoins nous fermons à clef nos coffres et nos maisons de peur d'être détroussés (&lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt;, XIII). Or l'état de nature est sans loi, sans juge et sans police... C’est l’angoisse de la mort (la mort violente) qui, résultant de l'égalité naturelle, est responsable de l’état de guerre et fait peser sur la vie de tous une menace permanente. Cet état, fondamentalement mauvais, ne permet pas la prospérité, le commerce, la science, les arts, la société (&lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt;, XIII).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une humanité livrée à elle-même, sans l'ordre social aurait fini par disparaître. Ce qui va sauver l'homme c'est sa peur de mourir et son instinct de conservation. L'homme comprend que pour subsister, il n'y a pas d'autre solution que de sortir de l'état de nature. Ce sont les passions d'une part, la raison d'autre part, qui le poussent à sortir de l'état de nature. Du côté des passions, la peur de la mort, le désir des choses nécessaires à la vie et l'espoir de les obtenir par son travail motivent cette sortie hors de l'état de nature; du côté de la raison, celle-ci «&amp;nbsp;suggère les articles de paix adéquats, sur lesquels ils se mettront d'accord&amp;nbsp;», que Hobbes appelle «&amp;nbsp;lois de nature&amp;nbsp;» (à ne pas confondre avec le droit naturel). Cependant, pour Hobbes, cela ne signifie pas qu'il n'y pas de droit naturel&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;le droit naturel est la liberté que chacun a d'user de sa propre puissance, comme il le veut lui-même pour la préservation de sa propre nature, autrement dit de sa propre vie, c'est celui de préserver sa propre vie&amp;nbsp;», ce par tous les moyens qu'il juge bon.&lt;br /&gt;Les «&amp;nbsp;lois de nature&amp;nbsp;» (chap. XIV et XV) sont dictées par la raison, et conduisent à limiter le droit naturel de chacun sur toutes choses. La première et fondamentale loi de nature est qu'il faut rechercher la paix et ne rechercher le secours de la guerre que si la première est impossible à obtenir. Ces lois naturelles sont éternelles et immuables car elles reposent sur la rationalité. Mais elles doivent être appliquées par tous. Pour y arriver, dit Hobbes, il est nécessaire de renoncer à tous ses droits, car rien ne peut garantir l'application par tous de la loi naturelle. C'est là qu'intervient la &lt;b&gt;théorie du contrat social&lt;/b&gt; (Hobbes lui-même n'utilise pas cette expression précise).&lt;br /&gt;Ce qui va fonder &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; l'état civil, c'est un contrat passé entre les individus, qui permet de fonder la souveraineté. Par ce contrat, chacun transfère tous ses droits naturels, à l'exception des droits inaliénables, à une «&amp;nbsp;personne&amp;nbsp;» qui est appelée le Souverain, dépositaire de l'État, ou «&amp;nbsp;Léviathan&amp;nbsp;». Chacun devient alors «&amp;nbsp;sujet&amp;nbsp;» de ce Souverain, en devenant aussi «&amp;nbsp;auteur&amp;nbsp;» de tous les actes du souverain. Par ce contrat, la multitude des individus est ramenée à l'unité du souverain&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;Le seul moyen d'établir pareille puissance commune, capable de défendre les humains contre les invasions des étrangers et les préjudices commis aux uns par les autres, (...), est de rassembler toute leur puissance et toute leur force sur un homme ou une assemblée d'hommes qui peut, à la majorité des voix, ramener toutes leurs volontés à une seule volonté; ce qui revient à dire&amp;nbsp;: désigner un homme, ou une assemblée d'hommes, pour porter leur personne&amp;nbsp;; et chacun fait sienne et reconnaît être lui-même l'auteur de toute action accomplie ou causée par celui qui porte leur personne, et relevant de ces choses qui concernent la paix commune et la sécurité&amp;nbsp;; par là même, tous et chacun d'eux soumettent leurs volontés à sa volonté, et leurs jugements à son jugement. C'est plus que le consentement ou la concorde&amp;nbsp;: il s'agit d'une unité réelle de tous en une seule et même personne, faite par convention de chacun avec chacun, de telle manière que c'est comme si chaque individu devait dire à tout individu&amp;nbsp;: &lt;i&gt;j'autorise cet homme ou cette assemblée d'hommes, et je lui abandonne mon droit de me gouverner moi-même, à cette condition que tu lui abandonnes ton droit et autorises toutes ses actions de la même manière.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;Le contrat est plus qu'un simple consentement, car il vise à instaurer une «&amp;nbsp;puissance commune&amp;nbsp;» capable de tenir chacun en respect, en imposant le respect des conventions par la crainte du châtiment et de la sanction pénale. Chacun contracte avec chacun en vue de transférer ses droits à un Souverain qui les détiendra tous. Les seuls droits inaliénables sont ceux qui visent à protéger sa vie: on ne peut aliéner «&amp;nbsp;le droit de résister à ceux qui vous agressent pour vous ôter la vie&amp;nbsp;», non plus qu'à résister à ceux qui veulent vous emprisonner ou vous mettre dans les fers (chap. XIV).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De par sa puissance, le Souverain est ainsi la garantie que les hommes ne retomberont pas dans l'anarchie de l'état de nature&amp;nbsp;; et il mettra en application ce pour quoi il a été fait en promulguant des lois civiles auxquelles tous doivent se soumettre &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;De même que pour parvenir à la paix et grâce à celle-ci à leur propre conservation, les humains ont fabriqué un homme artificiel, que nous appelons un état, de même ils ont fabriqué des chaînes artificielles appelées lois civiles&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;. Le Souverain a donc pour fin la conservation des individus.&lt;br /&gt;Or, «&amp;nbsp;la loi de nature et la loi civile se contiennent l'une l'autre et sont d'égale étendue&amp;nbsp;» (chap. XXVI): c'est en effet la puissance souveraine qui, par la contrainte, permet de faire des lois de nature des véritables lois&amp;nbsp;; auparavant, ce ne sont que «&amp;nbsp;des qualités qui disposent les humains à la paix et à l'obéissance&amp;nbsp;» (chap. XXVI). Ainsi, c'est le droit positif qui, rassemblant lois de nature et lois civiles, dicte ce qui est le juste et l'injuste, le bien et le mal, lesquels n'existent pas à l'état de nature (chap. XIII et XXVI). Pour cette raison, Hobbes est considéré comme fondateur du positivisme juridique, par contraste avec les tenants du jusnaturalisme. Il partage aussi ce qu'on pourrait appeler, selon les termes de John Austin, une théorie du droit en tant que commandement appuyé par la menace d'une sanction; la loi est l'expression de la volonté du souverain en ce qui concerne le juste et l'injuste (&lt;i&gt;right&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;wrong&lt;/i&gt;) (XXVI).&lt;br /&gt;Enfin, bien que Hobbes a souvent été présenté comme un penseur légitimant la monarchie absolue, et qu'il fait en effet l'éloge de la monarchie par rapport à l'aristocratie ou à la démocratie (chap. XIX), il a toutefois aussi théorisé des limites au pouvoir. Il précise d'abord que «&amp;nbsp;la différence entre ces trois types d'Etat [monarchie, aristocratie et démocratie] ne consiste pas en une différence quant à la puissance, mais en une différence quant à la capacité ou aptitude à procurer la paix et la sécurité au peuple&amp;nbsp;» (chap. XIX). Quel que soit le régime politique, la souveraineté a la même puissance.&lt;br /&gt;D'autre part, les limites au pouvoir sont de deux types: celles qui proviennent des droits naturels inaliénables, et celles qui proviennent des lois naturelles (décrites au chap. XIV et XV). Hobbes distingue le &lt;i&gt;droit&lt;/i&gt;, qui consiste en «&amp;nbsp;la liberté de faire ou de ne pas faire&amp;nbsp;» (liberté qu'il définit elle-même par «&amp;nbsp;l'absence d'entraves extérieures&amp;nbsp;»), de la &lt;i&gt;loi&lt;/i&gt;, qui «&amp;nbsp;détermine et contraint dans un sens ou dans l'autre, en sorte que la loi et le droit diffèrent autant que l'obligation et la liberté, et se contredisent s'ils sont appliqués à un même objet&amp;nbsp;» (chap. XIV). Il distingue ensuite entre la liberté naturelle, qui ne s'oppose pas à la nécessité (ni à la peur) et qui consiste à n'empêcher de faire ce que l'on veut faire, et la «&amp;nbsp;liberté des sujets&amp;nbsp;», ou liberté civile (chap. XXI).&lt;br /&gt;La liberté civile réside uniquement dans le «&amp;nbsp;silence de la loi&amp;nbsp;»: c'est la liberté de faire tout ce que la loi n'interdit pas (chap. XXI). Mais les lois elles-mêmes sont limitées par le «&amp;nbsp;droit naturel&amp;nbsp;», c'est-à-dire par la liberté ou puissance de chacun (conception proche de celle de Spinoza). Ainsi nul n'a d'obligation de se soumettre à l'emprisonnement ou à la peine de mort (chap. XXI): en ce cas, chacun a la «&amp;nbsp;liberté de désobéir&amp;nbsp;» et le droit de résister par la force. «&amp;nbsp;Nul n'est contraint&amp;nbsp;», non plus, «&amp;nbsp;de s'accuser soi-même&amp;nbsp;» (chap. XXI, et XIV). Les lois naturelles (qui sont contenues dans les lois civiles et ont la même extension, cf. XXI) empêchent non seulement de s'accuser soi-même, mais prohibent aussi l'usage de témoignage obtenus sous la torture (XXI). Enfin, dans le chapitre sur les crimes et les châtiments (XXVII et XVIII), Hobbes laisse une place à quelques principes qui font aujourd'hui partie de ce qu'on appelle l'«&amp;nbsp;État de droit&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: principe de connaissance de la loi; principe de non-rétroactivité; si la peine est plus grande que ce que la loi a prescrit, il ne s'agit plus d'un châtiment, mais d'un acte d'hostilité; de même, en cas de détention préventive, «&amp;nbsp;tout mal subi par celui qui est dans les fers ou entravé, au-delà de ce qui est nécessaire pour le garder à vue, et avant que sa cause ne soit entendue, est contraire à la loi de nature&amp;nbsp;» (chap. XXVIII); la punition des sujets innocents est aussi contraire à la loi de nature (XXVIII). De façon générale, toute peine qui ne vise pas à favoriser l'obéissance des sujets n'est pas une peine, mais un acte d'hostilité (la vengeance, par exemple, ne peut pas être une sanction pénale; chap. XVIII). Et tout acte d'hostilité conduit à légitimer la résistance des sujets, qui deviennent &lt;i&gt;de facto&lt;/i&gt; ennemis de l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pouvoir Souverain, qui décide des lois, des récompenses ou des punitions, en vue de la conservation de chacun et de permettre à chacun de conserver sa propriété privée et de contracter avec d'autres individus, auquel tous les individus sont soumis, reste toutefois fragile&amp;nbsp;: le Leviathan est un "&lt;i&gt;dieu mortel&lt;/i&gt;". Les causes de dissolution sont les suivantes :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;L'imperfection de leurs institutions&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l'absence de pouvoir vraiment absolu&lt;/li&gt;&lt;li&gt;le jugement privé de chacun sur ce qui est bon ou mal&lt;/li&gt;&lt;li&gt;des mauvais préjugés contre le pouvoir&lt;/li&gt;&lt;li&gt;prétendre être inspiré divinement&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l'assujetissement de la puissance souveraine aux lois civiles&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l'attribution à des sujets d'une propriété absolue&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la guerre avec les nations voisines&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l'émancipation du religieux de la sphère publique&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Hobbes a entièrement conscience du problème théologico-politique, c'est-à-dire des problèmes et des interférences souvent néfastes entre la sphère religieuse (chrétienne) et la sphère politique. Notamment parce qu'il a connu lui-même les guerres de religion en Angleterre. C'est ainsi qu'il consacre pratiquement la moitié de son oeuvre politique à la question religieuse.&lt;br /&gt;Le pouvoir ecclésiastique n'est que le pouvoir d'enseigner. Il ne peut donc pas se permettre d'imposer des règles de lui-même aux individus. C'est la religion catholique qui est clairement visée par Hobbes, car elle est une sphère de pouvoir autonome et crée une dualité entre le pouvoir souverain civil et le pouvoir ecclésiastique, entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Hobbes résout le problème en subordonnant le pouvoir religieux au pouvoir politique. Ainsi c'est le Souverain qui doit décider des questions religieuses et tous doivent lui obéir&lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;Dieu parle par ses vices-dieux - ou lieutenants -ici sur terre, c'est-à-dire par les rois souverains&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;. De plus, puisque le Souverain est institué par la volonté de tous, et doit faire respecter les lois de nature, qui sont de Dieu, il n'y a pas d'opposition flagrante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hobbes est encore très présent aujourd'hui. On peut même l'opposer à Rousseau dans les conflits politiques liés à l'application de la souveraineté démocratique. Il est reconnu comme étant le penseur d'une bourgeoisie éclairée de pouvoir, puisque amené à résumer parfois les contraintes politiques ainsi&amp;nbsp;: faire le bien de la société civile parfois malgré elle. Si l'homme emboîté dans les contraintes des destinées communes vient à protester contre ceux qui les commandent, il faudra juger de la recevabilité de ses griefs au regard des impératifs devant mener au développement de la société chaque jour renouvelée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h3 class="modifiedSectionTitle"&gt;&lt;span class="mw-headline" id="Textes_et_traductions"&gt;Textes et traductions&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;A short tract on First Principles&lt;/i&gt;, (1630), British Museum, Harleian MS 6796, ff. 297-308&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Court traité des premiers principes&lt;/i&gt;, textes, traduction et commentaire par J. Bernhardt, Paris, PUF, 1988.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;De principiis&lt;/i&gt;, (1638-1639), National Library of Wales, Aberystwyth, MS 5297&amp;nbsp;; publié par J. Jacquot et H.W. Jones en Appendice II de la Critique du «&amp;nbsp;De Mundo&amp;nbsp;» de Thomas White, 449-460&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;De principiis. Notes de Herbert de Cherbury sur une version ancienne de De Corpore&amp;nbsp;», traduction, introduction et notes par L. Borot, in Philosophie, n°23, été 1989, 3-21.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;The Elements of Law Natural and Politic&lt;/i&gt;. (1640), EW IV 1-228&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Éléments de loi&lt;/i&gt;, traduction d'Arnaud Milanese, Paris, Allia, 2006, 345 p., avec notes bibliographiques, bibliographie et glossaire&lt;small&gt;(ISBN&amp;nbsp;&lt;span class="nowrap"&gt;2-84485-194-0&lt;/span&gt;)&lt;/small&gt; (publié avec &lt;i&gt;Sur la vie et l'histoire de Thucydide&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Court traité des premiers principes&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;De Corpore à l'époque des Elements of law&lt;/i&gt;).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Tractatus opticus&lt;/i&gt; I, (1640, publié en 1644 par Mersenne dans ses Cogita physico-mathematica), OL V, 217-248.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Objectiones ad Cartesii meditationes, Objectiones tertiae&lt;/i&gt;, (1641), in &lt;i&gt;Œuvres de Descartes&lt;/i&gt;,AT, IX-1, 133-152 et OL V, 249-274.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;De Cive&lt;/i&gt; (1642-1647), édition critique par H. Warrender, original latin et traduction anglaise, Oxford, Clarendon Press, 1983.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Critique du «&amp;nbsp;De Mundo&amp;nbsp;» de Thomas White&lt;/i&gt;, (1643, introduction, texte critique et notes par J. Jacquot et H.W. Jones, Paris, Vrin-CNRS, 1973.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Logica, Ex T.H. et Philosophia prima. Ex T.H&lt;/i&gt;. (1644-1645), &lt;i&gt;Chatsworth MS A. 10&lt;/i&gt;, publié par J. Jacquot et H.W. Jones en Appendice III de la&lt;i&gt;Critique du «&amp;nbsp;De Mundo&amp;nbsp;» de Thomas White&lt;/i&gt;, 461-513.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Of Liberty and Necessity&lt;/i&gt;, (1645, publié sans l’accord de Hobbes en 1654), EW IV, 229-278&amp;nbsp;; &lt;i&gt;De la liberté et de la nécessité&lt;/i&gt;, traduction et notes par F. Lessay, in Ouvres traduites, T. XI-1, Paris, Vrin, 1993, 29-118.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Human Nature, or the Fundamental Elements of Policy. Being a discovery of the faculties, acts and passions of the soul of man, from their original causes, according to such philosophical principles as are not commonly known or asserted&lt;/i&gt; (1650)&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;De la Nature Humaine, ou Exposition des facultés, des actions &amp;amp; des passions de l'âme, &amp;amp; de leurs causes déduites d'après des principes philosophiques qui ne sont communément ni reçus ni connus.&lt;/i&gt; (1772) Londres, traduit par le Baron d'Holbach. (1971) Paris, Vrin.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;De Corpore Politico or the Elements of Law Moral and Politick, with discouses upon several Heads as&amp;nbsp;: of the law of nature, of oaths and covenants&amp;nbsp;; of several kinds of government, with the changes and revolutions of them.&lt;/i&gt; (1650)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Léviathan&lt;/i&gt; (1651, en anglais), édition de C.B. Macpherson, Pelican Classics, Penguin Books, 1968, 1981&amp;nbsp;; (1668 en latin), OL III&amp;nbsp;; &lt;i&gt;Leviathan&lt;/i&gt;, introduction, traduction et notes par F. Tricaud, Paris, Sirey, 1971 ou encore la traduction de M. Pécharman sur base de celle de F. Tricaud aux éditions Vrin, «&amp;nbsp;Bibliothèque des Textes Philosophiques&amp;nbsp;». 560 p., 13,5 × 21,5 cm. ISBN&amp;nbsp;: 978-2-7116-1744-9; traduction Gérard Mairet aux éd. Gallimard, 2000.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;De Corpore&lt;/i&gt;, (1655), OL I Nous citons ce texte d’après notre traduction.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;The questions concerning Liverty, Necessity and Chance&lt;/i&gt;, (1656), EW V 1-455.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Six Lessons to the Professors of the Mathematics&lt;/i&gt; (1656), EW VII, 181-356.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;De Homine&lt;/i&gt; (1658), OL II, 1-32&amp;nbsp;; Traité de l’homme, traduction et commentaire par P.M. Maurin, Paris, Blanchard, 1974.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Examinatio et emendatio mathematicae hodiernae&lt;/i&gt;, (1660), OL IV, 1-232.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Belemoth, or the Long Parliament&lt;/i&gt;, (1660-1668 publié à titre posthume en 1682), éd. T. Tönnies, revue par M.M. Goldsmith, Londres, F. Cass, 1969&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Béhémoth ou le long parlement&lt;/i&gt;, introduction, traduction et notes par L. Borot, Œuvres traduites, T. IX, Paris, Vrin, 1990.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Historia ecclesiastica carmine elegiaco concinnata&lt;/i&gt; (1660, publié à titre posthume en 1688), OL V, 341-408.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Dialogus physicus de natura aeris&lt;/i&gt;, (1661), OL V, 341-408.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;A Dialogue between a Philosopher and a Student of the Common Laws of England&lt;/i&gt; (1666), édition critique par J. Cropsey, Chicago et Londres, University of Chicago Press, 1971&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Dialogue entre un philosophe et un légiste des common-laws d’Angleterre&lt;/i&gt;, introduction, traduction et notes par L. et P. Carrive, Œuvres traduites, T.X. Paris, Vrin, 1990.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;An Historical Narration concerning Heresy, and the Punishment thereof&lt;/i&gt;, (1666), EW IV 385-408&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Relation historique touchant l’hérésie et son châtiment&lt;/i&gt;, introduction, traduction et notes par F. Lessay, in &lt;i&gt;Hérésie et histoire&lt;/i&gt;, Œuvres traduites. T. XII-1, Paris, Vrin, 1993, 17-55.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;An Answer to a Book Published by Dr. Bramhall, late Bishop of Derryn Called the «&amp;nbsp;Catching of the Leviathan&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, (1667/8, publié à titre posthume en 1682), EW IV, 279-384 .&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;Réponse à un livre publié par le Docteur Bramhall, feu évêque de Derry, intitulé «&amp;nbsp;La capture de Léviathan&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, introduction, traduction et notes par F. Lessay, in &lt;i&gt;De la liberté et de la nécessité&lt;/i&gt;, Œuvres traduites, T. XI-1, Paris, Vrin, 1993, 121-261.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-2909004944574809201?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/2909004944574809201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/2909004944574809201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/09/le-reve-chez-thomas-hobbes-thomas.html' title=''/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-4407146255610657398</id><published>2011-09-13T09:00:00.001+02:00</published><updated>2011-09-13T09:01:12.890+02:00</updated><title type='text'>Le rêve chez Montaigne</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://1.gvt0.com/vi/BD6quh97id0/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/BD6quh97id0&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/BD6quh97id0&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;On trouve chez Montaigne trois arguments du doute qu'on retrouvera chez Descartes&amp;nbsp;: l'erreur des sens, l'argument de la folie, l'argument du rêve.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;table&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&lt;img height="153" src="http://sos.philosophie.free.fr/montaign.jpg" width="126" /&gt;&lt;/td&gt;   &lt;td&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;  Montaigne est l'homme d'un seul  livre mais quel livre ! Il n'est pas un philosophe mineur mais inaugure  la philosophie française, celle qui dit &lt;i&gt;je&lt;/i&gt;, celle qui part du sujet. On retrouvera cette manière chez Pascal, Descartes, Alain. &lt;i&gt;Les Essais&lt;/i&gt; ne sont pas seulement une autobiographie mais le monument philosophique français de la Renaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;Les sources de sa pensée. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt; &lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=4246306264678158086&amp;amp;postID=4407146255610657398&amp;amp;from=pencil" name="humanism"&gt;&lt;/a&gt;Montaigne est d'abord un héritier de &lt;i&gt;l'humanisme&lt;/i&gt;,  ce mouvement d'idées qui culmina en Europe au XVI°s, et qui place  au-dessus de toutes les valeurs la personne humaine et la dignité de  l'individu. L'humanisme en tant que mouvement visant à renouer avec  certaines valeurs de l'Antiquité fait partie intégrante de la  Renaissance.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=4246306264678158086&amp;amp;postID=4407146255610657398&amp;amp;from=pencil" name="sceptici"&gt;&lt;/a&gt;Montaigne est aussi considéré comme un sceptique.  Rappelons que le scepticisme est une école de l'antiquité fondée par  Pyrrhon d'Elis. Enfin, Montaigne a lu Sénèque et Plutarque, Lucrèce et la plupart des auteurs anciens.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt; font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;La vie de Montaigne. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt; Michel Eyquem de Montaigne naît dans le château du même nom en  Dordogne, le 28 février 1533. Son père, Pierre Eyquem est prévôt de  Bordeaux, ville dont il sera le maire de 1554 à 1556. Sa mère,  Antoinette de Louppes est issue d'une riche famille de juifs espagnols  convertis au catholicisme.&lt;br /&gt;Le jeune Montaigne est confié à un précepteur allemand qui lui parle  exclusivement en latin. Il entre en 1539 au collège de Guyenne, à  Bordeaux, puis fait son droit à l'université de Toulouse.&lt;br /&gt;En 1554, il est nommé conseiller à la cour des Aides de Périgueux puis,  en 1557, au parlement de Bordeaux. C'est là qu'il rencontre, en 1558,  Etienne de la Boétie avec qui il se lie d'une profonde amitié,&lt;i&gt; "parce que c'était lui, parce que c'était moi"&lt;/i&gt;. Ce dernier meurt en août 1563.&lt;br /&gt;Le 25 septembre 1565, Montaigne épouse Françoise de la Chassagne (dont  il eut cinq filles dont une seule survivra) et, en 1568, à la mort de  son père, devient seigneur de Montaigne. Il vend alors sa charge de  conseiller au parlement de Bordeaux et se rend à Paris pour publier les  écrits de la Boétie. En 1571, il est nommé gentilhomme de la chambre du roi. &lt;br /&gt;&lt;img align="left" src="http://sos.philosophie.free.fr/images%5Clibmont.jpg" /&gt;En 1572, commence la rédaction des &lt;i&gt;Essais&lt;/i&gt;, retiré dans sa &lt;i&gt;"librairie"&lt;/i&gt;, c'est à dire sa bibliothèque. Le livre veut d'abord être le&lt;i&gt; "tombeau" &lt;/i&gt;de l'ami disparu.&lt;br /&gt;En 1574, Montaigne est chargé d'une mission auprès du parlement de  Bordeaux et en 1577 devient gentilhomme de la Chambre du roi de Navarre,  futur Henri IV. En 1578, il ressent les premières atteintes de la  maladie de la pierre (la gravelle), dont il souffrira le reste de sa  vie. En 1580, sont publiés les deux premiers livres des &lt;i&gt;Essais&lt;/i&gt;.  Il tente de se soigner dans différentes villes d'eau de France,  d'Allemagne et d'Italie. C'est dans ce dernier pays qu'il apprend, en  1581, qu'il vient d'être élu maire de Bordeaux. Il rentre chez lui et  écrit son &lt;i&gt;Journal de voyage&lt;/i&gt;.   Montaigne exerce sa fonction de  maire de 1581 à 1585, année où la peste ravageant la ville le contraint à  fuir son château. Entre temps, il sert de médiateur entre Henri de  Navarre et le roi. &lt;br /&gt;En 1588, Montaigne se rend à Paris pour faire paraître la seconde édition des &lt;i&gt;Essais&lt;/i&gt; y ajoutant un troisième livre. Il rencontre Marie de Gournay qu'il appellera sa &lt;i&gt;"fille d'alliance"&lt;/i&gt;.  Emprisonné à la Bastille par les Ligueurs, il est libéré le soir même  sur l'ordre de Catherine de Médicis. Revenu à son château, il mène une  vie sédentaire et lit les auteurs anciens.&lt;br /&gt;Il meurt le 13 septembre 1592. En 1595, paraît une édition posthume des &lt;i&gt;Essais&lt;/i&gt;, édition due à Mademoiselle de Gournay.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;h2 style="font-weight: normal;"&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;Apport conceptuel. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt; Y a-t-il une philosophie de Montaigne ? La question n'est pas si simple car &lt;i&gt;Les Essais&lt;/i&gt;  constituent une œuvre diverse et dispersée. Ce n'est pas seulement une  autobiographie. On y trouve de nombreuses considérations sur la  politique, l'histoire, la religion.&lt;br /&gt;Montaigne est surtout considéré comme une figure du scepticisme. La  raison semble impuissante à connaître et ceci malgré l'orgueil humain.  Il témoigne ainsi de la crise de la Renaissance qui remet en cause les  connaissances traditionnelles avant la naissance des sciences modernes.  Montaigne doute et ne prétend jamais proposer de vérité assurée mais  seulement un témoignage subjectif. Sa philosophie est recherche,  exercice d'une raison délivrée de ses illusions. Il souligne  l'arbitraire et la contingence des lois et des coutumes non pour inciter  à la révolte mais pour conclure que chacun doit observer les lois de  son pays. De même chacun doit suivre la religion de son pays. Puisque  Dieu est incompréhensible, seule la réalité sociale de la religion doit  être prise en compte.&lt;br /&gt;Il est cependant le défenseur d'une éducation moderne qui doit  développer les facultés de l'enfant sans inculquer des connaissances  inutiles. Il est aussi celui qui défend les indigènes et est le premier à  dénoncer les carnages commis par les Espagnols dans le Nouveau Monde.  Il défend la tolérance religieuse. C'est une raison critique, laïque et  donc moderne qui transparaît dans &lt;i&gt;Les Essais&lt;/i&gt;. Enfin Montaigne défend l'amitié et annonce la découverte de la subjectivité que théorisera Descartes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;Les principales œuvres. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;span style="font-family: commscripttt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;  Outre les &lt;i&gt;Essais&lt;/i&gt;, Montaigne a écrit un &lt;i&gt;Journal de voyage&lt;/i&gt; qu'il ne comptait d'ailleurs pas publier et qui le fut à titre posthume et, une traduction de la &lt;i&gt;théologie naturelle&lt;/i&gt; de Raymond Sebond, traduction effectuée à la demande de son père.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-4407146255610657398?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/4407146255610657398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/4407146255610657398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/09/le-reve-chez-montaigne.html' title='Le rêve chez Montaigne'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-7811582009770245773</id><published>2011-09-08T07:09:00.001+02:00</published><updated>2011-09-08T19:11:08.324+02:00</updated><title type='text'>Le rêve : généralités</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;Le rêve désigne un ensemble de phénomènes psychiques éprouvés au cours du sommeil.  Au réveil, le souvenir du rêve est souvent lacunaire, parfois  inexistant. Il est cependant possible d’entraîner la remémoration  onirique. Les rêves sont les plus élaborés pendant les phases de sommeil  paradoxal.&lt;br /&gt;Au cours de l’Histoire, différents domaines de la connaissance se  sont intéressés au rêve, y cherchant du sens ou une fonction. Au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;  siècle, le psychanalyste Sigmund Freud voit dans le rêve  l’accomplissement d’un désir. Pour Carl Gustav Jung, le rêve a pour rôle  de rétablir l’équilibre du psychisme. Depuis les années 1950, la  neurophysiologie a pour objet l’étude descriptive et fonctionnelle du  cerveau qui rêve. Mais il n’y a, à ce jour, aucune certitude  scientifique quant à l’utilité objective du rêve.&lt;br /&gt;Le rêve se distingue de l’hallucination et de la rêverie qui, eux, sont vécus à l’état éveillé. Le nom scientifique de l’étude des rêves est l’onirologie.&lt;br /&gt;Depuis la nuit des temps, l’homme est intrigué par ses rêves et tente  d'expliquer leur existence. Comme il a également remarqué très tôt que  tous les rêves ne se ressemblent pas, ses explications vont de “sans  importance, il ne s’agit que d’une réminiscence du jour précédent" à “un  message divin” en passant par la perception des images des rêves comme  symboles qui prédiraient l’avenir si on savait les interpréter. La  partie historique de l’article montre que toutes ces approches se  retrouvent régulièrement au cours de l’histoire de l’humanité.&lt;br /&gt;A partir du &lt;abbr class="abbr" title="Dix-neuvième"&gt;XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;/abbr&gt; siècle de nouvelles idées voient le jour, qui aboutissent depuis une centaine d’années à deux approches différentes&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Des explications psychologiques qui partent du principe que le rêve  est intimement lié à la vie du rêveur et que l’interprétation de ses  rêves pourra l’aider à mieux se comprendre;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une approche par les sciences exactes, plus particulièrement par les neurosciences, qui cherchent la réponse à la question “pourquoi rêvons-nous?” par l’étude du cerveau pendant le sommeil.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Comme l’étude du cerveau a montré que beaucoup de personnes se souviennent de leurs rêves si on les réveille pendant le sommeil paradoxal et que le sommeil paradoxal existe chez les mammifères placentaires, les marsupiaux et les oiseaux, on en a conclu qu’ils doivent manifester une activité onirique.&lt;br /&gt;La croyance à l'origine divine des songes est universelle. Des découvertes archéologiques prouvent que les Égyptiens de la Xe dynastie croyaient déjà qu'un rêve pouvait révéler l'avenir et avaient recours à des clés des songes. Le songe comme message divin existe également dans la mythologie grecque, à travers les rêves que Zeus envoie à Agamemnon ou les visions qu'accorde Apollon à Delphes, notamment à Oreste. Dans l'orphisme et l'école de Pythagore  on enseigne que la communication avec le Ciel s'effectue uniquement  pendant le sommeil, moment où l'âme s'éveille, doctrine identique qu'on  retrouve chez les écrivains juifs et arabes du Moyen Âge. Ibn Khaldoun  évoque la pratique ritualisée des rêves mantiques chez les musulmans.  L'oniromancie babylonienne n'avait rien à apprendre de la Grèce. Le  songe prophétique est bien connu chez les Sémites, ce dont témoigne l'Ancien Testament. On s'intéressait déjà aux rêves à Sumer vers -3000, et dans l'Égypte ancienne (-2500). &lt;br /&gt;Le rêve est également d'importance au sein des chamanismes. La croyance la plus répandue chez tous les peuples sibériens est que la vie du corps dépend de l'âme.  Gardant une certaine autonomie, elle peut s'évader pendant la phase du  sommeil, et le rêve témoigne de cette évasion. Cette absence temporaire  est sans danger, à condition qu'on ne réveille pas brutalement quelqu'un  qui dort. Chez les Xant-Mansi, on dessine un &lt;i&gt;tétras&lt;/i&gt; sur les berceaux des nourrissons afin que l'âme de celui-ci ne s'en aille pas trop loin. Si elle se fait prendre par les esprits,  la mort est inéluctable, à moins que le chaman n'intervienne. Cette  absence d'âme peut aussi être attribuée à d'autres états proches du rêve  comme l'ivresse et la maladie, la folie aussi. Dans les sociétés chamaniques,  certains types de rêves vont apporter de la chance au chasseur. S'il  rêve de la fille de l'esprit de la Forêt (et des Eaux aussi pour les  Selkup), c'est-à-dire du donneur de gibier (donneur de chance), sa  chasse sera couronnée de succès par exemple. La fille de l'esprit de la  Forêt peut apparaître différente à chaque rêve, en vertu de la &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;pluralité d'entités particulières, localisées&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;. Les chamans sibériens voient aussi en rêve l'élan ou le renne  dont la peau va lui servir à confectionner son tambour. Le rêve lui  permet de savoir où le trouver et comment le reconnaître. Il ne lui  restera plus qu'à faire part de ces renseignements au chasseur pour que  celui-ci aille le tuer. Cette recherche peut durer une année entière.  Certains types de rêves s'inscrivent dans le cadre de l'initiation  également. Ils se produisent d'ailleurs souvent pendant une maladie.  Dans ces rêves, il existe des thèmes récurrents&amp;nbsp;: rencontres avec des  figures divines (Dame des Eaux, Seigneur des Enfers, Dame des animaux),  esprits-guides, révélations sur les maladies et leur traitement,  dépeçage et découpage du corps du chaman.  On connaît de nombreuses sociétés "à rêves", c'est-à-dire des peuples  pour lesquels le rêve revêt une importance particulière. c'est le cas  des Mohave d'Arizona (largement décrits par Devereux) ou encore des  Zapara (voir les articles ou ouvrage de Bilhaut) d'Amazonie  équatorienne, moins connus du grand public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la mythologie grecque,les songes ont leurs propres divinités, les Oneiroi, la plus connue est Morphée, dieu des rêves prophétiques.&lt;br /&gt;Aussi bien les philosophes que les médecins grecques se sont  intéressés aux rêves et leurs sens. Ils y ont répondu de manière  différentes allant d'un événement sans conséquences (Aristote) à l'aide  au diagnostique d'une maladie (Hippocrate) ou encore d'un outil de  divination.&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Suivant Platon (428 - 427 av. J.-C.), Socrate (&lt;span class="romain"&gt;V&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;siècle &lt;abbr class="abbr" title="avant Jésus-Christ"&gt;av.&amp;nbsp;J.‑C.&lt;/abbr&gt;) définit le rêve comme un lieu où les désirs honteux, réprimés le jour, se réalisent.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le médecin grec Hippocrate (460 av. J.-C.-370 av. J.-C.) est l'auteur du &lt;i&gt;Traité d'hygiène d'Hippocrate ou l'Art de prévoir les maladies du corps humain par l'état du sommeil&lt;/i&gt;.  Suivant l'état du soleil, de la lune ou des astres vus en rêve,  Hippocrate disait savoir si le sujet était en bonne santé, ou au  contraire malade. Les rêves avaient qualité de prodromes concernant  l'état de santé d'une personne. Le traité étudie aussi les rapports  entre les contenus oniriques et les diverses maladies. Ainsi, voir en  rêve une mer agitée pronostique l'affection du ventre&amp;nbsp;; voir du rouge  témoigne d'une surabondance de sang, etc.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Aristote (-384 à -322) traite les rêves dans son &lt;i&gt;Petits Traités d’histoire naturelle (titre latin&amp;nbsp;: Parva naturalia)&lt;/i&gt;. Il les considère comme un phénomène somatique lié au vécu de la journée.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Artémidore de Daldis développe un système d'interprétation des rêves très élaboré au &lt;span class="romain"&gt;II&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;siècle &lt;abbr class="abbr" title="avant Jésus-Christ"&gt;av.&amp;nbsp;J.‑C.&lt;/abbr&gt; dans l’&lt;i&gt;Onirocriticon&lt;/i&gt; (&lt;span class="lang-grc" lang="grc"&gt;Ỏνειροκριτικόν&lt;/span&gt;).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="detail"&gt;&lt;/div&gt;L'incubation, du latin &lt;span class="lang-la" lang="la"&gt;&lt;i&gt;incubatio&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;  (sommeil du temple en latin) signifie «&amp;nbsp;dormir dans le sanctuaire&amp;nbsp;» se  pratiquait dans des grottes. Dans l'incubation thérapeutique, les  malades se rendaient dans un temple dédié au dieu de la médecine et  s'étendaient sur une peau d'animal, dans l'adyton,  pour y dormir, après avoir reçu les instructions des prêtres leur  recommandant d'être particulièrement attentifs à l'aspect qu'aurait le  visage du dieu si celui-ci leur apparaissait en rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="detail"&gt;Les références aux songes (&lt;span class="lang-la" lang="la"&gt;&lt;i&gt;somnium&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;) et aux visions (&lt;span class="lang-la" lang="la"&gt;&lt;i&gt;visio&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;) prophétiques occupent une place importante dans l'Ancien et le Nouveau Testament. Le rêve est en effet un instrument privilégié du divin pour communiquer avec les hommes&amp;nbsp;: &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;S'il y a parmi vous un prophète, c'est en vision que je me révèle à lui, c'est dans un songe que je lui parle&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;.  Bien que les visions ne soient pas subordonnées au sommeil, comme c'est  le cas dans les songes, il n'est pas toujours aisé de différencier les  deux dans les textes bibliques. La prophétie est cependant contraignante  et expose le prophète. Inversement, lorsque la prophétie fait défaut, les songes ne sont plus habités par Dieu&amp;nbsp;: ainsi Saül se plaint &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;Et Dieu m'a abandonné et ne me répond plus, ni par les prophètes ni par les songes&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="detail"&gt;Selon Maïmonide,  toutes les prophéties et manifestations révélées aux prophètes se font  en songe ou en vision, apportées ou non par un ange, que les voies et  moyens utilisés soient mentionnés ou non. Selon lui, les révélations  s'obtiennent dans une vision, et le prophète en saisit la signification  dès son réveil. Les prophètes sont les interlocuteurs privilégiés de  Dieu, ils sont choisis par Lui. L'état de sommeil permet la suppression  des sens corporels, et c'est une des théories fournie par Maïmonide pour  expliquer la réception de l'émanation envoyée par Dieu. Sur la base  d'une faculté imaginative très développée, la prophétie est une  perfection acquise, mais qui peut être troublée par la tristesse, la  colère et la fatigue. D'après lui, Moïse seul fit exception à la règle qui veut que Dieu communique sa volonté à ses prophètes par les songes et les visions&amp;nbsp;: &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;Il  n'en est pas ainsi de mon serviteur Moïse, toute ma maison lui est  confiée. Je lui parle face à face dans l'évidence, non en énigmes&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;.  Bien que les songes ordinaires soient considérés comme des vanités,  trompeurs et impurs, dans la vision apocalyptique du livre de Joël, la  descente sur terre de l'Esprit se répandra sur tous&amp;nbsp;: &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens auront des songes, vos jeunes gens des visions&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;. La loi biblique récuse pourtant la divination par les songes&amp;nbsp;: &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;Vous ne pratiquerez ni divination ni incantation&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;. Le &lt;i&gt;Deutéronome&lt;/i&gt; ordonne de se méfier des faux prophètes&amp;nbsp;: &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;Si  quelque prophète ou faiseur de songes surgit [...] tu n'écouteras pas  les paroles de ce prophète ni les songes de ce songeur&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;. Jérémie y consacre également un livret,  et il revient sur ce sujet au ch. 29, v. 8 et 9&amp;nbsp;: "Car ainsi parle  Yahweh&amp;nbsp;: Ne vous laissez pas séduire par vos prophètes qui sont au  milieu de vous, ni par vos devins, et &lt;i&gt;n’écoutez pas les songes que vous vous donnez.&lt;/i&gt; C’est faussement qu’ils vous prophétisent en mon nom&amp;nbsp;; je ne les ai pas envoyés, dit Yahweh." &lt;/div&gt;Pour l'Arabe Ibn Khaldoun,  il y avait deux types de songes pour rendre compte des écritures  saintes&amp;nbsp;: le «&amp;nbsp;songe véridique&amp;nbsp;» qui est une révélation évidente de la  présence divine et le «&amp;nbsp;songe ordinaire&amp;nbsp;» qui nécessite un effort de  remémoration et une interprétation. Pour le philosophe et exégète, les  songes de réelle et totale importance viennent de Dieu et ceux qui  demandent à être interprétés viennent des anges. Youssouf,  fils de Jacob, est décrit comme connaissant la manière d'interpréter  les songes. Ce talent lui servira à sortir de la prison dans laquelle il  sera enfermé puis à interpréter le songe de pharaon, ce qui lui  permettra de devenir gérant des récoltes dans l'administration  égyptienne.&lt;br /&gt;Provenant d'originaux byzantins, les traductions latines de l’ &lt;i&gt;Achmetis Oneirocriticon&lt;/i&gt; (X&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle) et de la &lt;i&gt;Clef des songes&lt;/i&gt; du Pseudo-Daniel (VII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle), tout en étant dans une continuité avec la conception chrétienne antique, permettent au pouvoir royal de s'affirmer. Ils établissent notamment une correspondance du macrocosme et du microcosme. &lt;br /&gt;Pape en 590, Grégoire le Grand  distingue trois grands types de rêves&amp;nbsp;: ceux dus à la nourriture et à  la faim, ceux envoyés par les démons et ceux d'origine divine. À sa  suite, seuls les rêves d'origine divine seront tolérés. L'oniromancie  devient en effet une pratique interdite.&lt;br /&gt;D'après Jacques Le Goff, le savoir sur le rêve commence à s'affirmer à partir du &lt;span class="romain"&gt;XII&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;siècle, s'affranchissant de ses origines divine et satanique. C'est l'ouvrage &lt;i&gt;Liber de spiritu et anima&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;L'Esprit et l'âme&lt;/i&gt;), rédigé par un moine cistercien au &lt;span class="romain"&gt;XII&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;siècle, Alcher de Clairvaux,  qui permet cette transition. Assez semblable aux conceptions de  Macrobe, il existe, selon Alcher de Clairvaux, cinq types de rêves&amp;nbsp;: l' &lt;i&gt;oraculum&lt;/i&gt;, rêve que Dieu envoie à ses émissaires, la &lt;i&gt;visio&lt;/i&gt;, rêve prophétique clair, le &lt;i&gt;somnium&lt;/i&gt;, rêve nécessitant une interprétation, l' &lt;i&gt;insomnium&lt;/i&gt;, rêve commun et sans intérêt, le &lt;i&gt;phantasma&lt;/i&gt;, apparitions fantomatiques, pendant les premières phases du sommeil, dont fait partie le cauchemar ou l' &lt;i&gt;éphialtès&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;Caspar Peucer (1525 - 1602), auteur du &lt;i&gt;De somniis&lt;/i&gt;, l'abbé Richard (XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; s.) et sa &lt;i&gt;Théorie des songes&lt;/i&gt;, Franz Splittgerber (&lt;i&gt;Schlaf und Tod&lt;/i&gt;, 1866) ou encore Gerolamo Cardano (Jérôme Cardan) sont les continuateurs des conceptions médiévales.&lt;br /&gt;La période moderne est caractérisée par une profusion d'études sur le  mécanisme onirique, ainsi que par un développement des théories, soit  biologiques, soit métaphysiques. Karl Albert Scherner (&lt;i&gt;La Vie des rêves&lt;/i&gt;,  1861) distingue deux types de symboles&amp;nbsp;: ceux sexuels évoquant soit le  pénis soit le vagin, et ceux somatiques renseignant sur l'état  physiologique du corps. Il est selon Freud le &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;véritable découvreur de la symbolique onirique&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;. Hervey de St-Denys compile ses rêves depuis l'âge de 13 ans. Dans &lt;i&gt;Les rêves et les moyens de les diriger&lt;/i&gt;  (1867) il tente une approche du rêve lucide qui préfigure les méthodes  de conditionnement modernes. Selon lui le rêve s'apparente à un rébus,  logique et signifiant, et que le dormeur doit décoder. W. Robert (&lt;i&gt;Der Traum als Naturnotwendigkeit erklärt.&lt;/i&gt;  1886) considère que le rêve est un processus vital qui permet au  cerveau de ne conserver que les données et images importantes, les rêves  sont donc des fragments des images en processus d’élimination. Il  montre que si l'on prive le dormeur de la capacité de rêver, celui-ci  peut en décéder. Robert parle même du «&amp;nbsp;travail du rêve&amp;nbsp;», concept  repris par la psychanalyse. Parmi les nombreux scientifiques s'étant  intéressés à la question du rêve, il y a encore le médecin russe Marie de Manaceine qui, en 1897, dans &lt;i&gt;Sleep: its physiology, pathology, hygiene, and psychology&lt;/i&gt;&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;pense que le rêve permet de se connecter à un imaginaire collectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;i&gt;Le Sommeil et les rêves&lt;/i&gt; (1861), Alfred Maury  réalise une série d’études expérimentales, exposant le dormeur à des  stimuli externes pour observer si ceux-ci influencent le contenu  onirique. Il est le principal représentant d’une théorie organique du  rêve.&lt;br /&gt;Dans son ouvrage &lt;i&gt;Le rêve&lt;/i&gt; (1920) le biologiste français Yves Delage  étudie les images oniriques provenant d’actions ou de perceptions de la  journée. Il expérimente le rêve lucide également. Selon lui le rêve met  en jeu deux phénomènes&amp;nbsp;: la fusion de représentations dans une image et  l’attribution d’un acte à un autre sujet.&lt;br /&gt;Des savants se sont, avant la psychanalyse, et souvent dans des termes  curieusement proches, intéressés aux rêves comme productions sensées de  l'esprit. Leur approche est celle de la psychologie expérimentale, qui apparait à la fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Pour Françoise Parot, les principaux sont le médecin allemand Carl Gustav Carus et le naturaliste Gotthilf Heinrich von Schubert. Les premières expériences de privation de sommeil ont cependant été réalisées en 1894 par Marie de Manacéïne chez des poussins. Il montre que ceux-ci mouraient après 4 à 6 jours sans sommeil.&lt;br /&gt;Deux principales école de psychologie accordent une importance cruciale à l'interprétation des rêves: la psychanalyse de Sigmund Freud et la psychologie analytique de Carl Gustav Jung.&lt;br /&gt;Par la suite de nombreux psychanalystes ont étudié le rêve en se reférant à Freud ou à Jung:&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Géza Róheim (1891-1953)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Medard Boss (1903-1990)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Masud Khan (1924-1989)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;James Hillman (né 1926) &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Selon Sigmund Freud, l'&lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;interprétation des rêves est la voie royale qui mène à l'inconscient&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;.  Le rêve, loin d'être un phénomène absurde ou magique, possède un sens&amp;nbsp;:  il est l'accomplissement d'un désir. Il a pour fonction de satisfaire  le rêveur. Pour Freud les rêves sont des &lt;i&gt;réalisations hallucinatoires de désirs&lt;/i&gt; refoulés dans l’inconscient. Le contenu manifeste du rêve est le produit d'un travail intrapsychique qui vise à transformer le contenu latent, par exemple un désir œdipien en un contenu manifeste, en l'occurrence, le souvenir puis le récit du rêve au psychanalyste. Au niveau épistémologique, le geste de Freud consiste à réintroduire la production onirique dans la psychologie. Il rompt avec l'idée romantique d'un rêve contenant une clé ou un secret et seul le travail du rêve en explique la nature. &lt;br /&gt;Dès 1916 Carl Gustav Jung publie la première ébauche de sa propre façon d'interpréter le rêve dans une revue anglaise &lt;i&gt;The Psychology of Dreams&lt;/i&gt;. Par la suite, il développe sa conception et sa théorie du rêve dans deux ouvrages: &lt;i&gt;L'Homme à la découverte de son âme&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Sur l'interprétation des rêves&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Pour lui, le rêve est aussi une porte ouverte sur l'inconscient, mais  il élargit sa fonction par rapport à Freud. Son interprétation et son  rôle dans la psyché diffèrent de la perspective freudienne. Jung explique en effet que &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;la  fonction générale des rêves est d'essayer de rétablir notre équilibre  psychologique à l'aide d'un matériel onirique qui, d'une façon subtile,  reconstitue l'équilibre total de notre psychisme tout entier. C'est ce  qu'il appelle la fonction compensatrice (ou complémentaire) des rêves  dans notre constitution psychique&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;. En ce sens, le rêve participe du développement de la personnalité, en même temps qu'il lie le sujet au vaste réservoir imaginaire qu'est l'inconscient collectif. Le rêve est par conséquent au cœur de la psychothérapie  jungienne qui vise, par son étude et par la méthode de l'amplification,  à rapporter chacun des motifs oniriques à l'imaginaire humain, et ainsi  à en développer le sens pour le rêveur.&lt;br /&gt;Suivant la psychologue Patricia Garfield, il existe une certaine  plasticité des rêves, c'est-à-dire que le contenu des rêves peut varier  en fonction des croyances des sujets et de "l'attente" du thérapeute  dans le cas d'une psychothérapie. Ainsi dans une thérapie freudienne, un  patient aura des rêves dont le contenu est plutôt sexuel ou agressif  alors que dans une thérapie jungienne les rêves seront plus orientés  vers des mandalas et des archétypes. &lt;br /&gt;La neurophysiologie  du rêve se distingue des théories psychologiques en ce sens qu'elle  permet l'étude descriptive et fonctionnelle de l'activité du cerveau qui  rêve, aux niveaux biochimique, biologique et anatomique.&lt;br /&gt;Les prémisses de la neurophysiologie se font jour avec Alfred Maury,  professeur au collège de France. Jusqu'alors le rêve n'avait pas de  structure temporelle au sein du sommeil. En réveillant des sujets à  intervalles réguliers il remarqua que les souvenirs de rêve étaient  rares, infirmant l'idée qu'ils survenaient de façon permanente pendant  le sommeil. Il fit l'hypothèse que le rêve était un phénomène épisodique  ou aléatoire survenant à des moments particuliers&amp;nbsp;: pendant  l'endormissement, sous l'influence de stimuli externes ou internes ou  avant le réveil. Aujourd’hui, des chercheurs comme Peretz Lavie  considèrent que Maury n'étudiait pas les rêves, car les expériences se  faisaient juste après son endormissement, mais des hallucinations  hypnagogiques. La neurophysiologie du rêve proprement dite commence véritablement au &lt;span class="romain"&gt;XX&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;siècle, à partir des années 1950.  Les découvertes antérieures à cette date ne furent tout simplement pas  reliées à l'activité onirique, bien qu'elles la concernaient plus ou  moins directement. C'est ainsi qu'en 1880 le docteur Jean-Baptiste Gélineau décrit la narcolepsie avec ses phases d'abolition du tonus musculaire à la suite d'une émotion (cataplexie)  ou d'irruption irrépressible du sommeil, épisodes pendant lesquels  certains patients rêvent. En 1937, l'Allemand Klaue fit la différence  chez le chat entre deux activités corticales au sein du sommeil, l'une  rapide, l'autre lente, sans les associer à une activité onirique. En  1944, l'Allemand Ohlmeyer décrivit des cycles d'érections pendant le sommeil, qui correspondent en fait aux périodes de rêve, mais sans relier les unes aux autres.&lt;br /&gt;&lt;dl&gt;&lt;dt&gt;La recherche depuis 1953&lt;/dt&gt;&lt;/dl&gt;En 1939, Nathaniel Kleitman publie un livre sur le sommeil qui fait référence. Deux de ses étudiants font également des découvertes importantes&amp;nbsp;: Eugen Aserinsky et William C. Dement.  En 1953, Aserinsky émit l'hypothèse que les périodes de mouvements  oculaires rapides survenant pendant le sommeil et enregistrés grâce à un  électro-oculogramme correspondaient aux périodes des rêves. Cette  activité oculaire fut nommée «&amp;nbsp;PMO&amp;nbsp;» (pour «&amp;nbsp;phase de mouvements  oculaires&amp;nbsp;») ou «&amp;nbsp;REM&amp;nbsp;» («&amp;nbsp;&lt;i&gt;rapid eye movements&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»)  par opposition aux mouvements oculaires lents et ondulants observés  pendant la phase d'endormissement. W. Dement constata que &lt;span class="nowrap"&gt;80&amp;nbsp;%&lt;/span&gt; des dormeurs réveillés pendant les phases REM se rappelaient leurs rêves, contre &lt;span class="nowrap"&gt;7&amp;nbsp;%&lt;/span&gt; seulement pendant les périodes de sommeil profond. Le rêve survenait par périodes de 20 à &lt;span class="nowrap"&gt;25&amp;nbsp;min&lt;/span&gt;,  séparées par des intervalles de 90 minutes, et caractérisé par une  activité corticale similaire à celle de l'endormissement et des  mouvements oculaires rapides. Ces travaux furent confirmés par Michel Jouvet  chez le chat. Il découvrit en outre que pendant les phases REM existait  une disparition du tonus musculaire axial, associée à une activité  cérébrale intense, proche de l'éveil les yeux ouverts, et de  l'endormissement les yeux fermés (soit une durée de &lt;span class="nowrap"&gt;6&amp;nbsp;mn&lt;/span&gt; toutes les &lt;span class="nowrap"&gt;25&amp;nbsp;mn&lt;/span&gt; chez le chat). C'est ce qui le conduisit à introduire la notion de sommeil paradoxal, faisant ainsi du rêve le troisième état physiologique du cerveau. Ces critères d'atonie, d'activité cérébrale, et des mouvements oculaires se retrouvèrent également chez l'homme.&lt;br /&gt;Plusieurs groupes de chercheurs ont tenté de refaire les expériences  de Maury, en vain. L’intégration de stimuli externes dans le rêve était  au mieux partielle, souvent nulle. Dans aucun cas le stimulus ne devint  le sujet central d'un rêve. Cette difficulté de détourner l’attention du  rêveur de sa création interne a été nommée par Allan Rechtschaffen le &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;processus monomaniaque&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; («&amp;nbsp;&lt;span class="lang-en" lang="en"&gt;&lt;i&gt;single-minded process&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;»).&lt;br /&gt;&lt;dl&gt;&lt;dt&gt;Michel Jouvet et le rêve comme troisième état du cerveau&lt;/dt&gt;&lt;/dl&gt;Michel Jouvet,  neurobiologiste français, et d'autres chercheurs ont montré que chez  les rats et les souris certaines fonctions que l’on croyait héréditaires  ne le sont pas. Si l’on met le souriceau dans une nouvelle famille, il  se comportera comme celle-ci. M. Jouvet en déduit que ces adaptations  doivent se faire pendant le sommeil paradoxal et que celui-ci sert donc à  la programmation de l’individuation, c’est-à-dire la différenciation  des individus. En outre, le moi  conscient n’est actif que pendant l’éveil (attention volontaire,  prendre une décision, etc.). Ce moi ne contrôle plus le cerveau pendant  le sommeil. Celui qui regarde les images des rêves n’est pas le moi  conscient, mais d’après lui&amp;nbsp;: “&lt;i&gt;C’est ton soi, ou ton inconscient, qui te rêve en dehors de ta volonté&lt;/i&gt;  Pour ce neurobiologiste, le rêve n'est ni du sommeil, ni de l'éveil,  mais un troisième état du cerveau aussi différent du sommeil que  celui-ci hors de l'éveil.&lt;br /&gt;&lt;dl&gt;&lt;dt&gt;La remémoration des rêves&lt;/dt&gt;&lt;/dl&gt;En 1991 le psychologue cognitiviste David Foulkes se rend compte que tout le monde n’entend pas la même chose si on lui demande au réveil &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;avez-vous rêvé&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;  Il y a par exemple des gens qui, s’ils ont rêvé d’un fait quotidien, ne  considèrent pas cela comme un rêve et répondront donc par la négative à  la question. La question a donc été reformulée de manière plus neutre &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;quelque chose vous a-t-il traversé l’esprit avant votre réveil&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;  En analysant les récits obtenus dans les laboratoires de sommeil, il  devint alors évident que les rêves des stades de sommeil autres que le  sommeil paradoxal étaient plus fragmentés, plus proches d’une simple  pensée. &lt;span class="citation"&gt;«&amp;nbsp;J’ai pensé à mon examen de math.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; Tandis que le même thème pendant le sommeil paradoxal est plus développé avec une intrigue ou des détails.  Par la reformulation, Foulkes peut montrer que la fréquence de récits  de rêves de sujets réveillés pendant un sommeil lent profond peut  atteindre plus de &lt;span class="nowrap"&gt;70&amp;nbsp;%&lt;/span&gt;. Tous les stades du sommeil sont donc propices à la production de rêves. Toutefois, la faculté de mémorisation  est supérieure lorsque le sujet est réveillé en période de sommeil  paradoxal, ce qui permet d'ailleurs d'obtenir des récits de rêve auprès  de presque toutes les personnes (soit &lt;span class="nowrap"&gt;80&amp;nbsp;%&lt;/span&gt;),  y compris celles qui prétendent ne jamais rêver, et ces rêves sont les  plus vifs et les plus riches en images. En revanche, la remémoration est  très difficile après un réveil en sommeil lent. Dans tous les cas, le  rêve qui survient le plus aisément à la conscience est celui qui précède  immédiatement le réveil.&lt;br /&gt;&lt;dl&gt;&lt;dt&gt;L’oubli des rêves&lt;/dt&gt;&lt;/dl&gt;Dans son laboratoire du sommeil à Haïfa en Israël, Peretz Lavie a  étudié la quantité de rêves dont se souvenaient un groupe de survivants  de la Shoah qui s’étaient bien adaptés à la vie après leur libération, un groupe de survivants qui avaient toujours des problèmes et des cauchemars  et un groupe d’Israéliens nés en Israël. Les dormeurs étaient toujours  réveillés lorsque les enregistrements électriques montraient une période  de sommeil paradoxal, si le troisième groupe avait un nombre de rêves  proche de la moyenne &lt;span class="nowrap"&gt;78&amp;nbsp;%&lt;/span&gt;, ce nombre baissait à &lt;span class="nowrap"&gt;55&amp;nbsp;%&lt;/span&gt; pour le deuxième groupe et n’était que de &lt;span class="nowrap"&gt;33&amp;nbsp;%&lt;/span&gt;  pour les personnes s’étant bien réadaptées à la vie quotidienne. La  seule différence concernant le sommeil des différents groupes était sa  profondeur. Les personnes ayant subi un traumatisme avaient un sommeil  plus profond que les personnes en bonne santé.&lt;br /&gt;Les chercheurs en neurosciences  qui étudient le rêve ont des approches divergentes, arrivent souvent à  des conclusions à l'opposé l'une de l'autre et de ce fait se critiquent  entre eux. Toutefois, il y a aussi d'autres critiques qui s'adressent à  l'ensemble des neurophysiologues. Le thérapeute comportementaliste Jacques Montangero constate&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Aujourd'hui  encore certains neurobiologistes admettent avec difficulté l'existence  de ces faits [càd la présence de rêves en sommeil lent], car en  décrivant ce qui se passe au niveau du cerveau pendant le sommeil  paradoxal, ils aimeraient convaincre qu'ils décrivent les bases  biologiques du rêve.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;On utilise souvent une typologie des rêves pour les distinguer suivent leur forme et contenu&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;le rêve d'actualité semble se calquer sur la réalité (par exemple le futur marié qui rêve de son mariage),&lt;/li&gt;&lt;li&gt;le rêve concomitant coïncide à l'environnement au moment du rêve (un bruit rêvé qui coïncide à un bruit extérieur),&lt;/li&gt;&lt;li&gt;les rêves récurrents sont des rêves plus ou moins similaires qui apparaissent plus ou moins fréquemment.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class="modifiedSectionTitle"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Il s'agit d'un rêve duquel le sujet tire une nouveauté&amp;nbsp;: idée d'une  œuvre artistique, invention d'un nouveau concept ou réponse à un  questionnement. L'induction des rêves créatifs rappelle le procédé  d'incubation de l'antiquité&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;,  mais dans le but d'une création artistique ou de la résolution d'un  problème plutôt que dans celui de la guérison. De nombreux créateurs ont  trouvé l'inspiration en rêve par hasard. Mais il est possible de la  provoquer volontairement. L'induction des rêves créatifs se fait selon  un processus similaire au processus créatif en général, tel que décrit  par Don Fabun&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;.  Ce processus s'élabore grâce à une motivation suffisante, une  préparation adéquate et une manipulation intensive. Une forte  implication affective est nécessaire. Les étapes d'incubation, de  pressentiment de la solution et d'illumination peuvent alors survenir  dans le rêve, ou juste après l'éveil&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;.  L'étape de vérification permet d'évaluer si la solution est correcte.  De nombreux écrivains ou scientifiques se sont inspirés de rêves  créatifs&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;Howard Phillips Lovecraft&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; s'inspira très souvent de ses rêves afin de rédiger ses nouvelles (l'exemple le plus frappant est la nouvelle intitulée &lt;/span&gt;&lt;i style="font-weight: normal;"&gt;La Tombe&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;, qui est une retranscription quasi-exacte d'un rêve), l'œuvre &lt;/span&gt;&lt;i style="font-weight: normal;"&gt;Kubla Khan&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; de &lt;/span&gt;Samuel Taylor Coleridge&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; a été entièrement élaborée en rêve, &lt;/span&gt;William Blake&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; a mis en œuvre un procédé de gravure sur cuivre que lui indiqua en rêve son frère cadet décédé, la &lt;/span&gt;&lt;i style="font-weight: normal;"&gt;Sonate des trilles du Diable&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; composée par &lt;/span&gt;Giuseppe Tartini&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; fut, d'après lui, une reproduction moins réussie que celle entendue en rêve, et enfin Friedrich Kekulé von Stradonitz rêva la structure cyclique du &lt;/span&gt;benzène&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; et révolutionna la chimie moderne.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="modifiedSectionTitle"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class="modifiedSectionTitle"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="mw-headline" id="Le_cauchemar"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="editsection"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="detail"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-7811582009770245773?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/7811582009770245773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/7811582009770245773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/09/le-reve-designe-un-ensemble-de.html' title='Le rêve : généralités'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-4093566084041340454</id><published>2011-09-02T21:45:00.000+02:00</published><updated>2011-09-02T21:45:49.099+02:00</updated><title type='text'>Le rêve en peinture (John George NAISH)</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.bluetravelguide.com/photosBTG/00/00/10/24/ME0000102439_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="302" src="http://www.bluetravelguide.com/photosBTG/00/00/10/24/ME0000102439_2.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="size1" style="font-size: xx-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;John George NAISH, Le rêve 1856, peinture à l'huile sur bois&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-4093566084041340454?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/4093566084041340454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/4093566084041340454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/09/le-reve-en-peinture-john-george-naish.html' title='Le rêve en peinture (John George NAISH)'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-8776923598277523946</id><published>2011-09-01T12:23:00.002+02:00</published><updated>2011-09-01T12:26:55.656+02:00</updated><title type='text'>Le rêve en peinture</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.bluetravelguide.com/photosBTG/00/00/05/39/ME0000053935_3.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt=" &amp;lt;A href=" border="0" height="298" src="http://www.bluetravelguide.com/photosBTG/00/00/05/39/ME0000053935_3.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Jean-Baptiste Edouard Detaille&lt;/b&gt; :  &lt;b&gt;Le Rêve&lt;/b&gt; : Le rêve - Symbolisme - Musée d'Orsay &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="size1" style="font-size: xx-small;"&gt;&lt;a href="http://www.bluetravelguide.com/oeuvre/photo_ME0000053935.html"&gt; &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-8776923598277523946?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/8776923598277523946'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/8776923598277523946'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/09/le-reve-en-peinture.html' title='Le rêve en peinture'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-4748342336188446818</id><published>2011-08-30T19:45:00.003+02:00</published><updated>2011-08-30T22:07:38.808+02:00</updated><title type='text'>Le rêve en peinture (George Clausen)</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.bluetravelguide.com/photosBTG/00/00/10/47/ME0000104756_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="275" src="http://www.bluetravelguide.com/photosBTG/00/00/10/47/ME0000104756_2.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;George Clausen, Day dreams &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-4748342336188446818?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/4748342336188446818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/4748342336188446818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/le-reve-en-peinture-george-clausen.html' title='Le rêve en peinture (George Clausen)'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-150986813025543721</id><published>2011-08-29T20:17:00.000+02:00</published><updated>2011-08-29T20:17:49.699+02:00</updated><title type='text'>Le rêve chez Picasso</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.bluetravelguide.com/photosBTG/00/00/10/09/ME0000100959_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://www.bluetravelguide.com/photosBTG/00/00/10/09/ME0000100959_2.jpg" width="368" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="size1" style="font-size: xx-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Picasso, Le rêve&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-150986813025543721?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/150986813025543721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/150986813025543721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/le-reve-chez-picasso.html' title='Le rêve chez Picasso'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-597785386821204934</id><published>2011-08-27T19:44:00.011+02:00</published><updated>2011-08-27T22:17:20.103+02:00</updated><title type='text'>Le rêve chez Matisse</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td align="right" valign="top" width="20%"&gt;&amp;nbsp;&lt;/td&gt;&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="100%"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.bluetravelguide.com/photosBTG/00/00/05/52/ME0000055288_2.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://www.bluetravelguide.com/photosBTG/00/00/05/52/ME0000055288_2.JPG" width="332" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;Le rêve, Henri Matisse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-597785386821204934?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/597785386821204934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/597785386821204934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/le-reve-chez-matisse.html' title='Le rêve chez Matisse'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-6889339789002976747</id><published>2011-08-25T14:35:00.010+02:00</published><updated>2011-08-25T14:42:13.763+02:00</updated><title type='text'>Puvis de Chavannes : Le Rêve : La Richesse : L'Amour : La Gloire</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img alt="&amp;lt;b&amp;gt;Puvis de Chavannes&amp;lt;/b&amp;gt; : &amp;lt;b&amp;gt;Le Rêve&amp;lt;/b&amp;gt; : &amp;lt;b&amp;gt;La Richesse&amp;lt;/b&amp;gt; : &amp;lt;b&amp;gt;L'Amour&amp;lt;/b&amp;gt; : &amp;lt;b&amp;gt;La Gloire&amp;lt;/b&amp;gt; : Le Rêve" border="1" height="320" src="http://www.insecula.com/PhotosNew/00/00/05/34/ME0000053403_3.JPG" width="400" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/center&gt;&lt;span class="headingtext"&gt;&lt;b&gt;Puvis de Chavannes&lt;/b&gt; : &lt;b&gt;Le Rêve&lt;/b&gt; : &lt;b&gt;La Richesse&lt;/b&gt; : &lt;b&gt;L'Amour&lt;/b&gt; : &lt;b&gt;La Gloire&lt;/b&gt; (1883): Le Rêve - Collection Moreau-Nélaton - Musée d'Orsay&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="maroonboldtext" style="color: white;"&gt;&amp;nbsp;&lt;span class="contenttext" style="color: white;"&gt;06)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="contenttext"&gt;L'oeuvre est ainsi notée : "Le rêve. Il voit dans son sommeil l'Amour, la Gloire et la Richesse lui apparaître".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;br /&gt;&lt;/center&gt;&lt;span class="headingtext"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-6889339789002976747?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/6889339789002976747'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/6889339789002976747'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/puvis-de-chavannes-le-reve-la-richesse.html' title='Puvis de Chavannes : Le Rêve : La Richesse : L&apos;Amour : La Gloire'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-6637255090587042835</id><published>2011-08-24T05:47:00.000+02:00</published><updated>2011-08-24T05:47:14.803+02:00</updated><title type='text'>Rêve de soleil</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://1.gvt0.com/vi/ZpA0l2WB86E/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ZpA0l2WB86E&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/ZpA0l2WB86E&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;C. :&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour. J`ai rêver que je volais à toute vitesse dans le ciel et que je  voyais le soleil en face. J`ai toucher le soleil avec mon poing et je  suis rentré dans le soleil. Suite à cela de la lumière et des étincelles  sont apparues sur ma mains et sur mon visage. Dans un deuxième rêve,  une personne m`a demander de regarder le soleil `se déplacer` dans le  ciel, et lorsque j`ai tourner mon regard dans le ciel, j`y ai vu trois  soleil, de manières successive, mais présents simultanément dans le  ciel.  Ensuite un homme a réussit à faire libéré son père de prison.  Dans la grande salle qui faisait office de cellule à ce dernier, étaient  peints face à face deux soleil verts.En fin je suis entrer dans la  salle de l`administration d`une école, ou d`un établissement quelconque,  et dans cette salle je me suis aperçu q  ue l`on vendait des pendentifs. J`ai été attiré par trois d`entre eux.  L`un était une représentation byzantine du Christ, l`autre un poisson  (ichtus)  magnifiquement sculpté dans l`argent, le troisième un phénix  qui était censé permettre de dominer sur les animaux. Je me suis  rappeler des conseils d`un `religieux` de ne pas porter de pendentif,  j`ai donc décider de ne rien acheté, mais le poisson a quand même retenu  mon attention.  Merci pour votre interprétation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Mohamed Chéguenni : &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pour me permettre de comprendre votre rêve, pouvez-vous répondre aux questions suivantes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu'est-ce qui vous marque le plus dans vos relations familiales, en particulier avec vos parents ?&lt;br /&gt;- Que pensez-vous de votre père ?&lt;br /&gt;-Avez-vous déjà vu le film &lt;u&gt;Soleil vert&lt;/u&gt; ? &lt;br /&gt;-A quel (s) événement(s) particulier(s) vous font songer les pendentifs de votre rêve ?&lt;br /&gt;-Le conseil du religieux vous a-t-il été donné dans votre rêve ou dans la réalité ?&lt;br /&gt;-Quelle place occupe la religion dans votre vie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;C. : &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Bonjour Monsieur Chéguenni&lt;/div&gt;&lt;div&gt;merci pour l'intérêt que vous portez à mon rêve.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce qui me manque le plus dans mes relations familiales c'est la reconnaissance.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je  suis l'ainé, mais le mal aimé de ma famille. Vis à vis de mes parents,  c'est l'affection et la considération. Ma défunte mère m'a donné une  éducation très stricte&lt;/div&gt;&lt;div&gt;et sévère, et c'est l'une des rares manières par lesquelles elle a pu me témoigner&lt;/div&gt;&lt;div&gt;son  amour ainsi que le bien qu'elle me voulait. Je pense que sa dureté a  été due au divorce qu'elle a eu avec mon père avant ma naissance. J'ai  grandi sans mon père.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je l'ai rencontré pour la première fois lors de l'enterrement de ma mère.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mon père a réussi ses études (il a fait maths sup et a  été professeur d'économie)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il s'intéresse depuis sa jeunesse à  l'ésotérisme et a des hautes responsabilité dans une organisation  ésotérique mondiale. Son absence m'a amené à m'intéresser à ces sujets  très jeune, car j'étais à la recherche de mes origines et de mon  identité.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Malheureusement ça s'est très mal terminé pour moi,  car suite à une initiation mystique qui à mal tournée j'ai développé des  troubles psychiques (hallucinations).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cette mauvaise  expérience m'a servi de leçon et je suis revenu vers la religion dans&amp;nbsp;  ce qu'elle a de plus classique; je l'ai redécouverte. Depuis je vois  plus clair quant à certains mystères spirituels qui me perturbait quand  j'étais plus jeune.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je vois l'ésotérisme comme une arnaque  dangereuse, même si j’admets que l'étude du symbolisme et du langage de  la nature m'a enrichi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je prie tout les jours pour guérir de mes maux.  J'ai fais trois neuvaines dans ce sens. Je prend des médicaments.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai  relativisé mers expériences mystiques. Aujourd'hui je crois fermement à  Jésus Christ. J'en comprend clairement et rationnellement le  cheminement. Ce qui m'intéresse dans la religion c'est la spiritualité,  qui à mon sens y est plus clair et authentique que dans l'ésotérisme, la  foi et la méditation des Ecritures. Je pense être relativement  équilibré et modéré dans ce domaine, je ne suis ni un fondamentaliste ni  un fou de Dieu. Je sais que la religion est décriée à notre époque,  mais pour moi elle reste un bon garde fou, lorsqu'elle est bien  comprise. Elle est avant tout une affaire de coeur, de vie intérieure  (et éventuellement sociale) et de foi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai vu le film Soleil vert, mais je l'ai pris en court. On m'en a aussi parlé au lycée.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est un film qui m'en fait penser à une autre: l'âge de cristal.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La population  est dans l'ignorance de la vraie nature du monde.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le conseil qui m'a été donné sur les pendentifs m'a été donné dans la réalité.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les  pendentifs du rêve me font penser à mon cheminement "initiatique" et  mystique, à l'astrologie (le phénix/ophiuccus/aigle étant le treizième  signe), au bestiaire et symboles chrétien, au rites et processus de mort  et de renaissance.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je pense aujourd'hui qu'on peut passer sa  vie dans l'erreur en s'intéressant à l'ésotérisme, et cela m'amène à  avoir une vision plus contrasté de mon père, qui est une personne qui  fait beaucoup de mystères, ne répond aux questions que lorsqu'il le veut  bien, n'appelle jamais et n'envoie jamais de mail, alors qu'il habite à  l'étranger et que nous avons rarement l'occasion de nous voir.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai 31 ans.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voilà j'ai fais un peu long mais c'était pour être précis.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je vous remercie du temps que  vous consacrez à l'interprétation de mon rêve.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Salutations.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span&gt;ps: le phénix peut faire penser à la série télé du nom de John Doe&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;ou le héros, poursuivi par une organisation ésotérique ayant le phénix pour le symbole, est à la recherche de son identité.&lt;/div&gt;merci&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;M.C : &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour Monsieur MONTEIRO Cédric,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les rêves que l'on fait  durant une même nuit sont des formulations différentes d'un thème  unique. Le thème fondamental de tous ces rêves est votre désir intense  de surmonter définitivement la relation ambivalente très douloureuse qui  vous lie à votre père. On y rencontre en effet tantôt votre lien  fusionnel à votre père, qui est l'expression incommensurable de l'amour  et de la vénération que vous lui portez, comme si vous l'aviez défié;  tantôt l'affirmation de votre supériorité sur lui, comme si vous lui  faisez expier toutes les fautes dont il s'est rendu coupable à vos yeux.  La fin de vos rêves laisse entrevoir que pour des motifs obscurs, liés  peut-être à un sentiment de culpabilité ou de peur et d'appréhension  dont il est à ce stade difficile et hasardeux de déterminer la nature,  vous n'osez pas adopter les solutions qui s'imposent pour résorber le  conflit intérieur presque mortifère auquel vous êtes sujet. J'ai  l'impression, à la lecture de la fin de votre rêve, que votre  perspicacité, votre lucidité et de façon générale tous vos dons  intellectuels indéniables, restent bridés et comme sous le joug de  facteurs affectifs et émotionnels solides. Votre rêve exprimerait alors,  au vu de cette dernière interprétation,&amp;nbsp; votre désir de rester résigné,  soumis, voire assujetti à votre père, essentiellement par crainte des  conséquences, dont la principale serait la perte d'amour, qui vous  serait infiniment plus insupportable que les effets de votre abdication.  Et pour être en accord avec votre propre conscience morale,pour éviter  d'avoir honte de vous-même, vous rationalisez votre décision de déposer  les armes en vous persuadant que vous n'avez pas le droit de laisser  libre cours à vos tendances vindicatives dirigées contre votre père car  les voies du seigneur sont insondables.&lt;br /&gt;Réduit à sa plus simple expression, je formulerai le sens de votre rêve  ainsi : " Je souffre beaucoup d'avoir été abandonné par mon père et je  voudrais lui faire payer très cher le fait de m'avoir pour ainsi dire  abandonné. Si j'y parviens, je pourrais enfin voler de mes propres  ailes. Mais je crains que les conséquences (psychologiques) de cette  émancipation ne soient plus douloureuses que celle de mon  assujettissement à mon père. Je vais donc me convaincre que ce n'est pas  par couardise mais au nom d'idéaux éthiques et religieux supérieurs que  j'exclus toute confrontation et tout affrontement décisif avec mon  père."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici les raisons qui me dictent cette interprétation de votre rêve :&lt;br /&gt;Dès  le début de votre rêve, vous volez. Ceci exprime votre recherche d'une  harmonie intérieure, d'un dépassement de vos conflits. L'élévation  traduite par votre vol signifie que vous réalisez en rêve les désirs  d'élévation que vous ne pouvez réaliser dans la réalité, dans laquelle  vous un sujet souffrant, vous êtes atterré (à terre) par le poids du  remords et de la douleur. L'image de votre vol est donc un substitut  irréel de l'action qu'il conviendrait d'accomplir dans la réalité pour  vous émanciper.Cette recherche d'élévation est encore symbolisée par le  ciel : le ciel est une manifestation directe de la transcendance, de la  puissance, de la pérennité, de la sacralité, ce que nul vivant de la  terre ne peut atteindre. Le seul fait d'être élevé, de se trouver  en-haut, équivaut à être puissant (au sens religieux). La transcendance  divine se révèle directement dans l'inaccessibilité, l'infinité,  l'éternité et la force créatrice du ciel. Le ciel est&amp;nbsp; aussi le symbole  de l'ordre sacré de l'univers, qu'il révèle par le mouvement circulaire  et régulier des astres. Cette première partie de votre rêve exprime donc  bien le désir de restaurer l'ordre en vous-même après avoir transcendé  le chaos des profondeurs psychiques. Et vous pensez n'y parvenir qu'en  vous mesurant à votre adversaire le plus redoutable : votre père,  symbolisé ici par le soleil que vous avez le courage et le pouvoir  surhumain de regarder en face. Le soleil est déifié par plusieurs  civilisations : Il est l'Oeil du Dieu suprême pour les Pygmées Semong,  les Fuégiens et les Boschimans. En Australie il est regardé comme fils  du créateur et fugure divine favorable à l'homme. Dans la mesure où il  est la source de la lumière, de la chaleur et de la vie, on comprend  qu'il soit inconsciemment et comme spontanément associé au père qui  donne la vie. Mais comme il est aussi principe de sécheresse, il est  perçu comme destructeur et à ce titre il est un moyen privilégié  d'exprimer votre relation ambivalentielle à votre père. Dans cette  première partie de votre rêve, je pense donc que vous dîtes :" Je vais  prendre mon courage à deux mains pour me ressaisir, me relever, mettre  fin à mon humiliation et oser tenir tête à celui qui m'a avili, je vais  le regarder en face et ne plus baisser les yeux, ce qui aura pour effet  de le désacraliser et me réhabiliter moralement."&lt;br /&gt;La deuxième partie de votre rêve semble confirmer cette première  interprétation : vous touchez le soleil avec votre poing et vous entrez  en lui. Je pense que ce passage exprime encore la bipolarité de votre  rapport à votre rêve. Il désigne à la fois l'amour immense que vous lui  vouez ainsi que votre volonté de vous mesurer à lui et de le surpasser.  Vous l'aimez tant que vous finissez par vous identifier à lui, vous  devenez en quelque sorte soleil à votre tour, vous vous imprégnez de ses  caractéristiques fondamentales. En psychanalyse, on sait que la perte  de l'objet est souvent relayée par l'identification à l'objet. Votre  rêve exprime ici dans un premier temps ce qui s'est passé réellement  dans votre vie : vous avez perdu ce père puisqu'après vous avoir donné  la vie vous ne l'avez plus revu avant l'inhumation de votre mère. Il a  d'abord été ce que vous avez voulu avoir pour devenir, comme votre rêve  le montre dans ce passage, ce que vous voulez être. Votre amour pour lui  est si fort qu'il est fusionnel. Mais cette deuxième partie de votre  rêve peut servir à exprimer l'autre versant négatif de votre rapport à  lui : en particulier par le fait que c'est votre poing qui vous donne  accès à lui et montre qu'il a cessé d'être une forteresse inexpugnable à  vos yeux, comme si vous l'aviez en quelque sorte supplanté dans son  rôle de divinité. La lumière et les étincelles qui apparaissent sur vos  mains et votre visage est à mon sens l'expression de la double victoire  que vous remportez : d'une part, vous devenez à votre tour un soleil,  comme le dieu, et cela n'est pas sans faire penser à la  consubstantiation dans le Christianisme (vous avez la même substance que  votre idéal, votre père, tout comme le Christ, selon le  consubstantialisme, est de même substance que le Père). Vous atteignez  par ce moyen le comble de l'amour. Mais d'autre part, dans la mesure où  vous êtes pour ainsi dire de même substance, vous devenez égaux, ce qui  équivaudrait à l'abolition de la hiérarchie et aux rapports de servitude  qu'elle implique. Mais je pense qu'à ce stade de votre rêve, c'est  essentiellement l'amour pour votre père déifié qui est exprimé.&lt;br /&gt;Dans le troisième passage, on trouve le symbole de la Trinité exprimé  par les trois soleil. Dans le Christianisme, on ne sait pas au fond si  le Père, le Fils et le Saint Esprit sont trois personnes identiques ou  différentes. Vous allez plus loin dans votre rêve, comme si vous  apportiez une réponse tranchée à cette question : la succession et la simultanéité ne signifient pas autre chose que, selon vous, les  trois composants de la trinité sont une seule et même réalité, ce qui  vous permet d'instaurer l'égalité, l'identité entre vous et votre père.&lt;br /&gt;Dans la suite de votre rêve, j'ose penser que l'homme qui fait libérer  son père de prison n'est autre que vous-même qui à la fois faites preuve  de clémence envers votre père après l'avoir condamné et incarcéré pour  lui faire payer ses fautes, et à la fois vous devenez le Sauveur du Père  et non plus le Sauveur de l'humanité; les rôles sont bien plus  qu'inversés car de même que Jésus s'est sacrifié pour racheter les  fautes de l'homme et le sauver, la rédemption de votre père est rendue  possible grâce à vous. Autant dire que dans votre rêve votre père est  ravalé au rang de pécheur, et vous à celui de son rédempteur, ce qui  implique que le Dieu c'est vous, expression de votre ambivalence  négative envers lui.&lt;br /&gt;Enfin, je pense que la fin de votre rêve signifie que par remords vous  faites marche arrière. Si vous portiez le pendentif, cela vous porterait  chance, mais du même coup nuirait à votre père. Le poisson qui vous  marque car il est le symbole de la naissance et de la restauration  cyclique. Vos connaissances religieuses ont dû vous influencer ici : en  effet, si le Christ est souvent représenté comme un pêcheur, les  Chrétiens étant des poissons, car l'eau du baptême est leur élément  naturel et l'instrument de leur régénération, il est symbolisé lui-même  par le poisson. Il est ainsi le poisson guidant l'arche écclésiale. Je  pense que ce poisson en pendentif signifie que vous avez les moyens et  le pouvoir de transcender vos difficultés mais que vous n'avez pas  encore suffisamment de ressources affectives pour mettre en oeuvre ces  moyens. Cette impossibilité est mise sur le compte d'un religieux dont  les conseils, que vous reprenez dans ce rêve, servent à voiler cette  difficulté et/ou ce manque d'audace. Et le fait que vous acheviez votre  rêve en écrivant :"mais le poisson a quand même retenu mon attention"  signifie que par une sorte de perception endopsychique&amp;nbsp; vous avez  conscience de cela et n'excluez pas un jour de franchir le pas décisif.&lt;u&gt;&lt;b&gt;C. :&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span&gt;bonjour&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span&gt;merci pour cette belle interprétation pleine de lucidité et de vérité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span&gt;sincères salutations.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span&gt;Cédric Monteiro.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-6637255090587042835?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/6637255090587042835'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/6637255090587042835'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/reve-de-soleil.html' title='Rêve de soleil'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-7043415102499602098</id><published>2011-08-23T05:16:00.001+02:00</published><updated>2011-08-23T05:22:50.374+02:00</updated><title type='text'>Le rêve dans la peinture</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://0.gvt0.com/vi/7uE230evv3w/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/7uE230evv3w&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/7uE230evv3w&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify" class="avecim1"&gt;L'homme se retrouve inadapté dans  cette société du XIXème qui a perdu ses repères. Il adopte une atttitude  incertaine, souvent pessimiste et même désespérée, une tristesse sans  cause précise et sans remède qu'on appellera le "mal du siècle". L'homme  se réfugie dans les larmes, dans le rêve avec une fascination pour le  macabre, l'hallucination, le fantastique. C'est un voyage pour les  mondes irréels et imaginaires. L'homme est aspiré vers l'infini, vers  l'ailleurs. &lt;/div&gt;En rupture avec les siècles classiques ayant pour valeurs  la logique, la clarté, la raison , les romantiques explorent les forces  de la nuit et de l'imaginaire : rêveries, fantastique, hallucinations,  folie.&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;i&gt;L'homme est brumeux, le monde est noir, le ciel est sombre ; &lt;br /&gt;Les formes de la nuit vont et viennent dans l'ombre ; &lt;br /&gt;Et nous, pâles, nous contemplons. &lt;br /&gt;Nous contemplons l'obscur, l'inconnu, l'invisible. &lt;br /&gt;Nous sondons le réel, l'idéal, le possible, &lt;br /&gt;L'être, spectre toujours présent. &lt;br /&gt;Nous regardons trembler l'ombre indéterminée. &lt;br /&gt;Nous sommes accoudés sur notre destinée, &lt;br /&gt;L'œil fixe et l'esprit frémissant. &lt;br /&gt;Nous épions des bruits dans ces vides funèbres ; &lt;br /&gt;Nous écoutons le souffle, errant dans les ténèbres, &lt;br /&gt;Dont frissonne l'obscurité... &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;b&gt;Victor Hugo. – Les Contemplations – 1856&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;img alt="Heinrich Fussli" height="40" src="http://www.sublime-et-peinture.com/fussli.gif" width="183" /&gt; &lt;/b&gt;artiste  d’origine Suisse est peut-être le peintre le plus significatif du  sublime, mouvement préromantique. De retour en Angleterre, devenue sa  patrie définitive il y développe une importance activité littéraire et  picturale, dans le cadre d’une inspiration préromantique, visionnaire et  hallucinée, qui influence William Blake et la culture romantique  anglaise. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'œuvre de Fussli, où l’esthétique du  sublime trouve une de ses expressions les plus intenses est chargée  d’une inquiétude palpitante (&lt;i&gt;cauchemar &lt;/i&gt;1781, Francfort, musée  Goethe). Une certaine ambiguïté et un léger érotisme caractérisent la  période la plus tardive de l’artiste (&lt;i&gt;la débutante&lt;/i&gt;, londres,  tate gall). Son penchant pour les sujets pathétiques ou terrifiants, il  s'approprie l'oeuvre de Michel Ange, et la fantaisie équivoque des  maniéristes du XVI° siècle. Il prend pour sujet aussi bien Homère que  Shakespeare,Milton, et Thomas Gray. Il réalisera surtout des dessins  énergiques, animés de corps hypertrophiés et d'une sensualité vénéneuse.  Rentré en Angleterre il reste fidèle à cette psychologie des ténèbres  et réalise des chef d'oeuvres comme son Cauchemar de 1781. Au contraire  de David il cherche des perspectives ouverte, et recherche chez le héros  l'action violente et la musculature athlétique et chez la femme un  surcroit de féminité. Il peint les moments violents traverssés par  l'action des poètes tragiques et des grandes épopées. Il met en place au  file de ses toiles un univers bizarre à l'imagination éffrénée. En  1778-1779 il réalise &lt;i&gt;Le serment des trois suisses&lt;/i&gt;, cette oeuvre  commémore l'émancipation helvétique. Guillaume Tell remplace Titedive  et Plutarque et l'Histoire romaine devient l'histoire Suisse.  L'imagination et la sensibilité l'emportent sur la raison. On estime que  la sensibilité est un fluide plus sûr que la raison, car l'esprit  humain se modifie avec le temps, tandis que le cœur ne change pas. Ces  deux qualités toutes personnelles – l'imagination et la sensibilité –  tournent naturellement l'homme vers lui-même d'où un certain  égocentrisme.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;img alt="cauchemar, les incubes de Fussli" height="301" src="http://www.sublime-et-peinture.com/peintres/cauchemar-les-incubes.jpg" width="250" /&gt; &lt;/div&gt;&lt;b&gt;" Cauchemar, les incubes"&lt;br /&gt;1781, Francfort, musée Goethe&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="le cauchemar de Fussli" height="274" src="http://www.sublime-et-peinture.com/peintres/fussli-lecauchemar.jpg" width="323" /&gt;            &lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;b&gt;" Le Cauchemar "&lt;br /&gt;1792, Collection privée &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Fussli, avant la publication des  eaux-fortes de Goya ouvre la voie du rêve avec le Cauchemar dont il  existe plusieurs versions : la première est peinte en 1781 et exposée à  l'Institut des arts de Detroit et les deux autres versions sont  ultérieures (1790). Comment définir le cauchemar sinon comme un rêve qui  tourne mal ? Le mot vient du vieil allemand mahra qui signifie étalon  et se confond avec le radical mar, mourrir. On en trouve la trace dans  les traditions populaires germaniques et anglo-saxonnes, où rêver d'un  cheval est un présage de mort prochaine. Le fait est, en tout cas, qu'il  place une tête de cheval fantômatique au centre de Cauchemar, son  tableau le plus célèbre, dont il donne six réplique entre 1781 et 1792.  Elle apparaît au dessus d'une femme endormie, couchée sur le dos et sur  la poitrine de laquelle est assis un kobold (génie familier de la  mythologie germanique). Cette œuvre picturale plonge le spectateur dans  le monde des rêves les plus sombres. Il assiste à une scène onirique  effrayante vécue par la dormeuse qui apparaît au centre du tableau. Le  thème du cauchemar offre une double lecture : il désigne le type de rêve  que le personnage féminin est en train de subir et il fait référence  aux deux créatures nocturnes qui l'assaillent et qui, selon les légendes  populaires, sont une incarnation du cauchemar. Cette œuvre démontre  l'intérêt du peintre pour les notions philosophiques, car le tableau  révèle une véritable esthétique du sublime dont les fondements  théoriques sont ceux d'Edmund Burke exposés dans le traité A  Philosophical Enquiry (1751). Dans le Cauchemar, la spécificité du  sublime de Burke se lit dans trois champs qui dépendent à la fois du  visuel et de l'émotionnel : l'obscurité, la gamme de couleurs sombres et  l'impression de terreur chez la dormeuse. Chez Füssli comme chez Burke,  le sublime est rattaché au sentiment d'effroi et donc à l'expérience de  l'homme. Il n'est plus considéré comme dépendant de Dieu ni comme  l'égal du superlatif du beau. Dans le tableau, c'est bien le sujet  humain qui se soumet à la terrible vision. Deux sortes de sublime se  distinguent dans le Cauchemar : un sublime du bien et un sublime du mal  qui dépendent étroitement de la dychotomie angoisse-désir propre à  l'onirisme du tableau. Le sublime du mal permet de mettre en lumière la  dimension immorale de l'œuvre, tandis que le sublime du bien est lié à  l'idée que l'irréel est source de plaisir terrible -- ce que Burke nomme  « delightful horror. Le Cauchemar est un lieu où cohabitent des notions  opposées : le visible et l'imperceptible, le sujet humain et le sujet  animal, la représentation du réel et de l'irréel s'y côtoient. Le  tableau aurait pour origine la passion amoureuse de Füssli pour la belle  Anna Landolt, dont il fait le portrait et que son père refuse de lui  donner en mariage. Et afin d'exorciser son cauchemar, il peindra en 1793  un tableau dans lequel figurent deux jeunes filles endormies avec, à  l'arrière plan, le cheval qui fuit par une fenêtre ouverte, emportant au  loin le cauchemar d'autres dormeurs. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-7043415102499602098?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/7043415102499602098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/7043415102499602098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/le-reve-dans-la-peinture.html' title='Le rêve dans la peinture'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-8142935703514861295</id><published>2011-08-21T09:54:00.000+02:00</published><updated>2011-08-21T09:54:38.123+02:00</updated><title type='text'>Imago</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://0.gvt0.com/vi/dmusO8HeU9w/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/dmusO8HeU9w&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/dmusO8HeU9w&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le terme d’&lt;b&gt;imago&lt;/b&gt; (au masculin) désigne le stade final d'un individu dont le développement se déroule en plusieurs phases (en général oeuf, larve, &lt;strong class="selflink"&gt;imago&lt;/strong&gt;). Ce terme est en général utilisé pour les arthropodes, mais aussi pour les amphibiens.&lt;br /&gt;Chez les insectes ptérygotes, l'imago est caractérisé par le développement des ailes (sauf chez les espèces secondairement aptères) et de l'appareil génital.&lt;br /&gt;La mue qui aboutit à l'imago est dite &lt;i&gt;imaginale&lt;/i&gt;. Chez certains insectes, il existe un stade intermédiaire entre la larve et l'imago. C'est le cas de la chrysalide des Lépidoptères, de la nymphe des Coléoptères ou de la pupe des Diptères. C'est aussi le cas du "subimago" chez certains insectes aquatiques, comme les éphémères (imago et sub-imago sont les deux stades préférentiellement imités par les pêcheurs à la mouche sèche).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Psychanalyse &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme &lt;span style="color: #333333; font-style: italic; font-weight: bold;"&gt; &lt;label title="mot-clé"&gt;imago,&lt;/label&gt;&lt;/span&gt; qui appartient aussi au  vocabulaire de la zoologie pour désigner l'état définitif des insectes à  métamorphoses, a été adopté vers 1910 par celui de la psychanalyse, où,  n'ayant été traduit dans aucune des langues utilisées, il a gardé,  comme &lt;span style="color: #333333; font-style: italic; font-weight: bold;"&gt; &lt;label title="mot-clé"&gt;libido,&lt;/label&gt;&lt;/span&gt; sa graphie latine. Le  milieu freudien l'avait pris en particulière considération lors de la  publication en 1906, sous le titre d'&lt;span class="s_mco"&gt;Imago,&lt;/span&gt; d'un roman de l'écrivain suisse &lt;span class="s_mca"&gt; &lt;label title="mot-clé auteur"&gt;Carl Spittelberg&lt;/label&gt;&lt;/span&gt;  (1845-1924), qui devait recevoir le prix Nobel de littérature en 1919.  L'auteur y décrivait l'histoire d'un poète, Victor, occupé à s'inventer  une femme imaginaire répondant à ses désirs les plus profonds en lieu et  place d'une trop prosaïque amoureuse réelle. La parution en 1903 de la &lt;span class="s_mco"&gt;Gradiva&lt;/span&gt; de &lt;span class="s_mca"&gt; &lt;label title="mot-clé auteur"&gt;Wilhelm Jensen&lt;/label&gt;&lt;/span&gt; avait déjà  ouvert les psychanalystes à ce thème littéraire de la femme d'autant  plus fascinante qu'elle est irréelle, ainsi qu'à l'art de s'en forger ou  d'en cultiver l'image. Et c'est en se référant à l'ouvrage de  Spittelberg que &lt;span class="s_mca"&gt; &lt;label title="mot-clé auteur"&gt;Freud&lt;/label&gt;&lt;/span&gt; intitula &lt;span class="s_mco"&gt;Imago&lt;/span&gt; la nouvelle revue qu'il créa avec &lt;span class="s_mca"&gt; &lt;label title="mot-clé auteur"&gt;Otto Rank&lt;/label&gt;&lt;/span&gt; en 1912 et qui devait, à côté de &lt;span class="s_mco"&gt;l'Internationale ärztliche Zeitschrift für Psychoanalyse,&lt;/span&gt; se consacrer aux applications non médicales de la psychanalyse &lt;span style="color: navy;"&gt;(&lt;span class="s_mco"&gt;Standard Ed.,&lt;/span&gt; XIX, p.&amp;nbsp;168, note 2).&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;L’&lt;b&gt;imago&lt;/b&gt; ou les imagos sont les représentations inconscientes des «&amp;nbsp;objets&amp;nbsp;» dans le sens psychanalytique, c'est-à-dire la mère, le père, les parents combinés pour Mélanie Klein. C'est Carl Gustav Jung qui en a proposé le terme qui a aussi été retenu pour l'une des premières revues de psychanalyse.&lt;br /&gt;Le terme imago est donc emprunté à la biologie, ou il désigne l'état adulte chez certains insectes (comme les papillons), qui après une mue et une métamorphose ont développés leurs ailes et leurs caractères sexués. &lt;br /&gt;Carl Gustav Jung introduit la notion d'imago en 1911 dans &lt;i&gt;Métamorphoses et symboles de la libido&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: il décrit alors une imago maternelle, paternelle, fraternelle. Il continuera à utiliser ce concept, dans le cadre de la psychologie analytique, à propos des imagines parentales, cas particuliers des complexes qui forment la psyché humaine. Jung utilisera plus tard plutôt le terme archétype.&lt;br /&gt;Dans l'œuvre même de &lt;span class="s_mca"&gt; &lt;label title="mot-clé auteur"&gt;Freud,&lt;/label&gt;&lt;/span&gt; il est vrai, on ne trouve guère que cinq occurrences, très laconiques d'ailleurs, du terme d'&lt;span style="color: #333333; font-style: italic; font-weight: bold;"&gt; &lt;label title="mot-clé"&gt;imago.&lt;/label&gt;&lt;/span&gt; Il y est question seulement des &lt;span style="bbackground-color: #ECECEC;"&gt;«&amp;nbsp;objets étrangers choisis selon le modèle (imago) des objets infantiles&amp;nbsp;» &lt;span style="color: navy;"&gt;(&lt;span class="s_mco"&gt;La Vie sexuelle,&lt;/span&gt; PUF, 1969, p.&amp;nbsp;57),&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; du cas où &lt;span style="bbackground-color: #ECECEC;"&gt;«&amp;nbsp;la libido a fait revivre les imagos infantiles du sujet&amp;nbsp;» &lt;span style="color: navy;"&gt;(&lt;span class="s_mco"&gt;Standard Ed.,&lt;/span&gt; XII, p.&amp;nbsp;102)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ou encore de l'imago paternelle (&lt;i&gt;father-imago,&lt;/i&gt; &lt;span style="color: navy;"&gt;&lt;span class="s_mco"&gt;ibid.,&lt;/span&gt; p.&amp;nbsp;100&lt;/span&gt;) — mais ici avec la mention de &lt;span class="s_mca"&gt; &lt;label title="mot-clé auteur"&gt;Jung&lt;/label&gt;&lt;/span&gt; comme étant  l'initiateur d'une notion si “&amp;nbsp;appropriée&amp;nbsp;”. Ce dernier, en effet, très  peu de temps avant la rupture entre les deux hommes, avait décrit, dans &lt;span class="s_mco"&gt;Métamorphoses et symboles de la libido&lt;/span&gt; (1911), les imagos (paternelle, maternelle, fraternelle) comme des représentations primordiales (&lt;span style="color: #333333; font-style: italic; font-weight: bold;"&gt; &lt;label title="mot-clé"&gt;Urbilder&lt;/label&gt;&lt;/span&gt;) qu'il rangera ensuite parmi les archétypes impersonnels de l'inconscient collectif. &lt;br /&gt;Le terme sera d'abord donné à la revue de psychanalyse créée en 1912 par Hanns Sachs et Otto Rank. Le terme est ensuite peu utilisé par Freud sauf dans un texte sur le masochisme de 1924. Mélanie Klein et Susan Isaacs ont développé sa définition dans leur approche particulière d'objets internes.&lt;br /&gt;Jacques Lacan lie imago et complexe&amp;nbsp;: l'imago en est la brique de base. &lt;br /&gt;C'est dans un écrit considéré comme précurseur de son enseignement autorisé (sa contribution au tome&amp;nbsp;VIII de l'&lt;span class="s_mco"&gt;Encyclopédie française,&lt;/span&gt; en 1938) que &lt;span class="s_mca"&gt; &lt;label title="mot-clé auteur"&gt;Lacan&lt;/label&gt;&lt;/span&gt; allait recourir largement à la notion d'&lt;span style="color: #333333; font-style: italic; font-weight: bold;"&gt; &lt;label title="mot-clé"&gt;imago.&lt;/label&gt;&lt;/span&gt; Il y rapproche cette notion de celle de &lt;span style="color: #333333; font-style: italic; font-weight: bold;"&gt; &lt;label title="mot-clé"&gt;complexe.&lt;/label&gt;&lt;/span&gt; Tandis que le complexe  caractérise l'effet sur le sujet de la constellation interindividuelle  que représente l'institution familiale, l'imago désigne une survivance  imaginaire, éventuellement déformée et souvent inconsciente, de telle ou  telle relation de ce même sujet avec une expérience vécue au sein de la  famille. Ainsi en va-t-il des imagos du sein maternel, du semblable ou  du &lt;span style="color: #333333; font-style: italic; font-weight: bold;"&gt; &lt;label title="mot-clé"&gt;corps propre,&lt;/label&gt;&lt;/span&gt; celle-ci correspondant à l'image spéculaire contemporaine de l'étape inaugurale dite &lt;span style="color: #333333; font-style: italic; font-weight: bold;"&gt; &lt;label title="mot-clé"&gt;stade du miroir,&lt;/label&gt;&lt;/span&gt; où l'enfant s'aliène dans son identification à l'image de l'autre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-8142935703514861295?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/8142935703514861295'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/8142935703514861295'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/imago.html' title='Imago'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-3458612067013632093</id><published>2011-08-19T13:55:00.000+02:00</published><updated>2011-08-19T13:55:32.516+02:00</updated><title type='text'>Rêver de religieuses</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://3.gvt0.com/vi/NdOMU3f2unc/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/NdOMU3f2unc&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/NdOMU3f2unc&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;S.&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;bonjour, &lt;br /&gt;j'ai rêvé que j'allais à un repas de famille. Une grande table est  dressée avec ma famille attablée en train de déjeuner, même des tantes  que je n'ai pas vu depuis longtemps. &lt;br /&gt;Je plaisante avec tout le monde en faisant le tour de la table pour  saluer tout le monde. J'arrive sur un groupe de religieuses attablées  (environ 4 ) à qui je ne peux pas dire bonjour car elle sont en prière  silencieuse, tête baissée et yeux fermés. Elles ont été invitées. &lt;br /&gt;Je me sens un peu contrarié de ne pas pouvoir les saluer en me disant  "que vont-elles penser de moi, me verront-elles comme une impolie?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Mohamed Chéguenni :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Bonjour S.,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pouvez-vous répondre aux questions suivantes:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Y a-t-il eu récemment un repas chez vous, avec votre famille, ou des amis ?&lt;br /&gt;- De quelle nature sont vos relations avec vos tantes ? Avez-vous eu  jadis des problèmes avec elles ? Avez-vous quelque chose à leur  reprocher ou ont-elles quelque chose à vous reprocher ?&lt;br /&gt;- Ces tantes évoquent-elles pour vous des problèmes particuliers que  vous auriez rencontrés avec d'autres membres de votre famille qui leur  sont apparentés ?&lt;br /&gt;- La religion est-elle absente de votre vie ou occupe-t-elle (ou a-t-elle occupé) une place quelconque ?&lt;br /&gt;- Vous reprochez-vous d'avoir commis un acte répréhensible qui vous fait éprouver du remords ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: #888888;"&gt;S. :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Bonjour, &lt;br /&gt;Lundi 15 aout 2011, a fait 1 an que mon père nous a quitté, nous  nous sommes effectivement réunis, mais uniquement en parents proches  (frère soeur et belle-mère). &lt;br /&gt;En ce qui concerne mes tantes, je n'ai absolument rien à leur  reprocher, ce sont justement des tantes avec qui j'ai vécu des  merveilleuses vacances dans mon enfance (elles sont jumelles). &lt;br /&gt;Il y avait effectivement ma grand-mère maternelle à cette table  assise à côté de mes tantes, avec qui j'éprouve quelques difficultés.  Elle est très possessive et je dois souvent lutter pour qu'elle ne  m'envahisse pas trop. Pour tout vous dire je la compare souvent à une  manthe religieuse si je peux me permettre ce jeu de mots. &lt;br /&gt;Merci de votre prompte réponse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="postbody"&gt;M.C. :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Bonjour, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne disposant pas d'informations nombreuses, je vais donc me contenter de  conjectures à propos de la signification de ce rêve : nous assistons  dans ce rêve à des retrouvailles familiales dont la fonction semble être  de réconcilier les divers membres de cette famille et en particulier la  rêveuse avec tout le reste de cette famille. Cette hypothèse suppose  donc que notre rêveuse aurait quelques reproches plus ou moins fondés à  s'adresser à elle-même et chercherait ainsi à s'attirer la clémence et  le pardon de ses proches. Sa ou ses fautes semblent proches du péché  pour lesquelles elle escompte donc l'absolution, comme en témoigne  l'atmosphère religieuse du rêve : le repas me fait penser à la Cène, les  convives, aux douze apôtres, les religieuses, à Jésus et la rêveuse à  Juda dont Jésus est conscient des traitres desseins. &lt;br /&gt;La table me conforte dans mon hypothèse car son symbolisme, comme  matière d'édification et de réalisation tant physique que spirituelle,  se retrouve dans de nombreuses philosophies et religions. Elle exprime  la recherche de spiritualité, de communion, de plénitude, d'harmonie  avec soi et les autres, comme si notre rêveuse, suite à certaines  transgressions qu'il lui appartient de déterminer, était sujette au  remords et à la culpabilité qu'elle s'efforce de dissiper grâce à ce  rêve. Pour comprendre la force de la signification de la table, il  suffit d'évoquer les Chevaliers de la Table ronde, illustrant la quête  mystique, ou, comme je le disais, les douze apôtres et la table du  Cénacle, les Tables de la loi données à Moïse et devenant la référence  morale de tout un peuple, la Table gardée de l'Islam, sur laquelle Allah  inscrit la destinée des hommes. &lt;br /&gt;La table possède en outre une valeur affective profonde dans les images  du repas partagé, de la fête familiale. Ce que vient chercher notre  rêveuse à la table de son rêve est donc ce qui lui fait cruellement  défaut dans sa vie : quiétude, accord avec soi, affection,  reconnaissance, compagnie, innocence, réconciliation...Les fautes  qu'elle cherche à expier semblent parfois remonter bien loin, comme  semblent le suggérer les tantes qu'elle n'a pas vues depuis longtemps,  et qui ressemblent à des témoins auxquels on appelle pour se disculper.  Ce repas de retrouvailles est donc peut-être avant tout le tribunal de  l'accusée qu'est la rêveuse. N'oublions pas que la prière est avant tout  une supplication adressée à la divinité, comme les quatre religieuses  s'adonnaient à cette pratique en faveur de la rêveuse. On me demandera  alors pourquoi celle-ci est si gaie et joyeuse dans son rêve alors  qu'elle est en proie à un sentiment de culpabilité très douloureux. Deux  hypothèses : sa joie est l'expression anticipée du plaisir qu'elle aura  d'être pardonnée. Comment sait-elle qu'elle va l'être ? N'oublions pas  que tout rêve est une réalisation de désir; en forgeant ce rêve, elle a  donc prévu la sentence qui lui agrée puisqu'elle est juge et parti. La  deuxième hypothèse est que cette bonne humeur n'est que la  représentation inversée de son désarroi et de sa torpeur morale. Si  celle-ci étaient patentes dans le contenu manifeste du rêve, celui-ci  aurait probablement échoué et donné lieu à un cauchemar. &lt;br /&gt;Je suis encore interpellé par le fait que les religieuses sont au nombre  de quatre. Sachant que le 4 manifeste universellement et depuis les  temps les plus reculés, le solide, le tangible, le définissable, il me  conforte dans l'interprétation préalablement donnée : en effet, appliqué  au plan intérieur, ses significations sont alors la certitude,  l'immuabilité et la permanence. Dans le rêve, le 4 est extérieur à la  rêveuse. J'en déduis donc que tout ce qu'il symbolise lui est extérieur  et que par conséquent les contraires de ces caractères extérieurs sont à  l'intérieur de notre rêveuse : en somme, elle est sujette à  l'incertitude, l'absence d'immuabilité, autrement dit le changement  permanent, l'instabilité, l'absence de quiétude, donc l'inquiétude  (littéralement, elle est en quête de tous ce qui lui extérieur,  symbolisé par les religieuses priant pour qu'elle retrouve tout cela. &lt;br /&gt;Rappelons-nous que l'invariabilité qui semble faire cruellement défaut à  la rêveuse et dont le manque est vécu par elle comme une aliénation,  cette invariabilité disais-je est bien rendue par l'expression physique  du 4, le carré, qui demeure toujours le même et ne subit aucune  déformation. On peut le retourner, de bas en haut ou de gauche à droite,  sans qu'il ne se transforme  (à l'inverse du triangle, par exemple,  plus dynamique). Ainsi, le 4 évoque la stabilité parfaite, la sécurité  absolue. A ce titre, on peut évoquer les quaternaires généraux qui  expriment tous cette idée de base ou de complétude : les quatre éléments  (terre, eau, air, fe qui permettraient de tout expliquer et d'échapper à  l'ignorance, donc à l'incertitude et à une forme d'insécurité  intellectuelle et physique); les quatre pointe cardinaux qui sont des  repères par excellence. Ne dit-on pas "perdre le nord" pour quelqu'un  qui a perdu la tête et donc d'une certaine façon tous ses repères ? Les  quatre saisons, dont le retour régulier exprime l'harmonie, la  prévisibilité, donc l'assurance et la sécurité puisque les lendemains ne  sont pas incertains; les 4 phases de la lune; les 4 âges planétaires  (or, argent, airain, fer);les 4 règnes (minéral, végétal, animal,  humain, qui semblent installer au sommet de la hiérarchie des êtres et  l'assurer ainsi qu'il est dominateur. &lt;br /&gt;D'une manière plus générale, le quatre apparaît comme le nombre de la  structure, notamment familiale (le père, la mère, la fille, le fils)  thème largement exploité par la publicité, ce qui nous ramène au rêve et  révéler que notre rêveuse ne parvient pas ou plus à trouver sa  stabilité hors du cercle familial qu'elle s'efforce de regagner pour  cela dans son rêve. Le quatre incarne aussi en psychanalyse, le cadre,  l'établissement des limites et interdits ainsi que le père dans sa  fonction de régulateur. J'ai appris à ce sujet que le père de la rêveuse  les a quittés depuis un an. Sa disparition serait ainsi celle des  repères fondamentaux de la rêveuse, provoquant alors une destabilisation  que seules les retrouvailles représentées par le rêve permettraient de  surmonter. On peut encore se demander ceci : si la rêveuse n'éprouvait  fondamentalement que de la pitié et du chagrin suite au départ de son  père (je ne sais pas s'il est décédé ou seulement parti), ces sentiments  compréhensibles et irréprochables ne devraient pas donner lieu à de la  honte, que l'on éprouve quand on s'est comporté de façon impolie. Or  notre rêveuse se considère bel et bien comme une éventuelle impolie.  Elle a donc bien quelque chose à se reprocher. Les quatre religieuses  seraient alors aussi la personnification de sa conscience morale à  laquelle elle redoute de s'adresser de peur de voir en face ses propres  transgressions. &lt;br /&gt;En résumé, je pense, sous toute réserve, que par ce rêve, la rêveuse  tente de rétablir en elle-même et avec sa famille, l'équilibre qu'elle a  perdu par sa faute suite à des comportements délictueux.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mohamed Chéguenni&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-3458612067013632093?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/3458612067013632093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/3458612067013632093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/rever-de-religieuses.html' title='Rêver de religieuses'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-4537778507227898788</id><published>2011-08-18T09:44:00.000+02:00</published><updated>2011-08-18T09:44:47.438+02:00</updated><title type='text'>Imaginaire</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://3.gvt0.com/vi/T86JuEfZ0hM/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/T86JuEfZ0hM&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/T86JuEfZ0hM&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le concept d'imaginaire est polysémique,  il renvoie à une multiplicité des sens, selon les points de vue  adoptés, selon les auteurs qui l'utilisent ou les champs théoriques qui  s'y réfèrent. Lorsqu'on parle d'&lt;b&gt;imaginaire social&lt;/b&gt;, ou d'&lt;b&gt;imaginaire personnel&lt;/b&gt; on fait appel à une notion sensiblement différente de celle que le sens commun associe au mot imagination.  Il s'agit de la capacité d'un groupe ou d'un individu à se représenter  le monde à l'aide d'un réseau d'association d'images qui lui donnent un  sens.&lt;br /&gt;On peut parler d'un imaginaire médiéval, de la renaissance, de l'âge classique etc. comme on peut évoquer un imaginaire dogon, massaï, tibétain, inuit, vendéen etc. On parlera également volontiers de l'imaginaire de René Magritte, de Jérôme Bosch ou de Salvador Dali ou du génial Facteur Cheval. Jacques Nimier n'hésite pas à parler de l'imaginaire des mathématiques et on pourrait également se risquer à mentionner l'imaginaire de la science qui n'en est pas dépourvue, de Jules Verne, au docteur Folamour en passant par toute la science fiction. L'imaginaire, bien plus que la "folle du logis" de la tradition rationaliste, apparaît comme une fonction centrale de la psyché humaine. Fonction de création vitale, les biologistes pour décrire le processus de métamorphose de la chenille au papillon parlent d'un processus qu'ils nomment "imaginal". De la production d'images du rêve,  on ne sait pas clairement quelle est sa fonction, mais on sait qu'elle  est vitale. Si l'on réveille un chat pendant les phases de sommeil  paradoxal de production onirique, au bout de quelques jours celui-ci  meurt. Sur un plan collectif, la production des mythes répond également à  une nécessité cruciale pour le groupe d'amalgamer ses valeurs dans un récit des origines et des fins qui fait tenir le monde dans une narration cohérente.&lt;br /&gt;Chaque groupe humain construit un imaginaire qui lui est propre. Avec la publication de son livre L'institution imaginaire de la société le philosophe et psychanalyste Cornelius Castoriadis  a introduit dans les sciences sociales le terme d'imaginaire social  comme concept philosophique. Les "historiens de l'imaginaire" (Duby,  Loraux, Le Goff, Vidal-Naquet e. a.) ont travaillé avec ce concept de  même que le sociologue Eugène Enriquez  qui a étudié l'imaginaire managérial par exemple. Pour ce sociologue,  l'imaginaire peut être moteur comme il peut être leurrant ou source  d'illusions. Pascal Galvani dans son ouvrage, Autoformation et fonction  de formateur, se livre à la "radiographie" de l'imaginaire d'un groupe  de formateurs d'adultes à l'aide d'une méthode mise au point par André de Peretti:  l'atelier de blason. L'étude de cet auteur permet de dégager les lignes  de forces qui peuvent structurer un imaginaire professionnel en termes  d'identification, de valeurs, de symboles etc.&lt;br /&gt;Sur le plan individuel, l'imaginaire témoigne de la subjectivité de la  personne. Les images qui traversent l'esprit sont présentes avant même  que l'on tente de les inscrire dans la normativité symbolique du  langage. Elles appartiennent à la singularité de l'histoire personnelle.  La démarche psychanalytique et sa technique de libre association  constitue une des voies d'investigation privilégiée de l'imaginaire  personnel qu'il s'agisse de se livrer à son archéologie ou bien de  laisser au sujet la libre expression d'un sens qu'il instaure. &lt;br /&gt;Gilbert Durand  s'est livré depuis les années soixante à une lecture anthropologique de  l'imaginaire. Se situant dans la continuité de l'œuvre de Gaston Bachelard  et celle de C.G. Jung, il œuvre pour redonner à la symbolique et à  l'image une place que lui ont refusé les divers "iconoclasmes", dont le positivisme.  Pour cet auteur, le génie des cultures humaines passe par la création  des langages symboliques qui laissent le sens s'instaurer dans le réseau  des images qui leur sont propres. L'étude exhaustive qu'il mène auprès  des mythologies du monde entier lui a permis de déceler des structures  qui se dessinent et les sous-tendent, quel que soit leur lieu d'origine.  Ainsi fait-il sienne l'affirmation de Gaston Bachelard qui déclare:  «&amp;nbsp;Notre appartenance au monde des images est plus fort, plus constitutif  de notre être que notre appartenance au monde des idées&amp;nbsp;». Ses travaux  s’appuient pour cela sur la lecture de la symbolique de toutes les  grandes traditions humaines. Cet immense travail de décryptage aboutit à  une schématique très largement reprise depuis, tant par la littérature que par l’art cinématographique et même la publicité. Gilbert Durand a donné à cette schématique le nom de &lt;i&gt;&lt;b&gt;régimes de l’imaginaire&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;.  «&amp;nbsp;Tout imaginaire humain est articulé par des structures  irréductiblement plurielles, mais limitées à trois classes gravitant  autour des schèmes matriciels du «&amp;nbsp;séparer&amp;nbsp;»(héroïque), de «&amp;nbsp;l’inclure&amp;nbsp;»  (mystique) et du «&amp;nbsp;dramatiser&amp;nbsp;» - étaler dans le temps les images en un  récit - (disséminatoire).&amp;nbsp;» (Durand, 1994, &lt;abbr class="abbr" title="page(s)"&gt;p.&lt;/abbr&gt;&amp;nbsp;26.).  Ces régimes qui sont au nombre de trois s’enracinent dans la gestuelle  fondamentale de l’être humain, ainsi que dans son environnement  cosmologique. La lecture cosmologique procède par une division duelle ou  &lt;i&gt;&lt;b&gt;polarité diurne/nocturne&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: Un régime diurne et Deux régimes nocturnes.&lt;br /&gt;La lecture issue de la gestuelle est quant à elle ternaire&amp;nbsp;: l&lt;b&gt;’&lt;i&gt;acte de se lever&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;  ou la station debout s’associe avec le régime diurne et Durand la  qualifie de schizomorphe ou d’héroïque. C’est lorsque le soleil se lève  que l’humain se dresse sur ses jambes, ressentant dès lors la dichotomie  entre le haut et le bas, le ciel et la terre. Dans ce régime de  l’imaginaire, les objets apparaissent distinctement sous la lumière du  soleil. On peut évoquer ici, pour illustrer ce schème, l'allégorie de la  caverne de Platon. La logique afférente au régime diurne est celle du  tiers exclu et le symbole approprié est celui de l’épée du savoir qui  tranche l’obscurité du doute et de l’ignorance. (cf. l’iconographie  bouddhique, où Manjushri, divinité de la connaissance est représentée  avec une épée flamboyante). «&amp;nbsp;Ainsi la structure schizomorphe première  ne serait pas autre chose que ce pouvoir d’autonomie et d’abstraction du  milieu ambiant qui commence dès l’humble autocinèse animale, mais se  renforce chez le bipède humain par le fait de la station verticale  libératrice des mains et des outils qui prolongent ces dernières&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;Le deuxième schème, nocturne cette fois, s’enracine dans la gestuelle copulative, &lt;i&gt;&lt;b&gt;l'acte de s'accoupler&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;.  La nuit, les opposés se rejoignent, hommes et femmes deviennent un dans  l’union de l’acte sexuel. Gilbert Durand nomme ce régime Synthétique ou  dramatique. Alors que dans le régime diurne il s’agissait de s’élever  vers les hauteurs, le schème synthétique nous rappelle dans les  profondeurs obscures de la caverne. Il s’agit de plonger en soi, de  «&amp;nbsp;toucher le fond&amp;nbsp;», l’alpiniste devient spéléologue ou plongeur des  grands fonds. «&amp;nbsp;Platon lui-même sait bien que l’on doit à nouveau  descendre dans la caverne, prendre en considération l’acte même de notre  condition mortelle et faire, autant qu’il se peut un bon usage du  temps&amp;nbsp;». Le principe logique est ici dominé par la causalité et la  représentation diachronique qui permet de résoudre les contradictions  grâce au facteur temps. On entre ici dans un système du tiers inclus,  illustré par exemple par la symbolique taoïste du yin et du yang ou par  la &lt;i&gt;coincidentia oppositorum&lt;/i&gt; des alchimistes et de Nicolas de Cues.  Les théories systémiques par exemple œuvrent dans le régime nocturne  synthétique tout comme la vision bouddhiste de coproduction  interdépendante de toute chose.&lt;br /&gt;Le troisième schème, nocturne lui aussi, puise dans la gestuelle digestive ou d’avalement, &lt;i&gt;&lt;b&gt;l'acte d'ingérer&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;.  L’humain devient un avec l’aliment qu’il ingère (l’aliment se perd dans  les profondeurs sombres du corps humain). Durand le qualifie de régime  Mystique (ou antiphrasique) de l’imaginaire. Ici jouent à plein les  principes d’analogie et de similitude. Le principe dynamique en œuvre  est celui de la fusion. On peut par exemple évoquer la symbolique de la  Sainte Cène dans le christianisme pour illustrer ce régime mystique. Le  mythe de Jonas s’inscrit également dans la schématique du régime  nocturne mystique. La recherche de l’Unité fondamentale de toute chose  est au cœur du régime mystique.&lt;br /&gt;L'imaginaire selon Joël Thomas&amp;nbsp;: c’est «&amp;nbsp;un système, un dynamisme  organisateur des images, qui leur confère une profondeur en les reliant  entre elles. L’imaginaire n’est donc pas une collection d’images  additionnées, un corpus, mais un réseau où le sens est dans la  relation&amp;nbsp;; comme le disait, dans une belle intuition, le peintre G.  Braque, «&amp;nbsp;je ne crois pas aux choses, mais aux relations entre les  choses.&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Cela nous permet d’affiner notre définition de l’imaginaire.  L’imaginaire nous apparaît alors comme le dynamisme organisateur entre  différentes instances fondatrices. Ces instances, comme «&amp;nbsp;système  vivant&amp;nbsp;», sont en petit nombre - ce sont leurs combinaisons qui sont  infinies -, et retrouvent les «&amp;nbsp;solutions&amp;nbsp;» entre lesquelles sont  réparties les possibilités de la nature créatrice&amp;nbsp;: le stable, le  mouvant, et le rythme qui les relie.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la triade &lt;i&gt;Réel&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Symbolique&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Imaginaire&lt;/i&gt; de Lacan, l'Imaginaire est souvent supposé à tort précéder le Symbolique  (voir ci-dessus la construction du Schéma R). En fait l'Imaginaire  humain, fiction de la totalité unifiée, est uniquement permis par le  Symbolique, donc lui succède, et n'a rien à voir avec l'imaginaire  animal (non-verbal). &lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le Moi du sujet, sitôt constitué (voir Stade du miroir),  va entretenir avec l'image spéculaire (qui est aussi l'image du  semblable, "l'autre imaginaire") des relations "d'agression érotisée"  placées sous le signe de l'ambivalence&amp;nbsp;: c'est le couple amour-haine.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Au fil des identifications, un certain nombre de signifiants sont considérés par le Moi comme ne faisant pas partie de lui-même ("Je suis &lt;i&gt;ceci&lt;/i&gt; et pas &lt;i&gt;cela&lt;/i&gt;")  et attribués à l'autre imaginaire. Si ces signifiants ont une  connotation favorable, l'autre imaginaire en porte le mérite et devient  digne d'amour. Dans le cas contraire, il est rendu coupable du "choix"  des signifiants qu'on lui attribue, et devient alors le "bouc émissaire"  celui qu'on ne veut surtout pas être et qu'il faut éventuellement  détruire.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;L'important est de noter que dans les deux cas la structure symbolique commune à tous les sujets se masque alors dans un théâtre manichéen de personnages rendus responsables de leurs actes, en "bien" comme en "mal". La notion de "faute", de culpabilité émerge alors.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-4537778507227898788?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/4537778507227898788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/4537778507227898788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/imaginaire.html' title='Imaginaire'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-5967657886274606707</id><published>2011-08-16T13:32:00.000+02:00</published><updated>2011-08-16T13:32:33.174+02:00</updated><title type='text'>Rêver d'être mariée à son frère</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://3.gvt0.com/vi/-bjYwXVoGWs/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/-bjYwXVoGWs&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/-bjYwXVoGWs&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;B. :&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Bonjour. Je ne suis pas mariée actuellement. Hier  soir j'ai rêvé que j'allais chercher mon mari à la sortie de son  travail. Or mon mari n'était mon conjoint actuel mais était mon propre  frère. Apparemment il avait l'air de travailler dans un centre  commercial. Je l'attendais en haut d'un escalier. J'étais assise sur les  marches et je discutais riais avec d'autres femmes. Ces autres femmes  n'étaient autres que mes copines de collège que je n'ais pas revu depuis  une dizaine d'année. &lt;br /&gt;On attendait tous notre mari. Mon frère est sorti avec ses collègues et  m'a embrassé comme si j'étais sa femme et nous sommes partis comme si on  repartait à la maison. &lt;br /&gt;Merci&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Mohamed Chéguenni :&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Bonsoir B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici mes premières impressions "à chaud" concernant votre rêve : il me  semble que dans votre prime jeunesse votre attachement à votre père,  probablement sur le mode inconscient, fut passionnel. Cela a dû se  traduire dans votre vie quotidienne par des relations filiales  houleuses, conflictuelles, intenses, ambivalentes. Votre frère fut  l'être sur lequel vous avez reporté cet amour inextinguible pour votre  père. C'est votre frère qui a ainsi cristallisé votre passion pour votre  père. Votre préadolescence et votre adolescence ont dû être marquées  par un attachement tout particulier à votre frère. Ce lien a pu se  traduire concrètement de mille et une façon ( cadeaux, visites  fréquentes, sorties ensemble, dénigrement de ses copines, effusion de  tendresse, confidence, complicité...). A l'âge où les codes sociaux  veulent que vous passiez de votre frère à un homme extérieur à la  famille (exogamie), vous l'avez fait, certes, mais non sans difficultés  et contraintes. Au fond c'est apparemment à contre coeur ou alors vous  avez réellement aimé votre conjoint actuel, mais sous l'effet de  déceptions quelconques qu'il vous a fait connaître, votre amour pour  votre frère a été attisé et éveillé. Ou alors vous n'avez pas de raison  objective d'être déçue de votre conjoint. Seulement, la perspective de  l'épouser ne vous réjouit guère car c'est votre frère et/ou votre père  qui sont vos idéaux. Votre conjoint n'a pas réussi à vos yeux à se  montrer à la hauteur de ces idéaux. Vous êtes en-haut de l'escalier, ce  qui signifie (je vous fais part très respectueusement de mes hypothèses,  à la lumière de la symbolique des rêves) soit que l'acte sexuel est  consommé entre vous et votre frère, soit que vous attendez celui-ci à  afin de l'accomplir. Le fait que vous soyez avec vos amies d'enfance  tend à prouver que ce sont bien vos modèles d'amour de jeunesse qui  prédominent en vous; vous avez l'air de dire à vos amies " Moi j'ai  enfin trouvé l'homme de ma vie (mon frère) et vous non." Le fait que  votre frère vous embrasse comme si vous étiez son épouse ne peut que me  conforter dans mes hypothèses. De plus vous retournez à la maison; c'est  une forme de régression évidente vers des amours infantiles qu'au fond  vous n'avez jamais abandonnées. &lt;br /&gt;En résumé, votre rêve exprime à mon sens le fait que pour l'instant  votre amour pour votre conjoint n'a pas réussi à remplacer votre passion  inextinguible pour votre frère. C'est celui-ci que vous voulez épouser.  Le baiser dans votre rêve a dû provoquer en vous une émotion, un  plaisir que nul homme ou de très rares hommes ont éveillé en vous en  vous embrassant.  &lt;br /&gt;Cordialement, Mohamed Chéguenni&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;B. :&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Merci beaucoup pour votre  réponse. Il est vrai que j'ai été très attachée à mon père qui  malheureusement est décédé depuis 12 ans et il me manque toujours  autant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-5967657886274606707?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/5967657886274606707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/5967657886274606707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/rever-detre-mariee-son-frere.html' title='Rêver d&apos;être mariée à son frère'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-4463558323958909294</id><published>2011-08-15T12:55:00.000+02:00</published><updated>2011-08-15T12:55:57.737+02:00</updated><title type='text'>Rêve d'une mélodie</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://0.gvt0.com/vi/2GhlpxlNfXw/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/2GhlpxlNfXw&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/2GhlpxlNfXw&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Rosie : &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Bonjour,  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J´ai fait un rêve qui m´interpelle beaucoup.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J´entendais une chanson et je tenais dans mes mains une feuille avec les mots de la chanson.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux suivre la chanson en lisant les mots.  &lt;br /&gt;Mais je crois que je chantais aussi en même temps. (J'en suis pas sûr.)  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson n´est pas triste plutôt gaie mais pas un rythme dansant.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si je voyais les mots écrits je ne me souviens d´aucun mots. C´est dommage&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Mohamed Chéguenni :&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Bonjour Rosie, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quelle occasion avez-vous chanté ou entendu chanter récemment ?  &lt;br /&gt;Qu'évoque pour vous le chant, une célébration, un éloge, une fête, un moment triste...? &lt;br /&gt;Ce chant de votre rêve, vous en connaissez certainement les paroles en  réalité; essayez de vous souvenir au moins de l'air, de la musique et  dites ce que cela vous rappelle. Quel moment de votre vie récente ou  passée est le plus associé au chant ? Qui chantait dans votre rêve, une  femme, un homme, des enfants ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Bonjour&amp;nbsp; M.C. : &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Non, je n'ai pas entendu chanté récemment. &lt;br /&gt;Le chant évoque plutôt la fête. &lt;br /&gt;Ce qui m'associe le plus au chant c'es lorsque enfant notre mère  chantait à la maison souvent. Ses chants pouvait être mélancolique gaie  et tout. &lt;br /&gt;Non,  le chant qui était chanté dans mon rêve ne me rappele pas du tout un chant que j'ai connu. &lt;br /&gt;Ce chant était tout à fait méconnu. Je lisais les paroles sur un papier puisque les paroles de la chanson étaien écrites. &lt;br /&gt;Je chantais en même temps que l'autre personne chantait. &lt;br /&gt;C'était une femme.&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;M.C. :&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Bonjour Rosie, &lt;br /&gt;avec le peu d'éléments dont je dispose concernant les rapports entre  votre rêve et votre vie, je peux seulement supposer que le chant de  votre rêve symbolise plusieurs choses : vous dites que votre mère  chantait souvent. Il est possible que votre rêve soit l'expression de  votre identification à votre mère. Elle vous a laissé un souvenir  inoubliable. Votre amour pour elle vous a conduit à "boire" ses paroles  et à les vivre comme une exaltation de la vie, une foi en vous-même et  en l'avenir. Elle vous a insufflé une sorte d'espérance religieuse en  laquelle vous allez puiser dès que vous devez affronter l'adversité. Le  chant est comme une sacralisation de la parole. Votre mère est donc  sacrée pour vous et grâce à elle vous vous efforcez toujours de  triompher de la mort. Ceci est peut-être en rapport avec votre dernier  rêve relatif à vos voisins : vous êtes décidée à triompher de vos  adversaires. Dans la mythologie, le chant possède une puissance magique :  il représente les pouvoirs cachés, ceux du chant prophétique des  Parques, ou ceux de Cybèle qui guérit par des chants magiques les  enfants qu'elle tient dans ses bras. Votre mère vous a donné l'énergie  et la foi grâce auxquelles vous protégez et "guérissez" vos enfants des  maux divers qu'ils peuvent endurer. &lt;br /&gt;Souvenez-vous que Orphée, inconsolable à la mort d'Eurydice, parvient  avec son chant à faire pleurer le passeur Charon, puis à adoucir le  terrible Cerbère, ce qui lui ouvre la porte du royaume des morts. Votre  chant, dans votre rêve, exprime aussi la puissance qui couve en vous et  que vous êtes prête à déployer en toute occasion pour vous assurer la  victoire. Personne ne pourra résister à votre pouvoir. Votre chant est  comme celui des sirènes, ou encore celui d'Orphée, chant si beau  qu'Apollon lui-même en est charmé : fils de Calliope, dont le nom  signifie "celle à la belle voix", laquelle lui a appris le chant, Orphée  est découpé en morceaux par les Bacchantes, mais sa tête continue de  chanter : jetée dans le fleuve avec sa lyre, celle-ci flotte en  produisant un air mélancolique et dérive jusqu'à la mer, échouant sur  l'île de Lesbos. Vous êtes semblable à ces personnages de la mythologie  auxquels le chant confère une puissance telle qu'il les rend quasiment  invincible. C'est cette invincibilité que votre rêve exprime. &lt;br /&gt;Chéguenni mohamed&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Bonjour M.C. : &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Votre interprétation de mon rêve me plaît et me réconforte. &lt;br /&gt;Je n'avais pas pensé faire le lien avec ma mère. &lt;br /&gt;Et, c'est vraie qu'elle avait la foi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'aimais beaucoup. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui j'aimerais bien triompher de mes adversaires. &lt;br /&gt;Merci pour tout.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-4463558323958909294?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/4463558323958909294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/4463558323958909294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/reve-dune-melodie.html' title='Rêve d&apos;une mélodie'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-4707917714912971501</id><published>2011-08-14T10:07:00.000+02:00</published><updated>2011-08-14T10:07:09.659+02:00</updated><title type='text'>Rêve d'ivresse</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://0.gvt0.com/vi/wz_Cr6PMeJA/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/wz_Cr6PMeJA&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/wz_Cr6PMeJA&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;R. :&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Bonjour, &lt;br /&gt;Je  me permets de raconter mon rêve de cette nuit. &lt;br /&gt;Je suis dans un auto et je suis au volant. &lt;br /&gt;Je suis légèrement ivre puisque j'ai pris un peu de drogue. (c'est comme ça que ça se dit dans ma tête) &lt;br /&gt;Assis à  l'arrière il y a deux enfants un garçon et une fille. &lt;br /&gt;C'est tout. &lt;br /&gt;Merci&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Mohamed Chéguenni :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Je pense que ce rêve de Rosie doit être en  rapport étroit avec sa vie actuelle : je n'ai obtenu aucune information  au sujet de Rosie mais j'ai l'impression qu'elle doit avoir une vie  conjugale instable. Rosie est ou a divorcé. Elle a peut-être des  enfants. Compte tenu du fait que l'ivresse au volant accroît le risque  d'accident il est possible que ce rêve exprime la crainte ou le désir  d'un accident, probablement parce qu'elle aime beaucoup ses enfants  qu'elle ne veut pas perdre ou parce que ces enfants constituent une  charge devenue insupportable. Peut-être même que ce rêve exprime ces  deux désirs ambivalents.  &lt;br /&gt;Il y a peut-être eu récemment une scène semblable sur la route à  l'occasion de laquelle de telles pensées ont surgi pour être aussitôt  réprimées.  &lt;br /&gt;Ce ne sont encore que des hypothèses qui peuvent être totalement ou  partiellement modifiées après informations fournies par Rosie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="postbody"&gt;R. :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Bonjour, &lt;br /&gt;Pour vous c,est difficile puisque vous ne connaissez pas mon temps présent. &lt;br /&gt;Mais enfants sont grands et sont partis de la maison, ils ont tous une famille à eux. &lt;br /&gt;Dans la semaine ou j'ai fait se rêve j'ai eu des ennuies avec mon voisin. &lt;br /&gt;Je me suis chicanée et je crois que mon autre voisine est de conivence. &lt;br /&gt;Mais c'est à propos des enfants et du terrain. Le voisin à logé une  plainte et moi aussi par après. Voilà ma situation pour cette semaine. &lt;br /&gt;Si je comprend bien  l'ivresse ne peut être positif. &lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="postbody"&gt;M. C. :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Suite aux dernières indications de Rosie, voici  encore des hypothèses de travail concernant ce rêve : il y a apparemment  un différend concernant un problème d'héritage, de limites de  propriétés qui concerne Rosie, ses enfants et un voisin et une voisine.  Il est possible que les passagers arrières (garçon et fille) soient le  voisin et la voisine dont Rosie souhaite se débarrasser à la suite d'un  accident dû à l'ivresse au volant. Compte tenu du fait que dans le rêve  les passagers ne soient pas des adultes comme dans la réalité, ces  passagers peuvent être la condensation des voisins et des enfants; le  rêve exprimerait alors le désir de Rosie de voir son litige avec ses  voisins se résoudre à son avantage ainsi qu'à celui de ses enfants.  L'ivresse n'est donc pas forcément négative puisqu'on peut être "ivre"  de plaisir. Dans le rêve l'ivresse aurait une double fonction : Rosie  voudrait être ivre de plaisir après s'être débarasée de ses voisins  désagréables grâce à l'ivresse au volant. L'ivresse peut aussi signifier  que ses voisins la "soûlent" avec des problèmes. J'ai parlé de problème  d'héritage, mais il s'agit peut-être d'un problème d'expulsion suite à  des échéances impayées... Quels que soient les motifs de la discorde, il  y a lieu de croire que le rêve de Rosie est l'expression d'un désir de  résoudre un problème actuel qu'elle a avec ses voisins de façon rapide,  radicale et à son avantage ainsi qu'à celui de ses enfants (je suis prêt  à réviser toutes ces interprétations hypothétiques si nécessaire en  présence d'informations complémentaires).&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="postbody"&gt;R. :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Bonjour&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Comme je vous disais il ne s'agit pas de mes enfants ils sont tous  parties de ma maison et ils ne sont pas dans le conflit avec mes  voisins. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une incartade vigoureuse que j'ai eu avec mon voisin parce qu'il  voulait que ses enfants puissent passer sur mon terrain et qu'ils  n'avaient pas besoin de me demander la permission et il disait que se  bout de terrain de toute façon appartenait à la ville,. (il a un garc¸on  et une fille) &lt;br /&gt;Mais je crois bien qu'il est de conivence avec la voisine de l'autre côté du terrain. &lt;br /&gt;Il a porté plainte parce que je l'ai invectivé de bêtise suite à son intrusion. &lt;br /&gt;à ce moment-là moi aussi j'ai été obligée de porter plainte. &lt;br /&gt;Naturellement j'aimerais bien que les plaintes tournent en ma faveur. &lt;br /&gt;Voilà &lt;br /&gt;Merci beaucoup pour votre empressement à me répondre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;M.C. : &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Bonsoir R. &lt;br /&gt;Au fond peu importe que ce soit vos enfants ou ceux de votre voisin.  L'essentiel avait été compris : il s'agissait d'un différend avec votre  voisin, dont votre voisine était "complice". Vous souhaitez dans votre  rêve que les enfants de votre voisin n'obtiennent pas gain de cause et  votre rancoeur est tellement forte qu'au fond vous souhaiteriez leur  disparition à la suite d'un accident causé par l'ivresse. Il est  probable qu'à travers leur disparition vous punissiez votre voisin.  Peut-être avez-vous déjà rencontré ces enfants et en avez gardé une  mauvaise impression, ce qui vous conduit à les représenter comme des  passagers à même de devenir les futures victimes de votre esprit  vindicatif. Rosie, je vous invite à voir l'écart qu'il y a entre le  premier récit de votre rêve et l'interprétation présente à laquelle nous  sommes parvenus par le biais de vos informations. &lt;br /&gt;Votre rêve est bien l'expression indirecte de votre désir difficilement  avouable de mettre fin à la vie de votre voisin à l'issue d'un accident  de la route dû à l'ivresse. Vous auriez peut-être été accusée d'homicide  involontaire, ce qui eût été un moyen pour vous de satisfaire un désir  de meurtre en restant en accord avec votre conscience. Et ce désir était  dirigé contre votre voisin et ses enfants. Votre rêve montre à quel  point en vous et peut-être en chacun de nous survit l'esprit de  vendetta, de vengeance personnelle.&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="postbody"&gt;R. :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Bonjour&amp;nbsp; M.C.&lt;br /&gt;Dans mon intervention avec mon voisin je l'ai accusé de menteur, et j'ai finit par dire je vais te uer. &lt;br /&gt;Mais vous savez je n'ai jamais eu envie de le tuer ni ses enfants non plus ça n'a jamais été dans ma pensée. &lt;br /&gt;Je ne désire encore moins leur mort et encore moins qu'il ait du mal. &lt;br /&gt;Je veux par contre qu'ils ne me soumettent pas à leurs conditions égoïstes. &lt;br /&gt;La plainte que j'ai été obligée de soumettre j'espère qu'elle virera en ma faveur.&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-4707917714912971501?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/4707917714912971501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/4707917714912971501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/reve-divresse.html' title='Rêve d&apos;ivresse'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-3948647497165719418</id><published>2011-08-13T12:09:00.000+02:00</published><updated>2011-08-13T12:09:58.987+02:00</updated><title type='text'>Rêver de se voir mariée</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/cU2ipurrwqo/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/cU2ipurrwqo&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/cU2ipurrwqo&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Lilouu :&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;"je vient de me reveillé d'un réve vraiment bizzard ..et je voudrais savoir son interprétation svp ! &lt;br /&gt;voila j'ai révé que j'etais marié en robe blanche dans un bus avec mon  futur mari ( c'est un ami de fac sans plus..et moi je suis célibataire  depuis pres d'un ans) apres etre arrivé chez lui ou il y'avais la féte  j'ai vue ma mére assise et ma place juste a coté d'elle mais la chaisse  été simple sans décoration sans rien .....apres sa il y'avais du monde  et la belle mére et venu me dire tu es tres belle tes yeux vont illuminé  notre maison !!!! voilllaaa svp aider moi sa me tracasse bcp"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;b&gt;Mohamed Chéguenni :&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour Lilouu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pour m'aider à comprendre votre rêve, pourriez-vous me répondre aux questions suivantes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;vous dites être célibataire depuis un an. Êtes-vous divorcée ?&lt;br /&gt;Quelles furent les causes de votre divorce ?&lt;br /&gt;Que pouvez-vous me dire de cet ami de fac ?&lt;br /&gt;Avez-vous vraiment envie de vous remarier, votre entourage fait-il  pression sur vous pour que vous épousiez de nouveau un homme ?&lt;br /&gt;Qui est la belle-mère du rêve ? La mère de votre ami de fac ou celle de votre ex-époux?&lt;br /&gt;Enfin, de façon générale, quels sont pour vous les événements les plus importants liés à votre mariage ?&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #888888;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #888888;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Lilouu&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #888888;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;"bonjour &lt;br /&gt;pour repondre a vos question bain nn je suis pas divorcée....&lt;br /&gt;_mon ami de la fac c'est juste bonjour bonsoir (pas&amp;nbsp;des amis incéparables)&lt;br /&gt;_bain pour dire vrai je cherche une relation stable et pourquoi pas me  marié avoir des enfants ...........c'est vrai que j'y pense de plus en  plus car beaucoup de mes amies se sont mariées cette année.&lt;br /&gt;_et pour la belle mére je la connais pas du tous jamais vue &lt;br /&gt;voila j'espére que sa vous aidera a m'aider et savoir plus&lt;br /&gt;merci"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Mohamed Chéguenni : &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Bonjour, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;voici ce que m'inspire ce rêve de lilou : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je note tout d'babord que lilou commence par dire que son rêve de  mariage est "vraiment bizarre". Certes les incohérences nombreuses de ce  rêve peuvent justifier qu'on le qualifie ainsi mais il y a beaucoup de  rêves incohérents que l'on n'hésite pas à qualifier de beaux.  &lt;br /&gt;Je n'hésiterai donc pas à dire que c'est le mariage lui-même qui est  pour lilou une chose "bizarre" dans la réalité. Ce mot doit être pris au  sens littéral : est bizarre ce qui sort de l'ordinaire, ce qui s'écarte  de ce qui est considéré comme normal, ce qui est étrange et curieux.  Pour lilou, je pense que dans sa vie ordinaire, elle ne porte pas le  mariage dans son coeur. Il n'est pas dans la conception qu'elle a de  l'ordre des choses (il n'est pas ordinaire). A ce titre il est non  conforme aux normes qu'elle a décidé sciemment ou non de suivre, que ces  normes soient ou non avalisées par la société. L'impression de  bizarrerie que lui laisse ce rêve dans son ensemble, dont le thème  essentiel est le mariage, prend donc sa source à mon sens dans le fait  que pour lilouu il est anormal que le mariage soit considéré comme une  choses naturelle, normale et que l'entourage (famille, amis, société...)  fasse pression sur elle et sur la femme en général pour qu'elle se  marie. &lt;br /&gt;Cette première interprétation se justifie à mon avis par les  informations qu'a bien voulu me communiquer lilouu : elle me dit entre  autre (et elle le rêve le montre d'ailleurs ainsi) que son mari n'est  "qu'un ami de fac sans plus", elle me dit qu'avec lui c'est juste  bonjour, bonsoir et qu'ils ne sont pas inséparables. Quand on est en  compagnie d'une personne que l'on juge banale, indifférente, la relation  que l'on entretient avec elle est tout autant superficielle, vouée à ne  pas s'inscrire dans la durée. Elle n'envisage donc pas de ne pas se  séparer de son mari. Ainsi, le fait que le rêve la représente avec un  ami de fac qui la laisse totalement insensible sur le plan sentimentale  signifie à mon avis que le mariage est une institution qui l'indiffère  entièrement, que son projet n'est pas de vivre avec un homme dont elle  ne se séparera pas de sitôt car sa façon de vivre préférée est  certainement à l'inverse de ce que promet le mariage. Lilouu est donc  probablement une femme moderne, émancipée, qui ne veut pas le  train-train de la vie conjugale, le métro-boulot-dodo de la vie  matrimoniale car cela affadirait considérablement sa vie et la rendrait  banale, terne, voire carcérale.  &lt;br /&gt;Deux autres éléments m'interpellent dans ce rêve : d'abord le bus. Il  peut signifier plusieurs choses mais la principale à mon avis la  banalité du déplacement en transport en commun, voire l'inconfort et les  désagréments qu'il occasionne souvent aux voyageurs (bus bondés,  lenteurs...). &lt;br /&gt;L'association du mariage au bus signifie que le fait de s'embarquer dans  le mariage est pour lilouu comparable au fait de souffrir les  contraintes lourdes et fastidieuses d'un voyage en autobus : quel  soulagement quand on en descend. Si lilouu s'était mariée, elle n'aurait  pas manqué de divorcer donc, et c'est là le deuxième élément, elle dit  que dans son rêve elle se voit célibataire depuis près d'un an. Comme  elle me dit que dans sa vie réelle elle n'est pas célibataire depuis un  an, elle n'est donc pas divorcée depuis un an. Ce n'est donc que dans  son rêve qu'elle est divorcée depuis un an. Il faut à mon sens rétablir  la relation de causalité suivante dans ce rêve : "si je me marie alors  je divorcerai au bout d'un an". Dans le rêve elle se représente d'abord  divorcée, puis mariée. C'est l'un des nombreux procédés de dissimulation  utilisés par le rêve pour exprimer indirectement des pensées  inavouables. La suite du rêve me conforte dans mon interprétation car on  trouve encore un contraste frappant entre joie et dépit lié au mariage;  à l'euphorie et à la fête succède immédiatement la déception symbolisée  par la chaise vid, "simple" et "sans décoration". On comprendra  aisément ici que si l'on ne veut pas s'asseoir auprès de quelqu'un ou  quelque part c'est que l'on n'aime pas cette personne ni cet endroit.  C'est un signe de rejet indéniable et l'expression d'une inimitié  agressive et non contenue. Lilouu voit donc dans cette chaise sur  laquelle elle aurait dû prendre place le symbole de la vacuité, de  l'inanité et de l'inconsistance du mariage : il est trop simple, sans  décoration au sens figuré; le mariage est donc pour elle attristant,  affligeant et repoussant. Et c'est pourquoi elle ne le cautionne pas en  refusant de s'asseoir auprès de sa mère. Elle fait donc fi de toutes ces  traditions sociales surannées qui, tel le mariage, enferment l'individu  dans un carcan étouffant. D'ailleurs dans son rêve elle ne prend pas  place auprès de sa mère, comme cela a souvent lieu traditionnellement.  Quant à la belle-mère, lilouu me dit qu'elle ne la connaît pas. Je pense  que si elle considérait un xpeu plus attentivement cette belle-mère  elle y décèlerait des éléments évoquant des personnes qu'elle connaît.  Cette belle-mère est donc sans conteste une personne composite  symbolisant la mère et la future belle-mère de lilouu que celle-ci  perçoit comme les incarnations de traditions séculaires obsolètes  auxquelles elle ne veut pas se résigner. &lt;br /&gt;La fin du rêve exprime ce rejet de la part de lilouu : j'ai comme  l'impression qu'elle adresse un reproche à ces femmes en particulier en  leur disant que pour perpétuer un mode de vie séculaire (mariage,  enfants, train-train...) elles veulent l'utiliser comme simple moyen  pour jouer le jeu de la tradition; certes elle leur fera du bien (elle  illuminera leur maison) mais c'est au prix de l'instrumentalisation de  sa personne, et cela elle n'est pas prête à l'admettre car lilouu juge  certainement que ces habitudes sociales font de la femme un simple objet  au service d'institutions sociales aliénantes pour elle. &lt;br /&gt;Ce rêve est donc à mon avis l'expression du refus de lilouu de se marier  et de céder aux pressions exercées subtilement sur elle en ce sens.  Elle me dit qu'elle pense de plus en plus à se marier car beaucoup de  ses amies se sont mariées cette année. C'est le mariage des autres qui  lui fait penser au sien. La pensée de son propre mariage n'a pas émergé  spontanément en elle. Elle se sent donc comme forcée car elle sent  qu'elle correspond de moin en moins à la norme et de peur d'être  marginalisée elle se sent contrainte de rentrer dans le rang. Son rêve  est l'expression de cette attitude ambivalente à l'égard du mariage. Il  signifie :  &lt;br /&gt;" On veut m'obliger à me marier pour être comme tout le monde, mais moi  je m'y refus catégoriquement car cette façon de vivre ne correspond pas  du tout à ce que j'aime. Et de tout façon, si je me marie, je ne  tarderai pas à divorcer, qu'on se le dise!" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mohamed Chéguenni&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-3948647497165719418?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/3948647497165719418'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/3948647497165719418'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/rever-de-se-voir-mariee.html' title='Rêver de se voir mariée'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-7997105842423859514</id><published>2011-08-12T08:16:00.000+02:00</published><updated>2011-08-12T08:16:37.575+02:00</updated><title type='text'>COMMENT DÉVELOPPER DES RÊVES MAGIQUES</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://3.gvt0.com/vi/4ovMdu4DBnM/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/4ovMdu4DBnM&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/4ovMdu4DBnM&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;L’art de la pratique et de l’interprétation par les  rêves, appelés oniromancie, faits également partie de l’attirail  privilégié par les adeptes de la magie blanche.  Les rêves sont  considérés d’ailleurs comme les plus solides présages qui puissent  exister.  Les devins, les sorcières, les prêtres, et les chamans de  toutes les époques savaient détecter, dans l’univers onirique, les  indices qui leur permettaient de deviner le futur.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;LES TYPES DE RÊVES :&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Libérée du rationnel, de la morale, et des interdits  imposés par le quotidien, l’activité nocturne inconsciente nous amène  dans des ailleurs où nos faiblesses sont mises à nu et où nos  préoccupations prennent mille et une figures.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Tous nos rêves n’émergent pas de la même source et, de ce fait, prennent des signatures et des formes différentes :&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Les cauchemars, qui sont une imagerie  distortionnée causée le plus souvent par des pressions que fait subir  l'entourage ou par une maladie physique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Les rêves provoqués par des émotions refoulées.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Les sorties corporelles ou projections astrales au cours desquelles l’esprit se détache du corps.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Les rêves prémonitoires qui annoncent des  événements à venir dans le futur. Une croyance populaire veut que  lorsque l’on fasse les même rêves trois nuits consécutives, ils révèlent  des images et des symboles directs de l’avenir si on sait les  interpréter.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Les rêves supérieurs ou élevés qui contiennent des images sacrées ou transcendantales.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Les rêves télépathiques au cours desquels le rêveur rejoint les énergies d’une autre personne ou d’un autre esprit.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Les rêves psychiques qui recèlent  d’importants messages, des avertissements, et d’autres formes de  communication.  Ce genre de rêve est si puissant et si profond qu’il  peut réveiller le rêveur.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Les rêves lucides arrivent lorsqu’une  personne rêve dans un état de conscience second.  Au moment où le tout  se déroule, elle sait qu’elle rêve.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;DES INDICES UTILES :&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Les rêves ont donc une teneur symbolique très élevée  et contiennent des indices qui peuvent aider à mieux se comprendre  soi-même et à mieux saisir les événements qui brodent notre chemin de  vie et notre évolution.  Pour ce faire, il est pertinent de prendre  l’habitude de transcrire ses rêves le plus fidèlement possible, dans un  cahier, dès le réveil, afin de ne rien oublier.  La relecture des rêves  permet de constater les thèmes et les symboles qui se répètent,  d’établir des liens avec le déroulement des circonstances dans la vie  réelle, et de capter les messages.  D’ailleurs, plusieurs livres sur la  signification des rêves sont disponibles sur le marché.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;INFLUENCER SES RÊVES:&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;En plus de la portée symbolique innée qu’ils  recèlent, les rêves de nature prophétique ou prémonitoire peuvent être  amenés par des suggestions méditatives, des incantations magiques, des  rituels, et même par l’utilisation de mélanges d’herbes.  Les livres qui  relatent les habitudes faisant partie du folklore regorgent de recettes  et de rites parfois bizarres, mais qui semblent apporter les résultats  espérés surtout en ce qui concerne l’identification de la personne aimée  future ...&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Une vieille coutume anglaise prétendait que placer  sous l’oreiller, juste avant de se coucher, une brindille de gui,  cueillie le soir de la Saint-Jean-Baptiste, faisait rêver au futur.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;On dit aussi qu’on peut arriver à expérimenter un  rêve prophétique en se procurant une rose rouge le jour du solstice  d’été (24 juin) et en la faisant fumiger pendant cinq minutes au-dessus  d’un feu de soufre.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Une autre ancienne tradition divinatoire dit que pour  voir sa future épouse dans un rêve, il faut coller neuf épingles sur  l’os de l’omoplate d’un lièvre et déposer le symbole sous l’oreiller un  soir de pleine lune.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Pour rêver à sa future femme ou à son futur époux, il  suffit de placer deux feuilles de laurier sous l’oreiller le soir de la  Saint-Valentin avant de se mettre au lit.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Une pratique médiévale qui permettait, encore une  fois, de voir son/sa futur(e) partenaire dans un rêve consistait à  mélanger de la poussière de corail avec le sang d’un pigeon blanc de  manière à faire une pâte.  Mettre cette nouvelle substance dans une  grosse figue et envelopper le tout dans une pièce de tissu bleu.  Porter  le tout autour du cou pendant la nuit.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;RITUEL :&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Voici l’exemple d’un rituel pour invoquer la prophétie dans un rêve :&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Ce rituel doit être exécuté un soir de pleine lune,  quand celle-ci se trouve dans le signe du Scorpion ou du Verseau.  Pour  de meilleurs résultats, il est conseillé de ne boire que de l’eau  pendant la journée précédant le rituel.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Dans un chaudron rempli d’eau bouillante, mettez une  pincée de sel blanc, de la pierre oeil-de-tigre en poudre et un peu de  suie de cheminée.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Avec un mortier ou un pilon, écrasez et mélangez  ensemble une petite quantité d’armoise commune, d’encens d’oliban de  langue-de-serpent (herbe) et de racine de mandragore.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Ajouter trois cuillères à soupe de cette mixture dans  l’eau et remuez délicatement avec une grande cuillère de bois en  récitant la formule magique suivante :&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Armoise cueillie dans la nuit,&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Encens et sable blanc réunis,&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Racine de mandragore et langue-de-serpent,&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Poudre d’oeil-de-tigre et suie,&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Je vous mélange tous dans ce chaudron fumant&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Pour conjurer un rêve prophétisant.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Laisser bouillir pendant un certain temps et retirer  du feu.  Une fois refroidi, faites-vous couler un bain et ajoutez-y  quelques gouttes de la potion.  Allumez une chandelle mauve, placez-la  près du bain, glissez-vous dans l’eau et fixez la flamme en ouvrant  votre esprit à la manifestation magique.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Au sortir du bain, enveloppez votre corps dans une  robe de chambre ou une serviette blanche ou mauve et faites tomber  quelques gouttes du mélange magique autour du lit en disant :&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Je consacre ce cercle au rêve,&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Au nom de la déesse.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Qu’il en soit ainsi !&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Ensuite, égouttez légèrement le même liquide sous  l’oreiller avant de vous installer pour dormir.  Avant le lever du  soleil, vous devriez avoir expérimenté un ou plusieurs rêves  prophétiques.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;LES HERBES POUR FAIRE DES RÊVES MAGIQUES&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Quelques herbes traditionnellement utilisées par les  sorcières pour confectionner des oreillers propices (mettre environ 1  cuillère à thé d’herbe dans un petit sachet que vous glissez dans votre  oreiller - remplacez-le à toutes les semaines) à provoquer des rêves  magiques ou pour préparer des potions occasionnant des visions du futur.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Absinthe&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Achillée millefeuille&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Agrimoine&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Anis&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Armoise&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Camphre&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Cannelle&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Gui&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Houx&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Lierre&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Racine de mandragore&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Marguerite&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Menthe&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Oeillet&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Oignon&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Pourpier&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Rose&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Verveine.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-7997105842423859514?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/7997105842423859514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/7997105842423859514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/comment-developper-des-reves-magiques.html' title='COMMENT DÉVELOPPER DES RÊVES MAGIQUES'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-3063735056813976650</id><published>2011-08-10T12:38:00.001+02:00</published><updated>2011-08-10T12:39:56.696+02:00</updated><title type='text'>L'hypnose et le rêve : deux phénomènes de l'inconscient</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/fREksgcpsh4/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/fREksgcpsh4&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/fREksgcpsh4&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;L'hypnose et le rêve sont deux activités du cerveau qui  existent depuis des siècles. On trouve de nombreuses cultures  différentes qui pratiquaient (et pratiquent encore) des rites basés  exclusivement sur ces phénomènes. Evidemment, de telles cérémonies ont  toujours pour cadre la religion, et les pratiques reposant sur l'hypnose  ou l'interprétation des rêves sont laissées à l'entière responsabilité  d'un gourou, qui a une fonction religieuse. Or, si l'on a la même  activité inconsciente depuis que l'homme existe, celui-ci n'a jamais pu  trouver une explication rationnelle, malgré la connaissance approfondie  que l'on commence à avoir sur l'hypnose et sur le rêve.  &lt;br /&gt;Ainsi, le terme d'hypnose décrivait-il de nombreux phénomènes  inexpliqués qui, maintenant, sont mieux définis (comme le magnétisme).  On a aussi mieux compris par qui et pour qui l'hypnose est utilisée, de  même que les différentes manières de l'exercer. Aujourd'hui on commence à  mieux discerner ce qu'elle est réellement et on peut alors trouver des  applications pour notre vie quotidienne. &lt;br /&gt;Le rêve, lui, a suivi une direction similaire : son étude scientifique a  permis de mieux le comprendre au niveau du fonctionnement du cerveau et  des applications peuvent commencer à voir le jour. Mais il ne peut pas  être expliqué que scientifiquement, c'est pourquoi il faut tout de même  se tourner vers les psychanalyses, psychologues, neuropsychologues... &lt;br /&gt;L'hypnose et le surtout le rêve ont posé le problème de l'inconscient,  cette autre partie de nous-même, qui s'oppose au conscient qui dirige  les scientifiques. Et, grâce à la puissance de l'inconscient, on  pourrait expliquer les grands problèmes du monde moderne et remédier au  malaise de notre siècle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;1. Qu'est-ce que l'hypnose ?&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;             &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;L'hypnose n'est  considérée comme une science que depuis quelques dizaines d'années, bien  qu'elle reste pour beaucoup une pratique mystérieuse empreinte de  sorcellerie. Au cours des siècles, on a pu noter une évolution sur la  terminologie de cette pratique. Au début, on parlait de magnétisme, ses  résultats attirèrent l'attention de la communauté scientifique, ce qui  conduisit au terme que l'on utilise actuellement, "hypnose" qui laisse  lui-même place, aujourd'hui, à celui de "sophrologie". &lt;br /&gt;Le mot "hypnose" est dérivé du grec upnos et signifie sommeil. Il  s'agit, effectivement, d'un état modifié de la conscience où la personne  hypnotisée tombe dans une sorte de somnolence. Ce n'est, pourtant, pas  un sommeil naturel, mais plutôt un état d'hypersuggestibilité provoqué  par une décontraction profonde. On peut donc considérer l'hypnose comme  un état de relaxation librement consentie. Pendant l'hypnose, le patient  entend parfaitement la voix de l'hypnotiseur, il assimile donc très  bien ses instructions et y réagit. De ce fait, l'hypnotiseur peut  parfaitement orienter la séance soit pour une thérapie en faisant se  remémorer des faits oubliés, soit pour une démonstration en faisant  réaliser des actions dictées. Mais il faut savoir qu'il est impossible  par le biais de l'hypnose de faire réaliser une action que le sujet ne  ferait pas s'il était dans son état normal, par exemple, une personne  ayant la phobie des araignées ne pourra pas la vaincre sous hypnose.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;2.              Histoire de l'hypnose&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Dans l'antiquité en Grèce,  en Egypte ou dans la Rome antique, les anciens effectuaient couramment  des actes de guérison en utilisant des pratiques très proches de  l'hypnose. On retrouve des pratiques similaires aux quatre coins du  monde depuis le début de l'humanité, des "chamans" de l'Asie aux  sorciers africains. En Occident, c'est la science qui prévalut et avec  son expansion on assista à un développement de ces techniques malgré les  réticences de l'église qui s'opposait à toute pratique proche de la  sorcellerie. &lt;br /&gt;C'est un médecin allemand, Anton Massmer, qui donne le coup d'envoi en  1776, en publiant une thèse de doctorat sur le magnétisme. On ne peut  pas considérer qu'il s'agit de l'hypnose comme on la conçoit de nos  jours, car le docteur Massmer avançait le fait qu'il existe un fluide  venant du cosmos qui influe sur le comportement de l'homme. Toutefois,  dans ses expériences c'est bien un acte d'hypnose qu'il effectuait, et  les personnes conviées entraient en transe hypnotique. Par ses méthodes,  il obtint d'excellents résultats comme la guérison du président de  l'Académie des sciences de Münich frappé de paralysie. Malgré ses  résultats, la méthode du docteur Massmer fut l'objet de nombreux débats  houleux et une commission nommée par Louis XVI, qui comprenait notamment  Benjamin Franklin, Lavoisier et le docteur Guillotin, la condamna  irrémédiablement. L'hypnose a, de tout temps, eu beaucoup de mal à  s'imposer car bien que ses résultats soient indéniables, le problème de  l'explication mit une barrière bien difficile à franchir. &lt;br /&gt;Vers 1843, Braid change le terme de magnétisme en celui d'hypnotisme,  c'est à cette période que l'hypnose connaît l'une de ses plus grandes  progressions avec l'école de Nancy et l'école de la Salpêtrière. Les  hypnothérapeutes commencent à expérimenter au grand jour, et le docteur  Bernhein à Nancy jouit d'une réputation universelle. Il est le premier à  introduire l'idée de la médecine psychosomatique et à faire le lien  entre le sommeil hypnotique et le psychisme. La dernière phase du  développement se déroule à la Salpêtrière, où Charcot, le pionnier de la  psychologie, utilise l'hypnose dans le traitement de l'hystérie.  Malheureusement les mésententes entre Charcot et Bernhein laissent  décroître l'intérêt alors porté à ces expériences. Il y a deux causes  principales à cette décroissance, ce sont: &lt;br /&gt;&amp;nbsp;- la découverte de l'anesthésie par des moyens chimiques (jusqu'à présent l'hypnose était souvent utilisée pour l'anesthésie). &lt;br /&gt;&amp;nbsp;- la découverte de la psychanalyse par Freud. &lt;br /&gt;En France, curieusement, l'hypnose tombe progressivement dans  l'oubli alors qu'à l'étranger elle est, au contraire, réhabilitée. A  l'heure actuelle, elle est enseignée aux États-Unis et fait l'objet de  recherches en ex-URSS. Le premier grand congrès international s'est tenu  en 1970 à Barcelone. De nos jours, le terme d'hypnose a laissé place à  un autre mot, celui de sophrologie (La sophrologie est reconnue comme  une médecine légale depuis 1955, en Angleterre et depuis 1958, aux  États-Unis).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;1. Qui est hypnotiseur ?&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;             &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Il faut bien savoir qu'un hypnotiseur ne possède aucun pouvoir spécial.  Même s'il est fréquent d'entendre des gens affirmer qu'ils ont vu les  yeux de l'hypnotiseur tourner, il ne faut voir ici que des  manifestations de leur imagination. Ce n'est pour la plupart des cas que  la manifestation de la fascination qu'exerce tout phénomène "magique"  sur l'homme. Et l'hypnose, malgré nos efforts de rationalisation, fait  resurgir de l'inconscient cette fascination issue de l'enfance. De nos  jours, les hypnotiseurs sont plus souvent des médecins, ce qui prouve  que l'hypnose n'est pas un don, mais bien le résultat de l'apprentissage  d'une technique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;2. Tout              le monde peut-il être hypnotisé ?&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; C'est la question la plus importante. Car les deux extrêmes existent: il  y a les sujets facilement hypnotisables et ceux qui sont plus  récalcitrants. D'après les différentes études et expériences menées à ce  sujet, les personnes les plus facilement hypnotisables sont la plupart  du temps des personnes équilibrées, c'est-à-dire relativement stables et  bien intégrées. Ceci implique que les névrosés sont plus difficilement  hypnotisables. Et parmi les névrosés, les hystériques sont les plus  résistants. On peut donc définir le profil des personnes facilement  hypnotisables: &lt;br /&gt;&amp;nbsp;- assez équilibrées; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;- se détendant facilement; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;- ayant pratiqué des techniques de relaxation; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;- sachant pratiquer la concentration (les arts martiaux par exemple). &lt;br /&gt;En ce qui concerne les personnes difficilement hypnotisables, il y a en  tout premier lieu les gens qui ne veulent pas être hypnotisés. Ils ne  pourront en aucun cas y être astreints. On  a pu noter que les personnes  qui ont offert le plus de résistance aux traitements du sommeil  hypnotique étaient souvent inadaptées socialement et très perturbées. &lt;br /&gt;L'hypnose est, toutefois, une question d'apprentissage, le patient doit  avoir confiance et ne doit pas avoir peur de ce qui peut se passer. Même  s'il n'est pas rare de pouvoir être hypnotisé dès la première séance,  la plupart des personnes y parviennent à la deuxième ou la troisième.  Dans certains cas, il faut plus de persévérance puisque qu'un chercheur  allemand a fini par hypnotiser un patient récalcitrant à la 300ème  séance... &lt;br /&gt;Ainsi, à force d'entraînement, une personne entre très facilement et  très rapidement en état de transe hypnotique et, dans certains cas, un  sujet bien entraîné peut immédiatement entrer en état hypnotique à  l'aide d'un mot-clé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;3.              L'hypnose est-elle dangereuse ?&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; L'hypnose n'est pas une pratique dangereuse dans la plupart des cas.  Toutefois, une personne en mauvais équilibre psychique peut  difficilement entrer dans cet état et si elle le faisait, elle pourrait  courir quelques risques. Car cette personne fragile psychologiquement  peut faire passer de l'inconscient au conscient des choses qu'elle  supporterait mal. &lt;br /&gt;Dans les autres cas, l'hypnose n'est pas dangereuse elle est même très  bénéfique, car il faut savoir que si le sommeil hypnotique est différent  du sommeil naturel, il en est quand même suffisamment proche pour que  le sujet s'endorme réellement. La crainte de ne pas se réveiller n'a  donc pas lieu d'exister.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;4. La transe              hypnotique&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; L'état dans lequel se trouve une personne hypnotisée se nomme transe  hypnotique. Ce mot ne signifie pas que le sujet entre dans un état  second, mais il parvient à augmenter considérablement son degré de  concentration. Il sera donc possible à ce patient de se concentrer sur  ce qui lui est demandé et rien d'autre ne pourra le perturber, même pas  des bruits extérieurs. On peut croire qu'il existe une contradiction  entre la relaxation et la concentration car, pour beaucoup de gens, ces  deux termes s'opposent. Il n'en est rien, en effet la concentration  n'est pas le résultat d'une forte tension comme on pourrait le croire,  mais le résultat d'une grande relaxation. &lt;br /&gt;On distingue quatre niveaux de transe hypnotique: état hypnoïde, transe  légère, moyenne et profonde. Il n'est pas nécessaire d'entrer dans une  transe profonde pour obtenir des résultats, la plupart du temps, on  obtient les mêmes résultats avec léger sommeil hypnotique. C'est la  raison pour laquelle l'hypnose réussit sur la plupart des personnes qui  le désirent.  &lt;br /&gt;L'état hypnoïde représente le premier degré c'est, en fait, un état de  relaxation modéré. Lorsque l'on passe, ensuite, à la transe légère, les  symptômes sont plus prononcés, comme différentes formes de catalepsie.  En accédant aux étapes supérieures, l'état du sujet sera beaucoup plus  modifié comme on peut en juger d'après le tableau présentant les étapes  fondamentales et les éléments qui les caractérisent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Etat hypnoïde&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;relâchement&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;battement de cils&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;fermeture des yeux&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;relâchement psychique complet&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Transe légère&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;catalepsie oculaire&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;catalepsie des membres&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;catalepsie rigide&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;anesthésie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Transe moyenne&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;amnésie partielle&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;amnésie post-hypnotique&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;changements de personnalité&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;suggestion simple post-hypnotique&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;amnésie totale&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Transe profonde&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;capacité d'ouvrir les yeux sans modification de transe&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;suggestion post-hypnotique&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;somnambulisme complet&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;hallucinations visuelles positives post-hypnotiques&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;hallucinations post-hypnotiques systématisées&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;hallucinations visuelles négatives&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;hyperesthésie&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;hallucinations auditives négatives&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces différents stades représentent, en réalité, les degrés de  concentration du sujet. Dans la majorité des expériences, la transe  légère ou moyenne est suffisante, c'est notamment le cas pour les  séances d'hypno-analyse. Il n'est pas rare qu'un patient change d'état  au cours d'une séance, il faut également noter que plus la transe est  profonde, plus les résultats sont rapides.  &lt;br /&gt;D'après des statistiques, on estime que seulement 25 % des personnes  peuvent atteindre l'état de transe profonde, tandis 90 à 100 % arrivent à  un état de transe légère et 60 % à celui de transe moyenne &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour atteindre la transe hypnotique, il faut passer par certaines phases et ce, quelle que soit la méthode employée: &lt;br /&gt;&amp;nbsp;- l'induction; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;- l'approfondissement; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;- le réveil.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Les méthodes :&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;1. L'induction&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;             &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; L'induction est la première phase de l'hypnose, elle est purement  physique. En effet, l'induction doit agir sur le physique du sujet, en  prenant en compte la relaxation du corps et la détente musculaire. Pour y  parvenir, il existe beaucoup de méthodes, nous allons en voir quelques  unes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; 				&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;1.1 Les méthodes de fixations&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; La méthode de fixation est un procédé d'induction assez efficace. La  fixation du regard sur un point fixe, de préférence dans une position  fatigante pour les yeux, va rapidement entraîner une fatigue oculaire. A  mesure que la vision devient floue et que la fatigue s'accroît, la  vigilance du sujet diminue et sa concentration augmente. Il faut  préciser que cette méthode peut être employée avec un stimulus visuel,  mais aussi auditif, ou bien les deux à la fois. On peut apparenter cette  méthode à des événements de la vie de tous les jours, comme la voix  monotone du conférencier qui endort son audience ou les sons lancinants  des musiques de tribus indigènes avec leur tam-tam utilisé pour induire  la transe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simple fixation: &lt;br /&gt;On demande au patient confortablement installé, assis ou allongé, de  fixer un point légèrement au-dessus de sa tête, de manière qu'il soit  obligé de lever légèrement les yeux, Puis on lui parle. Dès que le  patient commence à fermer les paupières, il faut l'encourager à rester  dans cet état. C'est l'une des méthodes les plus simples et des plus  efficaces qui soit pour induire la transe. Il faut, quand même, ajouter  que la pièce dans laquelle se situe la séance a une importance, elle  doit être bien chauffée, car un courant d'air pourrait faire échouer la  phase d'induction et la lumière ne doit pas être trop forte pour ne pas  détourner l'attention du sujet. &lt;br /&gt;Méthode de distraction avec fixation: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, la simple fixation n'est pas suffisante pour obtenir  l'induction, par exemple si le sujet est trop tendu, la méthode de  distraction est alors utilisée. L'hypnotiseur soumet au patient un  exercice mental, pendant qu'il s'y adonne, son attention est fortement  accaparée, aussi l'induction se passe sans qu'il y prête attention. Dans  un laboratoire américain, on demande au patient de faire un compte à  rebours de 300 jusqu'à zéro. L'opération semble facile, mais il est très  difficile de penser à autre chose en même temps et, obligatoirement, la  vigilance du sujet quant à l'induction s'en trouvera amoindrie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Méthode de fixation de deux points: &lt;br /&gt;Cette méthode mélange le principe de la simple fixation et de la  distraction. On demande au sujet de fixer deux points. Le patient va  devoir utiliser ses yeux indépendamment l'un de l'autre, ce qui va  représenter une fatigue beaucoup plus grande, car les yeux ne sont pas  habitués à cette gymnastique. Cet effort aboutit à une diversion et  l'induction s'en trouve facilitée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe aussi la méthode de fixation par le regard ou fascination.  Cette méthode n'est pratiquement plus utilisée, car elle est beaucoup  plus dure à réaliser, mais c'est de loin la plus impressionnante. Elle a  fait la réputation des grands hypnotiseurs qui hypnotisaient leur sujet  par le regard.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; 				&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;1.2 Méthodes dites actives&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Ces autres méthodes qui n'utilisent pas la fixation font appel à une  participation active du patient. On demande d'effectuer certains gestes  ou mouvements, qui répétés de façon rythmique et régulière, vont  entraîner une certaine fatigue musculaire et donc faciliter l'induction. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Technique du ballon: &lt;br /&gt;Cette méthode fait appel à la participation active du patient. La  méthode dite du "ballon de plage" consiste à faire croire au patient  qu'il est sur une plage et que tout va bien, il fait beau, la  température est parfaite. Puis on lui dit qu'il tient un gros ballon de  plage et qu'il le fait rebondir de façon régulière sur le sol. Le  patient mime le geste, petit à petit, il sent sa main devenir lourde,  l'hypnotiseur lui dira que cette sensation le gagne agréablement et le  patient entrera calmement en état hypnotique. Il faudra alors continuer  avec l'approfondissement de la transe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tableau noir: &lt;br /&gt;Cette méthode demande au patient un effort de concentration tout comme  dans le compte à rebours, mais avec des différences. Le patient va être  appelé à se représenter un tableau noir et à l'aide de sa main  non-dominante, la gauche pour un droitier, il va imaginer qu'il écrit un  chiffre sur le tableau. Il écrira d'abord un premier nombre, puis il  l'effacera. Il recommencera cette opération à plusieurs reprises et sa  main se fatiguera vite; la concentration apparaîtra alors (il convient  de comprendre que le patient mime le geste auquel il pense).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; 				&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;1.3 Méthode sans préparation physique&lt;/b&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; 	Ces méthodes s'appliquent aux personnes qui n'ont pas besoin de phase  de relaxation ou bien qui sont très entraînées à l'hypnose. Elle leur  permet d'entrer très rapidement en état hypnotique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Méthode par confusion: &lt;br /&gt;C'est l'une des méthodes les plus difficiles, mais c'est, certainement,  l'une des plus efficaces. Elle consiste à raconter au patient une  histoire qui n'a rien à voir avec l'induction et lui faire effectuer un  effort physique ou cérébral complètement incohérent. Son esprit sera  très occupé à comprendre, ou tout au moins à essayer de comprendre ce  qui lui est dit. A mesure qu'il doit se concentrer pour comprendre, sa  vigilance diminue et sa frustration augmente, il est alors très facile  d'induire le patient. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;2. L'approfondissement              de la transe&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Après l'induction, le sujet va se trouver dans un état de repos et  d'immobilité (état hypnoïde). A partir de ce moment l'hypnotiseur va  pouvoir approfondir la transe en déclenchant des symptômes tels que la  catalepsie des yeux, des membres, l'anesthésie, ou bien l'amnésie. Pour y  parvenir il existe là aussi différentes méthodes, voici quelques  symptômes qui peuvent être commandés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;u&gt;Lourdeur du bras :&lt;/u&gt; &lt;br /&gt;Dans un premier temps, l'hypnotiseur va faire croire que le bras du  patient lui semble lourd, si lourd qu'il ne pourra plus le bouger. Pour y  parvenir, l'hypnotiseur va parler au patient d'un poids de plus en plus  lourd. Si après cette phase, le sujet peut bouger le bras, c'est qu'il  n'est pas hypnotisé, il faudra donc reprendre la séance depuis le début. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;u&gt;Catalepsie des paupières :&lt;/u&gt; &lt;br /&gt;Par le même principe l'hypnotiseur va faire croire que les paupières sont si lourdes qu'il sera impossible de les bouger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;u&gt;Hyperesthésie :&lt;/u&gt; &lt;br /&gt;Avant de pouvoir travailler sur l'anesthésie, on passe par  l'hyperesthésie qui est le principe inverse. C'est l'hypersensibilité  d'une partie du corps, toutes les sensations sur la partie du corps  concerné sont amplifiées (la chaleur, la douleur...). On pratique cette  opération avant l'anesthésie, car il est plus simple d'arriver à cet  état. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;u&gt;L'anesthésie :&lt;/u&gt; &lt;br /&gt;Si toutes les étapes précédentes se sont bien passées, alors  l'hypnotiseur pourra tenter de pratiquer une anesthésie partielle. Cette  pratique eut de très bons résultats, car on a déjà opéré sous une telle  anesthésie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;u&gt;L'amnésie :&lt;/u&gt; &lt;br /&gt;C'est une étape beaucoup plus profonde, il est difficile d'y arriver.  L'amnésie n'est jamais irrémédiable et peut être interrompue. On utilise  cette phase pour faire oublier des traumatismes survenus dans le passé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;3. Le réveil&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Une fois la séance terminée, il va falloir ramener le sujet à son état  normal, c'est la phase de réveil. Il ne s'agit pas réellement d'un  réveil, mais d'une sortie de l'état hypnoïde. Pour ce faire,  l'hypnotiseur va suggérer certaines choses. Il est important de le faire  doucement, on lui indique qu'il va se réveiller; puis on annule toutes  les suggestions faites pendant la séance (Il est très important de le  faire). Il faut savoir qu'il est impossible de ne pas se réveiller, même  si parfois cela peut être très long et se transformer en sommeil  normal.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;Les applications :&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elles sont nombreuses, mais  essentiellement à but thérapeutique; par exemple, en 1949, Messmer  redonne la vue à un aveugle et la première opération sous hypnose a lieu  en 1845. La France accuse un certain retard en matière d'hypnose en  raison d'un scepticisme excessif, mais beaucoup de pays la pratiquent.  Parmi ses multiples usages, l'hypnose trouve sa place la plus importante  dans les domaines psychologiques avec, notamment, l'hypno-analyse.&lt;/span&gt;             &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;1. Hypno-analyse&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; C'est une pratique identique à celle de l'analyse psychiatrique  classique, mais ici les barrières et les blocages du subconscient  n'apparaissent plus. On peut donc obtenir des résultats beaucoup plus  rapides (une séance d'hypno-analyse peut avoir les mêmes résultats que  plusieurs semaines de travail par analyse classique).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;2. Ecriture              automatique&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Le patient écrit sous hypnose un texte en rapport avec ses problèmes.  Puis on lui demande de l'expliquer sous hypnose ou non. Cette méthode  permet de laisser l'inconscient s'exprimer, ainsi on peut voir  apparaître les problèmes de fond et le traitement par l'analyse simple  s'en trouve donc simplifié.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;3. Régression&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Elle permet de revivre une situation du passé, ainsi tous les événements  refoulés vont réapparaître et enfin pouvoir  s'exprimer. On pourra donc  agir sur ces événements qui sont négatifs et qui continuent d'agir sur  le patient. Ces événements sont dits non terminés, car ils agissent sur  l'inconscient, le médecin hypnotiseur pourra donc terminer  ces  événements en revenant au moment où ils ont commencé. Cette application  est, toutefois, réservée aux très bons hypnotiseurs.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;4.              Thérapeutiques psychiatriques&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; L'hypnose est très efficace pour traiter les névroses simples comme la  paralysie, le bégaiement ou bien l'amnésie. Dans certains cas, on peut  soigner les névroses d'angoisse en déterminant d'où vient cette  angoisse. Dans le cas d'une phobie, l'hypnose n'est pas très efficace,  elle permet, quelquefois, de trouver les raisons à la phobie et donc  d'employer un traitement efficace. Il existe certaines maladies  psychiatriques qu'il est impossible de soigner par hypnose, comme la  psychose (à cause du changement de personnalité) ou bien la  schizophrénie pour laquelle l'hypnose est fortement déconseillée, car  elle pourrait aggraver l'état du patient.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;5.              Autres applications&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Les maladies dites psychosomatiques (maladies engendrées par le stress  de la vie moderne) sont très bien soignées par l'hypnose et même  beaucoup mieux que par les médicaments, car l'hypnose permet de  décontracter le patient et d'éliminer son stress. Les effets des  maladies psychosomatiques sont la fatigue (première cause de souffrance  des Français), l'insomnie, la nervosité ou bien encore la contrariété  qui peut se traduire par des troubles digestifs (ulcère). En Europe, ces  maladies sont prédominantes et on voit, petit à petit, apparaître une  technique proche de l'hypnose qui se nomme la sophrologie qui permet  d'élimer ces problèmes par le biais d'une grande relaxation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Le rêve :&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;1. Place du rêve dans la société&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;             &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Depuis toujours, les peuplades humaines rêvent, on le sait. Mais,  suivant les cultures et suivant les époques, on a plus ou moins prêté  attention à cette partie de nous qui reste secrète. Pour les peuples  "primitifs", ils ont souvent été pris au sérieux, pouvant révéler des  avertissements. Délaissés ces derniers siècles dans notre population  "civilisée", on a cru qu'il n'y avait que deux états du cerveau :  l'éveil (activité) et le sommeil (l'inactivité). Il y a 60 ans  seulement, la science commençait à étudier en détail ce grand mystère  qui attise la curiosité des plus grands chercheurs actuels.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;2.              Apport de la science pour comprendre le rêve&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; L'invention de l'électroencéphalogramme (E.E.G.) a permis de découvrir  que, durant le sommeil, il y a des phases d'intense activité cérébrale.  De plus, pendant cette période, il y a de forts mouvements oculaires de  gauche à droite, d'où le nom de "Rapid Eye Movement" ou "REM". De  nombreuses expériences montrent que c'est dans cette phase que les rêves  se créent : en réveillant un dormeur à ce moment, on s'aperçoit qu'il  se souvient très bien de son (ou ses) rêve(s). Un des grands chercheurs  en onirologie (et aussi en neurobiologie), Michel Jouvet, a découvert  que le rêve s'accompagne d'une activité physique nulle, en contradiction  avec une activité mentale qui réclame beaucoup d'énergie (d'où le terme  souvent employé de "sommeil paradoxal").	     &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;3.              Structure du sommeil&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; L'analyse d'une nuit de sommeil avec l'E.E.G. nous a montré que le rêve  n'apparaît pas d'une façon aléatoire dans la nuit. Tout est bien  structuré en 4 phases, l'éveil étant caractérisé par des ondes bêta : &lt;br /&gt;&amp;nbsp;- d'abord le cerveau émet des ondes alpha (avec un rythme moins élevé), &lt;br /&gt;&amp;nbsp;- ensuite il émet les ondes thêta (ondes beaucoup plus lentes), &lt;br /&gt;&amp;nbsp;- puis viennent les ondes delta, &lt;br /&gt;&amp;nbsp;- et après, on est dans un sommeil profond. &lt;br /&gt;Puis le cerveau repasse par toutes ces étapes en sens inverse, et on  arrive à la phase "REM". Plusieurs fois dans la nuit, le cerveau refait  le même comportement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;4. Recherches en cours&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Grâce à l'E.G.G., on a aussi vu que les rêves pouvaient durer plusieurs  minutes, contrairement à ce que l'on entend dire comme quoi ils ne  dureraient que quelques dixièmes de secondes. Une autre constatation est  que les animaux qui rêvent sont les animaux dont la température du  corps est constante et indépendante de leur environnement; espérons que  ces observations serviront à mieux connaître notre activité onirique  quotidienne. &lt;br /&gt;Les récentes recherches en onirologie ont même été plus loin : Stephen  LaBerge, docteur en psychologie et chercheur à l'université de Stanford a  trouvé des techniques systématiques pour faire des rêves lucides, ces  rêves que l'on faisait rarement et par le fait du hasard.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Le rêve lucide :&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;1. Une histoire déjà ancienne...&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;             &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; En effet, Stephen LaBerge s'est consacré à l'étude scientifique des  rêves lucides dès 1977. Mais avant, les Tibétains, avec le yoga de  l'état de rêve, ont déjà essayé de contrôler les rêves et, plus  récemment, on peut se demander dans quelle mesure l'autohypnose est  proche du rêve éveillé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;2.              Expériences du marquis d'Hervey de Saint-Denys&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Les travaux du marquis d'Hervey de Saint-Denys, vers 1860, ont fait  avancer notre compréhension du rêve, alors que son époque ne  "produisait" que des matérialistes qui pensaient que le rêve était dû à  des troubles psychologiques. Ses multiples expériences reposent sur des  souvenirs émotionnels très liés aux sens. Ainsi, Hervey de Saint-Denys a  beaucoup utilisé le sens auditif et le sens olfactif. Par exemple,  pendant des vacances paisibles dans l'Ardèche, le marquis respirait  toujours le même parfum déposé sur un mouchoir. Quand il rentre chez  lui, à Paris, il met dans une boite le mouchoir, et ne se sert plus de  ce parfum, durant des mois. Un jour, il dit à son valet de choisir un  jour au hasard pour déposer du parfum sur son oreiller pendant son  sommeil. Et la nuit où le valet le fait, le marquis rêve alors de  châtaigniers, de montagnes, et de la roche de basalte de sa région de  vacances. Aussi, ce rêve, s'il n'est pas lucide prouve que l'on peut  modifier le comportement du rêve par des agents extérieurs.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;3.              Découvertes de Stephen LaBerge&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Ce qu'a inventé Stephen LaBerge va beaucoup plus loin : grâce à des  techniques, on peut être conscient de son état onirique et agir comme on  l'entend. L'E.E.G. est formel : cet état de sommeil reste bien la phase  de sommeil paradoxal. Il ne s'agit pas de l'état de sommeil léger que  tout le monde peut expérimenter. De plus, l'hypothèse concernant  d'éventuels micro-réveils est, elle aussi, écartée car un rêve lucide  pouvant durer une demi-heure, l'E.E.G. montre toujours des ondes alpha,  caractéristiques de la période où se situe le rêve. Daryl Hewitt, qui  fait des expériences au Lucidity Institute de Palo Alto en Californie,  dit avoir déjà eu des rêves lucides depuis ses 18 ans. Et c'est depuis  qu'il travaille avec Stephen LaBerge, qu'il arrive à les provoquer. Mais  quelles sont les techniques employées?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;4.              Voyage dans un rêve lucide&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Dans un laboratoire, on relie l'"onironaute" ("voyageur dans les rêves")  à un polygraphe, qui enregistre l'activité du cerveau. Quand le dormeur  entre en état de sommeil paradoxal, il reçoit un signal discret, que ce  soit une impulsion lumineuse envoyée avec des lunettes, ou un simple  son, ce signal doit attirer l'attention de "l'onironaute" tout en ne le  réveillant pas. D'après les études concernant le sommeil en phase REM,  Stephen LaBerge a compris que l'on pouvait bouger facilement les yeux  tout en étant endormi, il a alors convenu avec l'onironaute d'un  dialogue possible en faisant des mouvements oculaires verticaux (par  exemple, en morse). En réponse au signal reçu, le dormeur peut ainsi  communiquer avec les chercheurs. Il devient à la fois acteur de ses  propres rêves et cobaye pour des expériences qui risquent d'apporter  beaucoup à la science et à l'homme. En effet, on comprend aisément les  implications de telles expériences avec la science.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;5. Utilités              du rêve lucide&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Les possibilités sont extrêmement variées : les rêves lucides permettent  de faire des choses "virtuellement", comme si on les vivait réellement.  Ils ont, en fait, le même but que la fameuse "réalité virtuelle",  technique créée par l'ordinateur qui permet une "immersion" complète  dans un monde qui peut être idéal. Dans une certaine mesure aussi, ils  ressemblent, par leurs effets, à ces drogues chimiques qui satisfont  tous les désirs de l'homme. Pourtant, bien que danger il puisse y avoir,  les rêves lucides peuvent servir à des choses plus utiles : apprendre  une langue étrangère par exemple, en récitant de nombreuses fois les  mots nouveaux, on peut aussi surmonter des cauchemars fréquents qui nous  taraudent. Et la création artistique pourrait en tirer un grand profit,  quand on pense à ce que disait Frederik Van Eeden en 1913 : "Mon  imagination n'aurait jamais été capable d'inventer ou de créer une image  aussi complexe que celle de la perspective changeante de petites  branches que je voyais quand je volais". D'après des psychologues  américains, des personnes qui font souvent des rêves conscients sont  plus équilibrées et indépendantes que les autres. Et comme l'a dit le  maître soufi Ibn el-Arabi au XIIème siècle, "L'individu doit pouvoir  contrôler ses pensées alors qu'il rêve. L'exercice de cette vigilance  [...] rapportera de grands bénéfices à l'individu." Mais on ne sait  toujours pas pourquoi on rêve, bien qu'on essaye d'utiliser le rêve à  bon escient.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: maroon;"&gt; Pourquoi le sommeil et pourquoi              le rêve ?&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;1. Interprétations scientifiques&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;             &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; 				&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;1.1 Hypothèse de Francis Crick&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Selon Francis Crick, prix  Nobel de médecine (c'est le co-inventeur de la double hélice de l'ADN),  le cerveau est construit comme un super-ordinateur. Ce chercheur, dont  le matérialisme est si grand, va même penser que le cerveau agit comme  un ordinateur; il a donc des places de mémoires limitées qui s'effacent  durant le sommeil. Ainsi, c'est l'hypothèse du "rêve-oubli". Mais elle  n'est pas convaincante à  bien des égards, car, entre autres, des  expériences ont montré que le dauphin n'a pas de sommeil paradoxal et  pourtant il a un cortex cérébral presque aussi gros que celui de  l'homme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; 				&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;1.2 Hypothèse de Michel Jouvet&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Pour Michel Jouvet, qui a  sérieusement étudié les rêves, l'activité onirique sert à une  reprogrammation génétique de l'individu et à une mémorisation de nos  attitudes quotidiennes. Les expériences troublantes concernant des  jumeaux séparés dès la naissance ont montré qu'ils avaient des points  communs concernant certaines caractéristiques intellectuelles. Cela  pourrait donc appuyer la thèse de Jouvet, qui explique que le rêve  servirait à reprogrammer l'identité personnelle. De surcroît, il est  prouvé que les rêves accélèrent la fixation des souvenirs : des  observations sur des souris ont montré que des souris "normales" (qui  ont un sommeil paradoxal) apprennent plus vite un circuit dans un  labyrinthe que des souris qu'on a privées de sommeil paradoxal; de même,  des animaux sans activité onirique n'apprennent jamais rien (par  exemple, les poissons). Michel Jouvet s'est toujours appuyé sur la  neurologie : cette science, tout de même assez récente, s'implante de  plus en plus, car elle permet de mieux comprendre le fonctionnement du  cerveau.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; 				&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;1.3 Expériences en neurologie&lt;/b&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Par ailleurs, la  neurologie a fait des progrès énormes durant ces dernières années,  notamment concernant les fonctions du cerveau. Avant la  fin du XVIIIème  siècle, personne ne s'y intéressait, certainement parce qu'il était  considéré comme trop compliqué. Et un jour, un médecin  germano-autrichien, Gall, a commencé cette recherche fabuleuse sur la  conscience de l'homme. Evidemment, ses recherches ont conduit à peu de  choses : il croyait qu'il y avait une relation directe entre les bosses  du cerveau et l'intelligence. La neurologie nous a permis de mieux  comprendre le cerveau : les maladies "mentales" sont des maladies  neurologiques qui sont dues à une mauvaise communication entre les  neurones. On a pu également comprendre un peu mieux le rôle de certaines  parties du cerveau : l'hémisphère droit du cerveau gère toute la partie  du corps à gauche, et l'hémisphère gauche, la partie droite. Mais plus  que cela, Roger Sperry, prix Nobel de physiologie-médecine en 1981, a  fait des opérations chirurgicales pour couper les fibres nerveuses  reliant les deux hémisphères. Les "split-brain" ou "cerveau-coupé",  grâce à leur comportement particulier, ont mis en évidence des résultats  impressionnants : le cerveau gauche est "linéaire" et sert pour le  calcul, la logique, le langage, et le cerveau droit est "spatial" et  sert pour la musique, la reconnaissance de formes, l'imagination, les  émotions, les sentiments. Or les neurologues, se penchant sur le rêve,  ont observé que, durant le sommeil paradoxal, les connexions entre  cerveau gauche et cerveau droit étaient coupées. Mais les recherches en  sont là et on ne peut élaborer d'autres hypothèses scientifiques sans  preuves. C'est pour cette raison que l'on va se tourner vers l'analyse  que proposent les psychologues.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;2.              Interprétations psychanalytiques&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; 				&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;2.1 Début de la psychanalyse : analyse freudienne&lt;/b&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Face aux questions - sans réponses catégoriques de la part des  scientifiques, surtout vers le début du XXème siècle - que le rêve  engendre, les psychanalystes commencèrent à proposer des réponses. Le  précurseur de la psychanalyse est Sigmund Freud, qui a mis au goût du  jour l'interprétation des rêves. Ceux-ci étaient considérés comme  incompréhensibles et sans intérêt. Freud est le premier à considérer  l'inconscient (tout ce que le conscient ne peut contrôler). Pour lui,  l'inconscient est le siège des désirs refoulés par la conscience et,  pour lui, "le désir représenté dans le rêve est nécessairement  infantile". Pour expliquer l'aspect désordonné et décousu du rêve, Freud  croit à une censure du conscient qui force l'inconscient à choisir une  apparence moins rationnelle pour exprimer une idée dans un rêve. La  technique de la métaphore est souvent utilisée. Dans une première  approche, il veut établir des règles d'interprétation des rêves pour  essayer de guérir ses malades, tels des névrosés. Ensuite, on pourra  peut-être mieux expliquer le psychisme de l'homme grâce à ses études. Il  y a toutefois un reproche qu'on peut lui faire : son interprétation des  rêves se sert des éléments des rêves comme s'ils étaient indépendants  entre eux; on peut alors trouver des désirs inavouables dans n'importe  quel symbole, même si les associations d'idées sont très éloignées. De  plus,  restreindre l'interprétation des rêves à cette seule fin est tout  de même bien abusif.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;  				&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;2.2 Analyse jungienne&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; On comprend alors pourquoi Carl Gustav Jung, ancien disciple de Freud,  proposa une autre analyse, différente de celle de Freud. Freud a eu un  grand impact : pionnier en la matière, il présenta une hypothèse  séduisante et qui marchait pour tous les rêves. Mais justement, c'est à  ce niveau que Jung s'oppose à Freud. De nombreux patients de Jung lui  ont permis d'étudier en détail l'inconscient. Et il a alors considéré  l'inconscient comme une force puissante et bénéfique. Il peut nous  révéler nos défauts et nos qualités, ce qui permet d'en prendre  conscience et d'agir ainsi en conséquence. Le rêve nous montre aussi des  archétypes, modèles idéaux qui transcendent l'homme, et qui ne  dépendent ni du temps ni de l'espace. Ceci est expliqué par des études  comparatives entre différents peuples. &lt;br /&gt;De plus, l'inconscient peut avoir une profondeur plus subtile grâce aux  rêves prémonitoires. Ce que Jung ne savait pas, c'est que des  expériences très récentes faites par le docteur Montagne Ullman à  New-York ont prouvé scientifiquement l'existence des rêves  prémonitoires. La cause du dernier livre de Jung ("Essai d'exploration  de l'inconscient") était simplement un rêve, qui signifiait que Jung  devait rendre ses recherches accessibles à tout le monde, et, vers la  fin du livre, il juge le monde en utilisant sa conception. &lt;br /&gt;Pour lui, le conscient et l'inconscient sont deux forces internes de  l'homme qui doivent se respecter pour une vie équilibrée : les peuples  dits "primitifs" vivaient en étant heureux, l'inconscient trouvait sa  place dans des croyances irrationnelles. Mais aujourd'hui, le conscient  (avec l'esprit rationnel) est tout puissant.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: maroon; font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Explications du malaise              actuel&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;1. Hier : espoirs en la science&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;             &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Tout d'abord, il est indéniable que, durant ces dernières décennies, la  science a progressé d'une façon admirable et à une vitesse surprenante.  Ce siècle, avec l'arrivée de nouvelles technologies, a changé les modes  de vie des pays qui ont subi cette révolution industrielle. Mais plus  qu'un changement, la "tempête scientifique" a bouleversé le monde en  balayant du même coup les interrogations des gens sur les problèmes  d'éthique et leurs interrogations philosophiques. On se disait : "La  science arrive avec ses nombreuses découvertes. Attendons, et nous  pourrons tout savoir.". &lt;br /&gt;Et maintenant, quel constat peut-on dresser? La science a fait des  progrès incroyables dans tous les domaines : de l'infiniment petit (les  atomes, l'ADN,...) à l'infiniment grand (l'espace...). Et on a cru  pouvoir tout contrôler, tout maîtriser. L'homme devenait libre de toute  contrainte, de tout destin puisqu'on allait choisir jusqu'à l'enfant que  l'on pouvait avoir (dans la perspective de changements génétiques).  Pour le coup, l'église catholique, qui n'a pas su intégrer les nouvelles  recherches scientifiques dans sa religion, s'est décrédibilisée. Et  toutes les religions (pour les pays industrialisés) sont devenues moins  populaires. Les lois sociales ont défini ce que l'homme devait être, en  confondant l'homme avec Dieu. En effet, pour toute cette société,  l'homme était au centre des lois, au centre des espoirs. Et, avec la  science qui représentait l'Intelligence, celle-ci croissait donc en même  temps que les progrès scientifiques. Mais la science montre maintenant  ses limites : elle ne peut pas tout expliquer.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;2.              Aujourd'hui : perte des repères&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Après de tels "progrès", on arrive, cependant, à des frontières : la  Vérité ne peut être révélée par les seuls des analyses scientifiques. Et  on s'aperçoit, maintenant, que l'Esprit Rationnel n'est pas Dieu : il  n'a pas fait le monde. La société dans laquelle nous vivons s'est basée  sur elle, et, malheureusement, presque exclusivement. Alors,  pouvons-nous nous étonner des grandes crises économiques actuelles?  Puisque l'argent est devenu, avec le pouvoir, le plus grand des désirs  de l'homme moderne (en généralisant abusivement...), celui-ci s'est  rattaché à ces valeurs factices, créées par l'esprit cartésien.  Désormais, on voit de nombreuses personnes qui n'y attachent plus  d'importance : la recrudescence des suicides en est une des plus  flagrantes preuves. Mais à quelles valeurs peut-on alors se rattacher?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: maroon; font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Remèdes&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;1. Réunion de l'interprétation des 2 cerveaux              et de l'interprétation jungienne&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;             &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Ce qui est étrange, c'est de voir  une prise de position analogue de la  part du professeur Israël, célèbre cancérologue, et de Jung, psychiatre.  Comment, en effet, est-ce possible qu'un scientifique, se basant sur  les dernières recherches concernant l'étude de notre cerveau, et qu'un  psychiatre trouvent la cause du mal de notre siècle? Pour le Pr Israël,  l'hémisphère gauche, rationnel, a été trop sollicité par rapport à  l'autre hémisphère. Il y a donc eu une atrophie de la partie du cerveau  qui est plus irrationnelle et artistique. Pour Jung, le conscient a  gouverné l'homme, sans demander la parole à l'inconscient. Il nous faut  écouter l'inconscient et dialoguer avec lui pour retrouver un équilibre  sain. Et alors, on se pose la question : comment faut-il faire?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;2.              Point de vue proposé par le Pr. Israël&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Le Pr Israël s'est penché sur l'évolution de notre société, à l'occasion de son livre &lt;i&gt;Cerveau droit, cerveau gauche. Cultures et civilisations&lt;/i&gt;, et a étudié la place que l'art a actuellement dans la civilisation moderne. &lt;br /&gt;L'analyse de la peinture au travers des différents mouvements incite à  penser que l'hémisphère droit du cerveau dirigeait l'art avant l'ère  moderne, alors que maintenant, d'après le Pr Israël, la notion du beau  est en train de se perdre. En effet, lorsque Rembrandt peignait, par  exemple, il transcrivait sur une toile l'atmosphère d'une scène  (l'hémisphère droit perçoit le monde d'une manière plus synthétique,  plus globale). Maintenant, quand le Pr Israël voit l'architecture de  notre époque et l'"art" moderne, il pense que le laid triomphe  lamentablement au détriment du beau. Et, pour que l'on retrouve le  besoin du beau, il faut condamner le laid : il espère que son livre  pourra servir aux hommes politiques, qui influenceront toute la société. &lt;br /&gt;En faisant un travail d'ethnologue, le Pr Israël en vient à penser que  tout peuple, pour avoir une forte cohésion sociale, doit avoir sa propre  culture, et aussi ses propres rites. Une société multiculturelle est  trop morcelée pour avoir une unité propre, et les guerres peuvent ainsi  s'immiscer irrémédiablement. Pour le Pr Israël, donc, il faut que l'on  développe le sens de l'appartenance à une communauté, et en cela, Jung a  une approche similaire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;3.              Point de vue proposé par Jung&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Jung propose une solution au mal-être que notre civilisation "civilisée"  nous inflige. La recrudescence des suicides est la preuve flagrante que  la société impose un mode de vie qui n'est pas adapté à la plupart des  gens. Pourquoi? La baisse de la croyance religieuse est pour Jung la  raison principale : en prenant exemple sur des civilisations dites  primitives qui n'ont (ou n'avaient) pas de troubles psychiques (comme la  nôtre), il prouve que l'on a besoin de "croire". La spiritualité est  essentielle pour vivre, et, dans une vie, on ne peut pas manquer de se  poser des questions métaphysiques, autrement dit, des questions sans  réponses (actuellement...). La croyance à une religion permet de  transcender toutes ces questions et, particulièrement, celle sur la  mort. La religion offre une direction à la vie : de la même façon, quand  on marche dans un tunnel où règne l'obscurité, on se sent perdu et le  désespoir grandit et il suffit que l'on voit au loin une lumière, pour  qu'on la suive, d'un pas assuré, alors qu'on ne voit rien alentour. On  pourrait résumer abusivement par cette phrase : l'espoir croît quand on  croit. Mais, plus que l'espoir, la religion donne la possibilité à  l'homme de se sentir appartenant à une communauté. Et ce besoin peut  facilement être exploité par des sectes, par exemple.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;4.              Solutions possibles et dangers de celles-ci&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; 				&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;4.1 Pourquoi de nouvelles recherches spirituelles?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Nous venons de le voir,  pour "être de nouveau bien dans sa peau", on a besoin aujourd'hui de  dialoguer avec notre inconscient et d'utiliser toutes ses fonctions (aux  niveaux artistique et spirituel, essentiellement). Ce manque de  spiritualité peut se révéler néfaste. Par exemple, on peut facilement  imaginer quelqu'un qui est au chômage et qui n'appartient à aucune  communauté. Cette personne a été rejetée par la société, et veut donc  croire en "quelque chose", pour ne pas sombrer dans une désespérance  profonde. A quoi peut-il croire? A des religions "classiques"? Non,  parce qu'elles paraissent dépassées (catholicisme,...). Et c'est cela  qui a permis le développement des sectes. Mais toutes les nouvelles  religions ne sont pas des sectes, et les nouveaux mouvements spirituels  dits Nouvel Age sont à analyser différemment.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;4.2 Le Nouvel Age (ou New Age)&lt;/b&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; De plus en plus, les gens se tournent vers la philosophie. L'exemple le  plus récent est l'ouvrage du norvégien Jostein Gaarder, Le monde de  Sophie (voir la revue Le Point du 4 mars 1995). Ce livre est le premier  livre philosophique à avoir un tel succès mondial : aussi bien en  Allemagne qu'aux Etats-Unis, au Danemark qu'en Italie. Ainsi, on veut  croire plus à des idées philosophiques qu'à des religions proprement  dites. L'attrait des religions orientales s'est donc développé, et on ne  compte plus les personnes qui s'inspirent des concepts tibétains pour  leur recherche personnelle, tout en tenant compte des recherches  scientifiques actuelles. Et justement, le Nouvel Age, c'est cela :  utiliser les conceptions profondément philosophiques des anciennes  religions (on se servait alors beaucoup de l'hémisphère droit du  cerveau) avec les dernières conceptions des scientifiques (on se sert  énormément de notre hémisphère gauche). Ainsi, le Nouvel Age arrive à  nous séduire, mais peut-être trop : il y a souvent des sectes qui, par  exemple, se disent en accord parfait avec l'esprit tibétain et qui font  leur commerce de cette façon. Mais les avantages du Nouvel Age, c'est  qu'il permet de se remettre en question, et donc nous n'acceptons alors  que ce qui est réellement bon pour chacun de nous.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;4.3 Le développement personnel&lt;/b&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Les problèmes créés par la société, tels le chômage, incitent les gens à  penser qu'ils sont de trop et qu'ils n'ont rien de plus que les autres.  Les entreprises, en ne cherchant que des personnes productives ne  prennent pas en compte toute la créativité potentielle que tout homme a.  Et, comme le dit André Tubeuf dans la revue Le Point (n°1172),  l'enseignement a aussi été touché, et on ne cultive plus les qualités  essentielles de chacun, qui sont l'apanage de notre hémisphère droit.  Alors comment retrouver sa personnalité propre et ses capacités  créatives? Les techniques de l'hypnose que l'on vient d'étudier  permettent de se ressourcer intérieurement et de se découvrir (ou  plutôt, de découvrir notre inconscient). Souvent, en sortant d'une  séance de sophrologie, on est étonné des effets positifs que cela  engendre. En considérant l'inconscient comme une force à part entière,  on peut alors trouver dans les rêves son expression créatrice. &lt;br /&gt;Par conséquent, toutes les techniques basées sur l'utilisation de  l'inconscient induisent une confiance en soi beaucoup plus grande : on  voit que l'on est différent des autres, que l'on peut créer des choses  que les autres ne peuvent créer. Les répercussions sont si positives,  que des revues, telles &lt;i&gt;Psychologies&lt;/i&gt; s'appuient sur ces techniques. Mais il faut faire très attention aux arnaques financières...&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: maroon; font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Conclusion&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Nous avons vu l'hypnose et le rêve qui sont deux formes  adoptées par l'inconscient pour se révéler à nos yeux, mais on a  longtemps voulu ignorer leur réalité. On ne voulait voir dans le rêve  qu'un mélange aléatoire de souvenirs, ne servant à rien d'autre qu'à  reposer le cerveau. Par les recherches, on a montré qu'il y avait une  activité cérébrale importante. Mais alors, pourquoi rêvons-nous? On peut  alors concevoir que le cerveau a besoin de rééquilibrer l'utilisation  du cerveau droit avec le cerveau gauche, c'est-à-dire retrouver  l'équilibre entre l'inconscient et le conscient, trop présent dans la  vie de tous les jours. Et, en cette fin de siècle, c'est comme si une  ère se terminait : on ne considère plus la science, comme la seule  vérité. En voyant la tendance actuelle des gens à se tourner vers des  questions philosophiques, on peut prédire sans risque que la  spiritualité et la religiosité vont jouer un rôle important dans les  années à venir, l'inconscient va reprendre une place plus honorable. &lt;br /&gt;Mais ce changement s'effectuera-t-il sans heurt, et que doit faire la  société pour intégrer cette évolution? Quels sont les dangers? La  puissance des sectes est très grande, et l'appât, de plus en plus  attractif. Doit-on faire des lois pour bien distinguer les nouvelles  religions avec les sectes? Ce sont des questions à élucider, avec toute  la sagesse des anciens et avec la connaissance actuelle.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: red; font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Remarque&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: red; font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Ce                  mémoire a été réalisé en                  binôme,&lt;br /&gt;pendant                  l'année scolaire 1994/1995,&lt;br /&gt;dans le cadre de l'IUT                  informatique d'Orsay (2&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;sup&gt;nde&lt;/sup&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt; année),&lt;br /&gt;matière "techniques d'expression".&lt;br /&gt;Le                  thème était libre.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: maroon; font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: maroon; font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-3063735056813976650?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/3063735056813976650'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/3063735056813976650'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/lhypnose-et-le-reve-deux-phenomenes-de.html' title='L&apos;hypnose et le rêve : deux phénomènes de l&apos;inconscient'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-1788192703844950106</id><published>2011-08-08T13:02:00.000+02:00</published><updated>2011-08-08T13:02:52.965+02:00</updated><title type='text'>Rêve de ma rivale enceinte</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://1.gvt0.com/vi/m9-scPhW760/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/m9-scPhW760&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/m9-scPhW760&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;bonjour,  &lt;br /&gt;j'ai révé que ma rivale était enceinte (pas de mon mari) et que j'allais la voir chez elle. &lt;br /&gt;Je la trouve à moitié nue, elle me parle de sa grossesse, nous discutons simplement sans animosités. &lt;br /&gt;Ensuite elle vient chez moi,aguiche mon mari et se comporte vulgairement face à à lui.  &lt;br /&gt;J'en discute avec lui et j'arrive à le convaincre des manipulations de  cette femme. Il les reconnait lui même, nous nous embrassons et mon rêve  se coupe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Interprétation :&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Il me semble que ce rêve de  la rivale enceinte s'inscrit dans un contexte conflictuel. Son sens  paraît presque évident : il réalise sans dissimulation majeure le désir  de la rêveuse d'évincer la prétendante, de regagner la confiance de son  mari et de le reconquérir définitivement. &lt;br /&gt;Maintenant, les moyens mis en oeuvre pour atteindre cette fin  appartiennent à la sphère de la vie privée et ne peuvent donner lieu  pour la plupart qu'à des conjectures dont il appartiendra à Sabidol  d'évaluer la pertinence. Mais une choses est certaine : compte tenu de  la structure du rêve, sa signification est incontestable : il met fin à  la menace que constitue cette femme et a pour fonction de rassurer la  rêveuse. &lt;br /&gt;Dans les 3 premières lignes, on a l'ensemble des moyens par lesquels on  aboutit à la déconsidération de la rivale, et dans la dernière ligne on a  la conséquence voulue. Parmi les moyens, on notera le fait d'être  enceinte, ce qui peut signifier que le mari ne veut pas s'embarrasser  d'une femme enceinte, qu'il jugerait encombrante car ne correspondant  pas à son projet de vie; à moins que cela ne signifie autre chose :  sachant que dans le rêve la rivale n'est pas enceinte du mari, celui-ci  peut se dire qu'elle lui a préféré un autre homme et sera déçu. C'est à  Sabidol de voir ici ce qui dans sa vie personnelle peut se rattacher à  cette scène de la rivale enceinte mais pas de son mari. Mais je pense  que quels que soient les faits en question, ils ont été réutilisés par  le rêve pour dévaloriser complètement la rivale aux yeux du mari et il  doit y avoir quelque chose de cela dans la réalité pour ce dernier. On a  un deuxième élément : la rêveuse vavoir la rivale chez elle : cela a  tout l'air d'une initiative caractéristique d'un règlement de compte. De  deux choses l'une, soit Sabidol a toujours souhaité, sans jamais avoir  osé le faire, aller de pied ferme dire ses quatre vérités à cette femme  chez elle, soit elle l'a effectivement fait. Peu importe, dans le  premier cas ce rêve compenserait le manque d'audace dans la réalité et  montrerait Sabidol faisant preuve d'un courage à l'origine de la  reconquête de son mari; dans le deuxième cas le rêve rappellerait cette  initiative réelle pour dire à Sabidol qu'elle combative et que sa  pugnacité et sa détermination finiront par payer. Cette partie du rêve  est donc l'expression indirecte de l'esprit guerrier des Amazones. Le  troisième élément est la nudité partielle de la rivale. La nudité est un  symbole polysémique et ne peut donc être, comme tout symbole, être  compris qu'en fonction du contexte spécifique à chaque rêve : compte  tenu du sens premier que je confère à ce rêve, la nudité sert donc ici à  avilir la rivale de façon extrême : non seulement dénuder quelqu'un  peut servir à l'humilier (et c'est ce qui se passe dans ce rêve) mais la  rivale n'est qu'à moitié nue. Si seule apparaît la moitié supérieure du  corps, cela peut signifier que l'on refuse à la femme la féminité,  c'est un déni de féminité destiné à ravaler la rivale au rang d'un être  indigne du mari. Peut-être que Sabidol voyant cette femme vêtue, a pensé  un jour plus ou moins consciemment qu'elle est physiquement tellement  banale, voire difforme par endroits que si son mari la voyait nue elle  le laisserait insensible ou lui paraîtrait repoussante. Ici encore c'est  à Sabidol de voir, mais encore une fois, la nudité partielle est un  moyen de déconsidérer la rivale aux yeux du mari. Le quatrième élément,  la discussion dans animosités, va dans le sens des précédentes  interprétations : on a ici une représentation par le contraire de ce qui  se passe en fait réellement dans les pensées du rêves. En réalité  Sabidol est en train d'invectiver violemment sa rivale. Elle lui adresse  plusieurs reproches dont celui qui est mentionné à la quatrième ligne  :" Tu as le toupet de venir chez moi aguicher mon mari, toi qui es de  basse extraction, une roturière..." &lt;br /&gt;Tous ces défauts et ces reproches, Sabidol parvient à convancre son mari  qu'ils sont bien présents chez cette femme et le dissuade ainsi de la  convoiter et de se laisser influencer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mohamed Chéguenni&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-1788192703844950106?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/1788192703844950106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/1788192703844950106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/reve-de-ma-rivale-enceinte.html' title='Rêve de ma rivale enceinte'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-7302877104465855906</id><published>2011-08-07T15:52:00.001+02:00</published><updated>2011-08-07T16:05:39.484+02:00</updated><title type='text'>Identification adhésive</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/YnXpsJMqewo/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/YnXpsJMqewo&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/YnXpsJMqewo&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Forme d'identification en surface. Cela s'observe dans     l'écholalie où juste la surface de l'attitude et du comportement est     réutilisée. C'est vidé de sens. C'est en fait tout ce qui est de l'ordre     du mimétisme, de l'accrochage à une sensation pour éviter l'angoisse de     la chute (on notera par exemple le regard qui se fixe sur un point). Cela     concerne le contact corporel et psychique. Le mécanisme d'identification     adhésive a pour but d'éviter de disparaître.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Est aussi un concept de Donald Meltzer (1975) qui se réfère aux observations du nourrisson d'Esther Bick qui a mis en évidence la &lt;b&gt;peau&lt;/b&gt; comme "objet primaire" qui stabilise le Moi dans la position schizo-paranoïde.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-7302877104465855906?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/7302877104465855906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/7302877104465855906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/lidentification-adhesive.html' title='Identification adhésive'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-2897974137995354312</id><published>2011-08-07T15:40:00.000+02:00</published><updated>2011-08-07T15:40:14.652+02:00</updated><title type='text'>Identification introjective</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://1.gvt0.com/vi/k6676hoiviU/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/k6676hoiviU&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/k6676hoiviU&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Parmi les objets du monde interne, le Moi peut s'identifier à l'un d'entre eux avec pour conséquence son altération pour devenir semblable à l'objet.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-2897974137995354312?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/2897974137995354312'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/2897974137995354312'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/identification-introjective.html' title='Identification introjective'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-8478852593321389289</id><published>2011-08-07T15:30:00.000+02:00</published><updated>2011-08-07T15:30:38.496+02:00</updated><title type='text'>Identification intrusive</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/TUgYP0kpGko/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/TUgYP0kpGko&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/TUgYP0kpGko&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'identification intrusive désigne l'identification projective sous un  autre angle, pour souligner l'impact qu'elle produit sur autrui. Donald Meltzer  l'a renommé ainsi lors de son travail sur l'autisme afin de mettre en  avant l'agression que ce mécanisme de défense peut représenter pour  l'autre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-8478852593321389289?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/8478852593321389289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/8478852593321389289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/identification-intrusive.html' title='Identification intrusive'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-7223751494896672355</id><published>2011-08-07T15:23:00.000+02:00</published><updated>2011-08-07T15:23:34.704+02:00</updated><title type='text'>Identification projective</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="post-excerpt"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://1.gvt0.com/vi/rS1nBqEpIKE/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/rS1nBqEpIKE&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/rS1nBqEpIKE&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Terme introduit par Mélanie Klein pour  désigner un mécanisme qui se traduit par des fantasmes, où le sujet  introduit sa propre personne (his self) en partie ou en à l'intérieur de  l'objet pour lui nuire, le posséder et le contrôler.&lt;/div&gt;&lt;div class="post-content"&gt;Selon Mélanie Klein, c'est une forme  particulière d'identification qui établit le prototype d'une relation  d'objet agressive&amp;nbsp;: ce mécanisme consiste en une projection  fantasmatique à l'intérieur du corps maternel de parties clivées de la  propre personne du sujet, voire de celle-ci dans sa totalité, et non  seulement de mauvais objets partiels, de façon à léser et contrôler la  mère de l'intérieur.&lt;br /&gt;Ce fantasme est la source d'angoisse comme celle d'être emprisonné et  persécuté à l'intérieur du corps de la mère. L'identification  projective peut, en retour, avoir la conséquence que l'introjection soit  ressentie "comme une entrée par force de l'extérieur dans l'intérieur  en rétribution à une projection violente". Un autre danger est pour le  sujet de perdre par projection des "bonnes parties" du MOI. L'idéal du  MOI pourrait alors devenir extérieur au sujet. M. Klein parle  d'identification en ce sens que la personne propre est projetée.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Une bonne illustration est ce personnage d'un roman de Julien  Greene, qui ayant fait un pacte avec le diable, peut prendre l'identité  des personnes dont il veut vivre la vie. Il devient un autre à l'infini  puis fini par réintégrer son corps. Dans la première version du livre,  non-publiée, l'anti-héros rencontrait de nouveau le diable, et  l'histoire ne se terminait jamais&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;L' &lt;b&gt;identification projective&lt;/b&gt; est en psychanalyse le fait de projeter sur un objet des caractéristiques du soi pour s'y reconnaître.&lt;br /&gt;L'identification projective peut devenir un mécanisme de défense pathologique qui consiste à prendre possession  de cet objet (qui peut être une personne) dans une tentative de  contrôle et d'annihilation de cet objet dont les caractéristiques  propres sont alors niées.&lt;br /&gt;Cette notion est introduite par Mélanie Klein en 1946 dans le cadre de la relation mère enfant, pour identifier un phénomène réunissant identification (se reconnaître, comme dans un miroir) et projection (faire endosser ses sentiments refoulés à un élément extérieur).&lt;br /&gt;Dans ce cadre c'est un passage obligé et provisoire de la mise en place de la psyché de l'enfant relativement à l'objet primaire, associé au mécanisme de projection - introjection  qu'elle à décrite. «&amp;nbsp;Il s'agit de décrire le monde fantasmatique de  l'enfant (son imaginaire), sur la valeur structurante de l'image  maternelle. »&lt;br /&gt;Dans son imaginaire l'enfant garde schématiquement en lui ce qui est  bon, et projette dans l'image maternelle ce qui est mauvais. Une  deuxième étape suivant la projection est l'identification à ce qui a  ainsi été projeté, c'est l'identification projective qui aboutit donc,  dans le développement normal, à la réintégration de ce qui a été  projeté.&lt;br /&gt;Wilfred Bion développera d'ailleurs l'idée que l'identification projective est un mécanisme structurant autorisant la capacité de penser... Il distingue clairement cette identification projective normale d'une identification projective pathologique.&lt;br /&gt;L'identification projective devient pathologique si elle n'est plus  transitoire mais un moyen de déni de la réalité. Elle peut ainsi  consister à&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;projeter sur l'autre un contenu mental perturbant et contrôler cet autre de par ce contenu&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;pénétrer l'intérieur d'un objet pour en prendre possession ou le dégrader.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Elle peut donc être une forme d'agression quand l'objet de cette identification est une personne. Donald Meltzer distingue ce cas, en proposant le terme d'identification intrusive, identification qui substitue à la personne réelle ce que le mécanisme de défense a besoin d'en percevoir.&lt;br /&gt;La notion d'identification projective est notamment employée pour démêler le transfert psychotique. L'identification projective pathologique, selon Bion, conduit à la formation d'objets bizarres. Herbert Rosenfeld développe, clarifie et élargit cette notion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-7223751494896672355?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/7223751494896672355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/7223751494896672355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/identification-projective.html' title='Identification projective'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-6103866548545379916</id><published>2011-08-07T15:11:00.000+02:00</published><updated>2011-08-07T15:11:38.020+02:00</updated><title type='text'>Identification primaire</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/D7mac8XFBdI/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/D7mac8XFBdI&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/D7mac8XFBdI&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="rtejustify"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;L’identification  primaire est un terme freudien, par lequel on nomme l’identification de  tous les jeunes enfants à leurs parents, identification qui est la  condition du «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Surmoi&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» comme &lt;i&gt;intériorisation de la loi parentale&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-6103866548545379916?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/6103866548545379916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/6103866548545379916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/identification-primaire.html' title='Identification primaire'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-3663507324067410850</id><published>2011-08-06T04:19:00.000+02:00</published><updated>2011-08-06T04:19:02.279+02:00</updated><title type='text'>Identification à l'agresseur</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://0.gvt0.com/vi/vD9kUQTM0bA/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/vD9kUQTM0bA&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/vD9kUQTM0bA&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: AR-SA;"&gt;L’identification à l’agresseur est un mécanisme de défense introduit dans la psychanalyse par Anna Freud.  Etant confronté à un danger extérieur, le sujet s’identifie à son  agresseur en reprenant à son compte l’agression ou en imitant  physiquement la personne de l’agresseur. L’identification à l’agresseur  atténue l’effet de l’agression grâce au renversement de rôles&amp;nbsp;:  l’agressé se fait agresseur. &lt;/span&gt;L'identification à l'agresseur est un mécanisme de défense théorisé par Sándor Ferenczi et Anna Freud. Elle désigne un processus psychique inconscient qui vise à protéger le sujet durant une agression ou suite à cette agression.&lt;br /&gt;Secondairement, ce mécanisme issu de la psychanalyse a inspiré le concept du syndrome de Stockholm,  qui conduit une victime à par exemple chercher "à comprendre" son  agresseur, voire à le protéger, ou même à le remercier de ne pas l'avoir  tuée...&lt;br /&gt;Cette notion a été développée par Sándor Ferenczi au Congrès de Weisbaden en 1932, puis par Anna Freud en 1936.&lt;br /&gt;L'identité de l'enfant abusé est encore très fragile&amp;nbsp;: elle vole en éclat lors du traumatisme. Sa personnalité se morcèle&amp;nbsp;: Ferenczi parle d'atomisation. Pour conjurer la sidération, et survivre au choc, l'enfant s'identifie à la personne qui l'abuse, &lt;i&gt;telle qu'elle est&lt;/i&gt; au moment de l'effraction. La victime va donc internaliser l'agresseur, ses pulsions autant que ses répulsions (son "ça" et son "surmoi"), d'où les vécus de honte qui suivent également le choc.  "L'enfant traumatisé, physiquement et psychiquement plus faible, se  trouvant sans défense, n'a d'autre recours que de s'identifier à  l'agresseur", se soumettre à ses attentes ou à ses lubies, "voire les  prévenir, finalement y trouver même une certaine satisfaction".&lt;br /&gt;Anna Freud  a présenté un autre aspect de cette tragédie psychique en mettant  l'accent sur l'imitation ultérieure, par la victime, des comportements  de l'agresseur.&lt;br /&gt;Poursuivant les recherches de S. Ferenczi sur le traumatisme, Saverio  Tomasella propose les formulations "identification à l’agresseur et à  l’agression", puis "inclusion de l'agresseur et de l'agression". La  personne violentée internalise le violenteur, son acte et son intention.  La haine double la jouissance&amp;nbsp;; elles sont désormais incluses dans la  psyché du sujet.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"La profanation est un acte délibéré d’une personne sur une autre  en vue de la déshumaniser. […] L’interdit de penser enferme le sujet  dans l’impuissance à repérer, à dénoncer et à interroger. Il fige l’être  dans le passé, par une fascination envers le moment traumatique, sur  lequel il reste fixé."&lt;/i&gt; Les cauchemars à répétition, ou certaines phobies, trouvent là leur origine.&lt;br /&gt;L’agression sexuelle induit souvent une addiction psychique par  obnubilation autour de l’acte qui hante le sujet et une addiction  physique à l’excitation artificiellement imposée au moment de  l’effraction. Renversé en son contraire, ce mécanisme à double face génère déni de l’agression et inhibition sexuelle. &lt;i&gt;"Dans  cette double dépendance réside aussi une des explications de la  complexité du phénomène mimétique par lequel l’identité de la personne  abusée peut en arriver à se confondre avec celle de l’agresseur autant  qu’à la réalité dégradante et trop intense de l’agression."&lt;/i&gt;Jacques Dufour met en perspective l'identification à l'agresseur comme  comportement autodestructeur assurant l'oubli forcé de l'agression, par  une douleur encore plus forte infligée à soi-même. Néanmoins, ce  stratagème vient parfois masquer une profonde blessure mélancolique  découlant de l'abandon de l'enfant agressé par l'autre parent, complice  de l'agresseur. La vie affective est éteinte au profit d'une activité  intellectuelle brillante et surabondante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; L'identification avec l'agresseur est  un mécanisme de défense identifié et décrit par Anna FREUD en 1936 (Le  moi et les mécanismes de défense). Le sujet,     confronté à un danger extérieur (représenté typiquement par une  critique émanant d'une autorité), s'identifie à son agresseur, soit en  reprenant à son compte l'agression telle quelle, soit en     imitant physiquement ou moralement la personne de l'agresseur, soit  encore en adoptant certains symboles de puissance qui le désignent.  Selon Anna FREUD, ce mécanisme serait prévalent dans la     constitution du stade préliminaire du SurMoi, l'agression restant  alors dirigée sur l'extérieur et n'étant pas encore retournée contre le  sujet sous forme d'autocritique. (LAPLANCHE et     PONTALIS).&amp;nbsp;      &lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Rappelons ici simplement que l'identification est le processus  psychique inconscient par lequel une personne rend une partie plus ou  moins importante de sa personnalité conforme à celle d'un     autre qui lui sert de modèle. Décrit primitivement par Sigmund FREUD  dans des contextes psychopathologiques, le mécanisme de  l'identification en est venu à désigner un mode premier de la relation     aux autres et a été intégré parmi les processus constitutifs de la  psyché. Elle doit être distinguée de l'imitation, qui est une démarche  volontaire et consciente (Alain de MIJOLLA).   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &amp;nbsp;   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Si FERENCZI recourt à l'expression d'identification à  l'agresseur dans un sens bien particulier (l'agression envisagée est  l'attentat sexuel de     l'adulte, vivant dans un monde de passion et de culpabilité, sur  l'enfant présumé innocent), Anna FREUD voit ce mécanisme à l'oeuvre dans  des contextes très variés et le comportement observé est     le résultat d'un renversement des rôles, l'agressé se faisant  agresseur.   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &amp;nbsp;   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Dans le chapitre 9 de son ouvrage Le moi et les mécanismes de défense, Anna FREUD écrit :&amp;nbsp;   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     "Les habituels modes de défense sont relativement faciles à  découvrir tant que le moi les utilise séparément et dans sa lutte contre  un danger déterminé. Découvre-t-on la négation? C'est qu'il y     a un péril extérieur. Décèle-t-on un refoulement? C'est que le moi  se défend contre des excitations instinctuelles. Mais quand on a affaire  à l'inhibition et à la rétraction du moi, procédés en     apparence très ressemblants, la distinction entre conflit interne et  conflit externe devient déjà moins aisée. Et les choses se compliquent  encore lorsque plusieurs processus de défense     s'imbriquent ou encore lorsque qu'un seul et même mécanisme joue  tantôt contre l'extérieur tantôt contre l'intérieur, ce qui est tout à  fait le cas de l'identification." L'identification, qui     contribue à la formation du SurMoi et par là joue un rôle important  dans la répression des pulsions, peut constituer, selon elle, "en se  combinant avec d'autres mécanismes, l'un des moyens de     lutte les plus puissants contre les objets extérieurs générateurs  d'angoisse."   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &amp;nbsp;&amp;nbsp;Anna FREUD, à partir de l'exemple de jeunes enfants, s'appuie  entre autres sur les analyses de son père dans Au-delà du principe du  plaisir, pour analyser la combinaison du mécanisme     de l'identification ou de l'introjection à un autre "important  mécanisme". L'enfant joue le rôle de l'agresseur, en lui empruntant ses  attributs ou en imitant ses agressions : il se transforme de     menacé en menaçant (sur le mode fantasmatique toujours bien  entendu). Les enfants, en intériorisant les critiques d'autrui,  construise leur personnalité, la formation de leur instance morale.     "Quand un enfant ne cesse d'intérioriser, d'introjecter les qualités  de ses éducateurs, quand il fait siennes leurs particularités et leurs  opinions, il fournit continuellement au SurMoi le     matériel nécessaire à l'évolution de celui-ci. Toutefois, à cette  époque (avant cinq ans), l'enfant ne prend pas encore très au sérieux la  formation de l'instance morale. La critique intériorisée     n'en est pas pour autant immédiatement transformée en  auto-critique". Elle se dissocie de l'activité répréhensible de l'enfant  pour se tourner vers le monde extérieur. "Grâce à un nouveau     processus de défense, c'est une attaque directe dirigée contre le  dehors qui succède à l'identification avec l'agresseur". &amp;nbsp;Dans les trois  exemples de très jeunes enfants qu'elle cite, "même     après que la critique extérieure a été introjectée, la peur d'une  sanction et le délit ne sont pas encore associés dans l'esprit du  patient. A l'instant même où la critique s'intériorise, le     délit est repoussé dans le monde extérieur, ce qui revient à dire  que le mécanisme d'identification avec l'agresseur se complète par un  autre procédé de défense, par une projection, au-dehors de     la culpabilité." "La véritable moralité ne commence qu'au moment où  la critique intériorisée ayant fait siennes les exigences du surmoi  coïncide avec la perception qu'à le moi du délit     personnel."   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &amp;nbsp;&amp;nbsp; "La combinaison particulière d'introjection et de projection  appelée ici "identification avec l'agresseur" ne peut être considérée  comme normale que si le moi n'en fait usage que     contre les personnes qui ont sur lui quelque autorité, c'est-à-dire  dans ses efforts pour affronter les objets d'angoisse. Ce même mécanisme  de défense perd de son inocuité et acquiert un     caractère pathologique quand il est transféré à la vie amoureuse".   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans ses études, Anna FREUD n'a de cesse de montrer les  combinaisons cumulatives des mécanismes de défense. Par exemple, "quand  ce même mécanisme de projection est employé contre des     pulsions amoureuses d'ordre homosexuel, il se combine avec d'autres  mécanismes encore. Le retournement en contraire - dans le cas présent,  le retournement de l'amour en haine - parachève l'oeuvre     de l'introjection et de la projection et provoque l'apparition de  délires paranoïaques."   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &amp;nbsp;   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Les auteurs de Les mécanismes de défense définissent  l'Identification à l'agresseur (ou avec l'agresseur, la formule varie  suivant les ouvrages, et cette     dernière est celle utilisée par Anna FREUD...suivant la traduction  de son ouvrage...) comme mécanisme utilisé par un sujet confronté à un  danger extérieur, qui s'identifie à son agresseur selon     différentes modalités :   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     - soit en reprenant à son compte l'agression telle quelle ;   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     - soit en imitant physiquement ou moralement la personne de l'agresseur ;   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     - soit en adoptant certains symboles de puissance qui le caractérisent.   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &amp;nbsp;Ils reprennent d'ailleurs la définition donnée par LAPLANCHE et PONTALIS.&amp;nbsp;   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &amp;nbsp;&amp;nbsp;La conception d'Anna FREUD n'est pas complètement reprise par tous  les auteurs, et la question est de savoir si l'on est en présence d'un  mécanisme bien spécifique &amp;nbsp;ou s'il     constitue une forme particulière d'identification. De plus, Daniel  LAGACHE situe plutôt l'identification à l'agresseur à l'origine de la  formation du moi idéal ; dans le cadre du conflit de     demandes entre l'enfant et l'adulte, le sujet s'identifie à l'adulte  doté de toute-puissance, ce qui implique une méconnaissance de l'autre,  sa soumissions, voire son abolition. René SPITZ (le     non et le oui, 1957) utilise beaucoup cette notion. Pour lui le  retournement de l'agression contre l'agresseur est le mécanisme  prépondérant de l'acquisition du "non" verbal et gestuel, situé     vers le 15ème mois.&amp;nbsp;   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour les auteurs de cet ouvrage, "le repérage de ce mécanisme  dans la clinique s'avère utile, notamment dans le cadre des  comportements délinquants où la capacité de certains jeunes     à inspirer la terreur, à faire le "caïd" en réunissant autour d'eux  une cour de "serviteurs" soumis à leurs règles, en vivant à l'aise dans  le monde de la délinquance, sans pour autant passer à     l'acte de façon grave, pourrait relever de l'identification à  l'autre dangereux".   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &amp;nbsp;&amp;nbsp;"De nos jours, finissent-ils leur chapitre sur ce mécanisme, la  fréquence des antécédents de maltraitance infantile chez des parents  eux-mêmes maltraitants s'éclaire par ce mécanisme     d'identification à l'agresseur. On peut supposer que s'ajoute à la  compulsion de répétition inhérente au traumatisme de "défaut  fondamental" d'acquisition de limites entre soi et l'autre, présent     chez ces adultes à la suite de leurs propres sévices d'enfants."  BOURGUIGNON (1984) décrit ces parents aux "personnalités narcissiques".   &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-3663507324067410850?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/3663507324067410850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/3663507324067410850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/identification-lagresseur.html' title='Identification à l&apos;agresseur'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-5358456116900527686</id><published>2011-08-04T12:12:00.000+02:00</published><updated>2011-08-04T12:12:36.447+02:00</updated><title type='text'>Identification</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="post-excerpt"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://0.gvt0.com/vi/HqiKZRWKjQw/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/HqiKZRWKjQw&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/HqiKZRWKjQw&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Définition&amp;nbsp;: (Larousse)&lt;/strong&gt;  Assimilation d’un aspect d’un MOI étranger que le sujet prend à son insu  comme modèle dans la constitution de sa personnalité(cette dernière se  construit à travers plusieurs identifications). &lt;strong&gt;(Serge Ionescu)&lt;/strong&gt; Assimilation inconsciente, sous l’effet  du plaisir libidinal et\ou de l’angoisse, d’un aspect, d’une propriété,  d’un attribut de l’autre, qui conduit le sujet, par similitude réelle  ou imaginaire, à une transformation totale ou partielle sur le modèle de  celui auquel il s’identifie&amp;nbsp;; L’identification est un mode de relation  au monde constitutif de l’identité .&lt;/div&gt;&lt;div class="post-content"&gt;&lt;h3&gt;Identification&amp;nbsp;: Choix conscient et Défense inconsciente.&lt;/h3&gt;S’identifier à un modèle n’est pas à priori une modalité défensive,  puisque cela permet à la fois de «&amp;nbsp;copier&amp;nbsp;» toute attitude, aspect ou  pensée que l’on jugerait bonne(selon des critères comme la société ou  l’intérêt personnel du sujet) chez un autre individu, et aussi de  rentrer en contact avec l’autre, de se mettre à sa place( l’empathie est  largement sollicitée chez le psychologue et le psychanalyste). Dans ce  sens, s’identifier à quelqu’un relèverait donc plus d’activité  consciente que d’activité inconsciente, car c’est effectivement un choix  conscient.&lt;br /&gt;En tant qu’activité inconsciente, l’identification n’est pas une  simple imitation, mais devient un mécanisme mental, comprenant alors une  finalité défensive, qui se représente sous la forme d’un travail  psychique destiné à réaliser(c’est un fantasme) le but d’être l’autre.  Cela pourrait aider le sujet à lutter contre l’angoisse due à la perte  d’un objet(très souvent une personne) ou pour s’assurer une emprise sur  le monde extérieur. On parle alors bien de défense, qui plus est ,se  réalisant de manière inconsciente.&lt;br /&gt;&lt;h3&gt;Définition.&lt;/h3&gt;Freud introduit la notion d’identification lorsque, à la faveur de  son auto-analyse, il découvre en lui une pluralité de personnes  psychiques. Cette identification se spécifie de deux manières&amp;nbsp;: elle est  portée par un désir d’assimilation, opérant dans un mouvement  objectal(re-création de l’autre en moi-même).&lt;br /&gt;L’équivalence et la distinction, deux principes apparemment  contradictoires, mais qui entre dans la logique de l’identification,  permettant alors le début d’une relation objectale et l’absence  d’angoisse si l’objet si l’objet n’est plus là, d’où un enrichissement  du MOI et une défense certaine lorsque l’on retrouve en soi plusieurs  aspects de l objet absent. Freud explique par exemple que la douleur  mélancolique a pour cause l’identification à l’objet perdu, qui permet  dans ce cas au sujet de conserver en lui une partie de l’objet et donc  de ne pas abandonner la relation d’amour.&lt;br /&gt;L’ambivalence est essentielle dans la constitution de  l’identification, et arrive de manière très précoce chez l’individu,  selon Bion, Meltzer et Rivière, trois élèves de Mélanie Klein. Le  processus d’Identification donne lieu en fait à diverses  identifications, dont la portée défensive et structurante sera  différente, d’autant plus que cette Identification peut s’associer à  D’autres mécanismes psychiques.&lt;br /&gt;&lt;h3&gt;Relation avec d’autres mécanismes de défense.&lt;/h3&gt;L’identification et plus précisément la défense identificatoire ne  peut être disjointe du fantasme qu’est l’incorporation, ainsi que de  l’introjection. Les fantasmes oraux ou cannibaliques tiendraient alors  de la régression. On a vu aussi que le complexe d’Oedipe entre autre  avec une identification de l’enfant au parent de même sexe.&lt;br /&gt;Le processus d’identification se combine en outre avec le mécanisme  de renversement en son contraire, comme on peut le voir souvent dans les  jeux d’enfants(passage de la passivité à l’activité, et inversement) ou  dans le renversement du but de la pulsion partielle, qui permet  d’éprouver le plaisir(par exemple) sadique, lorsque le sujet s’identifie  à celui qui le fait souffrir&amp;nbsp;: le plaisir résultant du masochisme  serait alors le même ,par identification, que celui qui résulte du  sadisme. La relation entre renversement et identification se voit  D’autant plus lorsque le sujet se refuse à agir comme l’autre, en  écartant au possible tous ce qui appartient à l’aspect marquant de  l’objet( par exemple, c’est l’attitude d’un sujet qui ne refusera rien à  ses enfants, parce qu’il aura eu des parents très sévères)&amp;nbsp;; on peut  alors parler de contre-identification.&lt;br /&gt;De ces relations, on peut tirer la conclusion suivante&amp;nbsp;:  l’identification joue un rôle certain dans l’élaboration d’autres  mécanismes de défense.&lt;br /&gt;&lt;h3&gt;Conséquences pathologiques possibles.&lt;/h3&gt;Comme on l’a dit en première partie, l’identification relève de deux  fonctions contradictoires&amp;nbsp;: instabilité, déplacement et substitution  pour la première, puis permanence, stabilité et constance pour la  deuxième.&lt;br /&gt;La première peut engendrer l’identification hystérique , manière de  réaliser la possession de l’objet non par l’imitation, mais bel et bien  par appropriation. C’est ainsi que l’on peut voir les  sujets(hystériques) exprimer par leurs manifestations physiques les  états intérieurs de plusieurs personnes.&lt;br /&gt;La deuxième aussi relève du désir de possession de l’objet, mais la  pathologie tient du fait que l’objet est introjecté dans le MOI a tel  point que le sujet n’est plus lui-même, il devient l’Autre absent. C’est  l’identification narcissique. Elle implique une confusion d’identité  entre le sujet et l’objet&amp;nbsp;; la défense est un échec&amp;nbsp;: tout travail de  deuil ou de séparation est impossible, le mélancolique devient incapable  d’aimer à nouveau.&lt;br /&gt;L’enfant autiste, considérant que sa mère peut lui faire défaut,  préfèrera se rabattre sur des objets durs, plus sécurisants de par leur  nature permanente et concrète(cela se retrouve aussi, à moindre mesure,  chez d’autres enfants qui ne se détachent pas d’une peluche ou d’une  couverture par exemple). C’est l’identification adhésive. Elle empêche  la satisfaction par l’hallucination(par la pensée), car le souvenir de  l’objet satisfaisant est remplacé par le contact réel et permanent avec  cet «&amp;nbsp;objet autistique ».&lt;br /&gt;L’identification  irait de paire parfois avec la paranoïa, du fait  que le sujet identifie cette fois ci ses propres aspects aux autres. On  voit ici que l’identification n’est pas seulement le fait de  s’identifier, mais peut prendre la tournure inverse. A l’extrême, le  délire est la croyance, poussée à son paroxysme, d’être l’autre. Il y a  alors supériorité de l’ «&amp;nbsp;autre soi-même idéal&amp;nbsp;» par rapport au  MOI-propre au sujet. Dans ces cas, délire et paranoïa, on parlera  d’identification aliénante.&lt;br /&gt;L’identification n’institue pas toujours des retombées  pathologiques&amp;nbsp;: les «&amp;nbsp;fantasmes inconscients d’identification&amp;nbsp;»  représentent une part essentielle de la construction du MOI en relation  avec l’autre. L’identification constitue le point de départ d’une  relation objectale (cela permet par exemple à un groupe d’être plus ou  moins soudé en prenant modèle sur le sujet dominant du groupe, le  leader)en même temps qu’une défense contre l’absence d’objet, et peut  devenir le moyen de se détacher des objets en les appropriant.&lt;/div&gt;Processus mis en          place inconsciemment par un individu afin de reproduire les attitudes          d'un autre.&lt;br /&gt;L'identification de l'enfant aux modèles          parentaux lui permet d'acquérir leur puissance. &lt;br /&gt;L'identification          est un processus essentiel à la socialisation et à la formation          de la personnalité.  Autre définition :   Tendance à assumer, à assimiler, à s'incorporer les traits caractéristiques d'une autre personne ou d'un groupe. &lt;br /&gt;Mécanisme normal de croissance du Moi, surtout à certains âges (identification aux modèles parentaux, aux maîtres, aux personnes admirées), mais qui perturbe finalement l'autonomie personnelle.&amp;nbsp;    &lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L'identification&lt;/b&gt; désigne le fait de se reconnaître dans une caractéristique, ou une personne extérieure à soi.&lt;br /&gt;La psychanalyse comprendra l'identification comme émanant de mécanismes  très différents. On peut cependant souligner la conception d'une  instance du moi se constituant par identifications successives, portant le plus souvent sur un trait unique. Jacques Lacan théorisera le trait unaire. &lt;br /&gt;L'identification hystérique repose sur la bisexualité, elle concerne  un objet qui aime un autre objet. Autrement dit l'identification  hystérique n'est pas régression à la dialectique de l'être&amp;nbsp;: il s'agit  encore d'avoir, mais par le biais d'une identification à l'autre.&lt;br /&gt;Une des illustrations possibles est la femme jalouse. L'hystérique  pourra être jalouse de son propre désir&amp;nbsp;: elle reproche à l'homme  l'attrait pour les femmes. Il y a identification à l'homme comme aimant  la femme -identification à un objet pulsionnel qui aime un autre objet.&lt;br /&gt;On trouve également ce processus de l'identification hystérique dans le complexe d'Œdipe&amp;nbsp;: l'identification à la mère peut servir le désir incestueux.&lt;br /&gt;L'identification &lt;i&gt;sert le désir&lt;/i&gt;, non pas d'incorporer, mais bien de posséder une tierce personne&amp;nbsp;; aussi l'identification hystérique suppose-t-elle triangulation - elle est ménage à trois imaginaire.&lt;br /&gt;L'identification mélancolique est l'identification à un objet pulsionnel qu'aime le sujet  - ici la dialectique repose sur deux seules personnes. Le mélancolique  s'identifie à celui qu'il aime - et la pulsion fait retour sur le moi  propre. C'est pourquoi il est nécessaire de saisir cette identification  comme narcissique&amp;nbsp;: c'est d'ailleurs là une deuxième appellation de ce  processus pathogène.&lt;br /&gt;Cette modalité identificatoire n'est pas tant propice à un &lt;i&gt;remaniement&lt;/i&gt;,  puisqu'elle se distingue comme totale&amp;nbsp;: le moi était complètement  confondu avec l'objet de la pulsion. Cette confusion, renvoyant à une  dialectique de l'être - je suis ce que j'aime - et correspondant à la  formation même du moi (comme moi plaisir) , pointe finalement sur une  profonde régression, renonciation à satisfaire son désir &lt;i&gt;avec&lt;/i&gt; (ou &lt;i&gt;face à&lt;/i&gt;) un objet.&lt;br /&gt;Cette description se rattache principalement au deuil  - c'est là que se révélera le pathos - , deuil particulier, massif,  auquel fait face le mélancolique lors de la perte de cet objet, qui sera  vécue comme perte d'une partie de son moi.&lt;br /&gt;Le mélancolique devient &lt;i&gt;ce qu'il aime&lt;/i&gt; et ne peut anticiper sur une perte de l'ordre de la mutilation&amp;nbsp;:  avec le départ ou la mort de l'objet, c'est l'édifice narcissique qui  s'effondre&amp;nbsp;: le moi n'a plus de quoi se soutenir, sinon l'hallucination d'un cadavre.&lt;br /&gt;Bien que les concepts freudiens de sadisme et de masochisme  aient évolué au cours de l'histoire de la psychanalyse, on peut tâcher  d'en distinguer un mécanisme essentiel quant à l'identification. Le  passage au sadisme s'avère éclairant&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;Le sadique jouit de faire souffrir autrui. Puis, il abandonne ce but et la pulsion subit un renversement en son contraire,  en même temps qu'est abandonné l'objet jusque là martyrisé. Il y a donc  masochisme mais pas encore de recherche d'un bourreau - ce qui  constituera la dernière étape.&lt;br /&gt;Cette dernière étape mérite d'être pensée puisque le masochiste se  fait d'abord l'objet de son sadisme, -il est à la fois sadique et  masochique - avant de rechercher quelqu'un qui sera sadique &lt;i&gt;en son nom&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Il y a identification masochique puisque le masochiste s'identifie à son maître, en fait un substitut de lui-même.&lt;br /&gt;L'identification projective , concept de Mélanie Klein,  se définit d'abord comme identification d'un objet faisant suite à une  projection - donc comme double mécanisme de projection puis de  reconnaissance de l'autre. On peut cependant remarquer plusieurs usages  de cette notion:&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;communiquer des états affectifs, émotionnels&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;projeter sur l'autre un contenu mental perturbant et contrôler cet autre de par ce contenu&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;pénétrer l'intérieur d'un objet pour en prendre possession ou le dégrader.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;l'identification fraternelle est, dans ce contexte, dans un lien de  fraternité.En effet, on a souvent dit:"montre l'exemple à ton frere!",ce  qui prouve simplement qu'il y a une identification du côté du cadet qui  voit son ainé comme l'être "parfait".il va donc se mettre a copier ses  faits et gestes, jusqu'au comportement envers les autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Identification et homosexualité&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #333333;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: #333333;"&gt;&lt;span style="color: #003366; font-size: small;"&gt;&lt;strong&gt;Définition :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #333333;"&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;Homosexualité : terme dérivé du grec  (homos : semblable) et créé vers 1869 par le médecin hongrois Karoly  Maria Kertbeny pour désigner &lt;strong&gt;toutes les formes d'amour charnel entre des personnes appartenant biologiquement au même sexe.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: #003366; font-size: small;"&gt;&lt;strong&gt;Début d'explication freudienne :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Freud a donné une première approche de l'homosexualité. Selon lui :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- &lt;strong&gt;Pour la fille&lt;/strong&gt;, l'homosexualité résulte d'une &lt;strong&gt;fixation infantile à la mère&lt;/strong&gt; et d'une &lt;strong&gt;déception à l'égard du père&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;Pour le garçon&lt;/strong&gt;, l'homosexualité survient après la puberté, quand s'est instauré durant l'enfance un &lt;strong&gt;lien intense entre le fils et sa mère&lt;/strong&gt;.  Au lieu de renoncer à elle, celui-ci s'identifie à elle, se transforme  en elle et cherche un homme qui puisse le représenter et qu'il puisse  aimer comme il a été aimé par sa mère.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Freud considérait que l'homosexualité était &lt;strong&gt;un arrêt du développement sexuel&lt;/strong&gt;. Un peu plus tard, &lt;strong&gt;Lacan&lt;/strong&gt; et d'autres ont affiné les observations et théories de Freud. A présent, on ne parle plus d'homosexualité mais &lt;strong&gt;des homosexualités.&lt;/strong&gt; En effet, l'homosexualité peut résulter de différents mécanismes inconscients.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: #003366; font-size: small;"&gt;&lt;strong&gt;Différents modes d'homosexualité :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;1er mode de formation de l'homosexualité (à partir de l'Oedipe) :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;u&gt;Un préalable&lt;/u&gt; : Il y a deux modes de relation à l'autre :&lt;br /&gt;- l'amour (je désire l'autre)&lt;br /&gt;- l'identification à l'autre (j'aime ce que l'autre aime)&lt;br /&gt;C'est soit l'amour, soit l'identification, mais jamais l'un et l'autre  en même temps. Celui qu'on aime, à celui-là on ne s'identifie pas.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;u&gt;Le complexe d'Oedipe&lt;/u&gt; (vers 3 à 6 ans) :&lt;br /&gt;Dans le développement normal d'un enfant, &lt;strong&gt;garçon ou fille&lt;/strong&gt;, au tout début, il y a une &lt;strong&gt;identification première au père&lt;/strong&gt;,&lt;strong&gt; l'objet d'amour étant la mère&lt;/strong&gt;.  L'enfant aime la mère du même type d'amour que celui du père pour la  mère : il la désire et veut être aimé d'elle comme elle aime le père. &lt;br /&gt;L&lt;strong&gt;e garçon&lt;/strong&gt;, lors du complexe d'Oedipe, entre en &lt;strong&gt;rivalité avec le père&lt;/strong&gt; pour aimer la mère. C'est l'identification secondaire au père. Mais, par &lt;strong&gt;peur de la castration&lt;/strong&gt;, il finit par &lt;strong&gt;renoncer&lt;/strong&gt; à cette rivalité et accepte de &lt;strong&gt;diriger son amour vers quelqu'un d'autre, de sexe féminin, appartenant à sa génération&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;Pour &lt;strong&gt;la fille&lt;/strong&gt;, l'amour premier pour la mère se transforme en &lt;strong&gt;haine&lt;/strong&gt; pour elle : la mère ne lui a pas donné de pénis. Elle l'a faite manquante. Alors, elle s'identifie à sa mère et &lt;strong&gt;se met à aimer le père qui, lui, a un pénis&lt;/strong&gt;  ; elle veut obtenir de lui un "pénis de substitution" (= un enfant).  Mais le père refusant d'épouser sa fille, la fille sort du complexe  d'Oedipe en acceptant de &lt;strong&gt;diriger son amour vers un homme de sa génération&lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;u&gt;Dans le 1er mode de formation de l'homosexualité&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;Il n'y a pas de passage par le complexe d'Oedipe mais il y a un &lt;strong&gt;complexe d'Oedipe inversé&lt;/strong&gt; : &lt;br /&gt;- Pour &lt;strong&gt;le garçon&lt;/strong&gt;, l'identification primaire au père se  transforme en amour pour le père (il y a donc identification à la mère,  c'est-à-dire qu'on est dans le même type d'amour pour le père que celui  de la mère pour le père). Le garçon cherche à se faire aimer du père  comme la mère est aimée du père. &lt;br /&gt;- Pour &lt;strong&gt;la fille&lt;/strong&gt;, l'identification primaire au père se  maintient. Il y a donc un mode d'amour pour la mère qui est semblable au  mode d'amour du père par rapport à la mère. L'identification secondaire  est donc aussi sur le père. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Que ce soit pour l'Oedipe ou pour l'Oedipe inversé, la sortie du  complexe dépendra de la façon dont le père jouera ou non un rôle de  séparateur&lt;/strong&gt;. S'il ne joue pas ce rôle, le sujet, garçon ou fille, n'aura pas à se "déplacer".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;2ème mode d'homosexualité :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lorsque l'enfant prend conscience de la différence des sexes, dans ce type d'homosexualité, il &lt;strong&gt;n'arrive pas à admettre l'absence de sexe masculin chez la mère&lt;/strong&gt;. Il est dans le &lt;strong&gt;déni&lt;/strong&gt;  par rapport à cela : il refuse d'admettre cette réalité. En  conséquence, le sujet masculin devenu adulte choisira par exemple  d'avoir des relations sexuelles avec un autre homme, mais un homme qui  sera porteur de l'image maternelle; lui-même aura un comportement sexuel  sur un mode féminin. Ce deuxième mode peut conduire au &lt;strong&gt;transsexualisme&lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;3ème mode d'homosexualité :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'homosexuel &lt;strong&gt;cherche, dans l'amour donné à un  homme plus jeune que lui, le prototype de l'amour qui lui a été donné  ou refusé par sa propre mère&lt;/strong&gt; quand il était garçon. Il aime ses  partenaires comme sa mère l'a aimé, lui ; d'où le choix de partenaires  plus jeunes, ce qui peut conduire à la &lt;strong&gt;pédophilie&lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: #003366; font-size: small;"&gt;&lt;strong&gt;Conclusions :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En psychanalyse, on considère donc que l'homosexualité est &lt;strong&gt;un choix du sujet&lt;/strong&gt; (choix inconscient, mais choix tout de même, par rapport à son désir). &lt;strong&gt;Freud&lt;/strong&gt; avait déjà fait ce lien entre &lt;strong&gt;homosexualité et choix inconscient&lt;/strong&gt;. Se basant sur ses observations cliniques, il &lt;strong&gt;refusa d'en faire une disposition innée ou naturelle (donc biologique) ou&amp;nbsp; culturelle&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Lacan&lt;/strong&gt;  et d'autres le suivirent dans cette pensée d'un choix inconscient. Dans  la résolution normale du complexe d'Oedipe, l'enfant doit renoncer à  ses désirs incestueux (et non pas les refouler), désirs le plus souvent  inconscients. S'il ne le fait pas, cela apparaîtra dans le type de  conjoint choisi, se manifestera à travers certains problèmes de couple  ou à travers les névroses. C'est un positionnement qu'il a à prendre. Il  en est de même de l'Oedipe inversé et des autres modes d'homosexualité :  au départ, &lt;strong&gt;il y a un choix inconscient, une position que l'individu prend pour la gestion de son désir.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'homosexualité peut-elle être "soignée"? Ce ne sera jamais l'objet d'une psychanalyse. Précisons que &lt;strong&gt;la psychanalyse s'adresse non pas à la question de la volonté mais à celle du désir&lt;/strong&gt;  (rappelons que le désir est pour la plupart du temps inconscient. Ce  n'est pas le souhait, qui, lui, est conscient). La psychanalyse &lt;strong&gt;aidera le sujet à prendre conscience de son désir, désir qui le fait agir à son insu&lt;/strong&gt;. Par cette prise de conscience, &lt;strong&gt;il pourra alors choisir de se positionner autrement&lt;/strong&gt;  (tout comme pourrait le faire un hétérosexuel qui, se rendant compte  qu'il n'a pas renoncé à ses désirs incestueux lui causant névrose ou  problèmes de couple, pourra s'il le souhaite renoncer à la réalisation  de ces désirs devenus conscients). La psychanalyse n'est donc pas "la  solution" à l'homosexualité ; mais &lt;strong&gt;elle peut être une aide&lt;/strong&gt; par la mise en lumière des mécanismes et choix inconscients qui se jouent dans le sujet.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-5358456116900527686?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/5358456116900527686'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/5358456116900527686'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/identification.html' title='Identification'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-9009690595626113087</id><published>2011-08-03T15:03:00.001+02:00</published><updated>2011-08-03T15:05:01.765+02:00</updated><title type='text'>Idéalisation</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://3.gvt0.com/vi/acKPnT0DEB8/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/acKPnT0DEB8&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/acKPnT0DEB8&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Comme synonyme d'idéalisation le dictionnaire propose &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;embellir&lt;/span&gt;. L'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;idéalisation &lt;/span&gt;est  un processus psychologique par lequel l'objet du désir, par exemple la  personne aimée, est investi des caractéristiques exemplaires qu'il ne  possède pas de manière objective. L'idéalisation consiste à embellir et a  représenter la personne aimée ou l'objet désiré comme un modèle absolu  de perfection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Freud, avec le moi et le ça, l'idéalisation fait partie des  instances de la seconde topique freudienne. En psychanalyse la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;topique &lt;/span&gt;est un schéma, un système appartenant au psychisme profond et doué de caractères de fonctions particulières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première topique proposée par Freud en 1905 permettait de distinguer  trois instances l'inconscient, le préconscient et le conscient. En 1920  Freud décrit la seconde topique qui comprend le ça, le moi, le surmoi et  l'idéalisation.l'&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le surmoi, peut globalement être assimilé à un juge, un senseur  susceptible de représenter la loi ou le rôle de la loi et le rôle du  père. Par exemple la phrase : on n'agit pas comme ça est significative  de ce modèle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moi, plus précisément l'idéal du moi peut être assimilé à un modèle  auquel on va tâcher de se conformer. Ainsi les parents représentent un  modèle auquel on veut ressembler et imiter.&lt;br /&gt;Plus précisément le moi représente la personnalité individuelle  consciente (fonctions sociales ou professionnelles, rôles assumés ou  joués, modèles empruntés au milieu socioculturel). &lt;br /&gt;Pour Sigmund Freud, le terme moi possède deux sens distincts.  Généralement le moi désigne la personnalité psychique dans son ensemble.  En réalité Freud, vers 1920, finira par distinguer trois instances: le  ça, le surmoi et le moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de son évolution un enfant aboutit à la perception d'une  réalité se distinguant à la fois des autres, d’autrui et du milieu  extérieur. Un enfant cherche toujours à s'identifier et à idéaliser ses  parents mais aussi les autres adultes de son entourage. Ceci s'explique  par ses besoins physiologiques et psychologiques qui vont dépendre  directement de ces personnes idéalisées. L'enfant est directement  dépendant de son entourage qui a ses yeux a une importance primordiale.  Il va tenter, durant toute son enfance et parfois plus tardivement  d'imiter, jusqu'à parfois créer une forme de fusion, de s’approprier les  caractéristiques physiques et physiologiques de ses éducateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est justement en cas d'exagération et de prolongation de tentative  d'identification que l'on assiste à une forme de dépendance. Pourtant  cette identification est utile à l'élaboration de la personnalité de  l'enfant et consécutivement de l'adulte mais son excès est suceptible  d'engendrer une problématique vévrotique. Donc si l'enfant n'obtient pas  la différenciation dont la finalité est l'autonomie après la puberté,  son moi ne se démarquera pas de ceux à qui il s'est identifié durant son  enfance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concrètement la vie quotidienne nous permet de trouver des exemples  d'absence de démarcation chez l'adulte. Ainsi le besoin de se référer  constamment à l'autre, au sein d'un couple par exemple, est une  dépendance psychique en rapport direct avec une forme d'idéalisation  traduisant une &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;maturation&amp;nbsp; &lt;/span&gt;inachevée. Dans le même ordre d'idée en découle la notion d'autonomie psychique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'&lt;b&gt;idéalisation&lt;/b&gt; ainsi est un processus psychanalytique par lequel l'objet du désir est investi défensivement par le sujet de qualité portés à la perfection. L'identification à l'objet (psychanalyse) idélisé contribue à la formation et à l'enrichissement des instances que sont le Moi idéal et l'idéal du Moi. pour les kleiniens, l'idéalisation est en lien avec l'envie dont elle est l'opposé, voire le pendant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER"&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt; &lt;/span&gt;  &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER" style="color: black;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Bibliothèque de psychanalyse &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="CENTER" style="color: black;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;L’idéalisation narcissique&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;div align="CENTER" style="color: black;"&gt;(Herbert A. Rosenfeld)&lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;  &lt;br /&gt;&lt;blockquote style="color: black;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Cliniquement, les relations d’objet     narcissiques apparaissent souvent à l’analyste, et sont aussi vécues ou ressenties     par le patient comme des relations idéales et désirables. Par exemple, au cours de     l’analyse, la relation à la mère/cabinets est fréquemment ressentie comme idéale:     en effet, le patient se trouve soulagé lorsque, au cours d’une séance, il peut se     décharger immédiatement sur la personne de l’analyste de tout ce qui lui est     désagréable. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Lorsqu’il s’attribue la possession de     l’analyste, comme celle du sein qui l’a nourri, il s’attribue ainsi le     mérite de toutes les interprétations satisfaisantes de l’analyste, et cette     situation est vécue comme parfaite ou idéale parce qu’elle lui permet de renforcer,     pendant la séance, le sentiment de sa propre valeur et de son importance. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Parfois, les patients narcissiques se     représentent leur relation avec l’analyste comme idéale et mutuellement     satisfaisante, l’identité du patient et celle de l’analyste ne s’y     trouvant pas différenciées, situation qui rappelle la description que Freud a faite du     sentiment océanique. Un autre exemple de l’idéalisation narcissique est celui du     patient qui se sent aimé par tout le monde ou exige que tout le monde l’aime parce     qu’il est tellement digne d’être aimé. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Tous ces patients semblent avoir en commun le     sentiment qu’ils contiennent en eux tout le « bon » qui autrement serait éprouvé     dans une relation à un objet. Généralement, nous rencontrons une image de soi fortement     idéalisée qui domine la situation analytique; en même temps, tout ce qui peut venir     déranger cette image est l’objet d’une défense rigoureuse et d’un déni     omnipotent.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Sigmund FREUD&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="CENTER" style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;b&gt;Pour introduire le narcissisme&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;b style="color: black;"&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER"&gt;&lt;b style="color: black;"&gt;&lt;small&gt;(1914)&amp;nbsp;&lt;/small&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER" style="color: black;"&gt;&lt;b&gt;(3)&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Les perturbations auxquelles est exposé le     narcissisme originaire de l'enfant, ses réactions de défense contre ces perturbations,     les voies dans lesquelles il est de ce fait forcé de s'engager, voilà ce que je voudrais     laisser de côté, comme une matière importante qui attend encore qu’on s occupe de     la travailler ; l'on peut cependant en extraire la pièce la plus importante, le "     complexe de castration " (angoisse concernant le pénis chez le garçon, envie du     pénis chez la fille) et en traiter en relation avec l’influence de     l’intimidation sexuelle des premières années. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;La recherche psychanalytique nous permet de     suivre dans d’autres cas les destins des pulsions libidinales, lorsque celles-ci,     isolées des pulsions du moi, se trouvent en opposition avec elles; mais, dans le domaine     du complexe de castration, elle nous permet de remonter par le raisonnement à une époque     et à une situation psychique où les deux sortes de pulsions agissent encore à l'unisson     et se présentent comme intérêts narcissiques dans un mélange indissociable. A. Adler a     tiré de ce contexte sa " protestation virile " qu'il érige presque en l'unique     force de pulsion qui agisse dans la formation des névroses et aussi du caractère ; il ne     la fonde pas sur une tendance narcissique, qui serait donc encore libidinale, mais sur une     valorisation sociale.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Du point de vue de la recherche psychanalytique,     l'existence et l'importance de la "protestation virile&amp;nbsp;"&amp;nbsp; ont été     reconnues dés le début, mais la thèse de sa nature narcissique et de son origine dans     le complexe de castration a été défendue contre Adler. La "protestation     virile" appartient à la formation du caractère dans la genèse duquel elle entre,     à côté de nombreux autres facteurs, et elle est rigoureusement inapte à éclaircir les     problèmes des névroses dans lesquelles Adler ne veut rien considérer d'autre que la     manière dont elles servent l'intérêt du moi. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Je trouve tout à fait impossible de fonder la     genèse de la névrose sur la base étroite du complexe de castration, quelle que soit,     chez les sujets masculins, sa puissance lorsqu'il entre en jeu parmi les résistances à     la guérison de la névrose. Enfin je connais même des cas de névrose où la     "protestation virile", ou bien à notre sens le complexe de castration, ne joue     pas de rôle pathogène, voire n'apparaît pas du tout.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;L'observation de l'adulte normal montre que son     délire des grandeurs d'autrefois s'est amorti et que les caractères psychiques se sont     effacés qui nous avaient fait conclure à son narcissisme infantile. Qu'est-il advenu de     sa libido du moi ? Devons-nous admettre que tout son quantum est passé dans des     investissements d'objet ? Une telle possibilité vient manifestement en contradiction avec     toute la ligne du présent développement; mais nous pouvons aussi aller chercher dans la     psychologie du refoulement l'indication d'une autre réponse à cette question.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Nous avons appris que des motions pulsionnelles     subissent le destin du refoulement pathogène, lorsqu'elles viennent en conflit avec les     représentations culturelles et éthiques de l'individu. Par cette condition, nous     n'entendons jamais que la personne a de l'existence de ces représentations une simple     connaissance intellectuelle, mais toujours qu'elle les reconnaît comme faisant autorité     pour elle, qu'elle se soumet aux exigences qui en découlent. Le refoulement, avons-nous     dit, provient du moi; nous pourrions préciser de l'estime de soi qu'a le moi. Les mêmes     impressions, expériences, impulsions, motions de désir auxquels tel homme laisse libre     cours en lui ou que du moins il élabore consciemment, sont repoussées par tel autre avec     la plus grande indignation, ou sont déjà étouffées avant d'avoir pu devenir     conscientes. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Mais la différence entre ces deux sujets, qui     contient la condition du refoulement, peut s'exprimer facilement en des termes qui     permettent de la soumettre à la théorie de la libido. Nous pouvons dire que l'un a     établi en lui un &lt;i&gt;idéal &lt;/i&gt;auquel il mesure son moi actuel, tandis que chez l'autre     une telle formation d'idéal est absente. La formation d'idéal serait du côté du moi la     condition du refoulement.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;C'est à ce moi idéal que s'adresse maintenant     l'amour de soi dont jouissait dans l'enfance le moi réel. Il apparaît que le narcissisme     est déplacé sur ce nouveau moi idéal qui se trouve, comme le moi infantile, en     possession de toutes les perfections. Comme c'est chaque fois le cas dans le domaine de la     libido, l'homme s est ici montré incapable de renoncer à la satisfaction dont il a joui     une fois. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Il ne veut pas se passer de la perfection     narcissique de son enfance; s'il n'a pas pu la maintenir, car, pendant son développement,     les réprimandes des autres l'ont troublé et son propre jugement s'est éveillé, il     cherche à la regagner sous la nouvelle forme de l'idéal du moi. Ce qu'il projette devant     lui comme son idéal est le substitut du narcissisme perdu de son enfance ; en ce     temps-là, il était lui-même son propre idéal.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Nous trouvons ici l'occasion d'examiner les     rapports de cette formation d'idéal et de la sublimation. La sublimation est un processus     qui concerne la libido d'objet et consiste en ce que la pulsion se dirige sur un autre     but, éloigné de la satisfaction sexuelle; l'accent est mis ici sur la déviation qui     éloigne du sexuel. L'idéalisation est un processus qui concerne l'objet et par lequel     celui-ci est agrandi et exalté psychiquement sans que sa nature soit changée.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;L'idéalisation est possible aussi bien dans le     domaine de la libido du moi que dans celui&lt;/b&gt;&lt;b&gt; de la libido d'objet. Par exemple, la     surestimation sexuelle de l'objet est une idéalisation de celui-ci. Ainsi, pour autant     que sublimation désigne un processus qui concerne la pulsion et idéalisation un     processus qui concerne l'objet, on doit maintenir les deux concepts séparés l'un de     l'autre.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;La formation de l'idéal du moi est souvent     confondue avec la sublimation des pulsions, au détriment d'une claire compréhension. Tel     qui a échangé son narcissisme contre la vénération d'un idéal du moi élevé n'a pas     forcément réussi pour autant à sublimer ses pulsions libidinales. L'idéal du moi     requiert, il est vrai, cette sublimation mais il ne peut l'obtenir de force ; la     sublimation demeure un processus particulier; l'idéal peut bien l'inciter à s'amorcer     mais son accomplissement reste complètement indépendant d'une telle incitation. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;On trouve justement chez les névrosés les plus     grandes différences de tension entre le développement de l'idéal du moi et la quantité     de sublimation de leurs pulsions libidinales primitives, et, en général, il est bien     plus difficile de convaincre l'idéaliste de ce que sa libido reste logée dans une     position inappropriée que d'en convaincre l'homme simple qui est resté modéré dans ses     prétentions. Formation d'idéal et sublimation ont aussi des relations tout à fait     différentes avec les facteurs déterminant la névrose. La formation d'idéal augmente,     comme nous l'avons vu, les exigences du moi, et c'est elle qui agit le plus fortement en     faveur du refoulement ; la sublimation représente l'issue qui permet de satisfaire à ces     exigences sans amener le refoulement.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Il ne serait pas étonnant que nous trouvions une     instance psychique particulière qui accomplisse la tâche de veiller à ce que soit     assurée la satisfaction narcissique provenant de l'idéal du moi, et qui, dans cette     intention, observe sans cesse le moi actuel et le mesure à l'idéal. Si une telle     instance existe, il est impossible qu'elle soit l'objet d'une découverte inopinée; nous     ne pouvons que la reconnaître comme telle et nous pouvons nous dire que ce que nous     nommons notre &lt;i&gt;conscience morale &lt;/i&gt;possède cette caractéristique. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;La reconnaissance de cette instance nous permet     de comprendre les idées délirantes où le sujet se croit au centre de l'attention des     autres ou, pour mieux dire, le délire &lt;i&gt;d'observation &lt;/i&gt;qui présente une telle     netteté dans la symptomatologie des affections paranoïdes mais peut aussi se produire     comme affection isolée ou bien de façon sporadique dans une névrose de transfert. Les     malades se plaignent alors de ce qu'on connaisse toutes leurs pensées, qu'on observe et     surveille leurs actions; ils sont avertis du fonctionnement souverain de cette instance     par des voix qui leur parlent, de façon caractéristique, à la troisième personne     (" maintenant elle pense encore à cela "; maintenant il s'en va "). &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Cette plainte est justifiée, elle décrit la     vérité; il existe effectivement, et cela chez nous tous dans la vie normale, une     puissance de cette sorte qui observe, connaît, critique toutes nos intentions. Le délire     d'observation la présente sous une forme régressive, dévoilant ainsi sa genèse et la     raison qui pousse le malade à s'insurger contre elle.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Ce qui avait incité le sujet à former l'idéal     du moi dont la garde est remise à la conscience morale, c'était justement l'influence     critique des parents telle qu'elle se transmet par leur voix; dans le cours des temps sont     venus s'y adjoindre les éducateurs, les professeurs et la troupe innombrable et     indéfinie de toutes les autres personnes du milieu ambiant (les autres, l'opinion     publique).&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;De grandes quantités d'une libido     essentiellement homosexuelle furent ainsi attirées pour former l'idéal du moi     narcissique, et elles trouvent, en le maintenant, à se dériver et à se satisfaire.     L'institution de la conscience morale était au fond l'incarnation en un premier temps de     la critique des parents, et plus tard de la critique de la société; le même processus     se répète lorsqu'une tendance au refoulement trouve son origine dans une défense ou un     obstacle qui étaient tout d'abord extérieurs. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Les voix, ainsi que cette foule laissée     indéterminée, viennent maintenant au premier plan, du fait de la maladie, de sorte que     l'histoire du développement de la conscience morale se reproduit régressivement. Quant     à la rébellion contre cette &lt;i&gt;instance de censure, &lt;/i&gt;elle provient de ce fait,     conforme au caractère fondamental de la maladie, que la personne veut se dégager de     toutes Ces influences, à commencer par celle des parents, et qu'elle en retire sa libido     homosexuelle. Sa conscience morale lui revient alors, sous une figure régressive, comme     action hostile de l'extérieur.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Les doléances de la paranoïa montrent aussi que     l'autocritique de la conscience morale coïncide au fond avec l'auto-observation sur     laquelle elle est construite. La même activité psychique qui a pris en charge la     fonction de la conscience morale s'est aussi mise au service de l'introspection qui livre     à la philosophie le matériel pour ses opérations de pensée. Cela n'est peut-être pas     sans rapport avec la tendance caractéristique des paranoïaques à construire des     systèmes spéculatifs.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Il sera certainement important de pouvoir     reconnaître dans d'autres domaines encore les indices de l'activité de cette instance     qui observe, critique, et s'est haussée à la dignité de conscience morale et     d'introspection philosophique. Je me réfère ici à ce que H. Silberer a décrit comme     "phénomène fonctionnel&amp;nbsp;", l'un des rares additifs à la doctrine des     rêves dont la valeur soit incontestable. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Silberer a montré, on le sait, que l'on peut     observer directement, dans les états situés entre le sommeil et la veille, la     transposition des pensées en images visuelles, mais qu'en de telles circonstances l'image     qui apparaît ne représente pas en général le contenu de pensée, mais l'état (bonne     disposition, fatigue, etc.) dans lequel se trouve la personne qui lutte contre le sommeil.     &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;De même il a montré que, plus d'une fois, la     terminaison du rêve ou certains passages du contenu du rêve ne signifiaient rien d'autre     que l'autoperception du sommeil et de l'éveil. Il a ainsi prouvé la participation de     l'auto-observation - au sens du délire d'observation paranoïaque - à la formation du     rêve. Cette participation est Inconstante; le l'avais négligée vraisemblablement parce     qu'elle ne louait pas un grand rôle dans mes propres rêves; chez les personnes douées     pour la philosophie et habituées à l'introspection, cette participation peut devenir     très évidente.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Nous avons découvert, souvenons-nous-en, que la     formation du rêve se produit sous la domination d'une censure qui contraint les pensées     du rêve à subir une déformation. Sous cette censure nous ne nous représentons pourtant     pas une puissance spéciale, mais nous choisissons cette expression pour désigner un     aspect particulier des tendances qui dominent le moi et qui refoulent leur face qui est     tournée vers les pensées du rêve. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Si nous pénétrons plus avant dans la structure     du moi, nous pouvons reconnaître encore le censeur du rêve dans l'idéal du moi et dans     les manifestations dynamiques de la conscience morale. Si ce censeur est un peu en état     d'alerte même pendant le sommeil, nous comprendrons que l'auto-observation et     l'autocritique, que présuppose son activité, apportent leur contribution au contenu du     rêve dans des contenus tels que : maintenant, il est trop endormi pour penser -     maintenant, il s'éveille.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Nous pouvons, à partir d'ici, tenter de discuter     le problème du sentiment d'estime de soi chez le normal et chez le névrosé.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Le sentiment d'estime de soi nous apparaît tout     d'abord comme expression de la grandeur du moi, sans qu'entrent en considération les     éléments dont cette grandeur se compose. Tout ce qu'on possède ou qu'on atteint, tout     reste du sentiment primitif d'omnipotence que l'expérience a confirmé, contribue à     augmenter le sentiment d'estime de soi.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Si nous introduisons ici notre distinction entre     pulsions sexuelles et pulsions du moi, nous devons reconnaître que le sentiment d'estime     de soi dépend, de façon tout à fait intime, de la libido narcissique. Nous nous     appuyons ici sur ces deux faits fondamentaux le sentiment d'estime de soi est augmenté     dans les paraphrénies, abaissé dans les névroses de transfert; dans la vie amoureuse,     ne pas être aimé rabaisse le sentiment d'estime de soi, être aimé l'élève. Nous     avons indiqué qu'être aimé représente le but et la satisfaction dans le choix d'objet     narcissique.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;De plus il est facile d'observer que     l'investissement de libido sur les objets n'élève pas le sentiment d'estime de soi. La     dépendance par rapport à l'objet aimé a pour effet d'abaisser ce sentiment; l'amoureux     est humble et soumis. Celui qui aime a, pour ainsi dire, payé amende d'une partie de son     narcissisme, et il ne peut en obtenir le remplacement qu'en étant aimé. Sous tous ces     rapports le sentiment d'estime de soi semble rester en relation avec l'élément     narcissique de la vie amoureuse.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;La perception de son impuissance, de sa propre     incapacité d'aimer par suite de troubles psychiques ou somatiques, agit au plus haut     degré pour abaisser le sentiment d'estime de soi. C'est ici qu'il faut chercher, à mon     avis, l'une des sources de ces sentiments d'infériorité que les malades souffrant d'une     névrose de transfert font si volontiers connaître. Mais la source principale de ces     sentiments est l'appauvrissement du moi résultant du fait que des investissements     libidinaux extraordinairement grands sont retirés au moi, donc la blessure infligée au     moi par les tendances sexuelles qui ne sont plus soumises à contrôle.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;A. Adler a eu raison de faire valoir que la     perception par quelqu'un de ses propres infériorités d'organe éperonne la vie     psychique, lorsqu'elle a de la ressource, et accroît son rendement par la voie de la     surcompensation. Mais ce serait une complète exagération que de rapporter, à l'exemple     d'Adler, toute production d'un bon rendement à cette condition d'une infériorité     d'organe originaire. Tous les peintres ne sont pas affligés de troubles visuels, tous les     orateurs n'ont pas commencé par bégayer. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Chez une foule de personnes un rendement     excellent se fonde sur des dons organiques de premier ordre. L'infériorité d'organe et     les atrophies jouent dans l'étiologie des névroses un rôle insignifiant, du même ordre     que, dans la formation du rêve, le matériel perceptif actuel. La névrose s'en sert     comme prétexte, comme elle se sert de tout autre facteur disponible. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Au moment où l'on vient d'accorder crédit à     une névrosée qui affirme qu'elle devait inévitablement tomber malade parce qu'elle est     laide, mal faite et sans charme si bien que personne ne peut l'aimer, la patiente suivante     nous détrompe elle persévère en effet dans sa névrose et son aversion pour la     sexualité, bien qu'elle semble désirable et soit en fait désirée plus que la moyenne     des femmes. La majorité des femmes hystériques comptent parmi les représentantes de     leur sexe qui sont attirantes et même belles, et à l'inverse les laideurs, atrophies     d'organe, infirmités que l'on trouve en quantité dans les classes inférieures de notre     société n'accroissent en rien la fréquence des affections névrotiques parmi elles.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Les relations du sentiment d'estime de soi avec     l'érotisme (c'est-à-dire avec les investissements libidinaux d'objet, se laissent     exprimer dans les formules suivantes il faut distinguer deux cas, selon que les     investissements d'amour sont&lt;i&gt; conformes au&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;moi ou au contraire ont subi un     refoulement. Dans le premier cas (utilisation conforme au moi de la libido) aimer est     valorisé comme toute autre activité du moi. Aimer, en soi, comme désir ardent et     privation, abaisse le sentiment d'estime de soi; être aimer, aimé de retour, posséder     l'objet aimé relève ce sentiment. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Quand la libido est refoulée, l'investissement     d'amour est ressenti comme un sévère amoindrissement du moi, la satisfaction amoureuse     est impossible, le réenrichissement du moi n'est possible qu'en retirant la libido des     objets. Le retour au moi de la libido d'objet, sa transformation en narcissisme,     représente en quelque sorte le rétablissement d'un amour heureux, et inversement un     amour réel heureux répond à l'état originaire où libido d'objet et libido du moi ne     peuvent être distinguées l'une de l'autre.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;L'importance de notre objet d'étude et     l'impossibilité d'en prendre une vue d'ensemble justifiera peut-être que j'ajoute     quelques autres propositions dans un ordre plus décousu.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Le développement du moi consiste à s'éloigner     du narcissisme primaire, et engendre une aspiration intense à recouvrer ce narcissisme.     Cet éloignement se produit par le moyen du déplacement de la libido sur un idéal du moi     imposé de l'extérieur, la satisfaction par l'accomplissement de cet idéal.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;En même temps le moi a émis les investissements     libidinaux d'objet. Il se trouve appauvri au bénéfice de ces investissements ainsi que     de l'idéal du moi, et il s'enrichit à nouveau par les satisfactions objectales ainsi que     par l'accomplissement de l'idéal.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Une part du sentiment d'estime de soi est     primaire, c'est le reste du narcissisme infantile, une autre partie a son origine dans ce     que l'expérience confirme de notre toute-puissance (accomplissement de l'idéal du moi),     une troisième partie provient de la satisfaction de la libido d'objet.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;L'idéal du moi a soumis à des conditions     sévères la satisfaction libidinale en rapport avec les objets, en faisant refuser par     son censeur une partie de cette satisfaction, comme inconciliable. Quand un tel idéal ne     s'est pas développé, la tendance sexuelle en question pénètre telle quelle, comme     perversion, dans la personnalité. Etre à nouveau, comme dans l'enfance, et également en     ce qui concerne les tendances sexuelles, son propre idéal, voilà le bonheur que veut     atteindre l'homme.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;La passion amoureuse consiste en un débordement     de la libido du moi sur l'objet. Elle a la force de supprimer les refoulements et de     rétablir les perversions. Elle élève l'objet sexuel au rang d'idéal sexuel. Elle se     produit, dans le type objectal ou par étayage, sur la base de l'accomplissement de     conditions déterminant l'amour infantile, ce qui nous autorise à dire : ce qui accomplit     cette condition déterminant l'amour est idéalisé.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;L'idéal sexuel peut entrer dans une relation     d'assistance intéressante avec l'idéal du moi. Lorsque la satisfaction narcissique se     heurte à des obstacles réels l'idéal sexuel peut servir à une satisfaction     substitutive. L'on aime alors, selon le type de choix narcissique, ce que l'on a été et     qu'on a perdu, ou bien ce qui possède les perfections que l'on n'a pas du tout. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;La formule parallèle à la précédente     s'énonce ainsi : ce qui possède la qualité éminente qui manque au moi pour atteindre     l'idéal, est aimé. Un tel expédient a une importance particulière pour le névrosé,     qui, par le fait de ses investissements d'objet excessifs, s'appauvrit dans son moi, et     est hors d'état d'accomplir son idéal du moi. Après avoir dissipé sa libido sur les     objets, il cherche alors une voie pour revenir au narcissisme, en se choisissant, selon le     type narcissique, un idéal sexuel qui possède les perfections qu'il ne peut atteindre. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;En effet, il ne peut croire à un autre     mécanisme de guérison, apporte la plupart du temps dans la cure son attente de ce     mécanisme-là, et dirige cette attente sur la personne du médecin qui le traite. Ce plan     de guérison se heurte naturellement à l'incapacité d'aimer du malade, conséquence de     ses refoulements étendus. Lorsqu'à l'aide du traitement on l'a, dans une certaine     mesure, débarrassé de ceux-ci, on voit en général se produire cette conséquence qu'on     n'avait pas visée : le malade se dérobe maintenant à la poursuite du traitement pour     faire un choix amoureux, laissant à sa vie commune avec la personne aimée le soin     d'achever son rétablissement. L'on pourrait se satisfaire de cette issue, si elle ne     comportait tous les dangers d'une dépendance accablante envers ce sauveur.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;De l'idéal du moi une voie importante conduit à     la compréhension de la psychologie collective. Outre son côté individuel, cet idéal a     un côté social, c'est également l'idéal commun d'une famille, d'une classe, d'une     nation. Outre la libido narcissique, il a lié un grand quantum de la libido homosexuelle     d'une personne, libido qui, par cette voie est retournée dans le moi. L'insatisfaction     qui résulte du non-accomplissement de cet idéal, libère de la libido homosexuelle, qui     se transforme en conscience de culpabilité (angoisse sociale). La conscience de     culpabilité était originellement l'angoisse d'être châtié par les parents, ou, plus     exactement de perdre leur amour; aux parents est venue plus tard se substituer la foule     indéterminée de nos compagnons.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;On comprend mieux ainsi pourquoi la paranoïa est     souvent causée par une atteinte du moi, par une frustration de la satisfaction dans le     domaine de l'idéal du moi; on comprend mieux aussi la conjonction de la formation     d'idéal et de la sublimation dans l'idéal du moi, la rétrogradation des sublimations et     l'éventuel remaniement des idéaux dans les affections paraphréniques.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-9009690595626113087?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/9009690595626113087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/9009690595626113087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/idealisation.html' title='Idéalisation'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-8134442746653342159</id><published>2011-08-02T10:16:00.001+02:00</published><updated>2011-08-02T10:16:53.837+02:00</updated><title type='text'>Idéal du Moi</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/9ecbDccmNxI/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/9ecbDccmNxI&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/9ecbDccmNxI&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L' &lt;b&gt;Idéal du Moi&lt;/b&gt; (allemand&amp;nbsp;: &lt;b&gt;IdealIch&lt;/b&gt;) désigne les valeurs positives auxquelles aspire le sujet, il est lié au narcissisme (Freud 1914) et à la seconde topique (Freud 1920). &lt;b&gt;Le Moi idéal&lt;/b&gt;,  toujours dans la métapsychologie freudienne, désigne une instance  reposant sur un idéal de toute puissance infantile basée sur la  narcissisme infantile. &lt;br /&gt;Modèle que l'on cherche inconsciemment à égaler. But à atteindre.&lt;br /&gt;L'idéal du moi est construit par l'enfant au fur et à mesure de ses identifications avec son entourage social et au rythme de ses échecs.&lt;br /&gt;Petit à petit le jeune enfant introjecte les références qu'il cherchera ensuite à atteindre.        &lt;br /&gt;Sigmund Freud emploie bien le terme d'Idéal du Moi, mais il ne le distingue pas véritablement du Moi.  Il en fait simplement partie, le Moi n'étant pas que cela, mais  cherchant effectivement à adopter des représentations conciliables avec  les valeurs les plus investies. &lt;br /&gt;L'idéal du moi se distingue du surmoi  en ce que le surmoi est une instance purement critique, retournement de  la violence contre soi-même, par peur de perdre l'amour des parents. Là  où le surmoi juge pour condamner, l'Idéal du Moi, présente un modèle  d'identification&amp;nbsp;: cette instance décrit &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt; la satisfaction éprouvée face à la représentation conforme aux représentations investies comme positives, bonnes, bien.&lt;br /&gt;Cette distinction ramène l'Idéal du Moi à une partie, une des  fonctions du Moi, ou encore à l'un de ses aspects&amp;nbsp;: la satisfaction de  l'identification quand celle-ci permet de conserver l'amour, quand l'identification se présente comme cohérente avec les autres représentations.&lt;br /&gt;L'idéal du Moi se distingue nettement du Moi. Alors que l'instance  moïque tient du registre imaginaire, est captation aliénante du Sujet,  l'idéal du Moi amène l'identification à un registre symbolique. L'idéal  du Moi rassemble des images, provenant du deuxième Autre qui incarne la  Loi, proposant au Moi des identifications. L'Idéal du Moi est donc  instance du discours. L'idéal du Moi est lié au stade du miroir. Le &lt;b&gt;moi idéal&lt;/b&gt; (en allemand, &lt;i&gt;ichideal&lt;/i&gt;) se rapporte au sujet se percevant comme idéalisé. &lt;br /&gt;Sigmund Freud ne distingue pas le &lt;i&gt;moi idéal&lt;/i&gt; ni l’&lt;i&gt;idéal du moi&lt;/i&gt;. Le &lt;i&gt;moi idéal&lt;/i&gt; se comprend pourtant selon une formulation freudienne. C'est Hermann Nunberg  l'un des premiers qui l'a désigné sous cette appellation de "moi idéal"  comme instance antérieure et plus archaïque que l'Idéal du Moi. Il est  corolaire d'un moi inorganisé, uni au ça. C'est ensuite Daniel Lagache qui a opposé les couple "idéal du Moi - Moi" à celui de "Moi idéal - ça".&lt;br /&gt;Freud pense la formation du &lt;i&gt;moi&lt;/i&gt; comme s'étalant en plusieurs phases. Si le &lt;i&gt;moi&lt;/i&gt; institue la conscience et le principe de réalité, lequel rendra possible la capacité d'admettre des défauts fondant le &lt;i&gt;moi réalité&lt;/i&gt;, il y a dans un premier temps un &lt;i&gt;moi&lt;/i&gt; bien plus archaïque. Le &lt;i&gt;moi plaisir&lt;/i&gt;,  s'il dénote un premier travail de différenciation entre le dedans et le  dehors, s'accorde en effet certains avantages&amp;nbsp;: il rejette à  l'extérieur toute faute – ou plutôt tout déplaisir, toute imperfection –  et se pense comme la somme de tout bien.&lt;br /&gt;Le &lt;i&gt;moi plaisir&lt;/i&gt; décrit donc la tendance infantile à se reconnaitre comme le bien, et à désigner l'extérieur comme le mal. Il y a introjection du bon et projection du mauvais.&lt;br /&gt;Le &lt;i&gt;moi idéal&lt;/i&gt; sera l'instance des identifications héroïques. Si le &lt;i&gt;moi&lt;/i&gt; se définit déjà comme imaginaire, le &lt;i&gt;moi idéal&lt;/i&gt; est triomphe du conte, s'exprimant par exemple dans le rêve, ou la rêverie diurne, exprimant toute la force du sujet qui se voit comme surhomme (au sens de superman, concept différent du &lt;i&gt;Surhomme&lt;/i&gt; de Friedrich Nietzsche). &lt;br /&gt;Le Moi idéal est le lieu du fantasme  héroïque, lieu dans lequel le sujet se voit accomplissant maintes  merveilles. L'idéal du moi contient les traits des futurs choix  objectaux. L'idéal du moi se présente alors comme "celui que j'aimerais  être", face au moi-idéal, "ce que j'ai été", sa majesté bébé.&lt;br /&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0; margin-left: 40; margin-right: 40; margin-top: 0; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Avec la résolution du conflit Oedipien, une partie de la personnalité de l'enfant va assumer les interdits du parricide et de l'inceste, ainsi que l'identification au parent du même sexe que lui. C'est le Surmoi, héritier de l'Oedipe. C'est l'intériorisation des interdits et des exigences parentales et sociales, le censeur du futur adulte. Une fois formé, le Surmoi va remplacer les parents dans la vie sociale. Il rentrera continuellement en conflit avec les pulsions, et entraînera la culpabilité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0; margin-left: 40; margin-right: 40; margin-top: 0; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 100%; margin-bottom: 0; margin-left: 40; margin-right: 40; margin-top: 0;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le     Surmoi est l'instance refoulante, le support de tous les interdits et des contraintes     sociales et culturelles. Son activité est partiellement inconsciente. Héritier du     complexe d'Oedipe, il se constitue par intériorisation des exigences et     interdits parentaux. L'enfant renonce au désir incestueux grâce à la fonction séparatrice       du père, puis la découverte des règles sociales sous la pression de       l'instance refoulante: le Surmoi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="line-height: 100%; margin-bottom: 0; margin-left: 40; margin-right: 40; margin-top: 0;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0; margin-left: 40; margin-right: 40; margin-top: 0; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;C'est un modèle auquel le sujet cherche à se conformer, résultat de l'identification aux parents idéalisés. L'idéal du Moi est une instance qui accompagne le processus de socialisation, tout au long de la formation de la personnalité. C'est aussi le substitut de la toute-puissance de l'enfant (de "&lt;i&gt;je peux tout&lt;/i&gt;" à "&lt;i&gt;je voudrais tout pouvoir&lt;/i&gt;") pour la construction de son Moi. Le Moi se compare et se construit par rapport à un idéal, à une référence permettant au sujet de se dépasser. Cet &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;idéal     personnel se forme progressivement au cours de l'enfance par identification     aux personnes proches (souvent les parents) aimées et admirées. Cette instance     psychique est consécutive à l'identification Oedipienne, et relève du symbolique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0; margin-left: 40; margin-right: 40; margin-top: 0; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0; margin-left: 40; margin-right: 40; margin-top: 0; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-margin-top-alt: auto;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ne pas confondre avec le "&lt;i&gt;Moi idéal&lt;/i&gt;", qui n'est pas le substitut mais l'idéal d'une toute-puissance narcissique, avec identification à des personnages fabuleux ou prestigieux. Le Moi idéal ne propose pas de modèle accessible pour le processus de socialisation. C'est le Moi qu'on se construit dans le stade du miroir, celui qui relève de l'imaginaire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin: 0pt 40px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;En simplifiant on peut dire que le Moi Idéal est présent au départ,  c'est le moi narcissique, le "je m'aime".   Ensuite, il évolue vers  l'Idéal du Moi.   Au fur et à mesure que l'enfant grandit, il inclut  dans le Moi Idéal les objets parentaux idéalisés, les références, les  images, ...   Après l'Oedipe, chaque enfant se construit un Idéal du Moi  qui n'est plus personnifié par tel ou tel adulte.   C'est selon cet  Idéal qu'il voudrait devenir adulte de son sexe, en regard de l'Idéal  qu'il se fait de l'autre sexe.  (1)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;L'Idéal du Moi apparaît pour Freud comme un substitut du Moi Idéal, le Moi Idéal désignant le Moi  réel qui a été l'objet des premières satisfactions narcissiques.    Ultérieurement, le sujet tend à retrouver ce Moi Idéal, caractéristique  de l'état de toute puissance du narcissisme  infantile, du temps où l'enfant était à lui-même son propre idéal.    Sous l'influence des critiques parentales et du milieu extérieur, les  premières satisfactions narcissiques procurées par le Moi Idéal sont  progressivement abandonnées et c'est sous forme de ce nouvel Idéal du  Moi que le sujet cherche à les reconquérir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Freud voit donc dans l'Idéal du Moi une formation  nettement différenciée du Moi qui permet de rendre compte notamment de  la fascination amoureuse, de la dépendance à l'égard de l'hypnotiseur et  de la soumission au leader, autant de cas où une personne étrangère est  mise par le sujet à la place de son Idéal du Moi &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Pour Lacan, le Moi Idéal est aussi une formation essentiellement narcissique  trouvant son origine dans le stade du miroir et appartenant au registre  de l'imaginaire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="CENTER"&gt;&lt;b&gt;&lt;img alt="banner_Freud.gif (4668 octets)" height="56" src="http://www.megapsy.com/Textes/Images/banner_Freud.gif" width="248" /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER" style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;La formation de     l’idéal du Moi&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Nous avons appris que des motions pulsionnelles     subissent le destin du refoulement pathogène, lorsqu’elles viennent en conflit avec     les représentations culturelles et éthiques de l’individu. Par cette condition,     nous n’entendons jamais que la personne a de l’existence de ces représentations     une simple connaissance intellectuelle, mais toujours qu’elle les reconnaît comme     faisant autorité pour elle, qu’elle se soumet aux exigences qui en découlent. &lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Le refoulement, avons-nous dit, provient du Moi;     nous pourrions préciser: de l’estime de soi qu’a le Moi. Les mêmes     impressions, expériences, impulsions, motions de désir auxquelles tel homme laisse libre     cours en lui ou que du moins il élabore consciemment, sont repoussées par tel autre avec     la plus grande indignation, ou sont déjà étouffées avant d’avoir pu devenir     conscientes. &lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Mais la différence entre ces deux sujets, qui     contient la condition du refoulement, peut s’exprimer facilement en des termes qui     permettent de la soumettre à la théorie de la libido. Nous pouvons dire que l’un a     établi en lui un &lt;i&gt;idéal &lt;/i&gt;auquel il mesure son Moi actuel, tandis que chez     l’autre une telle formation d’idéal est absente. La formation d’idéal     serait du côté du Moi la condition du refoulement.&lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;C’est à ce Moi idéal&lt;i&gt; &lt;/i&gt;que     s’adresse maintenant l’amour de soi dont jouissait dans l’enfance le Moi     réel&lt;b&gt; &lt;/b&gt;Il apparaît que le narcissisme est déplacé sur ce nouveau Moi idéal&lt;b&gt; &lt;/b&gt;qui     se trouve, comme le Moi infantile, en possession de toutes les perfections. Comme     c’est chaque fois le cas dans le domaine de la libido, l’homme s’est ici     montré incapable de renoncer à la satisfaction dont il a joui une fois. &lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Il ne veut pas se passer de la perfection     narcissique de son enfance; s’il n’a pas pu la maintenir, car, pendant son     développement, les réprimandes des autres l’ont troublé et son propre jugement     s’est éveillé, il cherche à la regagner sous la nouvelle forme de l’idéal du     Moi.&lt;b&gt; &lt;/b&gt;Ce qu’il projette devant lui comme son idéal est le substitut du     narcissisme perdu de son enfance; en ce temps-là, il était lui-même son propre idéal.&lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;&lt;i&gt;Freud examine ensuite les rapports     entre la formation d’idéal et la sublimation - concepts qu’il différencie     ainsi: la formation d’idéal agit en faveur du refoulement alors que la sublimation     représente une issue pour l’éviter. L’idéal concerne l’objet (on     «idéalise» les objets), la sublimation est un destin de la pulsion.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;&lt;i&gt;La tâche de veiller à la satisfaction     narcissique provenant de l’idéal du Moi serait accomplie par l’instance - que     nous nommons conscience morale - qui observe sans cesse le Moi actuel pour le mesurer à     l’idéal. L’activité de cette instance se manifeste aussi bien dans les     doléances de la paranoïa que dans l’introspection.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;img alt="banner_Freud.gif (4668 octets)" height="56" src="http://megapsy.com/Textes/Images/banner_Freud.gif" width="248" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER" style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;b&gt;L’idéal du Moi, le Moi et     la foule&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Si, à la lumière des descriptions, se     complétant les unes les autres, que les auteurs nous ont données de la psychologie     collective, on examine la vie de l’individu de nos jours, on se trouve en présence     de complications faites pour décourager toute tentative de synthèse. Chaque individu     fait partie de plusieurs foules, présente les identifications les plus variées, est     orienté par ses attaches dans des directions multiples et a construit son idéal du Moi     d’après les modèles les plus divers. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Chaque individu participe ainsi de plusieurs     âmes collectives, de celles de sa race, de sa classe, de sa communauté confessionnelle,     de son Etat, etc., et peut, de plus, s’élever à un certain degré     d’indépendance et d’originalité. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Ces formations collectives permanentes et     durables ont des effets uniformes qui s’imposent à l’observateur avec moins de     force que les manifestations des foules passagères se formant et se désagrégeant     rapidement, qui ont fourni à M. Le Bon les éléments de sa brillante caractéristique de     l’âme collective; et c’est dans ces foules bruyantes, éphémères,     superposées pour ainsi dire aux autres, qu’on observe le miracle de la disparition     complète, quoique peut-être passagère, de toute particularité individuelle.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Nous avons essayé d’expliquer ce miracle,     en supposant qu’il est dû à ce que l’individu renonce à son idéal du Moi en     faveur de l’idéal collectif, incarné dans le chef. Ce miracle, devons-nous ajouter     à titre de correction, n’est pas également grand dans tous les cas. Quelquefois le     divorce entre le Moi et l’idéal du Moi n’est pas complet, les deux peuvent     continuer à coexister, le Moi ayant conservé, en partie tout au moins, sa suffisance     narcissique antérieure. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Le choix du chef se trouve alors facilité dans     une grande mesure. Il suffit qu’il possède les propriétés typiques de ces     individus à l’état de pureté et de netteté particulières et qu’il leur en     impose par sa force et par sa grande liberté libidinale, pour être aussitôt désigné     comme chef et revêtu d’une toute-puissance à laquelle il n’aurait peut-être     jamais prétendu sans cela. Quant aux autres, c’est-à-dire à ceux dont     l’idéal du Moi ne trouverait pas dans le chef une incarnation complète, ils sont     entraînés « suggestivement », c’est-à-dire à la faveur de     l’identification.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;On voit que la contribution que nous apportons à     l’explication de la structure libidinale d’une foule se réduit à la     distinction entre le Moi et l’idéal du Moi et, consécutivement, à deux variétés     d’attaches, l’une représentée par l’identification, l’autre par la     substitution d’un objet libidinal extérieur à l’idéal du Moi. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;L’hypothèse qui postule ce degré dans le     Moi et qui, comme telle, constitue le premier pas dans l’analyse du Moi doit peu à     peu trouver sa justification dans les domaines les plus divers de la psychologie. Dans mon     travail &lt;i&gt;Zur Einführung des Narzissmus&lt;/i&gt;, j’ai essayé de réunir les données     pathologiques qui plaident en faveur de cette distinction. Mais tout autorise à espérer     qu’une étude psychologique plus approfondie des psychoses fera tout     particulièrement ressortir son importance. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Pensons seulement au fait qu’à partir de ce     moment le Moi établit une relation entre un objet et l’idéal du Moi émané de     lui-même, et il est possible que nous assistions ici à la reproduction, à     l’intérieur du Moi, des actions et réactions réciproques qui, d’après ce que     nous a révélé la théorie des névroses, se déroulent entre l’objet extérieur et     le Moi total.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;img alt="banner_Freud.gif (4668 octets)" height="56" src="http://www.megapsy.com/Textes/Images/banner_Freud.gif" width="248" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER" style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;b&gt;La mélancolie&amp;nbsp;: un moi     maltraité par l’idéal&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;La transformation en manie ne constitue pas un     trait indispensable du tableau morbide de la dépression mélancolique. Il y a des     mélancolies simples, à accès unique, ou périodiques, qui ne subissent jamais ce sort.     Mais il y a, d’autre part, des mélancolies dans lesquelles les occasions     extérieures jouent un rôle étiologique évident. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Ce sont celles qui surviennent soit à la suite     de la mort d’un être aimé, soit à la suite de circonstances qui ont déterminé le     détachement de la libido d’un objet aimé. Comme les mélancolies spontanées, ces     mélancolies psychogènes peuvent subir la transformation en manie, avec retour     consécutif à la mélancolie, le cycle recommençant ainsi plusieurs fois.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;La situation est donc assez obscure,     d’autant que rares sont encore les formes et les cas de mélancolie qui aient été     jusqu'à présent soumis à l’examen psychanalytique. Les seuls cas que nous     comprenions bien actuellement sont ceux où l’objet a été abandonné, parce     qu’il s’est montré indigne d’amour. Il se trouve alors, par le mécanisme     de l’identification, reconstitué dans le Moi et sévèrement jugé par l’idéal     du Moi. Les reproches et attaques dirigés contre l’objet se manifestent alors sous     la forme de reproches qu’on s’adresse à soi-même.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Même une mélancolie de ce dernier genre peut se     transformer en manie, de sorte que cette possibilité apparaît comme une particularité     indépendante de tous les autres caractères du tableau morbide.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Mais je ne vois aucune difficulté à introduire     dans l’explication des deux variétés de mélancolie, de la spontanée et de la     psychogène, le facteur que nous avons défini comme étant la révolte périodique du Moi     contre l’idéal du Moi. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;En ce qui concerne les mélancolies spontanées,     on peut admettre que l’idéal manifeste une tendance à la sévérité particulière,     ce qui a pour conséquence automatique sa suppression momentanée. Dans les mélancolies     psychogènes, la révolte du Moi serait provoquée par les rigueurs que le Moi subit de la     part de l’idéal, dans le cas de son identification avec un objet réprouvé et     repoussé.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin: 0pt 40px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4246306264678158086-8134442746653342159?l=interpretation-des-reves.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/8134442746653342159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4246306264678158086/posts/default/8134442746653342159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://interpretation-des-reves.blogspot.com/2011/08/ideal-du-moi_02.html' title='Idéal du Moi'/><author><name>chéguenni mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13332384711736242941</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-izFnkK1QT_4/TtxKPANBFdI/AAAAAAAAA5g/EhvVzhhttLg/s220/41759_100000001012519_8837_n.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4246306264678158086.post-658204406744793329</id><published>2011-07-31T13:02:00.000+02:00</published><updated>2011-07-31T13:02:51.735+02:00</updated><title type='text'>Hystérie traumatique</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://0.gvt0.com/vi/Bm6rgg9OnPw/0.jpg"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Bm6rgg9OnPw&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="320" height="266"  src="http://www.youtube.com/v/Bm6rgg9OnPw&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: AR-SA;"&gt;L’hystérie traumatique est une forme d’hystérie décrite par Charcot dont les symptômes surviennent, après un temps de latence, suite à un traumatisme physique.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;La rencontre de Freud avec l’hystérie     masculine à lieu en octobre 1885, à Paris, où il se rend pour assister à     l’enseignement de Charcot. Un an plus tard, à Vienne, il expose devant la société     des Médecins la conception de l’hystérie masculine qu’il a apprise du maître     de la Salpétrière, et son premier travail clinique, présenté peu après devant la dite     Société pour répondre à un défi du professeur Meynert, consiste dans l’étude du     cas d’Auguste P., qualifié par Freud d’hystérie traumatique. La constance de     la thèse selon laquelle l’hystérie comme type clinique existe aussi bien chez     l’homme que chez la femme s’atteste de ce que nous pouvons lire dans un des     derniers écrits de Lacan&amp;nbsp;: "&amp;nbsp;il n’y a pas de sens commun de     l’hystérique, et ce dont joue chez eux ou elles     l’identification...&amp;nbsp;". "&amp;nbsp;L’hystérie masculine&amp;nbsp;"     serait donc une question classique de la clinique freudienne, n’était-ce     l’absence de paradigme clinique incontestable et la relative marginalité de son     abord dans la littérature analytique, qui résonne avec la féminisation le plus     couramment pratiquée du genre de l’hystérique. Pourtant, à y voir de plus près,     c’est au cœur même du choix du sexe d’une conduit l’interrogation     réglée de cette apparente atypie&amp;nbsp;: l’hystérie masculine. &lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;C’est donc grâce à Charcot que Freud fait     ses premiers pas dans l’investigation de l’hystérie. Charcot, bien     qu’anatomo-pathologiste de formation, aborde l’hystérie essentiellement en     clinicien. Ce dont Freud lui fait hommage de façon réitérée, c’est d’avoir     constitué l’hystérie en type clinique, dont les formes symptomales diverses peuvent     s’ordonner dans une série objectivable, ce qui exclut l’assimilation de     l’hystérie à une simulation et assure son insertion dans la science. Dans le même     temps, l’hystérie est qualifiée de névrose, c’est-à-dire non réductible à     une lésion organique, encore que sur ce point la notion alternative que Charcot propose     de "&amp;nbsp;lésion dynamique&amp;nbsp;" soit quelquefois ambiguë.&lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;L’essentiel du frayage dû à Charcot est     cependant d’avoir élaboré une conception de traumatisme particulièrement     appropriée à l’explication de l’hystérie qu’il appelle     "&amp;nbsp;virile&amp;nbsp;". Le traumatisme, choc local, produit un processus     physiologique de parésie provisoire, entraînant chez le sujet ému l’idée     d’impuissance motrice d’où résulte, par auto-suggestion, le formation du     symptôme hystérique de paralysie. A cette explication correspond une confirmation     expérimentale&amp;nbsp;: il est possible de reproduire artificiellement le symptôme     hystérique, soit par suggestion sous hypnose, soit par un choc local sous hypnose. &lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;En considérant quelques années plus tard que     l’effet pathogène du traumatisme est lié non, comme le voulait Breuer, à un état     physiologique particulier, l’état hypnoïde, mais aux significations que le sujet     confère au traumatisme, et dont il ne veut rien savoir, Freud se détache     irréversiblement de Charcot pour fonder la psychanalyse sur le concept de refoulement. &lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Rien cependant, jusque là qui fournisse un trait     distinctif de l’hystérie masculine. Au contraire, c’est à partir des cures de     femmes hystériques que Freud remodèle, sans l’abandonner, la théorie du     traumatisme pour ébaucher une théorie du fantasme. Il faudra attendre que la première     guerre mondiale actualise la question des névroses de guerre pour que soit repris     l’examen des effets pathogènes du traumatisme. &lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Ce sera la tâche du Ve Congrès international de     Psychanalyse à Budapest, en 1918. La position de Freud à l’égard de ces névroses     est à la fois prudente et nette&amp;nbsp;: "&amp;nbsp;Si l’examen - encore très     poussé - des névroses de guerre n’a pas révélé que la théorie sexuelle des     névroses est exacte, cela était tout autre chose que si elle avait révélé que cette     théorie n’est pas exacte&amp;nbsp;".&lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Aussi conclut-il son introduction&amp;nbsp;:     "&amp;nbsp;On peut tout de même à juste titre caractériser le refoulement, qui est à     la base de toute névrose, comme une réaction à un traumatisme, comme une névrose     traumatique élémentaire&amp;nbsp;". &lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Est-ce à dire que Freud considère que la     névrose de guerre serait une variante de la névrose hystérique&amp;nbsp;? même si dans     "&amp;nbsp;Au delà du principe de plaisir&amp;nbsp;", Freud esquisse un rapprochement     entre l’hystérie et les névroses traumatiques en faisant remarquer que, tout comme     les hystériques souffrent de réminiscences, le névrosé traumatique est fixé     psychiquement à son traumatisme, il n’en garde pas moins une certaine réserve. Il     est nécessaire de mentionner les raisons de cette réserve parce qu’elles anticipent     sur les problèmes fondamentaux et inédits qui peuvent se poser de façon privilégiée     à partir de l’hystérie masculine. 1) Dans la névrose traumatique, la souffrance     subjective est plus forte et n’est pas sans rappeler l’hypocondrie et la     mélancolie. 2) Pour explorer la voie qui permettrait de subsumer les névroses     traumatiques sous les névroses de transfert, il faudrait préalablement éclairer     d’une part c qu’il en est du masochisme, d’autre part de la libido     narcissique. Ce n’est donc pas directement dans la filiation hystérie     virile-névrose de guerre que Freud renoue avec son investigation de l’hystérie chez     l’homme, mais au travers de deux cas dont l’un est emprunté à l’histoire     de la démonologie, celui du peintre Christophe Haizmann, l’autre à l’histoire     de la littérature, celui de l’écrivain Fiodor Mikhailovitch Dostoïevski.&lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Le cas du premier est examiné dans     l’article intitulé "&amp;nbsp;une névrose démoniaque au XVILe     siècle&amp;nbsp;", paru en 1923. Freud s’appuie sur un ensemble de documents     relatant la signature par Christophe Haizman d’un pacte avec le diable et     l’issue, grâce à deux exorcismes, de cette possession. Bien que l’expression     de "&amp;nbsp;névrose hystérique&amp;nbsp;" ne figure pas comme telle dans le texte,     Freud prend clairement parti&amp;nbsp;: il s’agit d’une     "&amp;nbsp;névrose&amp;nbsp;" (et non d’un psychose)&amp;nbsp;; il s’agit de     "&amp;nbsp;manifestations de l’hystérie&amp;nbsp;" sous le "&amp;nbsp;vêtement     démonologique&amp;nbsp;" ( à cette occasion, Freud évoque d’ailleurs Charcot qui     le premier sut reconnaître l’hystérie sous la dite possession).&lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;L’analyse minutieuse que Freud présente de     ce cas peut s’articuler ainsi&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;blockquote style="color: black;"&gt;       &lt;div align="JUSTIFY"&gt;Le pacte avec le diable que signe Haizman en 1669       est consécutif au décès du père d’Haizmann. Voici l’enjeu du pacte&amp;nbsp;: le       diable s’engage à remplacer pour neuf ans ce père défunt. Quant au motif du pacte       il serait, pour Haizmann, de sortir, grâce à ce remplacement, d’un accès de       mélancolie et de l’inhibition au travail qui l’accompagne.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;La thèse ne varietur de Freud est que le diable       est le substitut du père, bien qu’Haizmann l’ait représenté avec des mamelles       qui le féminisent dès le deuxièmes des huit tableaux qu’il a consacré à       représenter l’histoire de sa possession. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY"&gt;Si le diable est le substitut du père, le choix       d’Haizman de contracter un pacte avec lui témoigne de son amour pour le père.       Cependant, la transformation du deuil en mélancolie indique que cet amour pour le père       masque la haine pour le père qui s’est développée dans le complexe d’Oedipe.       Freud nous livre ici une indication extrêmement précieuse concernant la façon dont il       aurait dirigé la cure si Haizmann avait été un de ses patients. Il l’aurait amené       "&amp;nbsp;à se ressouvenir quand et à quel propos il eût lieu de craindre son père       et le détester&amp;nbsp;" et il aurait essayé de découvrir "&amp;nbsp;les facteurs       accidentels qui se sont surajoutés aux facteurs typiques de la haine pour le       père&amp;nbsp;". &lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;Pour la première fois, nous saisissons un trait     différentiel majeur de l’hystérie masculine&amp;nbsp;: l’intensité     surdéterminée de la haine pour le père dans le complexe d’Oedipe. Observons à cet     égard la partie gauche du tryptique peint par Haizmann en1678(entre les deux     exorcismes)&amp;nbsp;: on y voit un chien noir aboyer contre le bourgeois qui, dans la série     des huit tableaux consacrés à l’histoire de la possession, représente la première     figuration du diable et qui, dans ce tryptique, s’interpose entre le chien et une     dame qui , curieusement, détient déjà la lettre du pacte. Ainsi, l’art est-il le     moyen privilégié d’expression de la haine contre le père et la perte de cet art,     consécutive à la mort du père, est-elle aussi pour Haizmann la perte de son     désir&amp;nbsp;: "&amp;nbsp;Qui perd son fou perd sa voix&amp;nbsp;". &lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="color: black;"&gt;L’hypothèse de Freud selon laquelle le     père aurait contrarié la vocation artistique d’Haizmann n’apparaît donc pas     sans fondement. Dès lors, enfin, la haine du père ainsi refoulée trouvera sa traduction     dans le "&amp;nbsp;ravalement&amp;nbsp;" du père en diable.&lt;/div&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;blockquote style="color: black;"&gt;       &lt;div align="JUSTIFY"&gt;L’amour pour le père, qui opère une       inversion du complexe d’Oedipe, n’est pas pour autant une solution. Certes, il       permet à Haizmann d’aluder l’affrontement au père dans la haine&amp;nbsp;: il sert       donc l’évitement de la castration du côté masculin au non de la jouissance, mais       la question de la castration se repose alors du côté féminin, puisque Haizmann se       retrouve dans une position féminine vis à vis du père.&lt;/div&gt
